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De la conception à l'accouchement...

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo 30 ans
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Bon, je me lance car demain est mon dernier jour de congé, et écrire mon récit va me prendre pas mal de temps… Commençons par le début : la conception.Mon mari et moi n'avons pas attendu très longtemps (11 mois) , mais au neuvième mois, il y a eu comme un petit bug.Peu après le milieu du cycle, douleurs pointues dans le bas du ventre, puis pertes de gros caillots de sang.Consciencieuse, je cherche des infos sur le net, et découvre qu'il pourrait s'agir des symptômes d'une geu.Histoire de ne pas trop m'affoler pour rien, je prend rendez-vous chez le gygy, et entre temps of course, les ragnagna s'invitent de la partie, donc je sais que je ne suis pas enceinte.Je raconte ma petite histoire au gygy, et je ne pense pas lui avoir caché que j'avais peur. Je m'attendais à un quelconque examen, mais non… Sa réponse est supposée me rassurer : "c'est la sauce qui n'a pas pris ! Cela arrive souvent car c'est probabiliste… "A part cela, aucun examen et surtout aucune explication, rien, et juste "c'est 20€, merci… " Merci Docteur pour cette super consult… que devais-je dire à mon mari en revenant à la maison ? "Mets plus de maïzena la prochaine fois chéri"?Bref, je reste avec mes doutes et avec mes peurs… Toujours est-il que deux mois plus tard, me voilà enceinte.je prend rendez-vous chez le gygy, et je lui dis : "voilà, je suis enceinte". Il me répond "ah mais c'est cool ça… " avec un grand sourire… et là j'ai envie de lui répondre "fais pas trop le cool, contente-toi d'être pro, et reste loin derrière ta blouse blanche… " Bref, c'est pour vous raconter un peu l'esprit "cool" dans lequel consultait mon ex-gygy. Le grand bonheur la première semaine sauf que mon mari pète un peu un câble. Cette grossesse lui fait peur car pour lui, cela signifie qu'il devra mettre les bouchées doubles pour finir sa thèse de doctorat, et il ne pense qu'à cela.Puis les nausées pointent le bout de leur nez. Un peu émétophobe sur les bords, je le vis mal au début, puis je m'habitue, et no problemo à part la fatigue intense. Et puis, et puis… la période la pire de ma vie a commencé !!!!!!!!! Ne riez pas s'il vous plait, je vous assure que c'était une grande soufrance.Je suis très très très très allergique aux pollens des graminées, et mi-mai arrivant, je me mets à éternuer comme une folle.je tiens bon, je tiens bon, mais je ne peux prendre aucun médoc.Commence alors une période de calvaire durant laquelle j'éternue nuits et jours, en moyenne 1500 fois par jours, et où j'enchaîne nuits blanches sur nuits blanches.Mais je continue à travailler… Seulement, une fois revenue à la maison, je pleure toutes les larmes de mon corps, tous les soirs.Mon mari ne comprend pas… toujours dans sa phase de panique, il m'engueule et me dit qu'il en a "marre d'avoir une femme qui va tout le temps mal… "je téléphone au gygy, je lui dis en pleurant "docteur, je n'en peux plus… " Il m'envoie un peu péter en me conseillant de prendre du primpéran.2 jours après, je retéléphone : "je n'en peux vraiment plus, je suis tellement fatiguée que je n'arrive plus à tenir debout… " Il m'envoie un peu pêter et me dit d'aller voir son assistante. Si, étant enceinte, vous ne vomissez pas 10 fois par jour, ou que vous ne risquez pas de perdre votre bébé, vous pouvez crever la bouche ouverte, tout le monde s'en fout… L'assistante en question me fait une écho. Ouf, le coeur bat bien. Mon petit bébé est là, il s'accroche en pompant mes dernières gouttes d'énergie.Je n'en reviens pas… je ne le croyais plus en vie, je ne me croyais plus capable de le protéger… Je reviens à la maison, regarde les photos de l'écho, et pleure pendant des heures… Passent les phases suicidaires, durant lesquelles je me dis "quand je serai morte, ce sera bien, je pourrai dormir… " (on est pas rationnel quand on ne dors pas) , et les phases où je me vois me donner des coups dans le ventre pour ne plus être enceinte.Pourtant je le voulais ce petit bébé… Puis je rentre dans la phase "tant pis, je porte ma croix toute seule… "je me dis "OK, c'est normal, c'est peut-être moi qui suis chochotte… " Mais ce début douloureux de grossesse laisse ses marques, et quand je parle de mon ventre, c'est dans ces mots : "ce gros bide afreux". Je me trouve laide et je refuse d'être prise en photo… Aucun souvenir. Entre temps, je prends rendez-vous chez un pneumo, pour prendre des infos sur une éventuelle désensibilisation après l'accouchement. J'apprends que je suis asmathique sans crise, et que je suis à 37% de ma capacité respiratoire. (le "minimum légal" est de 80%!) je demande au pneumo : " c'est normal que je sois si fatiguée alors ? " Il me répond "Plutot deux fois qu'une" et là, j'ai envie de l'embrasser.Je lui demande, toujours aussi consciencieuse, d'envoyer un rapport à mon gygy. On parlera de ce fameux rapport plus tard… L'accouchement approche à petits pas, me voilà à mi-grossesse. Mais au fond, à part dans un "c'est pas sorcier" sur la naissance, je n'ai jamais vu d'accouchement, je ne sais pas comment ça se passe moi… Je demande au gynéco si je ne devrais pas faire du yoga prénatal ou aller voir une kiné pour me préparer. Il rigole à la cool (sa spécialité) et là, je me dis "OK, je suis vraiment une de ces nanas qui s'écoutent trop apparemment… faut croire que tout cela est normal, naturel, et donc ne nécessite aucune explication"Tjrs est-il que je prends par moi même contact avec une kiné, et merci ma petite kiné adorée, tu as été super… sans toi je ne sais ce que j'aurais fait. Ma kiné a pris en charge l'aspect émotionel de la grossesse, et ça a été une bénédicition… le test de diabète : je le fais donc, je bois cette espèce de gatorade infect puis on me pompe un peu de sang.Les résultats ? Jamais reçus. Mon gygy téléphone au secrétariat pendant la consult suivante… il raccroche et dit "c'est bon ! ".Je comprend : "vous n'avez pas de diabète".J'en reparle à mon mari il y a peu (un an après la naissance, allez savoir pourquoi j'ai repensé à ça…) et il me dit "bin non, ça voulait dire on s'en fout… "Ca commence à me trotter dans la tête, et je décide, allez savoir pourquoi, de faire un test de dépistage. Mon père est diabétique de type II, on ne sait jamais… Je vais voir mon généraliste (lui, il est génial) et lui fais part de mon désir. Il me dit "c'est une très bonne idée, surtout au vu des derniers résultats qui étaient très mauvais… "Je dis "pardon ? "Il me dit "oui j'ai des résultat qui datent d'août… " OK… je vois. Mon généraliste me demande à chaque test effectué de demander d'envoyer une copie des résultats chez lui… ce que je fais, et que j'ai fait pendant ma grossesse, et donc lorsque j'ai passé ce fameux test de dépistage du diabèteDonc j'ai appris, 1 an après mon accouchement que j'avais peut être fait du diabète de grossesse, et je n'en ai jamais rien su… Ah… ces fameux dossiers, qu'il est en effet dur pour eux de parcourir les couloirs de l'hopital sur leurs petites pattes… Mon dossier écrit par le pneumo met du temps à arriver lui aussi. Puis, à 4 consults d'affilée (les 3 dernières avant la naissance, et la consult postnatale) , mon gygy dit en ouvrant mon dossier "ah, vos papiers sur l'asthme viennent d'arriver".Et là je me dis, "toi, tu es trop bordellique pour être médecin… " Fin de grossesse relativement sereine par rapport au début… Un soir, 22h, une semaine avant le terme, je sens comme un crac dans mon ventre : je perds les eaux.Je prends les choses en main : j'ai fait une liste des choses à faire dans ces cas-là, et après une petite douche, on part à la maternité. Arrivés là-bas, pas une contraction, pas un pet d'ouverture."Mais,… le docteur X m'avait dit à la dernière consultation qu'il y avait déjà un cm ? "Non, rien !!!! Vers minuit, les contractions commencent. Je suis là, avec mon mari dans cette petite chambre minuscule, et je suis les conseils de ma kiné chérie.je gère comme une pro, et j'enfile les cm jusqu'à 6, vers 6 heures du matin.mais la fatigue gagne, et je n'ose pas crier pour me défouler, mon mari n'en peux plus de me voir souffrir… je n'ose pas m'autoriser à péter un cable… Alors je craque, et je demande une péri… La sf sait que je ne la veux pas. Mais elle est débordée "la pauvre". En guise d'encouragement, elle me dit "je vous laisse réfléchir, je reviens dans 20 minutes"20 minutes, 10 contractions, je fais vite le calcul… je me sens seule, perdue. Je sonne : "je veux la péri ! " Me voîlà donc immobilisée sur mon lit, à attendre et presque (c'est horrible) à m'ennuyer… Une perf me délivre des crasses qui me donneront (pardon pour le vocab) une chiasse d'enfer pendant 10 jours après l'accouchement… !!!!!! 9h : je commence à avoir envie de pousser. C'est fort, malgré la péri.Ce moment est agréable. J'ai l'impression d'accoucher à nouveau… je me sens exitée. Je veux savoir ce qu'il en est.J'appelle la sf, parce qu'on m'avait dit au moment de la pose de la péri "quand vous avez mal, appelez… "J'appelle donc, et je dis "j'ai mal"La sf (une autre car changement de garde, infecte la nana ! ) m'engueule en me disant qu'il suffisait d'appuyer sur le bouton pour redélivrer une dose. J'avais dans l'idée d'arrêter justement avec les doses. Un petit encouragement m'y aurait peut être aidée… Mais là, l'accueil glacial de cette pétasse me braque. J'appuie, comme une désespérée. Je me sens seule… J'appuie mais rien n'y fait. L'envie est là, de plus en plus pressante. Mais tant mieux, je me sens plus active, je préfère cette phase où mon mari me soutient à chaque contraction… je lui écrase la main… ça fait du bien ! Nous sommes en phase, cela reste mon meilleur souvenir de cet accouchement.A chaque contraction, il me dit "vas-y M., on va l'avoir celle-là" Il respire avec moi. Je suis contente qu'il soit à mes côtés, je me sens moins seule ! Le gygy arrive et demande si on a fait une estimation du poids du bébé à la dernière écho."Tiens, non ? " Encore une négligeance… !!!!! Cette arrivée… quel souvenir ! Une cape de superhéros lui aurait mieux convenu qu'une blouse blanche. Cet air genre "je gère, je suis là Madame, je vais vous sauver".Cela me choque, cette rupture. J'ai vécu ce travail dans la solitude, et lui il arrive, à la fin, comme si de rien n'était… où est la cohérence ? Je lui annonce avec un voix de petite fille renfrognée que j'ai craqué pour la péri. Il me dit de ne pas m'en vouloir, qu'on a passé la nuit, que c'est normal.cause toujours, je m'en veux, je m'en voudrai toujours ! Suit une phase calme, que je préfère parce que donc, je me sens plus active. Je commence à pousser mais c'est super dur. Il reste un bord de col. Je suis sur le côté. On attend qu'il s'efface, c'est long… mais j'ai mal, je suis presque contente d'avoir mal, j'accouche ! Mon mari me dit "respire M… " car je deviens toute rouge à chaque poussée. J'ai soif et je demande à boire. Le gygy dit non : "ça va la faire vomir". C'est vrai que ça aurait pu salir sa blouse blanche. N'oublions pas que l'accouchement doit être un acte totallement aseptisé… (edit) " Ca va la faire vomir" cette simple phrase prononcée à l'égard de mon mari, me concernant, parlant de moi à la 3ième personne… , quand j'y repense… je n'aurais pas osé lacher prise, vomir, crier… devant ces sages-femmes infectes et ce gygy. Quand on est émétophobe, "ça va la faire vomir" n'est pas perçu comme un encouragement, loin de là. J'aurais préféré entendre "buvez si vous voulez, on sera là si vous avez envie de vomir, on va vous aider, vous n'êtes pas toutes seule" . Mais non, en plus de me sentir seule, j'ai commencé à avoir les boules de vomir. Quelle pensée polluante ! En fait, cet accouchement sans péri à l'hosto, c'était tout simplement au dessus de mes forces. Ca peut paraître con, mais pour accepter de vomir devant quelqu'un, il faut vraiment que je me sente en confiance, et ça n'était pas le cas. Bref… (edit) Arrivée en salle d'accouchement. La délivrance pour mon mari… Il est comme un fou.Et là, mon gyg lâche sa bombe à la sf qui est présente : "Tu sais que c'est la belle-soeur de N.?"Mon beau-frère est gygy et il a fait un stage dans cette maternité, apparemment, il était assez apprecié. Du coup mesdames, la sf, le gyg et… mon mari commencent à causer comme si de rien n'était."et comment va-t-il ? " "Ouiiiii, je me souviens, il était si gentil, il chantait en travaillant."l'infirmière qui s'occupe des soins du nouveau né arrive : "Tu sais que c'est la belle-soeur de N.?""Non ? ""Oui""Ah oui, c'est vrai qu'il y a un air de ressemblance avec le papa, sauf qu'il a une coiffure plus… ""Disco" rétorque mon mari pour qui cette petite discussion a f[/quotemsg]
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149137
b
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