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Mon expérience en Maison de Naissance

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Les Maisons de Naissance sont menacées de ne jamais exister officiellement.

Celle-ci fonctionne car elle se situe au sein d'un centre hospitalier et parce que le chef de service de la maternité soutient les sage-femmes à l'initiative de ce projet mais cela lui coute cher et le gouvernement n'a pas l'air prêt à leur accorder son soutien.

Le dernier colloque des gynécos-obstétriciens s'est prononcé contre les MdN… C'est dire le chemin qu'il reste à parcourir !

Les sf nous demandent donc à nous aussi d'être acteurs et actrices de ce projet.

Je ne peux imaginer mettre au monde mon deuxième enfant différemment maintenant que j'ai vécu cette expérience.

Et puis ce récit est aussi pour toutes les ferventes lectrices, curieuses qui plus est avec qui j'échange depuis maintenant plus de 2ans sur ce post.

Nous sommes le dimanche 8 juin 2008; nous passons la journée chez mes beaux parents. Je suis fatiguée de la fin de grossesse et mes pieds n'ont jamais été aussi gonflés et douloureux. Je passe donc une bonne partie de la journée à me reposer. Tout est calme. Je travaille avec ma belle soeur de 17ans sur son rapport de stage.

Nous prévoyons même de terminer le lendemain. Au moment de partir le soir, je me sens curieusement humide. En effet, j'ai eu pas mal de pertes assez soudaines. Je pense à un éventuel début de bouchon muqueux.

Nous rentrons et nous nous couchons. Ma nuit est agitée, j'ai mal au ventre ; une douleur sourde comme j'en ai déja ressentie durant ma grossesse mais qui ne passe pas. Je me réveille donc très souvent et tente de trouver une position mieux adaptée. Chaque mouvement étant en plus une épreuce à ce stade, je dors donc très peu.

Lundi matin, le 9 juin, je me réveille pourtant curieusement en forme. Ma soeur Hélène doit venir me chercher pour faire mes dernières courses et pouvoir boucler ma valise pour la maternité, au cas où… Pourant ce "au cas où" ne me paraît plus si hypothétique que ça ce matin.

Et si ces pertes qui ont l'air de perdurer ce matin étaient un signe de l'arrivée prochaine de notre bébé ?

Hélène arrive et nous partons en courses. Je me dis au fond de moi qu'il est temps, alors que je n'ai pas d'autres signes annonciateurs. Mes pertes semblent même diminuer. Pourtant, en passant à mon magasin (quelques papiers à régler) , je suis intimement persuadée que la prochaine fois que je verrai mes collègues, ce sera avec mon bébé dans les bras.

Me trainer dans les rayons du supermarché est un supplice ; je ne sens plus mes pieds et mes jambes se gorgent d'eau elles aussi au fur et à mesure.

Ma soeur ne sait pas quoi faire pour me soulager. Mais je trouve tout ce qu'il me faut et j'en suis contente.

Nous rentrons. Je suis éreintée physiquement. En croisant mon amie Patricia (qui vit en Louisianne et doit rentrer bientôt) sur MSN elle me dit qu'à ce rythme je vais accoucher avant son retour en France prévu vendredi 13, soit 4 jous après. Elle ne croit pas si bien dire ! Elle voudrait tellement me voir avec mon gros ventre et moi aussi.

Je lui promet pourtant de bien me reposer désormais jusqu'à la naissance.

La soirée avance et mon ventre commence à tirer un peu. Les pertes reprennent de plus belle. Cette fois, je suis presque sûre que ce n'est pas le bouchon muqueux ; c'est trop abondant et trop fluide. Je comprends pourquoi j'ai eu cette frénésie d'achats. La naissance approche, j'en suis désormais persuadée !

Quelques contractions s'installent, c'est tout à fait supportable ; je suis persuadée que je vais bien et beaucoup dormir.

Pourtant, la nuit est encore bien plus difficile que la précédente. Les contractions me réveillent à intervalles réguliers, voir me tiennent éveillée lorsqu'elles se rapprochent d'avantage.

A 2h du matin, je songe même à appeler Isabelle, ma sage-femme (nous avons le même prénom ! ). Mais je veux tellement dormir que je renonce et tente de trouver le sommeil. Et puis je sens qu'il n'y a pas d'urgence. La respiration et la sophrologie m'aident à somnoler, et même à m'endormir un peu.

Je suis loin de récupérer mais au moins, la nuit passe, tant bien que mal.

A 5h45, je me lève néanmoins car je sais que je ne dormirai plus. Je me demande si je ne pourrais pas accoucher aujourd'hui, mardi 10 juin. En partant à 5h ce matin, Mourad (mon conjoint) sait que je vais peut être le rappeler dans la journée.

Je déjeune en me disant qu'au cas où, il me faut des forces. Je me connecte sur MSN et envoie un mail à mes amies les plus proches pour leur dire que la naissance se rapproche et les prévenir que le moment venu, elles recevront un mail de Laure (ma meilleure amie depuis toujours) pour les en informer.

Je pense surtout à Patricia… Elle ne verra pas mon gros bidon, c'est certain.

Après avoir déjeuné, les contractions se sont bien calmées, je dormirais bien un peu. Vu le contexte et ma fatigue, je renonce donc à appeler la Maison de Naissance à l'arrivée de la secrétaire à 9h, je verrai comment cela tourne dans la journée.

Je me couche et parviens à m'endormir un peu. Le téléphone me réveille une 1ère fois, c'est ma mère qui vient aux nouvelles et savoir si elle peut venir déjeuner avec moi. Elle aussi sent bien que la naissance approche.

Je lui dis simplement que je suis encore chez moi et que je dors ; je ne veux pas perdre mon sommeil. Je me rendors un petit peu. Le téléphone resonne, c'est Mourad, il s'inquiète un peu. Je le rassure en lui disant que les contractions de cette nuit se sont calmées et que je dors un petit peu.

La sieste n'aura pas durée longtemps mais c'est toujours ça de pris. Ma mère arrive pour déjeuner. Je lui raconte tout ça. Elle suivra l'affaire de près.

Soit je pars à la MdN dans l'après-midi si les contractions se réinstallent, soit elle m'accompagnera le lendemain matin à ma consultation prévue à 9h15 (elle a possibilité de modifier son emploi du temps beaucoup plus facilement que mon homme) car même si rien n'a évolué, je ne vois pas prendre seule les transports en commun pour m'y rendre.

Elle s'en va. Je tente de me reposer mais je tourne en rond. Je recommence à être très humide malgré les protections. Les contractions reprennent par moment mais très irrégulièrement.

Mais cette éventuelle fissure de la poche des eaux m'inquiète un peu car les heures passent.

Je me décide à appeler la MdN. C'est Monique, la secrétaire, qui me répond. Isabelle G. (ma sage-femme) n'est pas là mais elle va poser la question à Isabelle C., la 2ème sf et me rappellera pour me dire quoi faire. Que je dérange pas Isabelle sur son portable pour rien.

En attendant, je me glisse à nouveau sous la couette, avec un bouquin cette fois-ci. Une heure après, Monique me rappelle, il faut que je vienne, voir si tout va bien, et contrôler s'il s'agit ou non d'une fissure. Isabelle C., que je connais très bien aussi, s'occupera de moi.

Mourad rentre à peine du travail (il est de matinée) ; juste le temps de prendre une douche et nous nous mettons en route.

La valise est dans le coffre, au cas où…
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55260
b
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