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Mon accouchement ? Tout simplement un moment magique !

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Nous voilà au 28 Janvier 2009, le jour qui va changer ma vie. Il est 7h30, je dois appeler l'hopital pour savoir à quelle heure je dois rentré pour me faire déclancher… Je demande la voix nouée d'émotion à qu'elle heure je dois me présenter, la personne au bout du téléphone me dit de m'avancer en prenant mon temps. Je vais donc prendre un bain, me lave tout partout, me détend sous l'eau chaude car l'angoisse commence à monter. Je sors, et Jonathan, mon futur papa-parfait, prend le relais dans la salle de bain. J'enfile un pantalon, un vieux pull, mes bottes, vérifie les papiers (pour la 685eme fois) , quand j'entends "Tu as bouffé toute l'eau chaude !!! " . Completement blazé car il sait que les prochaines heures vont être longues, il se lave au gant comme les petits chats. Il est 9h45 quand enfin nous partons de la maison. Arrivée sur place, Nous montons, et je dis à Jo d'aller chercher les petites étiquettes. Une sage-femme m'ouvre et m'explique que pour l'instant je vais être mise en salle de pré-travail sous monito. Je m'installe, la salle est froide, voir sinistre, j'examine chaque petit coin de la pièce du regard, les capteurs sur le ventre, le fameux "toco externe" (meilleur ami de Chéri maintenent) ne signale aucune contraction. On commence à s'impatienté, personne ne nous explique la suite des évènements, et nous imaginons les 1OOO et une manières par laquelle notre petit bout se pointeras. Après 2h de monito qui ne donne rien, le chef du service vient m'expliquer ce qu'il va faire, me montre un écarteur en plastique qu'il me met dans le vagin, et avec une longue pince il dépose un tampon au bord du col pour l'aider à travailler. Moi je continu à lire mon magasine, en essayant de paraître sereine et Jonathan à jouer avec son portable. A 13h, une sage-femme vient enfin m'annoncer quelque chose, on me monte en chambre, Elle m'explique que de toute façon le tampon met du temps à agir, que ça ne sert à rien d'occuper une salle de pré-travail pour rien. Je me rhabille… Nous voilà dans la chambre ou mon bébé passera ses premières nuits. Je suis seule ! Trop contente. Je mange le super plateaux repas que l'on m'a servit et comprend que mes repas vont être festifs pour les jours à venir. Je répond à quelques messages de personnes s'impatientant l'arrivée de bébé. Les minutes passent, tout est plus long entre ces murs. Dans l'après-midi, nous allons faire mettre la télé dans la chambre, faisons le tour de l'hopital environ 150 fois, il faut que je marche pour faire déscendre Lorenzo car à 17h30 il m'examine le col savoir s'il a bougé. De retour dans la chambre, une puér vient nous voir savoir si je vais bien, si j'ai des contractions ou autres… je lui dis que non, avec petite mine, je me dis que quelques heures de plus ce n'est rien comparé au 9 derniers mois, mais bon, c'est vraiment long, puis histoire d'arranger mon moral elle nous dis que par contre Jonathan ne peut pas rester avec moi ce soir si le travail ne commence pas. On est triste tout les deux, sa me fait peur qu'il ne puisse pas rester. A 17h30 le col n'a toujours pas bougé, pourtant j'ai mal au bord du vagin et m'inquiette. Il est 20h quand les visites se termine, Jonathan doit donc partir, la séparation est difficile, nous passons nos derniers moments à deux, nos derniers moments de simple couple, d'içi quelques heures, lui et moi, nous auront un fils. De longues minutes passent ou l'on se serre fort dans les bras l'un de l'autre, à se dire des milliers de "je t'aime" . Se regarder dans les yeux sans échanger aucun mot, on se comprenai, il n'y avait rien à ajouté. Je ne réalise pas que demain, nous aurons notre bébé dans les bras… Me voilà toute seule dans ma chambre quand vers 20h40 je recend une énorme "crampe" dans le bas ventre, puis deux, puis trois. Quand enfin dans ma tete de nounouille je débloque et me dis "oh mais cocotte ! Ce sont des contractions" . Physiquement je suis bien, alors je vais au bureau des sage-femmes leurs demandé que faire. Elles me crient dessus le fait qu'il fallait que je l'ai sonne, qu'il ne fallait pas que je me déplace. Je refile presque en courant dans la chambre et une sage-femme vient me poser un monito. Je commence vraiment à les sentirs, j'ai mal et me ronge les ongles comme jamais. Une heure plus tard, elle revient, regarde la courbe sur la feuille, et me dit que ce sont des fausses contractions crées par le tampon poser quelques heures auparavent. Je suis déçue, surtout qu'elles sont tout de meme régulière et intense. Pour me calmer, la sage-femme me recommande une douche chaude et un spasfon, ce que je fit et me dit que si d'içi un moment rien ne se calme, je la rappelle. Obéissante je me ralonge dans le noir en essayant de m'endormir, mais pas evident quand les bébés des chambres d'a cotés pleurent à plein poumons et que toi tu n'attends qu'une chose c'est d'entendre le cri de ton fils. Vers 21h15 je craque, je pleure, je suis seule, et arrose Jonathan de message, lui répétant que je suis certaine de ne pas y arriver, que je ne serai pas à la hauteur. Les larmes coulent, rien à faire, je souffre le martyre et me promet intérieurement que je n'aurai qu'un enfant. Toutes les secondes je regarde l'heure et me demande si elle n'est pas bloqué, le temps n'avance pas, j'ai de plus en plus mal. Je tiens le coup jusqu'à 00h30 ou la je suis à bout, je sonne la sage-femme qui vient immediatement, je lui explique que sa ne s'est pas calmer du tout depuis tout à l'heure. Elle m'explique que si elle m'examine, elle risque de faire bougé le tampon et ainsi en enlevé l'efficacité si ça n'a toujours pas bougé. Je m'en fiche, moi je sens bien que c'est le moment la, puis de toute façon j'peux pas tenir plus… Et enfin la j'entend les mots magiques "oh mais vous etes ouverte à bien 3cm" . Je la regarde et lui demande si elle est sérieuse, quand elle me répond que oui qu'il faut partir en salle de travail je me met à pleuré comme une madeleine, ma tete est pleine de doute, de peur, d'inquietude… J'appelle jo en panique en lui disant que sa y est c'est l'heure, il doit revenir !!! Me voilà partie pour la salle de travail, j'ai mal, j'en ai marre… J'me languie qu'une chose c'est que mon chéri revienne !!! Je met une blouse et enfin voilà zhom qui arrive. Je lui serre la main très fort j'ai mal, j'en peux plus, les sage-femmes et anesthésistes passent à tour de rôle mais personne ne me fait quoi que se soit, je pète les plombs petit à petit, puis j'entend trois femmes differentes criées à l'agonie, hurlé qu'elles n'en peuvent plus, qu'elles ont mal, ce qui ne rassure pas du tout, j'ai eu droit à un concerto de cris de douleurs, s'était affreux… Enfin un anesthésiste arrive et me dit qu'il va me laver le dos pour posé la péri, je m'assied, j'ai froid, je grelotte comme au pole nord, il me lave le dos, ce qui prend bien ¼ d'heure, quand soudain au moment ou il va pour me poser la péri, une sage-femme entre et dis qu'il y a une urgence à coté, qu'une dame n'arrive pas à expulser le placenta, qu'il faut qu'il vienne, il me dit donc de me ralonger, tant pis, il me redésinfecteras le dos après, je crois rever, j'ai mal, j'en peux plus, et ma péri et repousser. Au moment ou mon dos touche le lit, il rerentre et me dit que sa peu attendre à coté, mais trop tard, il faut me relaver le dos puisque je me suis ralonger, je me redresse, chse exceptionelle et qui demande un effort surhumain au stade ou j'étais… quand une sage-femme rerentre et lui dis que non, il ne peux plus attendre pour le placenta d'a coté, la j'me dis que c'est la fin pour moi, que j'pourrai pas tenir plus, la douleur est trop intense. Du coup, il file à coté et moi j'attend la péri une fois de plus, zhom s'amuse à me dire qu'autant après il sera trop tard pour me la posé, merci chéri, moi aussi je t'aime ! Il est 03h10 du matin quand l'anesthésiste reviens enfin pour me la poser, il me relace le dos, une petite piqure et en à peine 30secondes, je plane, je suis au paradis, je raconte n'importe quoi, j'ai les yeux qui regarde dans le vide, chéri me conseille de dormir pendant que je ne ressend pas les contractions, j'essaye, mais impossible, je somnole mais rien de plus… la sage-femme passe de temps en temps vérifie si tout va bien… Les minutes, les heures passent, Il est 05h45 quand il me perce la poche des eaux, je sens un "poc" dans mon ventre et un liquide chaud coulé, mais rien de désagréable. Je vois le jour se lever, et la douleur des contractions avec, je sonne donc l'anesthésiste pour lui demander une dose de plus. Il rajoute une seringue. La pression redescent en meme temps que la douleur, je change de position toute les 20 secondes, mais celle dans laquelle je suis le mieux est sur le coté droit la jambe gauche dans l'étrié destiné à la jambe droite. Sa me soulage mais ralenti la descente du bébé. La sage-femme vient de plus en plus souvent, je sens que c'est pour bientôt, j'ai l'envi de pousser, mais aussi d'aller à la selle, alors je serre tout, me contracte, tout le contraire de ce qu'il faut faire. Enfin on vient m'examiner, je demande ou sa en est et on m'annonce, "oh, bin il a tout plein de cheuveux votre bébé, je les sens" . Bonjour le stress en plus… Le temps passe toujours, je suis à dilatation complète, mais ils veulent attendre voir si bébé se déscide à descendre pour que je pousse le moins possible. Mais le filou ne veux pas du tout, alors les sage-femmes me demandent de poussé un peu, voir si j'y arrive convenablement pour commencer l'expulsion. Apparement sa marche bien, alors nous commençons à nous préparé, moi psychologiquement surtout, car depuis plus d'une heure je me dis que j'y arriverai pas, que je n'en suis pas capable… Je pousse une fois, deux fois, et j'entend "c'est bien continuer, je vois les cheuveux" . Je pousse, de toute mes forces, mais j'en peux plus, zhom est crevé et moi j'ai qu'une envie, c'est dormir. Je jure à zhom que notre fils est le premier et le dernier, j'ai trop mal pour revivre ça une deuxième fois. On me dis de pousser encore, mais cette fois tout en soufflant, je sens la tete qui passe, qu'elle soulagement quand elle est entièrement dehors, la sage-femme me dit qu'elle attrape une épaule, puis la deuxième. Je gère beaucoup mieux, je prend plus ma respiration et je fais abstraction de la douleur. On me demande si je veus le sortir moi-meme, je hurle que non, n'importe quoi ! J'ai pas que ça à faire, c'est votre taf ! Mdr… quand d'un seul coup, le soulagement total, bébé est hors de moi, je ressend plus rien appars le bonheur m'envahir, je craque, je pleure, il le frotte un petit peu pour le stimuler et me le pose sur le ventre pour le mettre directement au sein, je le regarde et regarde mon chéri, je les trouve magnifique tout les deux et n'en reviens pas de me dire qu'ils sont ma famille, mon homme, mon fils… A partit de la j'ai oublié toutes les dernières heures, il était 12h30 précise quand mon loulou à montré le bout de son nez, après de longues minutes tout les trois, papa part avec bébé est vient m'annoncer le fameux ''4kg280'', j'en reviens pas… On me dit maintenant qu'il faut expulser le placenta, mais j'ai plus de force, je fais de mon mieux, mais c'est difficile et evidemment rien ne se passe comme prévu, je fais une émoragie, je perd beaucoup de sang, et il reste des petits bouts de placenta contre la paroie utérine qu'il faut à tout prix enlever… J'suis dans les vapes, je veux mon bébé… J'ai 3 petits points que l'on me fait au dernier moment car une petite déchirure au passage des épaules de bébé, puis au bout de 3h30 il trouve que je réagis bien par apport à l'anémie, que je peux remonter en chambre… Sa y est, il est 16h passé quand nous sommes enfin réunis tout les trois seuls, je n'fais que pleuré pour un rien, dès que mes yeux se posent sur mon fils, je fond en larmes et n'arrive pas à croire que j'ai réussi à faire cette petite merveille, il est tellement beau, je le trouve parfait… Je l'aime à en mourir, je les aime à en mourir… Je ne veux rien changer de cette histoire, car malgré la souffrance, ils sont les plus beaux, et je ne changerai pour rien au monde…
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154349
b
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