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Révision utérine et hémorragie de la délivrance

Témoignage d'internaute trouvé sur france5 - 17/09/10 | Mis en ligne le 28/04/12
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Bonjour ! Je suis nouvelle sur le forum, je l'ai découvert en cherchant des infos sur l'hémorragie de la délivrance. J'ai accouché il y a presque 4 mois d'un petit Nino, qui est adorable et qui se porte comme un charme. Malheureusement, mon accouchement n'est pas a l'image de mon fils, et j'ai bien du mal à m'en remettre psychologiquement. Je me permet de vous raconter mon histoire…     Je devais accoucher le 17 mai 2010, et à part une chute sans aucune gravité, ma grossesse s'est très bien déroulée… Physiquement tout du moins, car j'ai perdu ma maman des suites d'une longue maladie génétique, dont je porte moi même le gêne. J'ai réussi à bien profiter de ma grossesse malgré tout. Le lundi 17 mai au matin, je me rends à la mat pour voir si le bébé allait bien, puis je retourne chez moi, sans aucune contraction efficace. J'y retourne le mercredi 19 au matin, et toujours rien, je repars chez moi. Inutile de dire que nous avons tout essayé pour le faire venir autrement… Le 20 mai, je rentre à la mat pour un déclenchement. On me pose le propesse à 10h, et à 14h, j'ai des contractions douloureuses toutes les 2 minutes, mais qui n'agissent pas du tout sur le col, elles sont appelées "contractions synesthésiques". On me retire donc le produit, car les contractions inutiles auraient pu faire du mal à notre bébé.      Je suis restée au bloc de la mat jusqu'au lendemain, je commençait à me poser des questions, et je savais que je risquais une césarienne (je suis infirmière). J'ai posé la question à une adorable auxilliaire de puer, qui m'a dit que c'est en effet ce qui avait été décidé pour moi à la réunion médicale du matin. A 15h30, je suis partie au bloc avec une perfusion qui ne coulait pas et une sonde urinaire. L'infirmière anesthésiste, je ne la remercierai jamais assez, m'a dit : "je repose une voie veineuse si ça ne vous embête pas, on ne sais jamais ce qu'il peut arriver".    Mon bébé est sorti à 16h pile, vendredi 21 mai. Il était beau, en parfaite santé, et il a pleuré tout de suite. C'est après que tout s'est affolé. J'ai demandé au gynéco ce qu'il se passait, il m'a répondu "ne t'inquiète pas, c'est un petit saignement résiduel" (je travaille dans l'hopital ou j'ai accouché, c'est un collègue, il ne voulait pas m'inquiéter). Ils avaient baissé le champ opératoire pour mieu communiquer entre chir et anesth, et je voyait mon utérus dans le scialytique. Mais j'ai vu des chirurgiens, des anesthésistes s'accumuler autour de moi, je voyais ma tention à 5, mon hémoglobine à 3,9, et le sang qu'ils me passaient avec une machine pour qu'il passe plus vite. Dans les opérations les plus compliquées que j'avait vues, je n'avais jamais vu ça. Je leur demandait si j'allais mourir, ils ne savaient pas me répondre. Ils disaient "elle n'a que 22 ans, on ne va quand même pas lui enlever l'utérus ! " Je pensais à mes 2 hommes qui m'attendaient dehors, et à ma famille qui n'avais pas besoin de perdre encore quelqu'un cette année. L'anesthésiste me disait de tennir bon, que si elle m'endormait j'allais faire un choc. A un moment, le gynéco s'est penché au dessus du champ opératoire, et il m'a dit "ça va aller Mathilde". J'ai tout de suite su que ça allait aller, et je lui ait été infiniment reconnaissante de me l'avoir dit tout de suite. Ils m'ont recousu, et des sages femmes se relayaient pour me masser l'utérus pendant 4 heures, pendant que d'autres me fesaient des prises de sang dans les pieds… j'avais 7 perfusions dans les bras en sortant du bloc. Les médecins avaient dit à mon chéri que mon "pronostic vital était engagé", et je suis restée au bloc de la mat pendant 3 jours, les sages femmes ont accepté de me faire mes soins comme en réa pour que je puisse garder mon bébé avec moi. Elles ont été adorables. Je suis remontée à la mat (dans le service) , et je suis restée plus inquiète pour moi, que pour mon bébé. Je culpabilisais beaucoup, mais je me suis fait un poins d'honneur, malgré les mises en garde des médecins, à allaiter mon fils. Et j'ai réussi ! J'ai repris le travail très tot, car on avait besoin d'un second salaire, mais je reste très choquée par ce qui m'est arrivé, et je voudrais comprendre.    J'ai besoin d'en parler, et je me rends compte que je ne suis pas la seule. Inutile de dire que je suis déja angoissée pour la 2ème grossesse. Désolée pour le roman, mais c'est la première fois que j'en parle vraiment, à part avec mon merveilleux chéri qui me soutien beaucoup. Bon courage à toutes. Mathilde.
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247968
b
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