Histoire vécue Grossesse - Bébé > Accouchement > Péridurale      (2638 témoignages)

Préc.

Suiv.

J'ai vraiment senti sa participation physique

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
Mail  
| 885 lectures | ratingStar_51238_1ratingStar_51238_2ratingStar_51238_3ratingStar_51238_4

21janvier 2007 ; 17h07.

Ca y est je connais la sensation des contractions répétées et douloureuses.

Hier, j'ai décidé daller faire les courses, le plein du frigo. Je les ai faite en prenant le risque de porter les charges lourdes.

Ensuite, j'ai réveillé Cédric et nous sommes allés voir Sandrine et Julien (parrain de Nathan) j'ai bu un chocolat chaud on a discuté. Je parlais encore du terme, pensant très sincèrement que je naccoucherais pas avant terme.

Cette nuit j'ai ressenti des douleurs en pic sur le col. Je ne trouvais pas facilement de positions de confort pour me soulager mais rien de bien alarmant. Le seul truc, cest que je ne cessais de me lever pour aller au pipi-room. Cétait très contraignant parce que j'ai dormi une heure sur deux !

Ce matin, toujours ces douleurs sur le col, Nathan gigote encore il pousse sa tête contre le col, ça contracte.

Je finis par me convaincre de faire du rangement, j'ai fais un peu de tri, Cédric passe laspiet il me dit Ca y est tu es prise de ta pulsion de nettoyage ! Et je lui réponds que NON, jen avais simplement marre de voir mon bidon de pétrole jaune canaris dans mon salon donc que je lui trouve une place adéquate.

Puis je viens à me motiver pour rempoter et prendre soin de mes plantes ! Je sors le terreau, tous les pots de fleurs et je commence à faire ma petite jardinerie. Je suis toute contente de voir certaines plantes se retrouver dans une atmosphère moins étouffante, certaines en souffraient.

12h30, chéridou prépare la popote on mange, mes douleurs sont toujours présentes et je commence à me demander si je ne devrais pas me concentrer sur lintervalle entre chaque contraction.

13h je commence, mes contractions sont présentes mais irrégulières. Tantôt 9 min tantôt 8-7minbon.

Je vais au pipi-room, et je vois un truc bizarre, jappelle Sandrine (qui est passé par la il y a quelques mois) qui pense la même chose : cest le début de la perte du bouchon muqueux.

Okje massoie confortablement, et je surveilleet toutes les 7minutes je commence à grimacerarffff !

Je commence à préparer mon mari psychologiquement lui disant que je sentais laccouchement dans les prochaines 24h, lui ny croit pas. Il pense à une fausse alerte.

16h les contractions sont bien régulières et même douloureuses, je demande à prendre un bain, cela me soulage mais ne supprime en rien la douleur. Jy reste une bonne heure, leau est froide, et je demande à mon loulou le TENS (une technique anglaise visant à stimuler les nerfs pour que le cerveau transmette de lendorphine : morphine du corps humain.).

Je lui demande de se dépêcher, j'ai mal et j'ai eu trois contractions coup sur coup.

17h, Cédric souhaite aller faire une virée rapide en vélo, pour se faire un bon sprint (je crois quil stresse intérieurement et quil refuse de le montrer !!! ) Mon TENS déconne, je narrive pas à le faire fonctionner correctement !!! Punaise (je vous écris en même temps !! ).

17h30, les contractions sont de 4minutes depuis un quart dheure mais ce ne veut rien dire. Cédric est revenu de son vélo, il sest fait plaisir, il est à la douche !

Je vous laisse, je réécrirais dès que possible !

7 février 2007.

Vous vous doutez que nous avons vécu enfin ce moment à la fois tant redouté et attendu !!!

Et oui, ce nétait pas une fausse alerte, le 21janvier, le travail a commencé ! Nathan à vu le jour (jallais écrire la nuit ! ) le 22janvier 2007 à 3h46dans de merveilleuses conditions.

Reprenons un peu lhistoire êtes-vous prêts à lire un long roman ?

Cest parti alors !

Le 21janvier, à 18h, le parrain de Nathan appelle pour demander des nouvelles. Je lui explique le topo et avec sa femme, ils pensent tous les deux que cest imminent. Cédric ny croyait pas encore.

Ils ont demandé sils pouvaient passer nous voir, on a accepté. Cédric rentre de sa séance de VTT (pour destresser ! ) et on prépare un café pour nos amis. Le TENS ne fonctionne pas terrible, il ne propose plus dimpulsion supérieure à 6 (jusque 12 normalement) , on narrive pas à le faire fonctionner.

Les contractions sont toujours anarchiques mais malgré tout elles se rapprochent. Certaines passent encore inaperçues. Julien et Sandrine nous disent que cest certain, je vais le mettre au monde dans les prochaines heurestoujours perplexe, Cédric ne sexprime pas. Ils nous conseillent vivement daller à la maternité.

18h30 :

Nous embrassons nos amis chers à nos yeux, ils revivent la naissance de leur fille 8mois auparavant. Ils sont tous deux excités et heureux pour nous. Je ne réalise pas tout à fait.

Je prépare un petit sac avec des friandises, des gâteaux, des clémentines, du soda et la console de chéri ainsi que lappareil photo.

19h :

Nous arrivons à la maternité, les douleurs deviennent assez difficiles à supporter, je me noterais à 5-6 sur 10 (échelle de la douleur).

On nous accueille, et nous installe dans la salle de pré-travail. Sous monito, les contractions sadditionnent et sintensifient !

La sage-femme de jour, me voit et me propose une première auscultation à 20h avant son départ. Les douleurs deviennent insupportables, je gère, jattends le toucher vaginal et le verdict tombe : col dilaté à 1doigt et demi SEULEMENT !!!!

Elle me dit au revoir et elle me rassure en disant que la sage-femme de nuit passera dans lheure pour voir lévolution.

Cette heure a été pour moi, lheure la plus longue de ma vie ! Et Cédric ma vu souffrir. Les douleurs me saisissaient, ni le TENS, ni le ballon, ni lhoméopathie ne me soulageaient. Je ne demandais que deux choses : le silence et les mains de mon mari sur mon ventre.

Le col ne bouge pas malgré les contractions très toniques et douloureuses, je perds mon sang froid et je pleure. Cédric est impuissant, il essaie tant bien que mal à me rassurer mais rien ny faisait.

Dans ma tête jétais tout à fait prête à vivre ces douleurs à LA condition que le travail évolue et ne bloque pas ! Hélas, le travail était inefficace et le fait davoir perdu mon sang froid ma fait chavirer dans un état desprit où jétais incapable de continuer à gérer la douleur.

21h :

Nous rencontrons Nicole, la sage-femme de nuit. Une femme formidable !

Elle me voit, les yeux boursouflés et mon mari impuissant. Elle regarde mon col : Dilaté à peine à 2 et encore elle est généreuse ! Je suis désemparée !

Elle me dit de me calmer, elle me passe en salle de travail et me mettra de suite un antalgique à base de morphine (NUBAIN*, le produit révolutionnaire !!! ) pour me soulager et surtout me détendre !

Effectivement elle me perfuse et le produit agit très vite, je sens les contractions mais sans les douleurs, je suis dans les nuages, Cédric en rit même de me voir ainsi. Je profite de ce soulagement pour faire des micro-siestes.

23h :

Nicole passe mausculter : BINGO, dilatation à 4-5 ! Voulez-vous la péridurale ? OUI OUI, je ne prends pas le risque de me satisfaire exclusivement du Nubain*. Elle appelle donc lanesthésiste qui arrive de suite. Je flippe sur le geste et la douleur, Nicole me prend dans ses bras pour que je fasse correctement le dos rond et me donne toutes les indications sur les gestes et les sensations que jallais vivre. La péridurale a fait effet parfaitement !

Et à partir de là, tout était cool, zen, serein dans ma tête. Je dors, je me détends, Cédric est attentif au monito, il joue tantôt à sa console, tantôt il dort.

23h50.

Le col est entièrement effacé elle va tenter de percer la poche des eaux avec ses doigts. Mission réussie.

Et la, je sens tout doucement Nathan descendre (il était placé haut jusque là).

On discute un peu avec la sage-femme, je sens les contractions se faire mais sans douleur, et la tête de Nathan faisait son humble chemin.

Il voulait sortir cétait très unique comme sensation, je savais quil voulait naître.

3h10.

Cédric part faire sa pause pipi, la sage-femme, mausculte, elle sent la tête de Nathan. Elle me propose de faire deux poussées pour voir comment je travaille. Je ne sentais plus mes contractions. Elle me prévient que je risque fort une épisiotomie voire, une déchirure car jétais assez oedémaciée.

Elle constate que je pousse relativement bien, et Cédric revient et me voit déjà en position de poussée. Il était très très surpris !

3h30.

Cédric sinstalle derrière moi, sur la table. On se place correctement, j'ai accouché en position quasi assise. Cédric mettait les mains sur mon ventre pour accompagner Nathan dans son long périple.

Nicole prévient juste sa collègue quelle va maccoucher et cette dernière lui demande si elle avait besoin daide. Nicole répond que non, que ce sera sûrement long puisque que je ne sentais rien. Elle ferme la porte.

Et cest parti pour le grand saut. Nous étions très sereins.

Elle me signale la contraction et me demande de pousser Non, pas avec la gorge, il faut pousser bien en bas. Jexécute.

Et jentends : Valérie, Valérie, quest-ce quil se passe ? Et je me sens partir loinnnnnnn très loinnnnn. Jentends Cédric mappeler, il sent que je me mets à trembler, les yeux révulsent un peu. Avec la poussée, j'avais fait un petit malaise.

Je finis par répondre : allez on reprend la poussée.

Je pousse une seconde fois, je me corrige en poussant bien par le bas.

Troisième poussée Cest très bien Valérie, je vois les cheveux de Nathan, allez on pousse quand vous voulez.

Quoi ? Des cheveux ? Mon fils a des cheveux ? Bizarrement, je pensais que mon fils nallait pas avoir de cheveux dès sa naissance, pourquoi ? Je ne sais pas.

Quatrième poussée, je pousse le plus fort et le plus efficacement possible. Jentends mon mari qui me soutient, qui me dit dy aller à fond.

Je sens sa tête, ça fait mal, je pousse pour ne pas supporter plus longtemps cette douleur.

Ne poussez plus, ne poussez plus !!!!!!!!!! Ne poussez plus ! Nicole me le répétait.

Ok Ok je ne pousse plus, je ne pousse plus, je ne pousse plusje répète pour que mon corps sexécute. J'ai vite compris que mon intimité avait été abîmé. Elle insistait tellement sur le fait de ne pas pousser. Et j'ai senti ses doigts manipuler la tête de mon fils très délicatement.

Elle a sorti la tête, mais j'ai aussi senti lépaule, mais la sage-femme a fait preuve de rapidité.

3h46 :

Cédric joint ses mains aux miennes pour accueillir bébé. On lamène sur mon ventre, Cédric était très très ému. Moi je pleurais à chaudes larmes, je constatais à quel point ce moment était beau, pur, touchant, heureux !

Nicole nous dit que Nathan était admirablement beau, il nétait pas frippé, et sa peau navait pas de vernix.

Elle a respecté nos souhaits (projet de naissance) , elle a placé immédiatement Nathan sur ma poitrine, en peau à peau. Il était né dans la pénombre et ses yeux ont pu souvrir. Il a regardé les yeux de son père, ils ne se lâchaient pas du regard, ni lun, ni lautre.

Cest à ce moment précis que j'ai su quils seront très complices dès le premier instant. Ils ne seront pas inconnus lun de lautre.

Je lui ai proposé le sein une heure et demie plus tard, il a bu un peu, juste pour se rappeler cette odeur quest celle du sein de sa mère.

Il est beau, il est insouciant et bien heureux davoir choisi SON moment pour nous rencontrer.

Nathan ma beaucoup aidé pour le mettre au monde. Il a fait beaucoup defforts pour entamer sa naissance, et j'ai vraiment senti sa participation physique.

Maintenant il a 7mois passé, et c'est toujours autant le bonheur…
  Lire la suite de la discussion sur aufeminin.com


51238
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Un bebe pour 2014...debut des essais cet ete! - desir d'enfant - les clubs

image

Oui j'ai allaité ma puce 1 an, que du bonheur ! Malgré des débuts difficiles (préma) … Je vais te faire un copier coller de mon récit d'accouchement, j'espere que tu pourras accouché par voie basse pour le deuxieme ! Lundi 1 er novembre à 36...Lire la suite

Ca me tenterai bien mais.... - accouchement naturel

image

Merci ! Voilà donc mon récit : Le 10/02/2013. Je commence à perdre le bouchon muqueux mais aucun autre signe avant-coureur…. Le 14/02/2013. Nous sommes jeudi je sais pas ce qu'il me prend de faire le ménage à fond puisque le jour du ménage...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages