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Un accouchement merveilleux avec mon mari

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Enceinte du 2ème, je suis retournée à quelques séances de préparation où j'ai pu discuter avec des primipares. J'ai eu une expérience formidable dont je voudrais faire profiter toutes celles qui ont un peu peur ou ne savent quelle décision prendre concernant la piqûre.

Sans être complètement contre, disons que j'aimais l'idée de me passer de la péridurale, pour mon 1er bébé. J'avais vu l'anesthésiste au cas où, mais je m'étais bien préparée, mon mari était prêt à me suivre dans mon choix et m'aider en conséquence… En fait, inconsciemment, je crois que ce n'était pas du masochisme, je voulais simplement mettre mon bébé au monde, être là, jouer mon rôle pleinement sans artificialité, quelque part il fallait que tout dépende de moi. Peut-être aussi que je souhaitais me voir en action, savoir si je serais à la hauteur… Bien sûr, j'avais aussi la "trouille" !

En fait, j'ai eu beaucoup de chance car cela c'est hyper super bien passé, et sans péridurale. Mon bébé pesait 4 kg 30 et je n'ai vraiment souffert qu'à la fin, lorsque de toutes façons il était bien trop tard pour me piquer !

Mon "secret" = dès les toutes premières contractions (à 17 h) , je me suis forcée à respirer lentement et me détendre au maximum. Cela a été une progression vers la douleur, mais j'ai pu continuer sur ma lancée en me relaxant suffisamment. J'ai attendu, comme conseillé, le plus possible chez moi (et oui, au moins on peut s'occuper, on n'est pas "clouée" avec son mal joli sur la table de monitoring) : 2 h du matin, départ pour la maternité, je n'étais pas très fière lors des secousses sur la route… Puis pendant toute la nuit, nous étions presque entièrement seuls avec mon mari : tout allait à peu près bien, sans panique et les sage-femmes ont respecté notre intimité de couple. Toutes les heures une jeune très sympa passait la tête par la porte, nous demandait si ça allait, jetait un coup d'&oelig ; il au monitoring, puis repartait… presque sur la pointe des pieds, car, miracle, mon mari et moi arrivions presque à dormir ! J'avais vraiment compris, dans ma chair, comment gérer cette douleur, à un tel point qu'entre deux contractions j'arrivais à me détendre complètement et m'assoupir quelques instants. Mon mari m'annonçait la prochaine contraction, quand la courbe s'élevait sur l'appareil. Là, j'avais effectivement mal, et je tenais bon en m'accrochant à 2 choses essentielles : petit 1, une contraction dure 4 expirations (on compte lentement jusqu'à 4 en soufflant) et petit 2, après, plus un centime de douleur, cela s'arrête complètement entre.

Au beau milieu du travail, qui était long, j'ai pu prendre un bain (extrêmement relaxant, mais attention à la sortie : de retour sur terre, les contractions semblent augmenter d'un coup en intensité).

Tout le travail s'est donc déroulé ainsi. Mon mari a été d'une aide précieuse : lorsque cela n'allait plus aussi bien, il m'aidait à faire redescendre le seuil de douleur (massages, compter lentement à 4, encouragements). Car le gros risque est, lorsque les contractions sont très rapprochées, de n'avoir pas le temps de se détendre suffisamment entre ; dans ce cas, il y a très vite un effet "boule de neige", on arrive sur la contraction suivante en étant plus crispée, elle fait beaucoup plus mal, et ainsi de suite… Il faut absolument se concentrer pour faire redescendre la douleur au niveau le plus bas, tant que c'est encore possible.

Donc, quand le moment de l'expulsion est arrivé, tout à la fin (vers 9 h du mat) , j'étais dans les meilleures conditions possibles. J'ai eu effectivement affreusement mal, à hurler, mais pendant très peu de temps (de courtes minutes ! ). Je pense que mon corps était prêt, suffisamment détendu pour aborder cette phase finale ? Tout est allé très vite, sans que je puisse plus rien maîtriser. N'étant pas piquée, j'ai pu pleinement sentir le besoin impérieux de pousser, au bon moment : en trois fois, bébé est né, sans aucune déchirure ! (les sage-femmes m'ont expliqué que le corps est prévu pour travailler sur le mode "réflexe" : lorsqu'il n'y a pas d'effort volontaire, le périnée ne se contracte pas, il reste souple et même un 4 kg passe sans problème).

Et, juste après, quel apaisement ! Dès que mon fils fut né, j'ai éprouvé une sensation très étrange, comme si j'avais été droguée, ou "débranchée" : immédiatement après l'expulsion, moi qui hurlais 3 secondes plus tôt, tout s'est arrêté d'un seul coup, plus aucun zeste de douleur, j'avais l'impression de flotter au-dessus de mon corps !

Effectivement, je reconnais que j'ai eu de la chance : bébé a franchi mon bassin facilement. Partant de là, je suis extrêmement heureuse d'avoir accouché ainsi. C'est une victoire personnelle… et avec mon mari, nous avons eu un formidable moment de couple, le plus beau souvenir de notre vie à deux, c'était vraiment une nuit magique. Je souhaite à chacune et chacun de pouvoir connaître ces instants merveilleux ! D'une certaine façon, en arrivant ainsi à "gérer" tout le travail, à maîtriser ce mal joli, nous avons eu la sensation de prendre vraiment en mains notre destin, celui de notre famille, d'accueillir au mieux bébé nous-mêmes, sans qu'il nous soit apporté par des mains étrangères… d'aucuns diront que j'exagère, et beaucoup de couples vivent des moments intenses avec la péridurale, bien sûr ! Je répète que je ne suis pas contre la péri, mais simplement persuadée que nous aurions alors vécu un accouchement complètement différent… sûrement plus facile…

Nous attendons notre deuxième enfant pour mi-juin : j'ai décidé… de ne rien décider concernant la péridurale avant le début du travail. Evidemment, nous aimerions revivre des conditions similaires à la première fois, mais rien n'est sûr. Je sais intimement que pour arriver à gérer si bien la douleur, même intense, j'ai besoin de conditions idéales pour me relaxer au maximum (pas d'autre gène physique, libérée de tout autre souci, avec mon mari, accueillis par une équipe aussi "top" que la 1ère fois…). C'est seulement lorsque le travail sera commencé, en ayant à nouveau mal, que je saurai si je pourrai à nouveau me passer de la piqûre… Qui sait ? Peut-être que ce sera la panique, l'urgence… ou un problème pour le bébé… On verra bien, je ne m'inquiète pas pour l'instant, l'idée m'est douce de pouvoir accoucher comme pour le premier !

Je ne veux pas faire de prosélytisme anti-péridurale, en aucun cas ! Les choix et les besoins de chacune doivent être respectés. Simplement, j'espère avoir montré, surtout pour celles qui seraient dans la crainte de la douleur, que l'on peut s'en passer et réussir son accouchement au point qu'il devienne l'un des meilleurs souvenirs ! Et surtout, ne passez pas à côté d'un des plus beaux moments de couple juste par manque d'information, soyez, comme je l'étais, préparée au mieux.
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89271
b
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