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Ma chérie, Pour comprendre l'importance de ta naissance, il faut revenir deux ans en arrière, à celle de ta soeur. En août 2006, je passe ma troisième et dernière échographie et on m'annonce que mon bébé est en siège décomplété ; s'il ne se retourne pas, il est possible que je sois césarisée selon les mesures de mon bassin. Mon terme est le 8 octobre, j'ai encore le temps. A ce moment là, je ne m'imagine même pas cette solution ; pour moi, elle passera. Mais voilà, rendez-vous gynéco et pelvimétrie prescrite ; il me reparle de césarienne. C'est là que je prends réellement conscience de la situation et que mon calvaire psychologique commence ; je ne veux pas de césarienne et je commence à pleurer ; je pleurerai tous les jours qui ont précédé la naissance de ta soeur et la plupart des six mois qui l'ont suivie.A ce moment là, pourtant, je me raccroche au fait que j'ai encore une chance d'accoucher par vb si mon bassin est normal ; vu ma corpulence, il y a de grandes chances pour que ce soit le cas.Le jour de la pelvimétrie, il est convenu que je monte voir ma sage-femme pour commenter les résultats ; le scanner passé, je vais donc la voir avec mes résultats et elle appelle l'interne de garde ; j'attends, soucieuse, qu'il arrive. Une jeune femme se présente à moi et, à sa tête, je vois que quelque chose cloche ; pour elle, j'ai un bassin limite mais elle a déjà fait des vb avec de tels bassins, donc ça devrait être possible. Elle me promet d'insister sur mon dossier pendant le staff et moi, je prends rendez-vous avec mon gynéco pour savoir ce qu'il en est.Le rendez-vous arrive, j'attends, livide et le verdict tombe, sans appel, ce sera une césarienne ; il manque 3mm de transverse médian et il ne veut pas prendre le risque d'une vb. Je suis sous le choc, complètement sonné, mon rêve s'écroule pour trois putain de même. Et pour couronner le tout, ce cher gygy m'annonce gentillement que mes prochains accouchements seront donc aussi des césariennes… mais que je peux en avoir quatre, quand même… le tact médical ! La césarienne est programmée pour le 25 septembre.Je n'en veux pas… cette réaction peut paraître excessive, disproportionnée mais pour moi, c'est une horreur, je n'arrive pas à me faire une raison. Pourquoi je n'en veux pas ? Parce que je veux que mon chéri soit près de moi pour faire connaissance avec l'enfant qu'on a conçu et attendu à deux ; parce que je veux pouvoir l'avoir sur mon ventre dès sa naissance et ne plus la quitter ; parce que je ne veux pas rater ses premières heures de vie en attendant en salle de réveil ; parce que je ne veux pas qu'on l'a sorte brutalement de mon ventre alors qu'elle ne l'a pas décidée… en plus, la clinique est en pleins travaux et les salles d'opération ne sont pas dans le même batiment que la maternité ; je ne serai donc ni avec mon chéri, ni avec mon bébé jusqu'à ce que qu'on me ramène, ce qui peut prendre du temps vu la désorganisation actuelle… les jours qui suivent sont une horreur, je n'arrête pas de pleurer et j'attends le jour j comme si j'allais à l'abattoir.Le 16 septembre, ton papa et moi décidons d'aller acheter un camescope numérique pour qu'il puisse filmer les premières heures de vie de ta soeur et que je les vois au moins sur écran. Nous courrons les magasins pour comparer les différents produits. Nous rentrons manger à la maison et ton papa repart en ville tout seul car moi, je suis fatiguée. Seulement voilà, une pause pipi et là, surprise, je perds les eaux. J'appelle donc ton papa pour le prévenir que ta soeur a décidé de nous rejoindre plus tôt.Après avoir fini ma valise, nous partons à la maternité où j'aurais donc une césarienne en " urgence " . Dans mon malheur, j'ai eu un peu de chance dans la mesure où : on n'a pas choisi ta date de naissance à ta place, c'est toi qui a décidé, les césariennes d'urgence sont dans le même bâtiment que la maternité, il y avait peu d'accouchement ce jour-là et j'ai pu te voir dès la sortie du bloc (une heure après ta naissance quand même) ; ton papa, toi et moi avons été installés dans une chambre de surveillance.MAIS : ton papa n'était pas présent quand tu es née, je n'ai pas pu te serrer dans mes bras, je t'ai vu quelque secondes à peine avant qu'ils ne t'emmènent, il me manquera toujours cette heure de séparation, et surtout, il restera toujours au fond de moi ce sentiment de t'avoir fait du mal ; et oui, je suis certaine que toi aussi, tu as très mal vécu ta naissance, le hurlement que tu as poussé en sortant me le confirmera toujours ainsi que ceux que tu as poussé tout au long de la nuit qui a suivie. En mai 2008, quand je tombe enceinte, une chose est sûre, si tu es bien placée, je n'aurai pas de césarienne. Je ferai tout ce qu'il faut, mais tu naitras par voie basse. Depuis la naissance de ta soeur, je me suis beaucoup renseignée sur les AVAC, j'ai lu des centaines de récits d'AAD (mon rêve…) et d'AVAC, de documentations médicales etc… je sais que je vais devoir me battre contre le corps médical mais je suis prête. Mon premier rendez-vous chez mon gynéco marque le tempo : " vous avez eu une césarienne pour votre première, ce sera donc encore une césarienne " me dit-il tout simplement. Je précise que j'ai gardé le même gynéco qui m'avait suivie pour le dernier trimestre de ma première grossesse et qui m'a césarisée ; j'ai fait ce choix, justement pour qu'il suive ma deuxième grossesse et que j'ai le temps de lui faire accepter l'AVAC, choix que je ne regrette pas car il aura fallu les neuf mois. En effet, à chaque rendez-vous mensuel, il me repettait que j'aurai donc une autre césarienne et moi, invariablement, je lui répondais : NON.Ce n'est qu'au rendez-vous du neuvième mois qu'il a compris et m'a dit : " vous ne voulez pas de césarienne, c'est ça ?  " " OUI, vous avez tout compris !!  " " d'accord, on fera donc une épreuve utérine MAIS courte, pas de stagnation de dilatation plus de deux heures sinon césarienne ; bonne engagement du bébé sinon césarienne ; vous devez accouchez avant terme sinon césarienne ; vous n'avez qu'une chance sur deux d'avoir une voie basse contre 8 sur 10 pour une personne normale etc, etc… Et surtout, péridurale obligatoire " au cas où il faille intervenir d'urgence " alors qu'il est bien connu qu'il vaut mieux se passer de péridurale (qui ralentit souvent le travail) pour mettre toutes ses chances de côté pour réussir un AVAC. J'ai donc optimisé mon rendez-vous anesthésiste et il a été convenu que j'aurai une péridurale que je pourrai doser moi-même ; si je n'appuie pas sur le bouton, pas de péri mais cathéter posé ; donc, tout le monde serait content. A ce moment là, j'avais quand même des doutes sur mes capacités à résister à une péri posée quand je serai en plein travail… " oui, oui " , c'est ça, on verra bien le jour J. Je te précise tout de suite ma chérie que, malgré cette volonté farouche de vivre un bel accouchement, je n'aurai pris aucun risque inconsidéré s'il y avait eu le moindre souci pour toi ; tu avais la tête en bas, tu étais de petite taille (suivi renforcé tout au long de ma grossesse pour risque de retard de croissance) et tout allait bien. Il n'y avait donc aucune raison pour qu'on ne se rencontre pas dans les meilleures conditions. A partir du 26 janvier, je commence à avoir des pertes glaireuses, comme pendant l'ovu qui deviennent assez liquides les jours suivants. Je demande à mes copinautes si ça peut être le bouchon muqueux même s'il n'y a pas de sang et elles me disent que oui. Je n'ai aucune contraction, bizarrement, alors que j'en ai eu beaucoup tout au long de ma grossesse mais j'ai l'intuition que ça travaille. Je sers les fesses car Franck doit passer son dernier oral le jeudi 29 janvier et ça n'est vraiment pas le moment que j'accouche ! Son oral passé, je me dis que c'est bon, je peux accoucher tranquillement ; d'ailleurs, au moment où il a passé la porte d'entrée, j'ai commencé à sentir quelque contractions. Mais voilà, ce même jour, ta grande soeur déclare la grippe, elle a un peu de fièvre et je te demande d'attendre encore un peu avant de sortir ; je fais bien car on passe une nuit blanche, théa est brulante et, le lendemain, elle plafonne à 40,5 de température. Le soir, elle va mieux et je te demande encore de bien vouloir attendre pour me laisser faire une bonne nuit… mais, là, tu ne m'écoutes plus ! Vers 1h du matin, je sens, dans mon sommeil, quelque contractions ; j'essaie de dormir quand même mais ouvre un oeil quand elles arrivent : 1h39, 1h49, 1h59. Je me dis, dans un demi-sommeil, que ça à l'air régulier mais je n'y crois pas trop, bizarrement, j'ai peur du faux travail. Puis théa se réveille et vient nous rejoindre dans notre lit ; je me lève et je me sens mouillée, j'ai du liquide sur la jambe mais rien ne dégouline vraiment ; je pense que ce sont encore mes pertes liquides des jours précédents qui s'intensifient.J'ai toujours des contractions et ne me sens plus bien dans le lit avec théa ; je vais donc m'installer sur le canapé pour être plus à l'aise. Les contractions sont toujours présentes, douloureuses mais je n'arrive pas à voir l'heure et je n'ai pas envie de me lever. Je les gère dans mon sommeil, m'étire, me mets à quatre pattes sur le canapé… Je dors entre chaque contraction. Cette nuit a vraiment été étrange car je ne me suis pas dit, ça y est, ça commence malgré les contractions douloureuses, je craignais vraiment le faux travail ; de toute manière, je voulais arriver le plus tard possible à la maternité le jour " J " pour qu'ils ne me stressent pas avec ma dilatation donc j'étais sereine, aucune panique.Le matin arrive et je me lève avec le jour ; debout, les contractions sont beaucoup plus faciles à gérer et j'ai l'impression qu'elles sont moins douloureuses et moins régulières ; j'ai l'impression qu'elles sont hyper espacées mais quand je regarde l'heure, je suis étonnée de voir qu'il n'y a que cinq minutes entre chaque.Vers 9 heures, franck et théa se réveillent ; je lui dis d'emmener théa chez ma mère pour qu'on aille faire un tour à la maternité voir ce qu'il en est. En fait, je veux surtout vérifier si j'ai perdu les eaux ou pas. Tout le monde se prépare tranquillement, moi je termine ma valise au cas où… je fais un bisou à ma " grande " et souffle à chaque contraction. Je ne suis bien qu'appuyer contre un meuble et plier vers l'avant.Vers 11h, Franck revient de chez ma mère et on part à la maternité ; heureusement qu'il n'y a que quelque kms pour aller à la maternité car gérer des contractions dans une voiture, c'est dur dur ! Vers 11h30, on est accueilli en salle d'accouchement par une sage-femme, Isabelle, qui me met sous monitoring et repart voir une autre maman sur le point d'accoucher ; avec ton papa, on regarde tes battements de coeur ; par contre, le monito n'enregistre pas l'intensité de mes contractions ; isabelle nous dira, à son retour, que c'est la position debout qui en est la cause. Ben oui, je ne supporte vraiment pas la position allongée.Vers 12h30, isabelle revient et m'explique qu'elle va m'examiner pour savoir si c'est bien le travail qui a commencé mais que, de toute façon, je resterai à la maternité car, sans être une urgence, ton tracé cardiaque montre que tu ne supportes pas trop les contractions. Je m'installe donc, sur le dos (aie, aie, aie) et elle m'examine. Verdict : dilatation à 4 cm, le travail a bien commencé et elle sent des cheveux sous ses doigts donc, poche des eaux percée. C'était donc bien le grand jour, pas de faux travail ! Aujourd'hui encore, je me demande quand est-ce que j'ai perdu les eaux… je pense que j'ai dû fissurer en début de semaine et vraiment percer dans la nuit, c'est pour ça qu'il n'y avait pas beaucoup de liquide. Mais ça restera un mystère. Mais voilà, je ne me réjouis pas encore car j'attends la bataille avec le corps médical ; vu ton tracé, je ne pourrai pas rentrer chez moi et je ne suis qu'à 4… Ma crainte se confirme vite car, après examen de mon dossier, la sf commence à me demander ce qu'on m'a dit sur la péri vu mon utérus cicatriciel ; je lui réponds que je suis informée qu'elle est obligatoire dans mon cas mais que j'aimerais qu'elle soit poser le plus tard possible pour ne pas ralentir le travail. Elle m'explique que c'est possible mais me fait comprendre que ce serait mieux de la poser maintenant car toutes les conditions idéales sont réunies : travail lancé et contractions gérables pour une pose plus facile. Je lui demande si, à ce stade, la péri peut ralentir le travail ; elle me répond que non mais, avec tout ce que j'ai pu lire, j'en doute. Elle voit que j'hésite et, à mon grand étonnement, n'insiste pas. Elle nous dit qu'elle va nous installer dans une salle d'accouchement. Depuis, je suis toujours sur le dos et je rêve de me relever ! Il est 14h.Je me lève et là, une contraction bien douloureuse arrive ; je laisse passer et me rhabille. Avant d'aller dans la salle, je passe aux toilettes et là, une deuxième contraction me scotche contre le lavabo… je rejoins franck dans la salle d'accouchement qui me dit que la sf nous laisse une heure pour décider pour la péri ; elle ne me met donc pas la pression que je redoutais tant… mais là, troisième contraction, je suis pliée en deux au-dessus du lit. Je dis à franck qu'elles sont plus douloureuses et hop, quatrième contraction :   " ça fait pas 5 mn là ?  " et il me répond " non, ça en fait 2 " . Ouille, juste le temps de dire ça qu'une autre arrive… je sens que ça s'accélère d'un coup, les contractions sont beaucoup plus longues, plus douloureuses et surtout, plus rapprochées ! J'ai l'intime conviction que ça va aller vite et lui dis d'appeler la sf ; il sonne et une autre sf, plus jeune, entre. Je lui dis que ça s'accélère et qu'il faut appeler l'anesthésiste si elle veut me poser la péri ; là, je n'oublierai jamais son attitude : elle me pose la main sur l'épaule et me regarde avec un petit sourire moqueur, l'air de dire " mais oui, c'est ça, toute pareille, elles veulent se passer de péri mais la réclame vite " . Je l'aurais bouffé sur place mais j'avais autre chose à faire… les contractions s'enchainaient toujours.Cette " gentille " sf me dit qu'elle va me préparer et qu'elle appellera l'anesthésiste après. A ce moment, je suis à semi assise sur la table d'accouchement, plutôt appuyée contre et je souffle tout ce que je peux ; entre deux, j'enlève mes habits et elle, elle prend son temps pour me poser les capteurs. Je vous passe les détails de la pose de la perf car je n'ai pas de veines (" détendez votre bras sinon je n'y arriverai pas " facile à dire quand vous n'avez plus de répit entre deux contractions, grrr ! ) mais elle y arrive enfin. A partir de là, je commence, sans m'en rendre vraiment compte, à pousser sur chaque fin de contraction ; la " gentille " sf qui, jusque là, ne me prenait pas au sérieux et n'avait même pas vu la rapidité de l'avancé du travail me demande : " vous avez envie de pousser madame ?  " je crois que je n'ai pas pu lui répondre tellement j'étais concentrée ; de toute façon, depuis que je suis appuyée sur la table, j'ai les yeux fermés et ne les rouvrirais quasiment pas jusqu'à la fin et je ne peux plus parler.Très vite, l'anesthésiste arrive avec Isabelle, la sf qui nous a accueilli ; elle, de suite, voit ce qu'il en est ; elle me rassure, me dit que si ça fait aussi mal c'est que ça va vite, m'aide à souffler… un vrai amour ! Je l'entends dire à mon chéri qu'elle n'a pas besoin de m'examiner pour savoir où j'en suis, qu'elle sait ce qu'elle va trouver. Je ne peux pas lui répondre. Malgré la douleur, je me rends quand même compte que, étant consciente que je suis en fin de travail, elle laisse quand même l'anesthésiste me poser la péri… je trouve ça bizarre mais pense que ça doit être à cause de ma césarienne ; les risques de rupture sont les plus importants au moment de l'expulsion. De toute façon, je lui fais confiance.Pendant ce temps, l'anesthésiste se prépare, j'ai l'impression qu'il n'en finira jamais !! Il me dit de le prévenir quand une contraction arrive, qu'on la laissera passer pour poser la péri ; mon chéri lui répond : " il va falloir faire vite alors !  " une fois la péri posée, le moment le plus dur suit : il faut que je reste allongée sur le dos le temps qu'elle fasse effet, HORRIBLE ! J'ai l'impression que le produit n'agira jamais et en même temps j'ai super peur de ne plus rien sentir après. Je pousse sur chaque contraction et ait bien failli faire perdre un doigt à mon chéri ! Petit à petit, je sens que les contractions deviennent plus supportables. Isabelle en profite pour m'examiner et m'annonce que ma puce est tout près, elle voit déjà les cheveux !! Elle commence à installer les étriers pour l'expulsion mais super chéri en action : " je ne crois pas qu'elle veuille accoucher dans cette position " ; qu'est ce que je l'aime !!! Moi qui croyait là encore, devoir me battre, je l'immense bonheur d'entendre isabelle me demander ce que je veux, si j'avais envisagé une position ; je lui réponds (merci la péri de m'avoir permis de retrouver la parole ! ) que j'avais prévu de laisser faire mon corps, qu'il me dirait comment je dois me mettre mais que maintenant, avec la péri, je ne sentirai plus rien… j'ai tellement lu que la position gynéco n'était pas bonne pour faciliter l'expulsion ! Elle me répond qu'il n'y a pas de cas général mais que toutes les positions sont envisageables sauf à croupi et que seul mon utérus est anesthésié, pas le bas de mon ventre ; elle me demande ce que mon corps me dit ? Je crois rêver devant tant de compréhension de sa part ! Et c'est vrai qu'à mon grand soulagement, je n'ai plus la douleur des contractions dans le ventre mais que je sens tout au niveau du bassin ! Je choisis donc d'essayer avec les étriers mais pas en position gynéco ; elle les abaisse juste pour me faire un appui et je commence à pousser ; je fais une série en soufflant mais ce n'est pas efficace ; elle me conseille de fermer les lèvres comme si je soufflais dans une paille ; c'est mieux mais pas encore ça, tu remontes après chaque poussée ; je finis donc, intuitivement, par pousser en " apnée " et là, je sens que tu avances vite ! La sf et mon chéri, toujours aussi présent, me félicitent et m'encouragent à pousser ; j'ai eu, je ne sais comment, l'idée de lui demander de ne pas couper ! Elle m'a répondu qu'il n'y avait pas de raison ; je ne sais pas combien de fois j'ai poussé, 3 ou 4 fois peut être et j'ai senti que ta tête sortait. J'entends : " ça y est, elle est là, venez la chercher !  " et là, le plus merveilleux des moments, celui que j'ai tant regretté de ne pas avoir eu pour ta soeur, je t'ai pris dans mes bras et serré contre moi ; on avait réussi ma chérie, envers et contre tous, on y est arrivé, ensemble, mon amour ! Tu n'as pas crié de suite, c'est la " gentille " sf, en t'essuyant énergiquement, qui t'a fait poussé ton premier cri mais qui s'est instantanément arrêté dès que tu es revenue te lover contre moi. C'est ton papa qui a eu droit au premier regard car tu étais sur le côté mais tu as très vite lever ta tête pour plonger tes beaux yeux bleus dans les miens ; moment magique et inoubliable qui m'a réconcilié avec la maternité et les accouchements. Les sf nous ont laissé faire connaissance quelques instants puis Isabelle est revenue pour le placenta et les soins (quelque points pour déchirure). On en a profité pour bien discuté et j'ai compris beaucoup de choses.elle a fait le tampon avec le gynéco de garde qui lui mettait la pression pour que j'accouche vite mais elle ne m'a rien dit de tout l'accouchement.Elle avait négocier avec ce même gynéco 1 heure de poussée au cas où… mais je n'en ai pas eu besoin.De part le tracé de ma puce, elle se doutait qu'elle avait le cordon autour du cou et effectivement, elle avait une double circulaire. C'est elle qui a coupé le cordon sans aucune précipitation, sans nous faire sentir l'urgence de la situation mais avec une grande efficacité. A tel point que je ne m'en suis pas rendue compte. Je pense que c'est aussi pour ça qu'elle a laissé poser la péri, au cas où il faille intervenir.Si l'autre sf t'a essuyé un peu énergiquement, c'était pour te faire crier et être sûre que tu respirais. Je lui serai toujours reconnaissante de m'avoir permis de vivre l'accouchement dont je rêvais, de m'avoir comprise sans rien que j'ai a lui expliquer, d'avoir fait barrage entre la pression des médecins et moi ; ça, c'est une vraie sf comme elle devrait toute être. Après, on est resté en salle d'accouchement tous les trois pendant plus de deux heures à profiter de ce moment de bonheur. Je suis donc passé de 4 à dilatation complète en 3/4 d'heure je pense (je n'ai pas la notion précise du temps) ; ça a été intense tant en douleur qu'en émotion mais je ne regrette absolument rien. Je revivrerais le même sans problème, c'était vraiment magique. Emmy est donc née le samedi 31 janvier 2009 à 15h39 et pesait 2kg450 pour 46 cm. C'était bien un petit gabarit mais qui est en pleine forme.Je suis sortie de la maternité le lundi matin ; j'y suis donc restée moins de 48h, comme je le souhaitais. Aujourd'hui, après un mois, emmy est une petite fille paisible qui nous comble. Nous apprenons tout doucement à organiser notre vie à 4. Théa adore sa petite soeur même si certains moments sont plus durs que d'autres.
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