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La naissance de Sacha, ma fille, est un exemple ...

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Ma grossesse a été un long cheminement à la découverte de mon corps et de l'enfant qui l ? Habitait. Au fur et à mesure des mois, je découvrais la mère que je voulais être et j'apprenais à faire confiance à mon bébé pour naître et à mon propre corps pour l'y aider. De lectures en réflexions, écoutant ça et là des récits d'accouchements volés par des protocoles hospitaliers, je prenais conscience de ce que je voulais éviter pour mon bébé et moi-même. Je ne voulais pas d'un accouchement attachée à une table les jambes en l'air, qu'on me dise quand pousser, qu'on me monte sur le ventre ou qu'on me découpe, je ne voulais pas qu'on me sépare de mon bébé à sa naissance, qu'on lui passe une sonde dans la gorge, qu'on lui étire les jambes ? Quand j'ai contacté Charlotte, je voyais la doula comme un tampon entre nous ? Mon homme, le bébé et moi ? Et un corps médical englué dans des protocoles ? Puis, j'ai rencontré une femme humaine, capable d'écouter les angoisses et les peurs que cette maternité éveillée chez moi, respectueuse de mon passé, de mon histoire et de mes blessures.Le 15 février au matin, je suis réveillée par de petites vagues douloureuses dans le bas des reins ? Ça ressemble a des contractions. Je prends un bain et elles se calment, je me dis que ce n'est pas pour aujourd ? Hui. Pourtant, tout au long de la journée, elles reviennent irrégulièrement. A trois heures de l'après-midi, je perds le bouchon muqueux mais les contractions sont encore trop espacées pour que je m'affole plus que ça. Je me dis juste que ça ne va probablement pas tarder. En fin d'après-midi, les contractions deviennent plus violentes. Je reprends un bain. Cette fois-ci, cela n'arrête pas les contractions. En ressortant, elles sont moins douloureuses mais se sont rapprochées. Elles reviennent à peu près toutes les dix minutes.A huit heures et demi, j'appelle Charlotte. Elle me demande si je préfère partir à la maternité tout de suite pour qu'elle m'y rejoigne ou si je veux rester encore à la maison pour y avancer le travail. Je préfère rester le plus longtemps possible chez moi.Pendant deux heures, elle va me masser le dos pour atténuer les douleurs, elle va m'aider à gérer les contractions en accroupissant tout en m'accrochant à son cou, m'aider à me connecter avec mon bébé pour mieux accepter cette douleur, me rappeler de me reposer entre les contractions. "La contraction, c'est le temps du bébé mais le temps entre les contractions appartient à la maman" me dit-elle. Grâce à elle, moins qui suis plutôt du genre limace stressée, je suis assez détendue et énergique pour aller promener mon chien en plein travail tandis que mon mari installe le siège auto dans la voiture (il sait que si tout va bien je veux sortir de la mater dans les 12 heures suivant l'accouchement). Au retour à la maison, la petite balade a eu l'effet escompté : le travail est vraiment en train de s'accélérer, j'ai moins de trois minutes de répit entre chacune d'entre elles et elles sont beaucoup plus douloureuses. Le temps de préparer les dernières affaires et de déposer le chien chez mes parents et nous nous engageons sur le périf ? Sous une pluie battante. Vers une heure du matin, nous arrivons à la maternité. Je suis vraiment pliée en deux. Charlotte me rassure, me rappelle qu'en fin de travail, il y a un moment de désespérance et me dit que c'est plutôt bon signe et que le bébé ne va sûrement plus tarder. Nous entrons en salle de naissance ? Je peux à peine bouger. Quand la sage-femme me demande de m'allonger pour m'examiner, je lui dis que je n'y arrive pas. Elle me propose de me mettre à quatre pattes, cette position est beaucoup plus supportable. Je ressens aussitôt comme une décharge électrique et de l'eau coule entre mes cuisses ? La poche des eaux vient de se rompre et la sage-femme me dit que le bébé est en train dLe moment de la mise au monde reste très irréel. Les souvenirs me reviennent par bribes. Je pense avoir été dans une sorte de transe, il me semble que la douleur m'a transcendé et que j'ai transcendé la douleur. Dans ces instants, Charlotte m'a permis de ne pas perdre pied. C'est accroché à son épaule et à celle de mon mari que j'ai mis au monde mon fils. Elle m'a aidé à ne pas avoir peur et à ne pas oublier qu'au-delà de la souffrance je vivais les plus beaux et le plus instances minutes de ma vie : la naissance de mon enfant. Elle me répétait : "C'est ton bébé ? Il ne te fera pas de mal ton bébé ? " Elle m'a aidé à gérer mes cris pour qu'ils accompagnent le bébé et surtout elle m'encourageait à garder confiance en mon corps, en mon bébé et à notre faculté de vivre ce moment en me renvoyant une image positive de moi, en me disant que j'étais forte, en me soutenant tout le long de l'accouchement. Elle m'a encouragée à toucher la tête de mon bébé avant sa sortie et je n'oublierai jamais le contact e mes doigt avec le sommet de ce petit crâne prêt à jaillir vers la lumière, comme reste gravée dans ma mémoire l'image de cette petite tête sortant le mon corps et se retournant pour faire passer ses petites épaules et son tout petit corps ? Cette vision magique m'accompagnera dans tous les moments que je passerai avec mon fils. Grâce à Charlotte, j'étais assez sûre de moi pour attraper mon bébé à sa sortie. Je me sentais forte, j'étais une mère et non une patiente, j'avais accouché de mon fils et si j'avais été soutenue et accompagnée dans ces instants, personne ne m'avait accouchée et cette force me permet de faire face aux moments difficiles de la maternité.Mon bébé est né à 1h55 le 16 février 2006, une demie heure après notre arrivée à la maternité.Il a poussé aussitôt son premier cri et a fait glorieusement un petit pipi montrant à tous qu'il était déjà fier de sa virilité. Son papa était au bord des larmes en découvrant ainsi qu'il avait un fils.Je n'ai pas été séparée un seul instant de mon bébé. Il n'a pas été sondé, trituré ou baigné. Les sages-femmes ont attendu deux heures pour la pesée et je l'ai accompagné. Pendant ces deux premières heures, j'ai souhaité que Charlotte reste à nos côtés. Elle a accompagnée en douceur la première tétée. Je l'ai entendue chanter tandis que mon petit Sacha découvrait lentement le sein de sa maman, le léchouillant tout d'abord avant de téter goulûment avec toute la force de ses petites mâchoires.Nous sommes sortis de la maternité le jour même pour découvrir notre fils en couple dans notre maison avec juste un sage-femme venant nous voir les premiers jours. Depuis telle une mère expérimentée, Charlotte est toujours à l'écoute dans les moments de doute ? Mais ça c'est déjà une autre histoire. J'ajoute en plus le projet de naissance que j'avais déposé pour Sacha… Refusé dans la mater où j'étais inscrite, mais le chef de service nous a orienté vers une mater plus respectueuse et j'ai pu changer de mater à un mois de l'accouchement et avoir un super accouchement (même si pour BB2 j'espère pouvoir faire un AAD) : PROJET DE NAISSANCE DE M. ET MME E… ENTRE : M. Et Mme E… et M. Et Mmes les sages femmes, médecins, puéricultrices, Date théorique de l'accouchement : 2 mars 2006 Nous avons choisi votre hôpital pour accueillir notre premier enfant. Afin de vivre un accouchement qui ressemble le plus possible à ce que nous souhaitons, nous avons créé ce projet de naissance. Nous aimerions que ce document soit joint à notre dossier médical afin que l'équipe médicale présente lors de l'accouchement puis du séjour à la maternité puisse avoir connaissance de nos désirs. Nous espérons que vous l'accepterez, et que nous pourrons ensemble établir une relation de confiance. Nous comprenons bien que dans certaines circonstances, ce plan ne puisse pas être suivi à la lettre et faisons bien entendu confiance à l'équipe médicale pour prendre les décisions nécessaires à la survie de la mère ou de l'enfant.Conduits par cette grossesse à une réflexion sur les diverses procédures d'accouchement, nous avons fait des choix quant au déroulement de cette prochaine venue. Ces choix sont le fruit d'une mûre réflexion et de nombreuses recherches. Nous avons particulièrement tenu compte des recommandations de l'OMS et notamment sa classification des pratiques utilisées pour un accouchement normal.Le point le plus important à notre sens reste l'accord nécessaire et la présence du père et/ou de la mère pour tous actes médicaux et soins pratiqués sur la mère et sur le bébé, conformément à l'article L111-4 du Code de la santé publique : "Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. Lorsque la personne est hors d'état d'exprimer sa volonté, aucune intervention ou investigation ne peut être réalisée, sauf urgence ou impossibilité, sans que la personne de confiance prévue à l'article L 1111-6, ou la famille, ou à défaut, un de ses proches ait été consulté." Même si nous reconnaissons dans les situations critiques les connaissances de l'équipe médicale sont vitales et celle-ci peut être amenée à agir dans l'urgence.Dans l'attente de votre collaboration, nous vous prions de recevoir, Mesdames, Messieurs, nos salutations distinguées. LE TRAVAIL* Je souhaite être accompagné de mon mari ainsi que d'une Doula, Charlotte F., tout au long de mon accouchement, conformément aux recommandations de l'OMS pour un accouchement normal (chapitre 4.9). * Tant que cela ne présente pas de danger pour le bébé, je souhaite éviter tout déclenchement (par décollement des membranes, perfusion d) même en cas de dépassement du terme.* Dans la mesure où il n'y a aucun danger ni pour la mère ni pour le bébé, je ne veux pas que le processus physiologique soit accéléré ou ralenti par intervention médicale (décollement des membranes, rupture de la poche des eaux, injection d'ocytocine ou autre). * Je souhaite rester mobile pendant le travail et pouvoir bénéficier de tout objet pouvant m'aider à améliorer mon confort (baignoire, ballon ? ) Dans cette optique, je souhaite que le monitoring soit intermittent et non continu et éviter toute perfusion (placer juste une voie d'accès en cas de nécessité). De même, je ne veux pas de sonde urinaire.* Je ne souhaite pas avoir recours à une péridurale. J'accepte d'utiliser des remèdes homéopathiques, de recourir à l'acupuncture ou à des massages, en tant que méthodes pour faciliter le travail avec le soutien et les conseils de la sage-femme qui accompagnera l'accouchement.* Je désire le moins d'examens internes possibles et je ne veux pas être rasée.* Je souhaite être libre de manger et surtout de boire, conformément aux pratiques recommandées par l'OMS. L'ACCOUCHEMENT* Je désire adopter la position de mon choix.* Eviter l'épisiotomie par tous les moyens (accompagnement de la mère, changement de posture, respiration ? ). Une déchirure est préférable à l'épisiotomie. Avant toute intervention de ce type : prévenir et expliquer à la mère et/ou au père pour avoir leur accord, conformément au Code civil : "Il ne peut être porté atteinte à l'intégrité du corps humain qu'en cas de nécessité thérapeutique pour la personne. Le consentement de l'intéressé doit être recueilli préalablement, hors le cas où son état rend nécessaire une intervention thérapeutique à laquelle il n'est pas à même de consentir" (Art. 16-3 et 16-1). * Je ne souhaite pas qu'on m'appuie sur le ventre sauf en cas de détresse foetale.* Je souhaiterais que le placenta soit expulsé naturellement sans manipulation externe ou interne sauf en cas d ? Hémorragie et nous voudrions éviter la révision utérine. LA PLACE DU PERE* Respect de ses souhaits (entrée, sorties, voir ou non, couper le cordon ou non). * Si incapacité de la mère à s'occuper du bébé : priorité donnée au papa (soins, peau à peau souhaité ? ). * Si l'accouchement se termine tard dans la soirée, nous souhaiterions que le père puisse rester la 1ère nuit.* Soins et bains du bébé en présence du père durant toute la durée de l ? Hospitalisation. LA NAISSANCE* Dès la naissance de l'enfant : peau à peau et première mise au sein (bébé déposé sur le ventre pour monter jusqu'au sein dans la demi-heure suivant la naissance, conformément à la 4ème des "Dix conditions pour le succès de l'allaitement maternel" de la déclaration conjointe OMS/UNICEF). Au lieu du bain, nous souhaitons que le bébé soit simplement essuyé et recouvert d'une couverture pour ne pas retarder la mise au sein. L'Apgar peut être effectué tandis que bébé est sur le ventre de la mère.* Nous ne voulons pas que le cordon soit coupé ou pincé avant qu'il ne cesse sa pulsation.* Nous souhaitons rester seuls avec le bébé pendant quelques temps pour pouvoir profiter de cette première rencontre.* L'examen, la pesée peuvent attendre quelques heures, et nous souhaitons qu'ils se fassent à notre contact. Dans la mesure où tout va bien, nous souhaitons avoir l'entière responsabilité des soins de notre bébé, et qu'aucune manipulation intruse (sondage, aspiration, gouttes dans les yeux, injections…) ne soit pratiquée. L'HOSPITALISATION* Je souhaite garder mon bébé avec moi 24 heures sur 24, y compris la première nuit, et que l'allaitement soit conduit à la demande.* Ne donner aucun complément au bébé. S'ils s'avèrent indispensables, ils pourront être donnés, après accord des parents, à la cuillère ou à la tasse mais pas au biberon afin d'éviter toute confusion sein/tétine. Ne donner aucune tétine au bébé. Aucune substance ne doit être administrée à notre bébé (médicaments, vaccin, alimentation, vitamines, eau sucrée…) sans notre accord préalable.* Soins et visites pédiatriques du bébé toujours accompagnés du père et/ou de la mère. Utilisation de crème EMLA pour les soins douloureux (comme le Guthrie). * Dans la mesure où l'état de la mère et de l'enfant le permet, je souhaiterais bénéficier d'un suivi de couche à domicile.* Pour le traitement de douleurs éventuelles (déchirure, césarienne) fournir des traitements compatibles avec l'allaitement. EN CAS DE CESARIENNE* La césarienne ne doit être accomplie qu'en dernier recours.* Si la césarienne devenait nécessaire, je souhaite assister à la naissance grâce à une anesthésie locale, la main dans celle du père qui sera bien entendu assis hors du champ stérile.* 1ère mise au sein dès la naissance ou dans les 2h.* Rôle important donné au père dans les soins et peau à peau souhaitable.* Place du bébé dans la chambre quand même. EN CAS DE PREMATURE* Si possible, peau à peau avec le bébé avant la mise en couveuse.* Je souhaite allaiter mon bébé ou que mon lait soit tiré pour lui et qu'il soit donné à la cuillère ou à l'aide d'un dispositif d'aide à la lactation.
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