Histoire vécue Grossesse - Bébé > Accouchement > Césarienne      (2962 témoignages)

Préc.

Suiv.

Le récit de mes césariennes

Témoignage d'internaute trouvé sur france5
Mail  
| 279 lectures | ratingStar_56463_1ratingStar_56463_2ratingStar_56463_3ratingStar_56463_4

1. Né à 33 semaines.

2. Hospitalisé 4 semaines.

3. J'ai vu rapidement mon fils après la césarienne, et c'est une sage femme, Frédérique, qui me l'a présenté. Elle m'a remarquablement bien accompagnée. Ensuite, ce sont des infirmières puéricultrices qui m'ont accueillies en néonat.

4.La sage femme m'avait mise en confiance avant (j'étais hospitalisée depuis plusieurs jours) et je m'accrochais à elle. Elle a tout de suite mis en avant les efforts de mon fils pour me regarder.

Ensuite, elle est revenue me dire que mon mari le trouvait très beau, cela m'a énormément rassurée, car moi, je le trouvais juste trop petit (1600 gr).

5. Je me répète, je trouvais mon fils beaucoup trop petit, j'avais peur qu'il meure. Le temps passé en salle de réveil a été terriblement long pour moi, seule, isolée, sans nouvelles de mon fils. J'avais peur pour lui. Ensuite, j'ai eu très peur qu'il soit marqué par la séparation et que cela laisse des traces. J'avais très peur aussi qu'il ait des séquelles.

6. Une fois bébé en néonat et moi revenue dans ma chambre, on m'a permis de faire une séance de peau à peau à J2, et alors que ses constantes respiratoires n'étaient pas stables du tou, tout est rentré dans l'ordre tant qu'il a été sur moi. Cela m'a beaucoup rassurée. Pour moi, on se reconnaissait tous les deux, et cela m'a fait un bien fou. Il est ensuite parti en samu dans un hôpital plus équipé, et la séparation a été une déchirure que 3 ans après, je revis encore en en parlant.

7. Les personnes qui m'ont le plus aidées sont celles qui sont restées naturelles et respectueuses de mes valeurs. Je suis restée nuit et jour avec mon fils, j'ai fait du peau à peau au maximum et à ceux qui ont permis cela, un immense MERCI. Celles qui m'ont parfois un peu gênées étaient souvent des jeunes qui en faisaient trop pour essayer de bien faire et que je sentais non naturelle. J'étais une vraie éponge !

Pour mon deuxième fils :

1. Né à 32 semaines.

2. Hospitalisé 4 semaines.

3. Une sage femme m'a montré mon fils après la césarienne mais j'étais très mal et je ne m'en souviens pas bien. La vraie rencontre a eu lieu plusieurs jours après. Là aussi, j'étais très mal et c'est une puer qui m'a accueillie en réa néonat. Le box dans lequel était mon fils était le même qui avait accueilli son grand frère quand il availt été transféré dans cet hôpital et cela m'a bouleversée. J'étais si mal en point que je n'ai rien ressenti face à mon fils, et je m'en rendais compte. C'était horrible à vivre. Je savais quoi dire et quoi faire pour paraitre adaptée dans mes réactions, mais ce n'était pas sincère. J'ai eu très peur de ne rien ressentir pour cet enfant que j'avais tant désiré. Je n'ai pas réussi à en parler les premiers jours. C'est à des sages femmes du service dans lequel j'étais prise en charge que j'ai pu en parler.

4. Je n'ai aucun bon souvenir des premiers moments avec mon fils et aucun souvenir des puers présentes. J'étais trop faible physiquement je pense.

5. Grosse peur de ne pas aimer mon fils car je ne ressentais même pas le besoin de le voir.

Peur aussi qu'il ne se rappelle pas de moi car je ne pouvais pas aller le voir les premiers jours.

Peur qu'il m'en veuille ensuite de l'avoir obligé à vivre tout cela, grosse culpabilité face à mon petit plein de tuyaux dans sa couveuse.

Contrairement à son frère, je n'ai fait de peau à peau qu'une fois. Je me sentais trop faible et je souffrais trop, cela n'a pas été un bon moment.

6. Ce qui m'a aidé, c'est de pouvoir commencer à m'en occuper. J'étais encore très faible et j'ai demandé à la puer de rester toujours près de moi pendant les soins. En quelques jours, cela m'a fait du bien. Cette présence m'a aidée.

Les discussions avec les sages femmes m'ont aussi beaucoup aidées car elles m'ont assurées que mon état de santé et les médicaments (trandate, eupressyl et d'autres) étaient à l'origine de mes troubles de l'humeur. Cela me rassurait quelques minutes.

7. Une prise en charge psychologique systématique devrait être prévue.
  Lire la suite de la discussion sur france5.fr


56463
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Bientot 36 ans... et je ne sais pas ! - grossesse apres 35 ans

image

Écoute, moi pareil… La grossesse encore ça va. Pas d'angoisse particulière quant à la déformation du corps, les vergetures, tout ça. Par contre l'accouchement… Oh mon Dieu… Là, y a vraiment un gros problème. Au point de me dire que non...Lire la suite

Cesa mal vecue, qui d'autre?

image

Bonjour les filles, Le 25 Septembre 2012, mon fils est né par césarienne. Je n'ai pas spécialement mal véçu le fait d'accoucher par césarienne. Je n'avais aucun désir articulier d'accoucher apr voie basse. La césarienne est intervenu en...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages