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Je me souviens toujours du jour de mon accouchement.

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Il est 7h00, j'ouvre un ? Il, je me questionne, j'ouvre le second, c'est bien ça : je suis en train de perdre les eaux ! Je me demandais bien ce que ça pouvait faire de perdre les eaux (pour ma première fille, j'avais tout de suite eu les contractions de travail sans jamais perdre les eaux). Je me lève, je vais aux toilettes, ma culotte est mouillée et il semblerait qu'il y ait un léger filet d'eau qui coule quasi-continuellement, moi qui pensait être trempée, comme inondée par un seau d Je vais réveiller mon mari pour lui indiquer que nous devons nous préparer ? J'avais lu quelque part qu'il fallait partir à la maternité dans l ? Heure qui suivait la perte des eaux : juste assez de temps pour finir mon b ? Uf bourguignon, faire quelques rangements et m ? Habiller. Je réveille également ma petite s'ur pour lui annoncer notre départ et la rendre garante d'Emma pour la journée ! Je m'installe au volant, mets un sac sous mes fesses (le détail qui tue) et nous voilà partis de bonne heure, donc échappant aux éternels bouchons parisiens pour les urgences de C*******. Il est 8h15 quand l'infirmière de garde nous prend en charge. Elle me fait la fameuse blague à laquelle je m'attendais : "vous êtes sûre de ne pas avoir fait pipi ? " , prend mes papiers pour faire l'inscripion et me fait patienter en salle d'attente. A 8h30, je suis rapidement prise en charge par une autre infirmière qui prend ma tension, ma température et mon analyse urinaire, classiques aux urgences obstétriques. Rapidement, ne fut pas le leitmotiv de cette future matinée ? En effet, suite à ces petits examens de routine, j'attendrais quelques ? Heures dans la salle d'attente ! D'abord qu'une sage femme se libère pour m'ausculter, puis qu'une autre vienne me faire passer un monitoring, etc. La première m'annonça que mon col était fermé, que ce jour ne serait certainement pas celui de mon accouchement, et que si j'avais perdu les eaux, il s'agissait sans doute d'une infection qui m'obligerait à rester hospitaliser, me faisant certainement passer par une césarienne le lendemain ! Je m'effondre ! J'étais plutôt sereine jusque là, mais l'idée d'une autre césarienne me réduit à néant ! On me fit une prise de sang pour s'assurer (ou pas) de l'infection en question et j'attendis les résultats en passant un monitoring ; puis je repassai en salle d'attente où je continuais de perdre les eaux sur le siège sans que personne ne soit choqué ? Les sièges sont en plastique dur, ça doit se laver facilement ! Cette fois-ci, j'attendrai plus d'une heure que ma chambre soit "prête" - faire un lit demande beaucoup de minutie et d'attention ! Nous décidons finalement d'aller faire un tour dans les jardins de l Nous revenons à 12h. Les résultats d'infection étaient revenus : négatifs et ma chambre était bientôt prête ! Lorsque je pus enfin la gagner, je savais que j'avais bel et bien des contractions dites de travail depuis une bonne heure, vous savez, celles qui vous tire dans le dos jusqu'au rein ; qui plus est, toutes les deux minutes trente quasi tapantes ! Mon mari demanda à l'infirmière qui m'apportait un plateau repas (sans que je l'ai demandé : waouh ! ) s'il était possible de m'examiner à nouveau. Celle-ci lui répondit avec un sourire narquois qu'il n'y avait pas lieu que l'on me réausculte puisque mon col était fermé quatre heures plus tôt ! Je fus tellement atterrée que je ne fis rien d'autre qu'écarquiller les yeux ! A 13h30, les contractions étant toujours aussi douloureuses, je me permis d'aller dans le couloir chercher moi-même une sage-femme. Elle m'examina, finit certainement de rompre ma poche puisque j'inondai pour de bon cette fois-ci sa table d'examen et m'annonça que le travail avait commencé (sans rire ? ) , que j'étais dilatée à trois centimètres. Il fallait trouver un brancardier pour m'amener en salle de naissance ? Ça faisait des heures que j'attendais, mais là, il fallait que je me déplace en fauteuil maintenant, comprenez-vous ! Désormais, je passais dans un autre univers : celui de la naissance où mes interrogations, mes demandes ou mes craintes seraient enfin prises en compte par un personnel des plus agréables ! Je fus donc amener en salle de naissance 1, la plus grande, avec une gigantesque baignoire (pour le pré-travail ou celles qui souhaitaient accoucher dans l'eau surement, je ne sais pas vraiment, je n'ai fait aucun cours de préparation, ni aucun projet de naissance, j'allais découvrir cet environnement en ce jour) , une corde, un poste cd-radio (dommage, je n'ai pas pris de musique ? ) et de magnifiques matériels tout ressens. Une première sage-femme, toute douce et gentille vint me voir, m'expliquer les quelques recommandations de base, me donner une superbe chemise de l ? Hôpital et m'installer sur ce beau et grand lit. L'anesthésiste ne tarda pas à venir me poser la péridurale et me donner une pompe pour que je gère moi-même ma dose d'analgésique. Ma jambe gauche s'engourdie très rapidement, mais je sentais toujours et quasiment à la même intensité les contractions. Il s'avéra que la péridurale était mal posée, on tenta de retoucher juste au cathéter de me mettre dans d'autres positions pour que le produit coule, mais rien n'y fit : la péridurale était inefficace et il fallait la reposer ! Le second essai fut le bon ; restera du premier que je garderai ma jambe gauche engourdie jusqu'à la fin : je pouvais la redresser, mais pas la lever ? Quelle drôle de sensation de ne pas pouvoir faire faire ce que l'on veut à une partie de son corps, mon cerveau ordonnait bien, mais ma jambe ne souhaitait obéir ? Une fois l'analgésique posé, le travail avançait beaucoup moins vite, la sage femme qui venait m'examiner me disait que tout était bien, que ça avançait, que la petite était en parfaite position, etc. Mais je savais que c'était un peu longuet quand même, surtout que je n'avais mis que quatre heure pour être en dilation complète pour ma première fille ? A 21h, une seconde sage femme (changement de service oblige) vint me voir et me signifia que tout était bon pour que nous passions désormais à la phase d'accouchement. Pas de panique, néanmoins, je réitère, je n'ai pas fait de cours, saurai-je pousser convenablement ? Elle me rassure et me dit que nous verrons au fur et à mesure. Massage du périnée à l ? Huile de pépin de raisin (oui, oui) et voilà la première contraction : "prenez votre respiration à fond, poussez, poussez, poussez et relâchez ! " . "Parfait, me dit-elle, vous faites très bien" . Pas le temps de dire "ouf" , qu'une autre contraction arrive, on recommence, trois fois de suite cette fois-ci, car il s'agissait d'une grande contraction. Pendant trois quart d ? Heure, je poussais, on me complimentait (si, si) , je tombais dans les vapes sous l'effort quatre fois, mais toujours plus vaillante ensuite ? Seulement au bout du compte, la sage femme m'annonça que mon bébé était un "chouille" coincé, juste à l'entrée, qu'il était préférable d'appeler le médecin. Pour la première fois de la journée, je fus prise d'un vent de panique, je ne voulais pas la ventouse, ou les forceps ou quoi que se soit du genre ! Je dus me résigner, et désormais il fallait aller vite. On me posa donc les spatules dites de Thierry et je dus pousser encore quelques vingt minutes avant d'avoir ma puce posée sur ma poitrine ! Dieu que c'est bon ! Dieu qu'elle est belle ! Elle ne ressemble pas à sa s'ur ! Telle fut ma première réflexion à haute voix qui fit sourire tout le personnel médical ! Quelques minutes plus tard on la reprit, pour lui enlever le plus gros de son vernix, lui faire un prélèvement gastrique (on craignait toujours l'infection par rapport à ma rupture de la poche des eaux précoce et parce que j'étais légèrement fiévreuse depuis le début de la journée) et la couvrir avant de me la redonner. Quelle belle sensation que d'avoir son enfant près de soi après tous ces efforts ! Il fallut néanmoins attendre encore presque deux heures avant de pouvoir réellement me détendre, le temps de recoudre l'épisiotomie pratiquée et les deux ou trois déchirures effectuées. Nous pûmes ensuite passer presque deux heures rien que tous les trois, avant que je regagne ma chambre.La journée ne s'est pas déroulé des plus simplement qu'il soit, néanmoins, elle restera gravée à vie dans mon c'ur, j'ai eu un accouchement par voie basse comme je le désirai, duquel naquit ma seconde fille, ma seconde merveille que j'aime déjà si fort !
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149133
b
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