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Césarienne en urgence

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Dpa prévue le 05 décembre. Dernière visite avec gynéco et SF samedi 18 novembre : bébé soi-disant gros : environ 3kg500 il reste encore 2 semaines, faut-il provoquer ? L'accouchement sera difficile, voir une césarienne… ils me paniquent un peu !

Aucune contraction, col très postérieur, alors acuponcture pour faire avancer les choses… suivie d'1 monitoring pendant 1h, là, ils s'aperçoivent que le rythme cardiaque du bébé fait des chutes (normal entre 120 et 140 puls/minute, il descendait parfois à 90 puls/mn).

Inquiets, ils me demandent de revenir le dimanche refaire un monito : idem, problème du rythme.

Du coup, je dois y retournée le lundi matin, avec ma valise, pour provoquer des contractions pendant plusieurs heures afin de voir comment le rythme du bébé réagit pendant les contractions et ça semble aller mieux cette fois.

Je reste malgré tout hospitalisée, et là les vrais contractions apparaissent, dans la nuit du lundi 20 nov au mardi 21… je déguste de + en +…

Mardi matin, le col est à 2 doigts, soit 3 cm… ça n'avance pas, toujours sous monito, le coeur du bébé refait des siennes…

À midi, ils m'emmènent en salle de travail, le col n'a quasiment pas bougé, il restera à 5 cm… on me perce la poche des eaux, la péridurale à 13h30, (quel BONHEUR contre la douleur !!! ) mais au bout de 10mn, je me sens mal, chute de tension à 8, chute de mon rythme cardiaque, et là, plus rien sur le monito du bébé. Grosse panique, gynéco arrive en courant, on me met sous oxygène, sur le côté gauche et le rythme repart… ouf…

Du coup, ils décident de mettre un capteur directement sur la tête du bébé, pour être sûr de bien "capter".

Le gynéco commence à parler d'une éventuelle césarienne, mais j'y crois encore…

Quelques minutes + tard, la SF tente de replacer le capteur car on entend mal le coeur du bébé et là son coeur est monté brutalement à + de 190 puls par minute.

Donc, plus le choix, plus le temps d'attendre, c'est une urgence. Tout s'écroule pour moi : 7 ou 8 personnes débarquent en courant ds la salle de travail, on me rase, on me place une sonde urinaire et je ne sais quoi d'autre, mon mari est tétanisé, je suis en crise de larmes et on m'emmène au bloc.

Re-péridurale, je ne sens plus rien des seins jusqu'au orteils, et là, quelques minutes plus tard, j'entends malgré tout mes sanglots, les 1ers cris de mon bout de chou !

Je pleurs encore et toujours, je ne sens rien, j'étouffe, c'est affreux, même si je n'ai quasiment aucune douleur, je suis dégoutée.

Quelques minutes après, la sf m'ammène mon petit bonhomme, en pleine forme, tout beau, adorable, et je file en salle de réveil.

Là, coup de chance, j'étais seule, donc ils m'ont redescendu mon bébé après les 1ers soins, avec le papa et là j'ai recraqué à nouveau, de bonheur, et de soulagement.

Ils me diront après que le bébé était coincé en biais ds mon bassin, il ne pouvait pas descendre, c'est pour ça que le col ne s'est pas dilaté, malgré les contractions. Le bébé n'aurait jamais pu sortir naturellement. Mon mari m'a dit qu'il avait sur le crâne les marques de mes os du bassin, tellement ça avait forcé…

Tout se termine très bien pour Noah, son papa et moi, mais le + difficile était après, quand tu es au lit pendant 2 jours, que tu dois appeler pour qu'on te donne ton bébé, que tu ne peux pas t'en occuper seule, tu es assistée.

Heureusement, mon mari s'est occupée de lui comme un pro : bain, soin du cordon, couches etc… avant que je puisse me lever.

Là j'ai vraiment déprimée, j'étais une mauvaise mère : pas d'accouchement normal, incapable de m'occuper de lui… ça a été vraiment dure.

Je me sens mieux depuis mon retour chez moi, il y a une semaine. Même si des larmes coulent parfois encore, de fatigue et de baisse de moral, c'est des coups de baby blues !

Enfin, notre bébé est adorable, magnifique ! Ça valait le coup, et aujourd'hui, je n'ai plus "honte" d'avoir eu une césarienne (il y en a eu plusieurs le temps de mon séjour à la mater, ça "rassure" aussi quelquepart…) , la vie de mon petit bout en dépendait.
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51804
b
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