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Certains gynécoloques en Belgique imposent l'épisiotomie

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Je viens vous raconter dans ce post la naissance de mon deuxième fils à la maternité d'Hornu en Belgique, maternité réputée pour la médicalisation outrancière imposée par certains gynécos. Je n'ai jamais pu supporter l'idée de devoir entrer dans un protocole tout fait, de devoir subir des actes mêmes anodins mais inutiles...biologiste de formation, le phénomène du vivant m'apparaît comme si subtil, si complexe et réglé si finement que je me dis qu'aucun acte n'est anodin, qu'il peut toujours y avoir des répercutions auxquelles on ne pense pas. Obnubilés par la pathologie et leur peur de la naissance, les gynécos ne m'ont jamais inspiré confiance. Pour mon premier garçon, j'ai donc accouché à la maison, c'était il y a 8 ans. Un beau bébé de 4Kg 300g né sans épisio et sans aucune médicalisation par terre dans mon salon après quand même 6 heures de travail douloureux (je ne parle pas des contractions supportables qui duraient depuis 12 heures déjà) et 2 heures de poussée. Naissance comme je l'avais imaginée sauf qu'il me restait une amertume: l'impression qu'à force de ne pas vouloir intervenir la sf m'avait un peu laissée tomber et que nous avions frôlé le pire avec un cerclage de col qui ne voulait pas lâcher et elle qui semblait sans ressource face à ce problème (c'est uen deuxième sg arrivée plus tard qui m'a aidée à trouver une position pour pousser et débloquer) Soit, venons en à Antoine. 8 ans plus tard, je suis encore dans les mêmes dispositions à l'égard des protocoles, des maternités et des gynécos. Pourtant, ma vie transfrontalière, la rareté des sf qui accouchent à domicile dans ma région, mon zhom qui ne me suis plus et moi même un peu refroidie par les risques qu'il me semble avoir encouru lors de la naissance de Maxime rendent inenvisageable d'accoucher à la maison. Décision est prise d'accoucher à la mat d'Hornu où zhom travaille avec un jeune gynéco. J'ai passé la pus part de mes visites chez lui à dealer...dealer un accouchement en salle de travail et pas sur une table écartelée en position gynéco, dealer une promesse d'absence d'épisio préventive, dealer mon refus d'un cathéter...j'ai obtenu un accord pour tout ce que je demandais mais je suis restée sceptique jusqu'au jour J... ...le Jour J...il est environ minuit, zhom est encore à une réunion à l'hospital, une forte contraction me réveille, je l'appelle, je suis inquiète de son absence puis me rendors. A partir de deux heures, je ressens des contractions qui me ceinturent le dos et le ventre de manière assez intense. mais habituée aux "petites activités utérines" comme ils disent à la mat, je ne m'inquiète pas et décide de continuer à dormir entre deux...dur dur quand même mais de toutes façons, hors de question de réveiller maxime en pleine nuit ni zhom qui vient de rentrer à une heure du mat...vers 5 heures , je décide de compter: une contraction toutes les dix minutes...je vais prendre un bain, je suis bien...assise en tailleur, dans l'eau chaude, je me berce en fermant les yeux pendant chaque contraction, je suis détendue...je remarque une petit perte de sang mais je suis bien, je ne bouge pas de mon bain. Zhom se lève, je lui dis que ce pourrait être aujourd'hui, il compte: une contraction toutes les deux minutes...c'est bon...je ne veux pas sortir de mon bain, je ne veux pas aller à la mat...pourquoi me bouger alors que je suis si bien là à me balancer doucement? Il rouspète, me houspille: lui aussi veut se doucher et puis il faut s'occuper de Maxime et partir à la mat...alors je sors du bain, je m'habille doucement, m' arrêtant à chaque contraction, elles deviennent plus difficilement gérable dès que je sors du bain. Je reste très zen, maxime est éveillé, je l'emmène prendre son petit dej avant de le déposer à la garderie de l'école...il est 7 heures, je m'assied dans la cuisine à côté de lui, sur mon ballon d'accouchement...je ferme les yeux à chaque contraction et continue à me balancer...je râle toujours en sourdine: devoir me déplacer pour aller à la mat maintenant quelle ineptie!! Qu'on me laisse accoucher là où je suis bien, en paix... mais zhom me pousse, Maxime déposé à l'école, je m'installe à l'arrière de l'auto: à 4 pattes sur la banquette arrière appuyée sur mon ballon..;les contractions sont fortes, je fais "oooooohhhh" à chacune d'elle, zhom m'accompagne tout en conduisant. Arrivée à la mat: 8h10...encore faut-il passer de l'auto au deuxième étage de cette foutue mat..;je râle encore...m'arrête toutes les deux minutes pour gérer une contraction : en appuis contre un arbre dans le parking, sur un fauteuil dans le hall...je fais sensation...arrivée à la mat: accroupie en suspension sur une rampe trouvée à la va vite. La sf n'a aucune hésitation et hop on me place dans une chambre de travail. Tout le service a été informé au préalable de mon désir d'accoucher avec le moins possible de médicalisation. la sf m'examine, je suis à 4 cm...argggg!!! seulement!!!...zhom me laisse le temps des quelques formalités d'usages, moment de flottement, je suis seule avec mes contractions, je me sens abandonnée...et ces contractions, elles sont de plus en plus fortes, mes "oooooohhhhh" les accompagnent et montent en puissance avec elles, je suis à 4 pattes sur le lit appuyée sur mon ballon, à chaque contraction je tire de toutes mes forces sur la tête du lit...la sf vient me déposer un diffuseur d'huiles essentielles de mandarine et une petite musique, le monitoring ne tient pas dans la position que j'ai prise...c'est pas grave on me laisse tranquille, on veut me poser un cathé mais zhom refuse (il me sera dit que c'est le seul avantage que j'ai eu en tant qu'épouse de "médecin de l'hospital" ), puis la sf sort. Contractions intenses comme je n'en avais jamais connues pour même pour Maxime, est-ce l'homéopathie que je prend depuis 36 sa qui en est responsable? déjà je demande qu'on appelle la sf, ça pousse..;verdict: je suis à 7 cm, le col commence à cercler, la poche des eaux est rompues...elle me laisse accompagner la poussée...Gygy arrive accroupis près de moi, il me rassure je pourrai accoucher là...entre temps, j'ai glissé du lit et suis en suspension sur mon écharpe de portage accrochée par zhom au triangle du lit: à chaque contraction, je me suspend accroupie et entre deux je me laisse aller sur l'écahrpe (passée sous mes aisselles) et me berce comme sur une balançoire...gygy reste à côté de moi, la sf m'enduit d'essences d'orange amère et de camomille...ça pousse toujours plus fort, besoin de tirer sur mes bras, de pousser sur mes pieds pour accompagner la poussée, spontanément je me recouche sur le dos...je saisi tout ce que je trouve pour faire barre de traction, y compris la jambe du gynéco qui reste remarquablement zen ( ). On décide de démonter le lit et de poser un matelas à terre puisque il semble que je me sente bien là..;je m'allonge dans un coin, sur le côté...le col cercle toujours, la sf vient le repousser du doigt et hop je me sens libérée!! la poussée permet enfin à bébé d'avancer, je le sens qui descend dans mon bassin, ça tire...je pousse, pousse, appuis des mains sur le mur, poussée avec le pied sur zhom, la sf ou le gygy (oups, leur dos... )...à 9h46, on me dépose Antoine dans les bras...aucune épisio, aucune éraillure, aucun point de suture, je suis un peu groggy mais en pleine forme...bébé ne sera ni piqué, ni sondé, ni rien...il ne recevra un premier bain que en soirée! Que dire si ce n'est que je suis enchantée de cette naissance tout aussi nature que celle vécue à la maison mais mieux encadrée car accompagnée par des gens, j'ai envie de dire qui ne sont ni militants ni extrêmistes (comme l('était à sa manière la sf qui a accompagné la naissance à Maxime) mais qui ont le désir de respecter les naissances! L'AAD reste un must mais il n'est pas toujours possible, il faut aussi être très critique à l'égard des motivations et de l'expérience de ceux qui se proposent de les accompagner. je suis heureuse pour ma part d'avoir rencontré de gynéco et le personel de cette mat, ils ont été fantastiques!
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222610
b
Moi aussi !
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