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J'ai accouché par voie basse en siège complet

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Rester zen, se faire confiance, se dire que la présentation par le siège n'est pas la plus fréquente mais n'a rien de rarissime non plus (il suffit de voir les réponses encourageantes faites à ton post! )... Voilà quelles seraient mes principales recommandations! J'ai accouché par voie basse de mon bébé, en siège complet (pieds en avant), à la maternité de l'hôpital Necker (Paris 15è). Il pesait 3,9 kilos, pour un PC de 37 cm. Durant la fin de ma grossesse, alors que mon enfant était toujours en siège, l'équipe de la maternité n'a jamais évoqué la possibilité d'une césarienne d'office, ce que j'ai grandement apprécié. La voie basse a toujours été considérée comme prioritaire. Après une radio-pelvimétrie, passée vers 7 mois et demi de grossesse, l'équipe a jugé que mon bassin permettait largement un accouchement par voie basse.

 

Tout en me préparant psychologiquement à la possibilité que,pour moi, les risques de passage en césarienne d'urgence étaient toutefois plus importants que pour un accouchement en présentation céphalique. Mon bébé s'est décidé le 22 juillet 2004, à 41 SA et 4 jours (dépassement de terme donc). Je suis arrivée à la maternité vers 6 heures du matin, alors que j'étais environ à 3 cm de dilatation. J'avais opté pour la péridurale, qui m'a donc été proposée quasiment dès mon arrivée, aux environs de 8 heures du matin. J'ai donc enfin pu me reposer, après deux longues nuits de contraction. Lors du travail, la SF passait régulièrement me voir. Au cours de nos discussions, elle m'a confirmé (ce que l'on m'avait dit durant le suivi de ma grossesse) que, lors de l'expulsion, le personnel serait nombreux dans la salle de travail. L'hôpital est universitaire, l'arrivée d'un bébé en siège par voie basse est donc un "cas d'école".

 

Par ailleurs, les risques de passage en césarienne n'étant pas nuls, l'équipe préférait que soient présents l'anesthésiste et l'obstétricien. Ayant été prévenue depuis de longues semaines, cette "présence en force" des soignants ne m'a guère gênée, je m'y attendais. La perte des eaux s'est faite de manière naturelle, vers 5 cm de dilatation. Puis le travail s'est accéléré. Une dernière échographie a été pratiquée pour vérifier la position de mon bébé. Lui qui avait passé neuf mois en siège décompleté (fesses en avant) venait de décider de baisser l'une de ses jambes, semblant finalement opter pour une arrivée en siège complet (pieds en avant). A ceci près que sa seconde jambe était toujours restée en haut. Une arrivée en "grand écart facial" qui ne présageait rien de très bon à mon sens et qui, je dois le dire, a commencé de m'inquiéter. Je suis arrivée à dilatation complète vers 13h30. J'étais seule dans la salle de travail lorsque j'ai senti le petit pied (tout bleu...) de mon bébé sortir. Mon mari a prévenu l'équipe, qui est effectivement arrivée en force: sage femme, obstétricienne, interne, infirmières, infirmière puéricultrice et anesthésiste. Une épisiotomie a été pratiquée d'office: là aussi, on m'avait prévenue avant. La politique de ma maternité était de toujours privilégier l'accouchement d'un siège en voie basse...

 

Mais avec une épisiotomie de "sûreté" d'office. "Lors d'une arivée en siège, l'expulsion doit être rapide" m'a-t-on expliqué. Les trois premières poussées se sont révélées inefficaces. J'ai senti une tension dans le regard de la sage-femme, qui interrogeait l'obstétricienne du regard. J'ai compris que je poussais "mal" et que la césarienne se rapprochait à toute vitesse. Une hypothèse inenvisageable pour moi. Je voulais accoucher de mon enfant par voie basse. Après avoir fait virer derrière moi mon mari, dont je ne supportais pas le regard épouvantablement inquiet, j'ai planté mon regard dans celui de l'obstétricienne, qui paraissait sûre d'elle et surtout sûre de moi.

 

Elle a, avec ses mains, en me massant, "C'est ici que ça se joue, aidez-le madame", guidé ma 4è poussée, pour que j'oriente mon effort sur la partie gauche du corps de mon bébé, afin que je puisse l'aider à descendre sa deuxième jambe. Effort payant: la deuxième jambe est descendue puis sortie sans encombre. La cinquième poussée m'a permis de lui dégager les épaules. Sa tête est sortie lors de la sixième poussée. Il n'a pas pleuré. M'a juste regardé avec de grands yeux gris, ouverts sur moi et le monde. Un regard très pénétrant. Mon enfant m'a été immédiatement posé au sein, pour une première tétée. Mon épisiotomie a été recousue alors que la péridurale faisait toujours effet, sans douleur donc.
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219811
b
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