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Une interruption médicale de grossesse

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
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Il y a un an jour pour jour, c'était le 22 octobre 2001, je devais vivre la journée qui pour moi reste et restera la pire de ma vie.

Un retour en arrière.

27 juillet 2001 …

Tu viens d'entrer en moi mais je ne le sais pas encore, tu es la fusion d'un amour entre moi et mon zomme et ça toi tu ne le sais pas encore.

9 août 2001 …

Nous sommes en Ardèche c'est les vacances, il fait beau et nous allons au restaurant. En voyant le menu je ne me sens pas bien, j'avale les plats mais ça ne passe pas. On finit par sortir du restaurant avant même d'avoir avaler le dessert.

On se regarde et on se dit qu'on va faire un test, ce fameux test que j'attend depuis si longtemps. Direction donc la pharmacie. De retour à l'appartement c'est le calme le plus total comme si on se concentrait … je file aux toilettes, le coeur battant et j'ai à peine le temps d'en ressortir que le trait est déjà là … je suis enceinte … nous sommes heureux. J'irai même jusqu'à sortir sous la pluie battante pour acheter un nouveau test au cas où celui-ci me mentirait !

Fin août …

Les vacances sont finies, déjà, je reprend le travail mais tu es là et maintenant il n'y a que toi qui compte. Tout est planifier : les RDV chez la gynéco, les prise de sang, les échos.

Et voilà même que c'est le moment enfin de te découvrir (enfin presque car on avait déjà vu ce petit point que tu étais en Ardèche chez une gynéco du coin ! ). Nous allons te voir et surtout voir ton coeur battre.

C'est un moment magique, ton coeur bat … c'est ridicule mais c'est si beau, pourtant toi tu ne ressembles encore à rien.

Septembre 2001 …

On est déjà ensemble depuis un bon mois maintenant et mon corps a déjà commencé à changer.

Tout en moi me dit que tu es là et que tu vis. Les jours passent et maintenant nos parents savent que tu vas arriver … nos amis les plus proches aussi.

Je n'ai qu'une hâte c'est de te revoir et de faire vraiment connaissance avec toi, de voir, te découvrir, voir ton visage. Mais ce grand c'est n'est pour début octobre. Il faut attendre que le mois de septembre passe avec les nausées et la fatigue que tu m'apportes.

5 octobre 2001 …

C'est le grand jour, ce soir on va te voir c'est l'écho des 12 semaines et c'est un grand moment car tu n'es plus un embryon mais un foetus mais c'est aussi là que l'on calcule tout un tas de mesures décisives pour ta croissance. Moi je m'en fous, tu sera le plus beau des bébés et puis tu ne peux qu'aller bien. C'est vendredi, je finis de travailler et nous y allons, mon zomme vient avec moi, c'est déjà un papa attentif qui veut tout savoir et surtout il veut aussi te voir.

L'attente n'est pas longue dans la salle d'attente mais pour moi chaque minute qui me sépare de toi est un calvaire, j'en peux plus.

On y est, je suis allongée sur la table, ton papa n'est pas loin et il regarde l'écran et je fais de même de mon coté. L'examen commence, on te voit bouger les bras, les jambes … que c'est beau. Les mesures tombent, on te mesure sous tous les angles, on vérifie que tous tes organes sont là et puis on passe à ce qui effraie le plus toutes les mamans du monde : la clarté nucale. C'est un truc écrit dans tout les bouquins, la clarté nucale ne doit pas dépasser 3 même car au delà il y a un risque de maladies chromosomiques ou génétiques.

Mes yeux fixent l'écran, et le médecin ne parle toujours pas mais cela ne change pas puisqu'il ne parle pas depuis le début de l'examen ….

Je ne comprend pas, ou plutôt si je viens de comprendre que le chiffre écrit à côté de CN est 7.1 même … mes larmes coulent et ton papa ne comprend pas. Le médecin lui recalcule mais on sent que lui aussi n'est pas à l'aise.

Je suis toujours en pleurs mais je suis rhabillée et nous sommes ton papa et moi main dans la main devant le bureau du médecin. Il reste évasif, cela peut se rétablir, il faut refaire une écho de contrôle, ce n'est peut-être pas grave … au fond de moi je sais que 7.1 c'est grave et loin d'être anodin mais je m'accroche à cet espoir, à ces douces paroles.

Les jours se suivent mais ça n'avance pas …

Je ne veux pas attendre de savoir si tu vas bien ou pas, je ne veux plus vivre avec ce doute qui plane sur ce bonheur.

Je contacte donc un hôpital à Paris spécialisé dans les dépistages prénataux. J'ai rendez-vous très vite car pour eux il y a des priorités…

Il s'est passé moins d'une semaine quand enfin toi, moi et ton papa, on se retrouve dans la salle d'attente où une sage-femme vient nous chercher afin de nous faire remplir un questionnaire. Puis on retourne attendre avant le moment de l'examen … c'est long très long et pourtant ça ne dure pas longtemps.

On y est, le docteur est là avec une sage-femme aussi, ils ont du matériel de haute précision mais moi je suis sur que tu vas bien, comment cela pourrait-être autrement ?

L'examen commence mais il ne faut pas être médecin pour voir que rien n'a changé au contraire, toi tu as bien grandit mais tu n'es pas le seul, la CN s'affiche … 11.6 même …mon monde s'écroule : il y a un problème qui ne pourra pas se résoudre.

Le docteur veut nous parler, c'est mauvais signe … il est franc et direct et il ne va pas tourner autour du pot … "il y a peu de chance que votre bébé aille bien, ça ne va qu'empirer" mais que veut-il dire ? On ne parle pas on l'écoute : "je ne vais pas vous cacher que le mieux à faire c'est d'interrompre la grossesse, vous en êtes à 12 semaines et il est encore tant de pratiquer un IVG" .

C'est la fin de tout, on me demande de me séparer de toi, mais comme si cette décision était simple à prendre, comme si je pouvais t'oublier et me dire que tu n'es pas, que tu n'existes pas en moi.

Quelques jours de réflexion …

Nous tentons la carte de la dernière chance, je vais subir une biopsie pour tout savoir de toi, c'est notre dernier recours … en espérant que tout ces médecins se trompent à ton sujet.

C'est un examen douloureux car on doit prélever des particules du cordon qui nous relit pour le faire analyser. Mon ventre en une zone sensible et le docteur s'y reprend à 3 fois, j'ai mal et je suis seule. Ils n'ont pas voulu que ni mon zomme ni ma mère qui est venue avec nous m'accompagne. J'ai trop mal et je ne peux contenir cette douleur. Le docteur me dit que c'est pas la peine que c'est peine perdue car il n'arrivera pas à faire le prélèvement et il risque de commettre un accident car je bouge de trop. En me rhabillant il me dit qu'il est sur à 100 % et que tu es définitivement malade. Il évoque un syndrome de Turner … et me dit que si je veux je peux rencontrer un psychologue afin de subir une interruption médicale de grossesse.

Nous décidons de les rencontrer … ils nous expliquent la procédure et l'intervention mais je veux être hospitalisée près de chez moi pour être entourée.

Et puis toi, toi mon bébé on te qualifie de syndrome de Turner mais c'est quoi ce truc ?

Je cherche dans les livres, sur le net, autour de moi et je finis par savoir … Tu es une petite fille car cette maladie ne touche que les filles. Mais le pire c'est ce que j'apprend ensuite, cette maladie est à l'origine d'enfant de toute petite taille qui naissent sans ovaires ce qui leur laisse aucune chance pour avoir des enfants. De plus ces symptômes sont souvent accompagnés par des retards intellectuels plus ou moins lourds. Dans ton cas le médecin a été clair, il n'est même pas sûr que tu survives après l'accouchement.

Les jours qui suivent …

J'angoisse j'ai si peur de prendre cette décision, si peur qu'ils se trompent, si peu de te sentir bouger en moi, si peur de te perdre … je suis un zombie, une ombre d'être humain même si je ne suis plus humaine : je ne me lave plus, je ne veux plus me voir nu, je veux des vêtements amples et je ne quitte que rarement un vieux t-shirt horrible qui sent la sueur et les larmes.

Nous contactons les hôpitaux des environs : à Lagny, ils veulent pas de moi maintenant car ils ont pas de places, je ne suis pas prioritaire mais ils me proposent n internement de 15 jours en HP. A Meaux, ils ont pas de places non plus et me recommandent d'aller voir là où j'ai fait mes examens … à Paris !

Personne ne veut de moi …

Je n'ai pas le choix les jours pas et dans 4 jours je devrais accoucher car le délai légal pour une IMG sous anesthésie général c'est 14 semaines et ça se rapproche.

C'est la panique, je dois me séparer de toi et en plus je dois me battre pour avoir une place à l'hôpital, c'est pas humain de supporter tout ça.

Je me décide à appeler l'hôpital de Paris qui me reçoit avec gentillesse et compréhension ils vont faire le maximum pour tenir les délais … j'aurai une chambre dimanche.

Dimanche 21 octobre 2001 …

Nous sommes en route pour l'hôpital, je dois faire mon admission pour 16h, c'est à l'autre bout de Paris. J'ai passé les pires jours, les pires heures de ma vie, je suis méconnaissable. Et toi tu es là en moi et pourtant il nous reste si peu de temps à partager.

Je n'arrêtes pas de me dire que c'est la décision la plus dure de ma vie mais c'est aussi la plus raisonnable mais cela n'y change rien.

Toi tu as décidé de rester en moi et c'est moi qui vais t'en chasser.

Nous arrivons, je fais mon admission à l'accueil et direction ma chambre. Nous sommes reçus par une sage-femme qui me montre ma chambre : une belle chambre seule avec une télé déjà allumée puis elle nous reparle du protocole d'interruption de grossesse.

Mon zomme est là, il ne me quitte pas, il me sert la main, me dorlote, mais nous ne pouvons pas parler c'est trop dur.

Il est bientôt 18h et il faut nous séparer … il doit rentrer sur Meaux et il va y avoir du monde sur la route mais demain quand je sortirai du bloc il sera là à m'attendre.

Notre séparation c'est un déchirement, la porte à peine fermée je fonds en larmes … je n'ai plus personne à par toi et encore pour combien de temps.

C'est l'heure du dîner, c'est pas forcement appétissant mais je vais avaler ce repas comme si c'était mon dernier repas, comme pour la dernière cigarette des condamnés à mort. C'est bête mais je m'e rappelle encore : des carottes râpées, du rôti de porc et des endives braisée, un fromage blanc et une clémentine.

Maintenant je le sais je ne dormirais jamais …

La sage-femme doit le savoir elle aussi car à sa visite de 20h30, elle me donne un somnifère pour que je puisse m'assoupir mais je ne dois pas encore dormir car dans 3 heures je devrais avaler des médicaments.

C'est dimanche soir et le dimanche soir je regarde Urgences … et bien malgré la situation je regarde mais pour une fois je me sens beaucoup plus proche des malades …

A 23h30, la sage-femme me fait avaler les médicaments pour assouplir mon col de l'utérus, c'est pour faciliter l'intervention.

Je lutte, je sombre, je m'endors, je cauchemarde, je transpire, je me réveille et je recommence ….

Lundi 22 octobre 2001, 5h30 …

Une infirmière entre dans la chambre elle n'allume pas la lumière mais me dit à l'oreille "c'est pour la prise de sang, bouger pas et ensuite rendormez-vous" .

Elle doit bien m'enlever 4 tubes car je me sens comateuse, et je me mets à somnoler, je garde une main sur mon ventre car je sais que maintenant les heures nous sont comptées.

7h00 …

La sage-femme vient me voir, elle est très solennelle c'est normal ce q'elle a à me dire n'est pas facile. Je dois avaler 2 comprimés, ils sont pas gros mais ce sont les comprimés qui vont arrêter ton coeur ou du moins le ralentir.

C'est si dur à avaler, je pourrais boire des litres, ça ne passerait pas, je pousse avec mes doigts et finis pas les avaler dans un haut le coeur … ça y est je viens de faire quelque chose d'irréparable.

8h30 …

On vient me chercher pour m'emmener en salle de préparation … toutes les infirmières que je croise m'adresse des mots gentils de soutien et la sage-femme qui s'occupe de moi est aussi là.

C'est parti, on me branche la perfusion, on m'ôte ma culotte, on me couvre d'une couverture de survie pour pas que j'ai froid. Maintenant il faut attendre que le produit me sonne un peu avant de m'emmener en salle d'opération.

Je reste seule …

Je te parle …

Nous ne sommes plus que toutes les deux et le bruit de l'hôpital qui nous entoure …

C'est bientôt la fin …

9h40 …

Cette scène là, reste dans ma tête il suffit de fermer les yeux pour la revivre.

On m'emmène en salle d'opération, je suis attachée sur la table par de grosses sangles.

On me branche les électrodes sur le coeur.

On m'attache les pieds dans les étriers.

On allume un écran … et on me branche l'échographie de contrôle …tu es là ! Je te vois, tu ne bouges plus ou si peu …

Autour de moi, les gens s'agitent, ils sont de plus en plus nombreux. Je fixe l'écran et je regarde l'horloge …

9h58 …

Je ferme les yeux en te regardant …

13h00 …

Je suis comateuse, je suis entre éveil et sommeil.

Mon premier réflexe c'est de mettre une main sur mon ventre … mais il est mou et flasque, tu n'es plus là et moi je pleure …

Pendant une heure je vais pleurer et me rendormir et me réveiller en pleurant par moment je sens une présence mais je n'y prête pas attention … j'ai tant à faire qu'à pleurer.

14h00 …

Je retrouve ma chambre et ma tête tourne un peu, je sens quelque chose couler entre mes jambes … c'est pas agréable mais je ne veux surtout pas savoir.

Je continue mon petit manège entre éveil et sommeil et puis mon zomme arrive avec sa maman. C'est si dur de le regarder, je ne suis plus la mère de son enfant, je suis redevenue une simple femme.

Je souffre tant dans mon corps que dans ma tête.

Et pourtant, c'est un amour, il court les boulangeries pour m'acheter des ptits gâteaux, il me chouchoute, sa maman est très maternelle avec moi mais toi tu n'es plus là et déjà je ressens ce manque, je suis vide.

18h00 …

Tous les médecins passent me voir, tout c'est bien passé et si tout va bien demain dans la journée je pourrais rentrer à la maison mais sans toi forcement.

19h00 …

On me sert à manger e on me force à avaler mon plateau c'est la seule condition pour que demain je puisse sortir de ses murs qui commencent à me sortir par la tête.

Alors je mange e après j'appelle mon zomme pour lui dire que demain il pourra venir me récupérer.

Ce soir on me donnera un somnifère pour dormir et j'en ai besoin car les images qui flottent dans ma tête ne sont pas les plus belles.

Il est tôt quand je m'endors, les somnifères sot efficaces et pour une fois je ne rêve pas, je ne rêve d'ailleurs de rien.

Mercredi 23 octobre 2001 …

Il est tôt quand on me réveille, j'ai dormi tellement dormi que je me sens complètement nauséeuse. Les médecins et la sage-femme veulent me voir pour me parler et m'ausculter.

Sur le plan physique tout va bien les pertes de sang continueront encore quelques jours. Sur le plan moral, on me conseille de consulter un psychologue … mais moi je ne veux pas, je ne veux pas parler de toi, de mes choix, de notre séparation, un jour peut-être mais pas maintenant pas tout de suite c'est trop tôt trop frais.

Dans la matinée il se passe quelque chose de bizarre, presque irréelle … j'entends un bébé pleurer dans le couloir et on frappe à ma porte … c'est comme si dans ma tête on … non je sais que ce n'est pas toi … j'ouvre la porte et je tombe sur une femme qui pousse un berceau en plexiglas où se trouve un petit bébé.

Elle me dit que les sages-femmes l'on prévenue que j'étais là et que ce serait gentil qu'elle vienne me voir. Je n'y comprends rien, je ne la connais pas et je n'ai pas envie de voir un bébé. Elle doit le sentir et le comprendre, elle appelle une infirmière qui écarte le bébé de mon champs de vision. Elle c'est une maman, la maman de ce petit garçon et elle connaît mon histoire tellement bien que je ne comprend pas mais pourtant c'est si simple … elle connaît mon histoire car elle a vécu la même, il y a quelques mois, et elle voulait me présenter Karl, son fils qui est né il y a 3 jours.

Comme elle dit c'est un bébé magnifique cela n'effacera pas son chagrin, cela ne remplacera pas sa fille mais c'est son bébé et elle est sa maman. Je suis émue, au bord des larmes tant cela me touche que quelqu'un me dise de m'accrocher, d'y croire, de continuer à vivre.

Quand elle repart, je la regarde elle et Karl et je souris, si elle est heureusement maintenant c'est que c'est possible. Alors moi aussi un jour je serai heureuse.

14h00 …

Mon zomme arrive, il vient pour me rechercher j'ai envie de lui sourire et heureusement j'y arrive. Nous avons l'autorisation de partir mais toute la gentille équipe me dit d'appeler si cela ne va pas, ils sont là pour mi, pour me répondre jour et nuit si il le faut, ça fait chaud de se sentir si bien entourée.

Le chemin du retour se passe, la route me semble longue mais j'ai le regard dans le vague.

18h00 …

On arrive à la maison, c'est dur de revenir chez soi quand on se sent si seule enfin si vide.

Je vais faire un tour, comme quand on rentre d'une longue absence, j'inspecte les pièces une par une …

Dans la salle de bain, par terre je vois mon t-shirt celui que j'ai porté pendant toutes ces journées de doute, de pleurs, de tristesse, d'angoisse, d'attente … c'est sur je ne veux plus le voir, alors je vais chercher un grand sac poubelle et j'y colle tous ce qui me rappellent que tu as été là et que tu n'y est plus.

C'est dur de se retrouver comme ça dans la situation de rangement de tes affaires, des magasines que je lisais en t'attendant mais c'est une chose qu'on avait oublié de me dire … fallait le faire avant. Mais je n'y avais pas penser.

Le lendemain et les autres lendemains …

A peine lever, je vais me promener, enfin c'est plutôt que j'ai une idée en tête alors je sors. Quand je vois ma tête dans le reflet des vitrines, j'ai presque peur … je suis une loque, les cheveux sales, le teint livide comment mon zomme peut me supporter ainsi … Je rentre dans le premier salon de coiffure sur mon chemin et je me fais faire la totale c'est déjà ça de mieux.

Ensuite je sais ce que je vais faire … je vais à la bijouterie et je demande à voir les médailles de baptême. Je cherche un ange et je le trouve … une magnifique médaille en argent avec un petit ange. Je demande au bijoutier d'y faire graver une date "22 octobre 2001" c'est la date où toi et moi on s'est séparé. Le bijoutier me dit "bien vous vous perdez pas de temps, le bébé est né hier et vous venez aujourd'hui …" il ne peut pas comprendre pourquoi mes yeux s'emplissent de larmes …

Dans quelques jours j'aurai un bout de toi autour mon coup, tu veilleras peut-être sur moi comme ça. Dans ma tête je t'ai trouvé un nom, tu t'appelles Gabrielle, c'est l'ange protecteur. Tu es mon ange maintenant.

Je vais mieux, mon corps retrouve ses marques, mon ventre disparaît et c'est déjà ça de positif car je n'ai plus ce corps qui me rappelle incessablement ta présence.

Toute ma famille déploie des trésors d'imagination pour me distraire et mes beaux-parents ne sont pas en reste : week-end à la mer, balades, repas, préparatifs des fêtes, achats des cadeaux …

Mais moi mon seul cadeau c'était toi et maintenant j'attend …

Mon zomme et moi nos sommes d'accord on te fera un petit frère ou une petite soeur dès que possible.

Mais décembre passe est rien ne vient, les fêtes et les joies qui s'" y rapportent disparaissent maintenant c'est ….

Janvier 2002 …

On a beau faire et refaire il n'y aura pas de surprise encore ce mois-ci, mon zomme tente par tout les moyens de me changer les idées mais il sait et moi aussi que la seule chose qui pourra me redonner du courage c'est un nouveau bébé.

Bizarrement mes cycles sont bizarres et il y a un truc qui tourne pas rond depuis novembre alors je vais bien finir par trouver ce que c'est.

Mon gynéco me fait faire des examens, des prélèvements et fin janvier le verdict tombe … il fat que je repasse à l'hôpital pour subir un nouveau curetage, mon utérus n'est pas propre et aucun bébé ne pourra s'y accrocher.

Février 2002 …

Je suis hospitalisée pour 48.
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16057
b
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