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Raconter votre accouchement!

Témoignage d'internaute trouvé sur mamandco - 04/03/12 | Mis en ligne le 27/04/12
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Bonjour, Après vous avoir longuement lues et avoir ri à gorge déployée et pleuré toutes les larmes de mon corps presque en même temps, je me décide à vous raconter mon accouchement. Je ne voulais pas le faire mais il s'est tellement bien passé que je me suis sentie investie du devoir de témoigner que des accouchements idylliques existent aussi. Ce n'est pas pour vous narguer, j'ai quand même douillé un peu. C'était un jeudi de février 2010. Nous sortions d'un mois de travaux qui n'en finissaient pas, avec toutes sortes de complications comme cela arrive en général dans ce cas. J'étais à 15 jours du terme et depuis la veille au matin, j'avais passé mon temps à nettoyer, ranger, lessiver tous les murs et les meubles, couverts de poussière, fait tourner en continu la machine à laver le linge, balayé, aspiré, etc. Bref, tout ce qu'il ne faut pas faire quand on en est au stade baleine, mais bébé allait arriver d'un jour à l'autre et la maison n'était pas du tout prête à l'accueillir. Dans l'après-midi, j'ai terminé la chambre de bébé ; j'ai fini par le repassage et la mise en place des draps et de la moustiquaire du berceau. Quand j'ai eu fini, il était 17 heures. Je me suis sentie un peu fatiguée, je me suis assise. Puis mon ventre était un peu tendu, je suis restée assise. J'ai renoncé à descendre faire des courses pour le soir. J'ai regardé un peu mes mails, tout ça… Vers 18 h30 Doudou est rentré et je lui ai dit que je l'invitais au restaurant (évidemment, puisque je n'avais pas fait les courses). A 18h45, je lui dis que finalement j'ai un peu mal au ventre et que je préfère dîner là. Il est allé faire des courses. A 19 h, je me suis préparé des coquillettes et je lui ai dit qu'après le dîner on passerait à la mat' pour savoir pourquoi je me sentais pas trop bien. A 19 h 15, quand mes coquillettes ont été cuites, j'ai déclaré que je n'en voulais pas et que je ne pourrais pas manger du tout. Je sentais mon ventre tendu et j'avais mal aux reins. Je lui ai dit de dîner et qu'ensuite on irait à la mat. J'ai quand même eu le réflexe d'emporter le petit sac prévu pour l'accouchement, en me disant "la nuit risque d'être longue"… Ce soir là, la voiture était en panne, elle était au garage… Doudou dîne, puis appelle un taxi… A 20h30 on arrive à la mat, là j'ai de vraies contractions toutes les 4 minutes et je commence à douiller. On ne trouve pas mon dossier. On me demande de m'assoir en attendant. A chaque contraction, je verse une larme. On finit par trouver mon dossier (il était sur la table du gygy car j'avais le rendez-vous du 9e mois dans quelques jours). La sage femme qui m'accueille m'examine et m'annonce que mon col est ouvert à 9-10 . J'hallucine complètement… Malgré cela elle me demande de me lever pour aller en salle. Elle me met une blouse et me coince une grosse serviette entre les jambes de peur que je ne perde les eaux. Entre deux contractions, je me porte comme un charme. Je marche sans problème vers la salle, je me tourne pour voir arriver Doudou qui venait enfin de me retrouver (il était resté pour payer le taxi et ensuite avait eu du mal à se faire identifier pour qu'on le laisse entrer ! ) Je lui dis "Il était moins une ! " . Il est incrédule. Les 4 salles de travail sont occupées… On m'installe dans la salle de réveil et on me fait comprendre gentiment, progressivement, qu'il va falloir faire le deuil de la péridurale (pas le temps, si on la faisait maintenant elle n'agirait pas assez vite) … De toutes façons "le plus dur est fait" , me dit-on. Ah ? Je reste là, et j'arrive à réprimer (ou du moins à ne pas accompagner) les quelques envies irrésistibles de pousser. Une demi-heure plus tard une salle se libère, on m'installe. Pendant que les sages-femmes s'affairent, je sens que je perds les eaux. Je l'annonce, l'obstétricienne regarde et confirme. Elle me fait une petite anesthésie locale. Je lui demande si elle va me faire une épisio. Elle me dit qu'elle n'a pas encore décidé mais je vois bien qu'elle m'y prépare. A la première contraction qui passe, je demande si je peux pousser, on me répond en coeur : "allez-y, y a pas de problème ! " On me briefe en quelques secondes sur la technique. J'ai complètement confiance en ma capacité de sortir ce bébé et surtout, je me dis que mieux je pousserais, plus vite ce sera fait (je n'ai pas un instant peur que ça coince). Alors là je m'en donne à coeur joie : j'accroche mes mains là où on les a mises et je pousse (enfin ! ) de toutes mes forces en hurlant (le plus fort possible et sans aucun scrupule, ça leur fait les pieds pour ne pas m'avoir fait de péri, et puis ça soulage). Ça fait mal mais c'est pour la bonne cause. Pendant que je pousse, j'entends autour de moi "Encore ! Encore ! Encore ! Encore ! … " et elles criaient cela en choeur sans reprendre leur souffle, comme par solidarité et pour me montrer l'exemple. En fait, le "encore" ne s'arrête que lorsque j'ai arrêté quand-même de pousser, car il faut bien respirer. J'ai poussé comme ça trois fois, et la troisième fut la bonne. À 21 h 53, mon loulou de 3 kg et 52 cm est sorti, comme une fleur et sans épisio. J'ai entendu un petit cri, on l'a posé sur mon ventre et j'ai dit "Mon bébé ! " . Mais je ne le voyais pas parce qu'entre sa tête et la mienne il y avait ma blouse retroussée, et on lui avait mis un petit bonnet de coton pour qu'il ne se refroidisse pas la tête. Je le tenais au chaud autant que possible. Il ne disait rien. Le papa nous mitraillait de photos (sans flash bien sûr) , et je ne l'ai pas regretté car j'ai pu par la suite voir son regard à ce moment là, il était très tranquille, très éveillé, curieux, étonné sans doute. On ne me l'a pas laissé très longtemps, d'abord parce qu'il se refroidissait vite (il avait 15 jours d'avance) , ensuite parce qu'il y avait la queue à la porte de la salle de travail et que le placenta ne voulait pas descendre. L'obstétricienne n'a pas attendu longtemps pour décider de me faire une révision utérine. Comme je n'avais pas eu de péri, on m'a fait une anesthésie générale. Je me suis réveillée une demi-heure plus tard en salle de réveil. Il n'y avait là que doudou, avec notre loulou dans les bras, bien propre après un brin de toilette et bien au chaud dans les vêtements que nous lui avions préparés.
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247248
b
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