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Récit avac (accouchement apres césarienne)

Témoignage d'internaute trouvé sur sante-az.aufeminin - 07/10/11 | Mis en ligne le 17/04/12
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Récit de la naissance d'Olivier. Jeudi 21 décembre, 3h30… Une bonne grosse crampe intestinale me réveille, tout comme la veille… Je ne sais pas s'il s'agit d'une contraction, je respire tranquilou, j'attends qu'elle passe, ça m'élance jusque dans l'anus (je dois ajouter ici que j'ai des soucis d'inflammation du rectum qui font que je constipe +++ surtout en fin de grossesse). Je décide donc de prendre un microlax, question de vider le tout pour voir ce n'est pas ça… Je retourne au lit… Une vingtaine de minute plus tard, rebelotte, moins la douleur à l'anus… ah ? Serait-ce le grand jour ? Je n'ose trop m'emballée, j'ai tellement attendu ce début de travail que je n'ai pas connu pour ton frère… Je reste au lit, sommeillant, jetant un oeil sur le cadran du réveil matin à chaque "crampe"… Elles sont anarchiques la premières heures… puis au 7 minutes… Je décide de me lever, de les chronométrer devant l'ordi… Il est 5h15, elles sont bien au 7 minutes, pile poil… Je ne peux pas dire que j'ai mal, elles ne sont pas douloureuses, je respire doucement pour accompagner chacune, mais plus pour m'entrainer pour plus tard que par nécessiter. 6h50, ton paapa se lève pour aller travailler : il me demande ce que je fais seule dans le noir, dans le salon, devant l'ordi, à cette heure si matinale… je lui réponds, avec le sourire "d'apres toi ? " -Ah ! Ce serait le grand jour ! Doit-il aller au travail ou rester avecmoi pour attendre ? Nous savons tous les 2 que ça peut être un faux travail, que ça peut être long, comme ça peut être court… Il va prendre sa douche, on avisera dans une demi-heure… 7h05, une contraction, 7h09, une autre, 7h13… elles s'enchainent maintenant aux 4 minutes, il décide de rester, elles sont de plus en plus douloureuses… On a une heure de route pour se rendre à la mater, ça y est, je me retrouve comme une nunuche à me demander "on doit partir ou pas ? ", j'ai en tête ma cousine qui a accouché de sa première en 2h30, pas envie d'accoucher dans le salon, avec mes parents à côté… Je vais prendre ma douche, chaude, on va voir si les contractions se calment… Non, elles sont toujours là, plus doukoureuses, plus fortes, je me penche vers l'avant à chacune. On décide alors de partir bientôt. 8h10, ça y est, nous sommes en route. Les contractions assises sont beaucoup plus douloureuses, je vais trouver la route longue je crois bien… Mais non, apres 10 minutes, elles s'espacent, elles sont aux 10 minutes… Je me dis ça y est, on est parti trop tôt… On est en chemin, on va quand même aller voir ce que la sf va nous dire… 9h00, on arrive devant l'hopital. Aussitôt que je me remets debout, les contractions reviennent en force, juste pour me rendre à la porte principale (100,150 mètres ? ) j'en ai 3… Je dois m'arrêter de marcher, souffler, penchée devant. Bon ben, c'est bon signe, non ? La sf qui nous accueille c'est Aurélie, la même jeune fille douce qui était là le jour de la naissance de ton frère… On fait un monito, assise car couchée je suis incapable, les contractions sont bien là, fortes, et toi tu dors… Apres 30 minutes, elle me fait un tv, question de voir si ces belles contractions sont bien efficaces… Je suis à 2… Mon dieu, juste 2? Je me dis ça y est, on est venu pour rien, elle va nous retourner… Aurélie nous dit qu'elle termine sa garde, que c'est Cécile qui va s'occuper de nous… Je la connais pas elle, je suis déçue je dois l'avouer, j'aime bien aurélie, elle est rassurante, elle connait mon histoire, elle se souvient de moi, de la césa, de ton frère… Cécile entre, elle nous dit qu'on va nous installer dans une chambre et que l'on va regarder vers midi où ça en est, que d'ici là je fais ce que je veux mais pas le droit de quitter l'enceinte de lhosto… On va marcher dehors une quinzaine de minute, l'air est frais et vif, il fait un beau soleil, les contractions sont aux 2-3 minutes dès que je me verticalise et que je bouge, aux 6 minutes assises sur le ballon ou sur le lit… 12h00, Cécile entre dans la chambre avec le monito, assise sur le lit et c'est partie pour 15 minutes… Elle revient, fronce les sourcils… elle demande à faire une quinzaine de minutes couchée sur le côté, elle n'aime pas trop les décélérations de ton coeur lors des contractions (tu descends à 100 mais remonte après). Je grimace, je sais que couchée ce sera vraiment difficile à gérer, mais bon, veux bien essayer. J'essaie de me concentrer, d'accompagner chaques contractions, de bien souffler, c'est difficle… Ton père est assis à côté de moi, à essayer de déchiffrer le monito… Elle revient, avec le docteur. Lui non plus n'aime pas trop ce que fait ton coeur, mais tant que tu récupères bien (tu récupères plus vite quand je suis sur le côté) , il ne voit pas pourquoi intervenir… On me libère mais avant, on va vérifier où en est mon col… 3… Mon dieu, que 3, depuis tout ce temps ? A ce rythme, je devrais avoir accoucher avant la nouvelle année !!!!! Aller, faut pas que je me décourage, je savais que ça pouvait être long… Mais ça y est, le fantome de la césa vient de surgir, le doute est là, la peur… Je refuse de le voir, de laisser cette peur m'envahir, je refuse même d'y penser… L'après-midi passe lentement, rapidement, entre les monito intermittents, où couchée sur le côté, je lutte avec la douleur et sommeil entre chaque contraction, je passe du ballon, à debout, à assis sur la toilette. Ton papa me soutient comme il le peut, mais inconsciemment, je le rejette on dirait. Mais il le comprend, juste sa présence me suffit. Ja vais prendre une douche car il est encore trop tôt pour le bain, je dois atteindre les 5 cm. Le jet d'eau fait du bien, mais je ne rêve que de pouvoir m'immerger… c'est long, je commence à m'épuiser, j'ai bien essayé de manger quelques choses, des fruits secs, du chocolat, mais tout me lève le coeur… Ah un moment donné, la sf me demande quand elle va pouvoir poser la voie… je lui répond que comme je ne suis qu'à 3, j'aimerais mieux attendre encore, question de devoir l'endurere le moins longtemps possible. Ça la contrarie, surtout que je suis difficile à piquer (on ne voit pas mes veines, il faut les deviner, certaines ont la patience de me piquer mais le plus souvent, on me pique sur la main et je déteste ça) bref, je lui dis clairement plus tard. Il est 17h00, remonito, et tv… verdict, je suis à 5. Bonne nouvelle, elle va aller faire couler le bain, j'accepte qu'elle pose la voie (c'est l'infirmière anesthésiste qui va me la faire, sur la main comme je le savais, elle n'a même pas cherché ailleurs, pfffffff). Je dois avouer, je craque, je pleurs, je doute, je n'y arriveraai pas, ça fait plus de 12 heures, je ne suis qu'à 5 cm, ça va se terminer en césa encore… Ton papa est formidable, il m'écoute, il me laisse pleurer, sortir cette tension, il m'encourage, il dit qu'il croit en moi, qu'il y croit assez fort pour nous 2, que je vais y arriver, que je suis forte, plus forte que je ne le crois… 17h30, j'entre dans la grosse baignoire, une piscine oui ! , papa est avec moi dans l'eau, la sf installe le monito… Les contractions sont de plus en plus fortes, rapprochées, je ne gère plus, je manque de souffle, je crie parfois tellement c'est insoutenable, je grogne… j'essaie de me relaxer, de me laisser envelopper par la chaleur du bain… Apres chaque contraction, je me dis que si la prochaine est aussi insoutenables, infernales, je demande la péri… Et je repousse toujours à la prochaine, et apres… Franco et la sf m'aide pour respirer, à accompagner la contractions, ça fait mal, je pleurs… Apres une heure, la sf regarde ou j'en suis ; il ne reste qu'un bourrelet, j'y suis presque ! Je peux bien hurler de douleur depuis tout à l'heure, je suis passé de 5 à 10 en une heure !!! Elle nous dit encore 5 minutes et on sort… La contraction suivante, je me sens écarteler, je sens que ça pousse, je crie. Depuis déjà plusieurs minutes, j'ai perdu la carte, je suis dans un autre monde, je ne suis que douleur, souffrance, bruit. J'ai mal au coeur sous la force des contractions, j'ai la nausée, je pense même m'évanouir… On m'aide à sortir du bain, le pire passage c'est la chaise roulante jusqu'à la salle d'accouchement de l'autre côté du couloir, une fois à côté du lit, tout ce que je peux faire c'est de m'appuyer sur le lit, pencher en avant. Je sens que ça pousse, mais une partie de moi refuse de se laisser aller et se referme, et c'est ça qui est super douloureux… Je crie que je veux que ça finisse, que je n'y arriverai pas… La sf me dit que tout ce qui reste à faire c'est de monter sur la table, qu'elle va percer la poche des eaux et que je n'aurai qu'à pousser, et que tu seras là… Je suis dans un état second, j'ai perdu pied, ton père m'engueule gentiment, je ne sais plus ce qu'il m'a dit mais en gros, qu'au point ou on en était que je n'avais plus le choix, que je devais pousser. Je suis sur le dos, les pieds dans les étriers, je sens le liquide qui coule, je commence à pousser. J'entends la sf dire que tu seras là avant 19h00. Je sais qussi qu'elle est surprise car je pousse comme une pro. Il faut dire que ça fait du bien de pousser, je ne ressens plus alors les douleurs des contractions. Mais ça brule, je crie sous l'effort et non plus de douleur… 5 minutes, peut-être moins, 3 poussées, tu es dehors, elle me dit d'arreter de pousser, elle dégage le cordon que tu as en bretelle, tes épaules, et me dit de t'attrapper, que c'est mon boulot pas le sien… Je te prends par les bras, je te sens sortir de moi en même temps que je te pose sur mon ventre… Il est 18h44… Ton papa est tout ému, et moi aussi. J'ai l'impression d'être passé à travers un cyclone, une tornade, et que tout d'un coup, les vents violents se sont calmés… Je te hume, je te sens, tu es tout chaud sur moi, tu as les yeux grands ouverts, tu es tout clame, tu ne cries pas… Tu prendras ta première respiration doucement, à ton rythme. La sf demande à ton papa de vérifier si le cordon bat encore et de lui dire lorsqu'il aura cesser de battre… Une fois le cordon coupé, elle appuie sur mon ventre, ça fait mal, je lui dis d'arrêter, je pousse, le placenta sort tout seul. Elle nous laisse seule, toi, papa et moi, pour nous découvrir à trois. Tu prendras le sein rapidement… La sf reviendra plus tard pour me recoudre (déchirure interne plus 2 éraillures, une dizaines de points au total) , les premiers soins te sont fait juste à côté de moi, sous le regard de ton papa. Pas d'aspiration, rien d'invasif… Le plan de naissance que j'avais écrit à été respecté à la lettre… Un peu plus de 2 heures plus tard, je retourne à ma chambre en marchant. J'ai pu vivre avec toi tout ce qui m'a tant manqué à la naissance de ton grand frére. Pendant 2 jours, je ne cesserai de respirer ton odeur, cette odeur si particulière qui disparaitra avec ton premier bain. Voila ce que je peux dire pour le moment sur ta naissance… juste d'y reprenser, j'en ai les larmes aux yeux…
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242805
b
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