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J'ai effectué un accouchement sans péridurale

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Je poste mon témoignage assez long, pour toutes celles qui envisagent un accouchement sans péri dans une structure non adaptée. Même si mon récit est peut-être assez froid car je l'ai rédigée après coup et avec le recul avec un peu d'amertume, j'en garde quand même un formidable souvenir. Tout d'abord, je veux dire que je m'étais bien renseignée sur la physiologie de l'accouchement pendant la grossesse, merci Isabelle Brabant ; -) , et je désirai donc un accouchement le plus naturel possible. Mais voilà, le hic, aucune maternité prés de chez moi ne paraissait à la pointe en matière d'accouchement naturel, les projets de naissances ne semblaient pas leur évoquer grand-chose. Comme c'était mon premier, j'allais vers l'inconnu, et je ne me sentais donc pas de parcourir la France à la recherche d'un meilleur accueil. Je me suis donc décidée à faire avec, et préparée psychologiquement à affronter une équipe médicale pour qui accoucher sans péri semblait déjà incongru. Je me suis donc concentré le jour J sur la gestion de la douleur et le respect de mon choix d'absence de péri, par contre je n'ai pu éviter l'ensemble du protocole médical d'un accouchement hospitalier, voilà mon récit :

-------------------------------------------------- Vendredi 2 février 2007 : dernier rendez-vous gynéco. Celle-ci après m'avoir examiné en conclu que je ne suis pas prête d'accoucher. Col long et fermé. Sur ce, elle prend son téléphone appelle l'hôpital, et demande un rendez-vous pour déclenchement le 14 février date de mon terme. Moi, je reste interloquée. Lorsqu'elle raccroche, je lui demande si c'est vraiment nécessaire de prendre un rendez-vous pour la date du terme, et si on ne peut pas attendre qqs jours de plus pour laisser à mon petit bout une chance de sortir naturellement. Elle me dit que c'est pas sa politique ni celle de l'hôpital, mais bon que si j'insiste, il faudra que je rappelle moi-même l'hôpital qqs jours avant le terme et que je leur explique que je veux un simple contrôle, et repousser de qqs jours le déclenchement. Je passe ensuite un bon WE. Je me bouge pas mal, balade, bal folk, je suis en pleine forme comme pendant toute ma grossesse. La semaine avance, toujours pas de signe précurseur de l'accouchement. Jeudi, je fais les magasins en ville, je marche beaucoup, et j'ai des petites fuites dans ma culotte. Pas très importantes, mais assez pour mettre un protège-slip, j me demande si c'est des pertes blanches, ou fuites urinaires. Le soir, on a invité des copines à diner et à se faire une soirée vidéo avec film d'horreur. 23h : les copines repartent, on s'apprête à aller se coucher avec mon mari, je lui parle des fuites. Il me conseille d'appeler l'hôpital. Comme je m'en doutais, là bas ils me disent de venir pour vérifier que ce n'est pas du liquide amniotique. Je fais donc ma valise au cas où (eh oui, je ne l'avais pas encore faite). Minuit : on arrive à l'hôpital en passant par les urgences car tout est fermé à cette heure là. Après un peu d'attente, je suis prise en charge par une SF. Verdict c'est bien du liquide amniotique ! Je fais ensuite un monito pdt prés d'une heure, mais le travail n'est pas commencé, j'ai uniquement qqs légères contractions anarchiques, et col court mais toujours fermé. On dit à mon mari qu'il peut repartir se coucher. Moi, je reste sur place, on me trouve une chambre, et on me dit si toujours rien demain : déclenchement, ça ne m'amuse pas du tout moi qui voulait éviter ça. A 2h du matin, je me couche enfin, et là, aussi incroyable qu'il soit, je m'endors sans problème. Vendredi 9 6h30 : je me lève car j'ai envie de faire pipi. Mais là gros splatsch ! Un caillot de sang gros comme mon poing tombe par terre. Je suis super impressionnée, je sonne pour que quelqu'un vienne. Une infirmière arrive, ça n'a pas l'air de l'impressionner, elle me rassure. Et comme je suis réveillée, me fait redescendre dans les salles d'accouchement. Je suis reparti pour une scéance de monito, et là surprise, on m'annonce que le travail a commencé naturellement. Je suis ouverte à 1 doigt, super, je n'ai pas encore de contractions douloureuses. 7h30 : fin du monito et changement d'équipe médicale.

On me débranche et me dit que je peux prendre une douche. Je n'ai pas mes affaires qui sont restées dans la chambre de cette nuit, on me prête une serviette. Là, je passe 1h30 nickel. Je commence à sentir les contractions, mais elles sont vraiment pas trop fortes, la douche me fait du bien. Je retourne ensuite dans la salle d'accouchement qu'on m'a désigné. Je m'assis sur une chaise dans un coin (et pas sur la table d'accouchement au milieu) et je prend un bouquin, je lis qqs pages entre les contractions, personne ne s'occupe de moi. 9h : la SF qui va s'occuper de moi aujourd'hui arrive, elle est assez âgée et n'a pas l'air commode. Je regrette les SF précédentes que j'avais vues pendant la nuit.

Elle m'examine, je suis à 3-4, super, ça avance bien et toujours pas de douleur insupportable ! Je lui dis d'appeler mon mari pour qu'il vienne me rejoindre. Elle m'installe ensuite le monito qui ne me quittera plus jusque l'accouchement, et une perf. Pour la perf, je lui demande qu'est-ce qu'elle veut m'injecter. Rien en fait, mais c'est au cas où ! Elle repart. Mon mari arrive ensuite. On discute, on commence à réaliser que c'est le grand jour. 10h : la SF revient et m'examine. J'en suis à 4-5. Je suis contente, ça progresse et je gère toujours bien. Là, elle m'annonce que l'anesthésiste arrive pour poser la péri aux filles qui sont dans les salles d'accouchement à côté, eh oui on est nombreuses à vouloir accoucher en même temps. Que si je veux là péri, c'est tout de suite ou jamais. Elle me met bien la pression. Mais, je gère bien, et je suis donc ferme dans ma décision, je ne veux pas la péri. Elle repart. Les contractions se font de plus en plus sentir. Je bouge sur la table d'accouchement, pour trouver les meilleures positions. Mais avec la perf et le monito, ce n'est pas évident. Mon mari m'aide, il va me trouver un tabouret, qu'on met à coté du lit, je m'assois sur le bord du lit, les pieds sur le tabouret, la position est pas trop mal. Le monito m'agace car il ne tient pas bien et chaque fois que je me tortille on n'entend plus rien et c'est encore plus stressant, il vaudrait mieux ne pas l'avoir du tout. 11h : retour de la SF, verdict 6-7. Je suis toujours contente, chaque fois qu'elle vient, ça a progressé. Par contre, elle, elle trouve que mes contractions ne sont pas assez fortes, et que ça ne progresse pas assez vite à son gout. Elle m'annonce qu'elle va me percer la poche des eaux. Je ne sais pas trop si c'est le protocole normal, je la laisse faire. Je la vois ensuite toucher à la perf, je lui demande ce qu'elle fait, et là elle me dit qu'elle va m'injecter de l'ocytocine pour augmenter les contractions, devant mon incompréhension, elle règle le dosage au mini. Mais le perçage de la poche des eaux et l'ocytocine font leur effet, les contractions sont de plus en plus douloureuses et difficiles à gérer. 12h : j'en suis à 8-9, dilatation presque complète, mais bébé est encore haut, donc l'accouchement n'est pas encore imminent. Normal, j'ai fait tout le travail sur la table d'accouchement, je pense que ça ne l'a pas aidé à descendre ! A partir de là, j'ai une notion assez flou du temps qui passe. Les contractions sont encore plus douloureuses, je crois que la dose d'ocytocine a été augmentée lors du passage de la SF. Moi, je suis chootée par mes hormones et je m'endors à moitié entre les contractions. Plus personne ne s'occupe de nous. On entend des gens qui s'affairent dans les salles à côté, des femmes qui crient, puis des bébés qui pleurent, on se demande à quand notre tour. Mon mari à ma demande essaye une paire de fois de faire venir quelqu'un, voir comment ça évolue, mais personne de dispos. Vers 14h30 : la SF revient enfin, elle nous explique qu'ils étaient débordés.

Et là, commence installer les étriers et à m'expliquer comment va se passer la poussée. Je n'en reviens pas, j'ai l'impression que c'est elle qui décide de la fin de l'accouchement. Mais bon, comme je suis bien docile, je m'exécute. La première poussée n'est pas très concluante, normal, je ne ressens pas cette envie irrésistible qu'on m'avait expliquée jusqu'à présent. Ensuite je m'applique toujours, je veux en finir, je pense que la "vraie" poussée prend le relais. Au bout de 3 ou 4 poussées je crois, on voit la tête. Moi, je sens que ça brule, ça doit être des petites éraillures. La SF me dit que la prochaine poussée est la bonne, je la vois prendre des ciseaux, je lui demande ce qu'elle fait, elle me dit qu'elle va faire une petite épisio pour l'aider à sortir, je lui demande si c'est nécessaire, elle me dit c'est mieux, je n'ai pas la force à cet instant de la contredire, je me vois déjà avec mon petit bout dans les bras et c'est ce qui compte. 14h54 : naissance de mon bébé, on découvre que c'est un petit garçon, il est magnifique. On me le pose sur le ventre, c'est le papa qui coupe le cordon. Le papa part ensuite avec pour les premiers soins : il mesure 50 cm et pèse 3kg570. Pendant ce temps là, on me recoud 3 "petits" points, je souffre, j'ai l'impression qu'ils sont faits à vif. Mon petit bonhomme revient après les soins, il a froid, je le mets en peau à peau, mais il pleure beaucoup car il ne se réchauffe pas, il est trop énervé pour tenter une première tétée, je finis donc par le reposer dans une couveuse pour qu'il se réchauffe, et nous le contemplons à travers la vitre émerveillé.

-------------------------------------------------- Merci de m'avoir lu jusqu'au bout. Aujourd'hui, j'attends mon second. J'ai déménagé, je me renseigne donc sur les maternités prés de chez moi avec cette fois-ci un projet de naissance bien en tête : accouchement sans péri oui, mais aussi, sans monito continu, avec possibilité de bouger jusqu'au bout, sans perfusion (juste voie veineuse si nécessaire) , sans ocytocine, sans perçage prématuré de la poche des eaux, sans poussée dirigée, sans épisio, sans coupure prématuré du cordon, sans séparation du nouveaux nés pour les premiers soins ? Bref NATUREL quoi !
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218919
b
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