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Le déroulement de la délivrance

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
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Alors voilà, ce soir, ma meilleure amie qui vient à l'improviste, ça fait toujours plaisir d'avoir de la compagnie (le papa du bébé est en déplacement en Hongrie ! ). La voilà qui n'est pas contente car je viens de prendre ma voiture pour aller faire des courses alors qu'elle m'a toujours dit que si j'avais besoin de quelquechose j'avais qu'à demander. A l'entendre, je devais rester enfermée pendant 9 mois ! Julien (mon mari) et moi pensions que Maya arriverai en mai (le 13) mais evidemment, elle nous réservait une petite surprise !

Bref, avec Julie (mon amie) on commence à discuter de la pluie et du beau temps et de Maya bien sûr ! Et bon, elle insiste pour faire le dîner, laissons-la faire ! Elle propose des spaghettis (c'est l'un des trois plats qu'elle sait faire sinon on se tape un steak-fritte ou un sandwiche jambon-beurre). Elle ne lésine pas sur la bolognaise, je vais encore prendre 2kg mais au point où j'en suis… Bizzare, pendant le repas j'ai comme des brûlures d'estomac. Je n'y fais pas attention. Julie, qui a toujours raison, me dit "bon allez va au lit je m'occupe de la vaisselle". Inutile de discuter, quand elle a quelque chose en tête… et bien sûr, elle remarque que j'ai mal au ventre. Je lui dit que c'est rien, c'est comme des brûlures d'estomac, que j'ai dû manger quelque chose de pas frais… "à moins que ce ne soient tes horribles spaghettis ! ". Et je monte sagement me coucher, suivie de près par Julie.

Une heure du matin. Ouïlle ! Que se passe-t-il ? Inutile de reveiller Julie, je descends au salon, je fais 50 fois le tour de la table, je remonte et j'ai des contractions utérines… Eh mais… c'est Maya ?! Vite, téléphone, je réveille le docteur qui me dit de le rappeler vers 2h30 si ça continue. Bon. Julie dors toujours. Parfait. Moi, impossible de me rendormir, je redescend au salon. J'allume la télé en sourdine et je tombe sur un reportage mortellement ennuyeux, impossible de me concentrer. J'ai de plus en plus mal. Il est 2h30, je rappelle le docteur qui me dit d'aller à l'hôpital. Il me propose de m'envoyer une ambulance, ce que je refuse, je laisse le soin à Julie de m'emmener, elle ne va pas me refuser cette faveur ! Je monte réveiller Julie et lui dis "Juju, je crois que je vais avoir mon bébé." "Quoi ? Maintenant ? Mais c'est pas un peu tôt ? " "mais non, ça fait presque 8 mois et demi". Elle me demande si j'ai appelé un médecin et je lui réponds que oui et si ça la dérange pas de m'emmener à la maternité… "tu rigoles ? Avec joie ! ". Elle bondit de son lit pendant que je tente de joindre Julien. Sans succès. ###. Tant pis. 10 minutes plus tard, nous voilà parties pour la maternité. Dans la voiture, Julie m'a fait un vrai lit, une couverture, un oreiller… n'ai-je pas la meilleure des meilleures amies ? Elle roule à 90 sur la départementale cette folle, je la supplie de ralentir entre deux contractions car à chaque fois qu'elle freine, j'ai l'impression que Sabine va sortir ! Mais elle veut arriver le plus vite possible à la maternité, elle n'a pas encore d'enfant et elle a peur que je meure ici, dans la voiture. Et ce qui doit arriver arrive, on se fait arrêter par les flics. Personnelement, je trouve toujours que la police ne patrouille pas assez la nuit mais évidemment, CETTE nuit ils étaient là. Julie leur dit "je suis désolée j'emmène mon amie à la maternité." Ils sont bien gentils, ils nous laissent partir en recommandant à Julie de conduire doucement car je ne risque pas d'accoucher dans la voiture ! Ouf, je me voyais presque entrain d'accoucher au commissariat ! 10 minutes plus tard, nous voici enfin à la maternité, j'en peux plus, je crois que je vais vomir… et Julie s'est arrangée pour se garer loin de la porte des urgences. Elle me dit de ne pas bouger et part en courant chercher un docteur. Elle me laisse seule pendant que j'ai l'impression que mes boyaux vont sortir ? Heureusement, moins d'une demi minute après, je vois 5 personnes qui débarquent avec un brancard. Ils me sortent de la voiture (je vous raconte pas le déménagement) et me posent délicatement sur le brancard avant de m'emmener dans une chambre où une infirmière me prend le poul, calcule le temps entre mes contractions, et m'annonce que le travaille n'a pas encore commencé et que ça va être un peu long et dur puisque c'est mon premier enfant. Tout pour me rassurer. Julie ne me quitte pas d'une semelle et vers 3h30 du matin, je lui demande d'essayer de joindre Julien. L'infirmière revient, recalcule mes contractions et repart en disant que tout suit son cours normal. Oui mais j'ai mal ! Julie revient et me dit qu'elle a eu Julien et qu'il va sauter dans le premier avion. Pas d'illusions, il ne sera pas là cette nuit. Dommage. Elle me demande si elle doit appeler mes parents mais non, pas maintenant, ils attendraient pour rien. Allez, on fait le petit train, tchoutchou tchoutchou… au bout d'un moment (je ne calcule plus le temps) , Julie me demande si je n'en n'ai pas marre de faire ça. Je ne peux même pas lui répondre car j'ai à peine le temps de respirer entre deux contractions. Ca s'accélère, je commence à avoir peur et l'infirmière arrive. Elle fait un petit sourire et me dit de continuer à respirer, que ça va aller, encore un peu. Julie tape la discute avec pendant que tente de retrouver ma respiration mais il parait que c'est normal donc je ne m'inquiète pas. L'infirmière tripote ses instruments et propose à Julie d'aller se chercher un petit café à la machine. Elle refuse de me laisser seule mais elle le fait quand même, l'infirmière lui ayant assuré que nous serions encore là quans elle reviendra. Je tente alors d'articuler quelque chose à Julie, quelque chose qui ressemble à "appelle mes parents et mes beaux parents". Mes parents habitent trop loin pour venir cette nuit mais mes beaux parents peuvent arriver après l'accouchement. Et coup de chance, je m'entends super bien avec ma belle famille, on est très complice. Mais sur le moment, je ne pensais pas à ça du tout ! Julie sort en trombe et reviens 10 minutes plus tard en disant que mes parents arriveraient le lendemain mais que mes beaux parents seraient là d'ici 4 heures. L'infirmière sonne et une autre femme fait son entrée. Je la reconnais, c'est Myriam, ma sage-femme. Je souris, ça y est peu être presque ? En tournant la tête vers Julie, je vois que le soleil commence à se lever. Déjà ? Il doit être à peu près 5 heures du matin. Ca fait 4 heures que tout a commencé. Myriam regarde où j'en suis, c'est pas encore près, et je m'impatiente, je voudrais voir ma fille ! Myriam comprend, elle me parle gentiment tandis que Julie ne me lâche pas la main. Qu'est ce que j'aurais fait sans elle ? Histoire de faire la conversation, je demande l'heure. 6h30. Quoi ? Je manque de m'étrangler, comme si je n'avais pas déjà assez de mal à respirer ! Myriam répète la phrase que j'ai entendue un million de fois "c'est toujours plus long pour les femmes dont c'est le premier enfant". Ne pas connaître l'heure me rend dingue, Myriam installe la pendule face à moi. Allez savoir pourquoi, j'ai toujours besoin de connaître l'heure ! 7h45 du matin, Myriam, qui s'était eclipsée reviens contrôler et me dit "tout est normal, comment vous sentez-vous ? " "à ton avis ? " je pense. Ca fait plus de 6h30 que j'ai l'impression de courir un marathon ! "super bien, c'est le plus beau jour de ma vie (je le pensais vraiment ! ) mais je ne pensais pas que ce serait si dur ! ". "c'est normal" me répond Myriam. Décidément, tout est normal ! 8h30 du matin. Je pense à mes beaux-parents qui ne doivent pas tarder. L'infirmière revient, regarde, murmure et sonne. 2 hommes arrivent avec une civière. "comment va-t-elle ? ". Devine. Ils me transportent délicatement sur le "lit à roulettes" et Myriam arrive avec son si beau sourire qui me fait chaud au coeur. Ca me redonne du courage, apparement c'est presque bon. Je demande à Julie de m'accompagner, mais c'est dur de parler. Elle comprend quand même et ne me lâche toujours pas la main. Elle va se changer et elle revient presque aussitôt. Je suis dans la salle d'accouchement. Allez, faut pousser ! Là, pour le coup, je me fiche complètement du temps qui passe ! Au bout d'un moment, Myriam me dit "allez y, Kristel, ça y est presque ! Encore un peu ! Un, deux, trois ! ". Allez, on pousse. Je serre de plus en plus fort la main de Julie (qui ne doit plus la sentir, la pauvre ! ). Encore un coup… Allez !!! Ca y est !! Je vois sa tête dans le miroir. Julie a les larmes aux yeux. Je pousse encore, une épaule apparaît et… ma fille pousse son premier cri, je ne l'oublierais jamais, il était 9h45! Julie, l'inébranlable Julie fond en larmes, je pleure aussi, on me pose ma petite Maya sur la poitrine et je la dévore des yeux. "Julie, Julie, regarde comme elle est mignonne ! Julie, regarde, elle, elle… " Les mots me manquent, les sanglots m'étouffent, Myriam me regarde en souriant, elle aussi a les larmes aux yeux… C'est un moment unique, magique, irréel.

De retour dans la chambre, belle maman Hélène et beau papa Daniel n'en reviennent pas, Hélène a les larmes aux yeux, elle s'attendrit, me félicite… Le soir, ma maman chérie arrive, suivie de mon papounet et c'est le même scénario, embrassades, larmes… Julie est toujours là, elle ne me quitte pas ! Mes parents me cachent quelquechose, je le sens. Puis, alors que j'allaite Maya, mon chéri d'amour Julien arrive, un énoooooorme bouquet à la main, des larmes et des étoiles dans les yeux. Il attend que j'aie fini, puis vient, m'embrasse à m'étouffer, prend Maya dans ses bras tandis que Hélène cherche un vase. Julien prend ensuite Julie dans ses bras en la remerciant d'avoir été là…
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54566
b
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