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Le jour de la naissance de ma fille

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
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Mercredi 20 avril.

Comme je lavais prédit, rien ne sest passé pendant la nuit ! Je dois donc téléphoner à la mater pour prendre rendez-vous pour un monitoring.

8h Jappelle lhôpital Font-pré. Une sage femme me dit de venir ce matin, dès que je suis prête. Je demande si il y a des chances pour quon me déclenche aujourdhuielle me répond que généralement, les médecins font rentrer les patientes à 6h du matin quand un déclenchement est prévuDonc, boncest pas pour aujourdhuije peux déjeuner ! Je pense quon me déclenchera demain.

9h15 Jarrive à la maternité. Après avoir croisé une sage femme qui me demande de patienterjaperçois mon gynécoil me demande tout de suite si j'ai déjeunéBen je lui répond que oui que j'ai appeler pour savoir si je pouvais et quon ma dit oui !

Dommage, me répond-t-il, on aurait pu déclencher aujourdhui ! .Vous avez manger beaucoup ? Bien sur, je répond que nonet je demande quand même si cest dangereux. Il mexplique que les contractions peuvent engendrer des nausées tout simplement. Alors bonmême si je sais que je nai toujours pas digéré mon thé+lait+doubles tartines de beurre et confituresje lui dis que de toute façon j'ai déjeuné il y a longtemps. Il sassure quau moins une chambre soit disponible (la veille on avait pas pu me déclencher car pas de chambre ! ) et me demande il travaille votre mari ? . Moi : euh… oui mais il est joignable Bon ben alors vous pouvez lappeler car on va vous déclencher aujourdhui ! .

Oh purée ! Cest pas vrai ! Cest aujourdhui alors ! Neuf mois que jattends ce jouret voilà quon mannonce ça comme çadun air naturelvous allez accouchez aujourdhui ! Je suis toute excitée !

Le temps que jappelle ton papa, on me place un monitoring sur le ventre, une perfusion et on me fait pleins dexamens sanguins pour la péridurale.

Vers 10h, on mexamine. Mon col est dilaté à 4 cm. On commence à menvoyer les doses dhormones pour déclencher les contractions. Je suis déjà en salle de travail et Axel est avec moi.

Jusquà 12h30 environ, rien ne bouge vraiment. Le col est à 5. J'ai un peu mal aux reins mais rien de vraiment douloureux. La sage femme décide alors de rompre la poche des eaux pour déclencher le vrai travail et accélérer un peu les choses. La sensation est bizarre. Un liquide chaud coule entre mes jambes (j'ai limpression de me faire pipi dessus ! ).

Moi qui jusque là faisais trop ma belledu style moi franchement, les contractionsmême pas mal ! Je déchante très vite. Les contractions se rapprochent, plus violentes, de plus en plus violentescomme des vagues qui me serrent à partir des reins jusquà lestomac me paralysant de douleur. Je gère environ heure et la sage femme appelle rapidement lanesthésistele calvaire commence vraiment.lanesthésiste tarde à venirAxel ne sait pas quoi faire, quoi dire pour me calmer. Je nai pas le temps de reprendre ma respiration quune nouvelle contraction arrive. En dheure je suis passée de 5 à 7 cm.

Quand lanesthésiste arrive (1 heure après la rupture de la poche des eaux) , je me dis que ça va être la délivrance. Je souffre tellement que j'ai du mal à répondre à ses questions (elle est est loin dêtre agréable dailleurs). Je me concentre sur la douleurje suis un peu dans les vapdans un état second, de somnolencejai limpression dêtre déconnectée de ce qui se passe autour de moiet ce sera comme ça jusquà la fin.

Leffet de la péridurale tarde à se faire sentir malgré les réinjections quon me fait. Certes, la douleur monte un peu moins haut dans le ventre mais la puissance des contractions dans le pubis et dans les reins empire. J'ai limpression quon me plante des couteaux dans le bassin. Les contractions sont courtes mais très rapprochées.

En fait je suis dilatée à complet, à 10en même pas heure. Après la rupture de la poche des eaux, le bébé était tellement bas quil sest très rapidement et violement engagée dans le bassin et le travail sest fait dans un temps éclair, très vite, trop viteLes contractions sont toujours insupportables. Le gynéco arrive et prend la décision de minjecter un autre produit qui va espacer un peu les contractionspas ma douleur malheureusement !

Vers 3h (les données temporelles étant très subjectives vu létat dans lequel je suis) j'ai envie de pousser mais le bébé est encore un peu haut. Tant pis jen peux plus, il faut que ma pupuce sorteJe vais pousser pendant plus dune heuresentant petit à petit la tête de mon bébé très près de la sortie. A chaque contraction, je me dis quil faut quelle sortejai mal mais je pense à elle très fort. Axel fait tout pour maider, il mencourage, me réhydrate, me tient la main à chaque contractionje voudrais lui dire que je laime mais j'ai mal.tellement mal. Les contractions sont si courtes que je nai pas le temps de pousser efficacement. J'ai limpression quon mouvre le bassin en deux mais sentir sa tête entre mes jambes à chaque contraction me donne la force de pousser malgré la douleur. Pendant heure, je la sens descendremais remonter à la fin de chaque contractionelle ne veux pas se retourner. Je suis suis épuisée, je nen peux plus, je pleure en demandant quon mendorme, quon fasse cesser ce calvaire. Elle est làtoute proche mais ne veut pas sortir. Je crie que je ny arriverai pasque je fais ce que je peuxmais que jy arriverai pas.

Axel me dit quon voit ces cheveuxde plus en pluspuis son crâneLui qui ne voulait même pas assister à laccouchement au débutqui me disait que jamais ôh grand jamais il ne regarderai en basil est si courageux, il maide tellementil me soutient la jambe car j'ai choisit daccoucher sur le côté. A chaque contraction je me cramponne à la corde derrière moi, je suis tellement accrocher que mes doigts en deviennent bleus. J'ai limpression que cela ne va jamais finir.

Puis je me concentre sur ma respiration, je change de technique. Sa tête est toute proche et me fait horriblement mal à la vulve et au périnéeLe docteur coupe car ça allait craquer… inévitablement. Je sens les deux coups de ciseauxcest horriblemais je sens que cest bientôt la fin. Le gynéco maintient ta tête avec ses doigts pour que ne remontes pas à chaque foisil me fait atrocement mal.

Et puis je pense très très fort à toi, je taime déjà très fortet je pense à mon mari si courageux, si présent, si actif pour moi, pour nouset une force extraordinaire me prend dans le ventreil faut que tu sortes mon bébéque je te vois… enfinje dois y arriverje vais y arriver pour te montrer combien je taime, combien je serai une bonne mamanet la contraction arriveJe souffle tout ce que j'ai et je prends un maximum dair.mes poumons sont pleins à exploseret je pousse, je pousse vers le bas en me tirant vers le hautet je te sens arriver, tu es là enfin, j'ai très malil faut que je tienne bon.je reprends ma respiration et je pousse encore plus fortje suis épuisée mais un courage extraordinaire menvahitje taime ma Lilytu vas voir, je vais y arriver.

Jentends tout le monde saffoler dans la salle, mencourager, crier… Il faut que tu sortes maintenantet sur une troisième poussée dune puissance inouïe, je te sens glisserje sens glisser entre mes jambes ton petit corps tout chaudcest pas vrai tu arrivesenfin.Le docteur me crie darrêter de pousser et je tentends pousser ton petit criun petit cri craintif mais plein damourjai limpression que je lai déjà entendu des milliers de foisça ne peut être que toicest toi mon bébé damour, je te reconnais.

Jouvre enfin les yeux et sors de cet état comateux dans lequel jétais rentrée quand les douleurs ont commencéeset je taperçois à coté de moije vois mon mari couper le cordon qui nous lielui qui a si peur du sang, qui est si douilletet là si courageuxje suis en larmes et je trembleje tends les bras viteviteje veux te sentir.

Il est 16h25On te pose sur ma poitrine, ton petit corps est tout chaud et tu es déjà belle, si belle… tu as tes petits yeux grands ouvertset tu me regardes avec ton regard plein damour et de sérénitéjai du mal à les fixer tellement mes yeux sont remplies de larmestu es si calmetu es si belle, ta petite figure est toute rose je taime ma Lilymon amour, ma vie. Axel membrasse, tembrasse, il est si ému, il trembleautant que moi.je vous aime tant tous les 2.

Quand tu reviens, ton papa te porte dans ces grands bras. Tu es toute propre. Tes yeux sont toujours grand ouverts et regarderegarde avec tant de naïveté ce monde de fou dans lequel tu viens de naîtredans lequel on taider à grandiravec tout lamour que lon te porte déjà petit ange.

Tu reconnais mon sein que tu tètes délicatement en me fixant curieusement et puis tu tendors fatiguée de ce moment que tu viens de vivre toi aussiComment as-t-on fait pour faire une telle merveille ? Comment un tel miracle es-t-il possible ? … cest parce quon saimait fort très fort, comme on ne peut aimer plusCet amour, on la partagé à deux pendant 6 ansmaintenant, on va le partager à trois pour la vieJe taime Axel, je taime Lily.

Aujourdhui, tu as 4 jours déjàtu es là à coté de moi. Petite fée, petite princesse sage et douce de 3 kg520… cest irréel. Je taime petit ange, petite Lily damour.
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51268
b
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