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J'ai eu un accouchement très douloureux!

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Grossesse iddylique du point de vue médical.

Jusqu'au jour de ma consultation du 7e mois, à 32SA+5.

Là, grosse surprise, car en m'oscultant, mon gygy me dit "tu file direct en salle de travail, tu es entrain d'accoucher."

Col totalement effacé et dilatation à 3/4. J'ai eu tout ce qu'il faut pour arrêter les contractions (que je ne sentais absolument pas) , et le travail à cessé.

Il me donnait pas 48h. J'ai tenu 3 semaines.

3 semaines allitée à la mater, sans pouvoir me lever ni pour me laver, ni pour manger, ni meme pour aller aux toilettes.

Voilà, le décor est planté.

3 semaines pile poil plus tard, à 35+5, re-contractions (vues sur le monito, car je ne les sentais toujours pas) régulières. Cette fois-ci, ils ont décidés de laisser faire le travail.

Je descend en salle de travail. Au bout d'un moment, ils me mettent dans la perf du Clamoxil car j'avais un strepto B. Et là, je me sens partir !

Fortes démangeaisons dans toutes les extrémités : doigts, orteils, nez, bouche, oreilles…

Je sens que je perds connaissance et dis à mon ami d'alors que ça va pas du tout.

Il appelle la sage femme, qui voit que j'ai gonflé de partout et que je suis entrain de faire un choc allergique à l'antibio.

Arret de la perf, préparation en urgence pour la césa car ma puce aussi partait en meme temps que moi. Malheureusement je n'avais pas de péri (inutile puisque je ne sentais pas les contractions). Donc appel de l'anesthésiste en urgence pour une AG.

Et finalement, tout redevient dans les normes. Je reviens à moi et me retrouve sans savoir comment en route pour la salle de naissance.

Mais le soucis, en plus de ne pas sentir les contractions, c'est que le choc allergique m'avait completement vidée de toutes mes forces.

Quans j'ai été à dilatation complete et qu'il a fallu pousser, rien, plus de forces. La sage femme me tirait litéralement les "bords" de mon vagin pour que ma fille puisse passer la tete, en même temps qu'elle appuyait sur mon ventre pour la faire descendre. Elle me faisait un mal de chien ! Et je l'enguelais ! Et je criais comme une malade !

Elle me disait "Je vous l'avais dit qu'il fallait prendre la péri"…

Mais c'est elle qui me faisait mal ! Pas mon bébé ni les contractions !

Et finalement, voyant que j'étais vraiment à bout de forces et que ma fille commençait à être en souffrance, elle appelle mon gygy. Il arrive, brandit les forceps et sort ma fille manu-militari.

J'ai eu une épisio, que j'ai senti mais qui ne m'a absolument pas fait mal.

Soulagement total quand ma fille était dehors. Malheureusement, elle a eu du mal à "démarrer", et ils ont dû la réanimer.

A cause des forceps, elle a eu un plexus brachial étiré à gauche, et était couverte de bleus sur tout le visage.

Elle à eu 2 jours difficiles, car son hématome lui faisait mal.

Et puis tout est rentré dans l'ordre. Petit à petit.

J'ai eu beaucoup de mal à m'en remettre. Je n'ai pas su la moitié de ce qui c'était passé réellement jusqu'à ce que je demande à voir mon dossier médical, 2 ans plus tard.

Psychologiquement, ça à été très difficile. D'autant plus que je suis rentrée à la maison sans ma fille, qui est restée en néonat.

Quand je suis retombée enceinte (sous pilule, comme la première fois) , j'ai vraiment paniquée. Et puis mon mari (qui n'est pas le père de ma première fille) m'a beaucoup soutenu. Avec lui, on s'est dit que j'avais vécu un terrible accouchement, et que ça ne pouvait pas être pire.

Et effectivement, mon fils est arrivé comme une fleur. Sans péri, sans épisio, sans déchirure.

Un travail de 3h45 en tout, trois poussées et il était sur mon ventre, tout beau et en pleine santé. J'ai eu un catétère de posé (au cas où) , mais pas de perfusion.

2 jours plus tard, on était à la maison, tous les deux en pleine forme.

Et nous voilà avec bb3 en route.

J'ai toujours le fantôme de ce premier accouchement en tête. Mais au lieu d'en avoir peur, je m'en sers comme pour la deuxième grossesse, pour me booster et me dire que ça ne peut pas être pire que ce que j'ai vécu.

Accessoirement, je me souviens aussi de cette souffrance quand je vais me faire épiler. Je me dis que j'ai bien réussi à surmonter un accouchement difficile et que je m'en suis remise… alors c'est pas quelques poils arrachés qui vont me faire pleurer !

Voilà mon expérience. Et ce que j'en ressors, c'est que malgré mes souffrances physiques et morales, j'ai survécu et je suis plus sereine qu'avant en ce qui concerne mes accouchements.
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95733
b
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