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Accouchement par césarienne

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Le jeudi 03 juin 23h… J'ai le sentiment que la poche des eaux est fissurée… Ma valise n'est même pas prête (terme prévu pour le 18). On met deux trois trucs dans une valise et direction le CHU.

Là bas examen : quelques contractions de faux travail mais la poche des eaux est toujours entière. "vous pouvez rentrer chez vous madame c'est pas pour ce soir".

On rentre et zhom me fait mon injection de Lovenox (anti phlé*****).

On se couche vers 02h, les contractions sont toujours présentes mais pas vraiment douloureuses.

Je passe une mauvaise nuit : toujours gênée par les contractions. J'ai le sentiment que l'arrivée de bébé n'est pas pour si longtemps que ça.

Je termine les valises, je note la fréquence des contractions.

Je découpe des petits nuages à coller sur les faire part une bonne partie de la journée, je regarde Rolland Garros, les contractions sont un peu plus rapprochées er régulières (6 minutes).

Il est 20h, j'en ai marre, ça n'avance pas plus mais je trouve le temps long et je veux un avis médical.

On embarque toutes les affaires dans la voiture direction le CHU, cette fois ça fait mal… je sais que c'est pour bientôt.

Quand la sage femme m'examine elle me dit "ah bah oui il était temps de venir vous êtes à 8cm, on vous installe tout de suite en salle, d'ici une heure ou deux ce sera fini".

Je me dis chouette, finalement c'est pas si pénible que ça…

Je suis heureuse de savoir que je vais vite tenir mon bout de chou dans les bras…

Oui mais…

En salle on se prépare, je pose des questions, je suis sereine. Tout se passe bien jusqu'à ce que la sage femme me dise, "on va percer la poche des eaux pour accélerer un peu". "Bon ok dis-je"…

Là les contractions deviennent nettement plus douloureuses… et je n'ai pas le droit à la péridurale : je suis sous Lovenox et il faut attendre normalement 24h avant de pouvoir faire une péri… Il me reste encore 5 bonnes heures à attendre.

Le travail n'avance plus… les contractions sont très douloureuses mais le col ne se dilate pas plus et surtout la tête de bébé ne descend pas.

"On va tenter l'ocytocine" me dit-on… On avait oublié de me dire qu'avec ça sans péridurale j'allais connaître la douleur, la vraie… et pourtant je ne suis pas douillette.

Et là la grosse galère commence, je ne sais plus où me mettre, je n'ai aucun moment de répit, les contracations s'enchainent sans cesse et sont de plus en plus fortes.

Mon mari tente de m'aider au mieux mais je sens bien que je ne vais pas pouvoir tenir longtemps à ce rythme.

On me fait une prise de sang pour voir si une péri est envisageable. Heureusement c'est possible. Mais l'anesthésiste n'est pas pour du tout : la pratiquer sur quelqu'un qui a des contractions aussi violentes et qui souffre tant c'est prendre un risque : celui que je bouge pendant qu'elle pique.

Je promets de ne pas bouger d'un iota.

L'anesthésiste cède. Mon mari reste pour m'aider.

Je demande à ce qu'on me prévienne de l'arrivée de chaque contraction pour me concentrer sur la douleur pour ne pas bouger.

Je réussi, l'anesthésite aussi ; Au bout de 20 mn, enfin un peu de répit… Je peux souffler, je suis super fatiguée mais je reprends espoir.

Ce sera de courte durée.

Quelques minutes plus tard j'entends le monito sonner, la tête de la sage femme ne trompe pas : le coeur de bébé fatigue et le travail n'avance toujours pas.On ne va pas pouvoir attendre très longtemps.

L'exam qui suit indique que la tête du bébé est mal engagée, elle est complètement face au col soit sur sa plus large face ce qui bloque la descente.

On attend encore 15mn et le couperet tombe : il va falloir ouvrir et faire naitre bébé par césarienne.

Je parviens à négocier la présence de zhom à mes côtés.

On pousse la perf de péri au max avant mon entrée au bloc et là j'entre en espèce d'état second : je ne parviens plus à m'arrêter de trembler. C'est normal me dit-on…

Tout le monde s'affaire autour de moi, zhom est pâle mais tient le choc.

Je sens couper et peu de temps après j'entends un petit cri presque animal, c'est mon Toinou qui vient de naitre.

On me le montre quelques instants, j'ai le temps de remarquer qu'il ressemble à son père et puis ensuite on l'emnène. Je demande à zhom de le suivre et ne pas le lacher une seconde.

Là je m'effondre… tremblements… perte de connaissance, je sais plus trop.

Je reprends mes esprits en salle de réveil, zhom m'attend avec notre fils dans les bras, il sent bon le shampooing pour bébé et me regarde avec de grands yeux surpris.

Il est magnifique.

On me le met au sein mais je suis tellement fatiguée que je ne me concentre pas du tout là dessus, j'ai envie de dormir et de récuper un peu.

Je change ensuite de service et j'intègre ma chambre. Par chance Antoine me laisse dormir et ne pleure pas du tout pendant cette toute première nuit.

Le lendemain, je m'applique à le faire têter au sein mais lui aussi est très fatigué et étant né en avance, il ne maitrise pas le reflexe de suscion.

J'ai très peur de ne pas réussir l'allaitement, je veux absoluement y arriver j'ai déjà pas eu la joie de voire naitre mon fils je veux au moins réussir quelque chose.

Pendant plusieurs jours c'est une vraie galère l'allaitement, je passe par des phases de doutes terribles.

Un matin je m'effondre totalement, j'ai mon fils dans les bras assise dans un fauteuil et je pleure toutes les larmes de mon corps… Comment est-ce possible de tout rater ?

Heureusement une puer et une aux de puer arrivent et comprennent mon désarroi. Elles m'interrogent sur mes motivations et lorsqu'elles sont sures de moi la puer prend Antoine dans ses bras face à elle et lui dit "Bon Antoine c'est maintenant qu'il faut coopérer, toi et ta maman avez besoin de réussir, tu dois apprendre à têter maintenant, tu peux le faire, arrête de nous faire peur." Pendant tout ce temps mon petit bonhomme la regardait fixement et ne bronchait pas.

Miracle, il parvient à têter dans la journée et reprend du poids le lendemain… C'est gagné !!!

Je rentre à la maison avec des douleurs au bas ventre encore bien présentes, avec pas mal de peurs et surtout une grande tristesse.

Certe mon fils va bien et moi aussi, certe j'ai réussi mon allaitement (et je vais continuer pendant 7 mois et mon Toinou poussera comme un vrai champignon) … MAIS…

Il me manque un bout de l'histoire… J'aurais tant voulu le sentir franchir le bassin, le saisir, le sentir encore tout gluant sur mon sein, voir son père couper le cordon…

J'ai aussi cet horrible sentiment de ne pas être totalement sure que ce bébé qui est près de moi est vraiment le mien.

Si mon mari ne l'avait pas suivi partout je crois que j'aurai toujours eu cet horrible doute : mon fils aurait pu être échangé avec n'importe lequel autre, je n'y aurai vu que du feu…

Sans compter sur cette vilaine balafre qui me dégoute toujours un peu…

Je ressens moi aussi une certaine trahison du corps…

J'ai déjà tellement souffert à cause de ce même corps, j'attendais (à tort certe, je l'ai compris trop tard, un enfant ne nait pas pour réparer ses parents).
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91038
b
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