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Témoignage d'internaute trouvé sur france5
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Il m'est arrivé la même chose que vous en 1987, pour ma première grossesse.

J'ai eu une grossesse idéale jusqu'à 8 mois, pas de nausées, en pleine forme… le bonheur, quoi !

A la visite des 8 mois, le gynéco m'a grondé pour une prise de poids rapide et m'a trouvé une tension à 14/9, mais il ne m'a rien dit de plus  ?? , juste de l'appeller si je n'avais pas accouché le 21 octobre (terme au 20).

Ma prise de poids est devenue exponentielle, j'enflais à vue d'oeil, incapable de me chausser, ni même de me baisser.

Le 19 octobre, j'avais très mal à la tête, toute la journée, et j'ai perdu le bouchon muqueux en fin de journée. Je me suis mise à vomir, et à avoir comme une barre dans le ventre. J'avais 21 ans, nous étions loin de nos familles, on a pensé à des contractions, et tout excités, on a commencé à compter les intervalles entre les douleurs. D'intervalle, il n'y en avait pas, je souffrais en permanence.

A 2h du matin, on décide d'aller à la mat, en toute confiance, fous de joie à l'idée que notre petit garçon allait venir bientôt.

La Sf de garde me trouve une tension à 18, de l'albumine, des oedèmes… et un col à peine modifé. Elle décide d'appeller mon gynéco. Celui-ci arrive, manifestement pas ravi d'être dérangé en pleine nuit, et me garde en vue d'un déclenchement le lendemain matin.

On me branche donc une perf d'ocytocine à 9h le lendemain, et les contractions arrivent très vite, extrêmement douloureuses. A midi, le col n'a pas bougé, la sf essaie de me faire de l'acupuncture pour me soulager un peu, la sophro enseignée pendant la grossesse ne m'est d'aucune utilité.

La journée passe tel un cauchemard, les contractions sont hyper violentes, le col ne s'ouvre pas, ma tension est au plafond, mais le gynéco ne veut pas entendre parler de césarienne.

A 19h enfin, la sf (un ange, cette dame, qui est restée jusqu'à la fin pour me tenir la main, alors que sa garde était finie. Elle n'avait pas l'air franchement d'accord avec le gynéco, j'entendais causer dans le couloir…) commence à parler de péridurale, je deviens folle de douleur. Problème : c'est une clinique privée, l'anesthésiste n'est pas là, je devrai attendre encore plus d'une heure pour être soulagée.

Et ce qui devait arriver est arrivé : j'ai fait des convulsions, le bébé était engagé il a fait un arrêt cardiaque, ils ont donc du aller le chercher aux forceps avec une épisio bien bien large qui n'a pourtant pas suffit et une déchirure jusqu'au rectum…

Mon fils est né à 23 h, blessé aux tempes par les forceps.

On m'a gardé 10 jours à la mat, repos strict sans m'expliquer ce qui m'étais arrivé, sans me dire pourquoi je n'avais même pas la force de changer mon bébé…

C'est l'anesthésiste qui a lâché le morceau, 2 mois après la naissance quand mon mari est allé la régler (parce qu'en 1987 la péridurale n'était pas remboursée comme maintenant, sauf "nécéssité médicale". J'avais suivi ce gynéco trouvé au hasard dans l'annuaire là où il accouchait, j'ai su bien tard que "clinique agrée sécu" ne voulait pas dire "clinique remboursée). Là, l'anesthésiste a avoué à mon mari qui lui disait que j'avais beaucoup de mal à me remettre que nous avions eu très chaud, mon bébé et moi et que nous avions beaucoup de chance d'être encore là.

Le gynéco ne m'a rien expliqué non plus lors de la visite des 6 semaines après accouchement, et je ne suis bien sur jamais retournée le voir ensuite !!!

Pourtant, il connaissait mes antécédents (HTA depuis l'adolescence) et il n'a pris aucune précaution, rien. Il voulait juste que j'accouche par voie basse, et en utilisant sa sacré sophro !!!! ?? 

J'ai eu 2 autres bébés, dans ma région natale, et j'ai été suivie de très prês. HTA pour le 2eme, mais sans albumine, et rebelote pour la 3eme, albumine+ HTA, mais repérée dès le début, hospitalisée, tout s'est bien terminé.

Je me rends compte que je viens de pondre un roman, mais ça me fait tellement de bien, je ne parle jamais de tout ça, sauf à mon fils à qui j'ai raconté sa naissance, qui l'a traumatisé au moins autant que moi (bébé tellement tendu que je ne pouvais lui desserer les poings, pleurs continuels… il s'est libéré lorsque j'étais enceinte de son petit frère : je lui expliquait comment se passerait la naissance. Il m'a dit "oh, mais je m'en souviens ! J'avais mal, c'était tout noir et j'avais peur". Et, je sais bien que ça parait peut-être un peu énorme, mais ses cauchemards ont cessés du jour au lendemain.).

Quant à moi, je n'ai jamais oublié, même 22 ans après. Je lui en voudrai à vie, à ce gynéco.
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54141
b
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