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Ce qu'il faut savoir de l'épisiotomie

Témoignage d'internaute trouvé sur famili 25 ans
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Voici un texte médical d'une maison d'édition du médical (lien) .

 

 A quoi sert une épisiotomie ?

 

Pendant longtemps, on a cru que l'épisiotomie prévenait les déchirures graves et importantes allant jusqu'à l'anus et qui causait parfois des incontinences, elle sert aussi à accéléré le temps de l'expulsion et aussi soi disant à prévenir les troubles de la statique pelvienne (prolapsus génitaux, incontinence urinaire d'effort, insuffisance sphinctérienne).

 

Oui, mais voilà, maintenant, avec les études faites, on SAIT que :

DEPUIS PLUS DE 20 ANS, les études médicales, qui ont été réalisées à foison, démontrent qu'aucune situation n'exige une épisiotomie d'office ; que ce soit en cas de forceps, dystocie ou autre, l'épisiotomie n'est indispensable qu'au cas par cas, après avoir tout tenté pour l'éviter et évaluation soigneuse de la situation. Les études démontrent aussi, sans aucune concession possible, qu'en aucun cas une politique d'épisiotomies prophylactiques n'apporte un quelconque bénéfice sur la santé des femmes et des bébés, bien au contraire. L'épisiotomie ne protège pas des prolapsus, incontinences, déchirures graves (souvent elle en provoque de gravissime) , et une politique de restrictions d'épisiotomies n'a aucune incidence sur l'état des bébés à la naissance. L'OMS recommande de ne pas dépasser un taux de 10% d'épisiotomies, qui répondraient vraiment à des indications avérées ; la Suède est à 6% pour les primipares (femmes qui accouchent pour la première fois) , la Grande Bretagne à 13% et la France à … presque 70%.

 

On va pas me faire croire que 70% des femmes francaises risquaient une déchirure ! Faut pas pousser non plus ! ;-)  

Si déjà on laissait le temps nécessaire au périné de s'étendre… Mais là encore, les protocoles médicaux se contre balancent du temps nécessaire pour que le périné se distande naturellement…  

 

Je continue ma citation :  

Là est le plus interessant !  

 

Épisiotomie et prévention des lésions pelvi-périnéales.

R. De Tayrac, L. Panel, G. Masson, P. Mares.

[1] Service de Gynécologie-Obstétrique, Hôpital Carémeau, place du Professeur-Robert-Debré, 30900 Nîmes Cedex 9.

Tirés à part : R. De Tayrac,[2] à l'adresse ci-dessus. E-mail : Email renaud.detayrac@chu-nimes.fr.

Résumé.

 

Objectifs.

Décrire et analyser les données de la littérature sur l'intérêt de l'épisiotomie à prévenir les déchirures périnéales du 3e et du 4e degrés, l'incontinence urinaire, l'incontinence anale et les troubles de la statique pelvi-périnéale.

 

Matériel et méthodes.

Une recherche bibliographique a été réalisée sur Medline entre 1980 et 2005. Cent soixante-sept publications ont été sélectionnées. Après lecture des résumés, 43 publications ont été analysées pour leur méthodologie et la pertinence de leurs résultats. Les critères méthodologiques considérés étaient le type d'étude (cohorte, cas-témoins, randomisée, méta-analyse) , le nombre de patientes incluses (> 50) et la pertinence des résultats.

 

Résultats.

La pratique libérale de l'épisiotomie ne prévient pas la survenue des déchirures périnéales du 3e et du 4e degrés (grade A). Elle réduit le risque de survenue de déchirures périnéales antérieures (grade A). L'épisiotomie est associée à l'apparition de déchirures périnéales sévères dans les circonstances suivantes : primiparité, race asiatique, distance ano-vulvaire ? 3 cm, extraction par forceps ou ventouse, macrosomie foetale, périmètre céphalique > 35 cm et anomalies de la présentation. La pratique libérale de l'épisiotomie ne prévient pas la survenue d'une incontinence urinaire d'effort (grade A) ou par urgenturies (grade B). La pratique libérale de l'épisiotomie ne prévient pas la survenue d'une incontinence anale (grade A) , et semble même exposer à ce risque dans les trois premiers mois du post-partum (grade C). Il n'existe à ce jour aucune publication sur l'impact de l'épisiotomie sur la statique pelvienne à long terme.

 

Conclusion.

La pratique libérale de l'épisiotomie pour tenter de prévenir les déchirures périnéales du 3e et du 4e degrés, l'incontinence urinaire, l'incontinence anale ou le prolapsus génital n'est pas justifiée.

 

 

Alors par pitié !!!! !Que l'on ne me dise pas que l'épisiotomie prévient les déchirures graves !!!!!  

 

Quant à l'allaitement, tout les consultants en lactation vous le diront : IL NE FAUT PAS donner de complêment !  

Certes, la mère n'a pas de lait pendant les 4 premiers jours (à peu près) le temps que la 1ier monté de lait arrive, mais elle a du colostrum : qui vaut TRES largement un complêment ! D'ailleurs, le colostrum est très important pour le bébé !!! Donc il ne faut pas le remplacer par un quelconque complêment…  

Par contre, quant au préma, je ne saurai dire, le mieux est encore de se renseigner auprès de la Leche league.  

Bref : certes, les 4 premiers jours le bébé ne prend pas et perd du poids, qu'il récupère très vite après la premiere monté de lait ! Et ça, tout consultant en lactation vous le diront !!!!  

 

 

Sofy : pour ma part, a l'Hopital Americain, m'ont projet (à l'oral) a été très bien accepter, il a que les points qui me tenaient a coeur qui ont été rajouter au dossier, pour le reste, comme me le disait mon gynéco : en cas de souci, si ce n'est pas sécure, "on prend le relais" , mais si tout va bien, aucun problême avec mon projet de naissance !  

De plus : même si l'équipe n'en a rien a faire : ne pas oublier que l'accompagnant LUI (ou elle) peut très bien rappeler a l'équipe soignante les souhaits de la personne !  

 

Venus : au fait, que les équipes ne soient pas "open" a mon projet de naissance n'est pas mon problême, vu que la loi est là pour être respectée :  

 l'autonomie de la femme par rapport aux protocoles médicaux tels que confèrent l'art. 16-3 du code civil + (encore) l'article L 1111-4 du Code de santé publique "Ce texte impose plus spécialement aux professionnels de "respecter la volonté de la personne après l'avoir informée des conséquences de ses choix" . Même lorsque "la volonté de la personne de refuser ou d'interrompre un traitement met sa vie en danger" , il est simplement prescrit au médecin de "tout mettre en ouvre pour la convaincre d'accepter les soins indispensables" . Il n'en demeure pas moins qu'aucun "acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment." Ce texte législatif trouve un relais dans le code de déontologie des médecins qui prescrit de respecter le consentement du malade.  

 

 

Voilà !
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53592
b
Moi aussi !
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