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Je garde un bon souvenir de mon accouchement

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Depuis qqs jours je m'impatientais, au dernier rendez-vous avec ma gygy le 1/02 à 39SA+5, elle m'avait annoncé un col long et fermé (juste début d'ouverture sur l'extérieur) , donc pas d'accouchement imminent, et elle m'a même pris un rendez-vous de déclenchement pour ma dpa le 14/02.

Je traîne donc sur auféminin pour glaner les différents remèdes de grand-mère pour accélérer les choses. Je me contente de me bouger pas mal, beaucoup de balades car je suis encore en forme et plusieurs fois la méthode italienne… je ne sais pas si cela a eu une influence sur le court des choses…

Le mardi 6/02, je perds le bouchon muqueux (gros paquet de glaires transparentes, pas de sang pour moi) , je suis contente, c'est que les choses doivent être en train d'évoluer. Depuis la perte du bouchon, je porte des protèges slips car les pertes sont plus abondantes que d'hab, mais le jeudi 8/02 gros doute je trouve que les protections que je mets sont trés mouillées, je n'ai aucune idée si c'est normal ou non. Ca me travaille un peu toute la journée. J'en discute avec mon mari le soir, c'est clair qu'il ne s'agit pas d'une rupture de la poche des eaux car dans ce cas là je crois qu'on se pose pas trop de questions, mais si c'était une fissure ? On finit vers minuit par se décider à partir à la maternité, ça nous semble plus raisonnable, il vaut mieux être rassurés car si fissure, il y a risque d'infection. J'ai, à ce moment là, comme depuis plusieurs jours, des contractions non douloureuses assez fréquentes mais pas régulières.

Le temps d'être pris en charge, de faire des examens + 2 séries de 3/4 d'heures de monito, verdict vers 4h du matin le vendredi 9/02 : fissure de la poche des eaux, contractions anarchiques donc le travail n'a pas démarré. On me donne un suppo pour calmer ces contractions et voir si les vraies arrivent, on me trouve une chambre, et si rien d'ici le lendemain matin, on me déclenchera vers 9h. Les bonnes nouvelles sont que mon col est maintenant court et ouvert à 2, donc favorable à un déclenchement, et que je tiendrais mon bébé dans les bras avant la fin de la journée qui s'annonce longue. Par contre, je suis assez déçue car je me préparais à essayer de vivre un accouchement plus naturel, avec gestion le plus longtemps possible des premières contractions chez moi avec mon mari avec toutes les libertés de mouvements que je veux, en espérant arriver assez dilatée à la maternité et pourquoi pas me passer de la péri. Car la maternité où j'accouche n'est pas à la pointe des accouchements "naturels", le protocole classique c'est : dés le début du travail confirmé, installation en salle d'accouchement, avec monito et perfusion, donc clouée sur la table d'accouchement et pas trop moyen d'y déroger.

Bref, mon mari rentre à la maison pour essayer de bien se reposer avant la journée qui l'attend. Et moi dans ma chambre d'hopital, je sais pas comment j'ai fait mais je me suis endormie super rapidement.

Au bout d'une heure de sommeil vers 6h du matin, je me réveille. J'ai toujours des contractions, je ne regarde pas ma montre, je ne sais pas trop si elles sont régulières, elles doivent être espacés de 5-10 min, elles ne sont toujours pas vraiment douloureuses, je pense que c'est toujours le faux travail. Je me lève pour aller aux toilettes, et là dans les toilettes, je pers un gros caillot de sang super impressionant, je ne sais pas ce qui m'arrive et si c'est normal de perdre du sang comme ça. Je sonne pour que quelqu'un vienne. L'infirmière de garde me rassure, appelle la sage-femme et me fait redescendre aux salles d'accouchement.

Il est 7h, je suis alors toujours ouverte à deux doigt, mais maintenant le col est effacé, c'est reparti pour un monito. Vers 8h, aprés une bonne heure de monito, on m'annonce que le travail a bien démarré, les contractions sont à peu prés régulières toutes les 5 min, mais ne sont pas trés fortes. On me débranche du monito, on me propose de prendre une douche, c'est vraiment une bonne idée (par contre dans mon petit sac pour la salle d'accouchement, je n'avais pas prévu la serviette et le savon… on me trouve donc ce qu'il faut). Je profite bien de cette douche. En sortant, c'est le changement d'équipe, il n'y a plus personne dans le bloc d'obstétrique, je ne sais pas trop ce que je dois faire, je retourne donc dans la salle d'accouchement où j'ai fait mon dernier monito et où sont mes affaires. Je prends mon bouquin et je m'installe sur un siège dans un coin, je n'ai vraiment pas envie d'aller tout de suite sur la table d'accouchement. Assise penchée en avant sur cette chaise, je gère bien les contractions.

A 9h, la nouvelle sage-femme arrive, elle est assez agée et n'a pas l'air trés commode (impression qui se confirmera par la suite, je regrette la sage-femme de la nuit). Elle me fait installer sur la table d'accouchement, examen du col, je suis ouverte à 4 ! Wahou, je pensais que ces premiers centimètres étaient les plus long et je ne les ai pas vu passer… D'aprés la sage-femme ça va peut-être être assez rapide, donc elle m'installe tout de suite la perfusion au cas où il y aurait besoin, je suis maintenant définitivement bloquée sur ma table d'accouchement avec le monito en plus. Avant qu'elle reparte, je lui demande d'appeler mon mari pour qu'il vienne. Eh oui, il est toujours à la maison en train d'attendre un coup de fil, on lui avait dit qu'on l'appelerai quand on démarrerai le déclenchement.

Il arrive vers 9h30, je suis bien contente qu'il soit à mes côtés pour la suite. Je lui raconte ma nuit. Il s'amuse à surveiller les enregistrements du monito. Pour moi, ça va toujours bien, les contractions sont bien gérables, par contre je n'arrive pas à trouver une position confortable sur la table, je n'aime pas avoir les jambes devant moi sur la table et à chaque fois que je bouge un peu trop, les enregistrements s'arrêtent et je tatonne quelques minutes avec ma ceinture pour essayer de replacer les sondes au bon endroit. Je finis par trouver une position qui me convient pas mal, assise sur le côté au bord de la table, il me faut juste un appui pour les pieds car le marche pied pour monter sur la table est un peu trop bas, mon mari me ramène un tabouret pour poser mes pieds, et m'aide à les maintenir comme je veux.

Vers 10h30, le sage-femme revient voir où ça en ait, elle allucine un peu de me voir dans cette position au lieu d'attendre conventionnellement assise dans le sens de la table. Elle m'examine : dilatation à 5-6, super, ça avance bien ! Elle me propose la péri, car l'anesthésiste va bientôt arriver pour poser les péris aux filles qui sont dans les salles d'à côté. En effet il y a 4 salles, et elles sont toutes prises, on est nombreuses à vouloir accoucher en même temps ce jour là. Je refuse la péri car je gère bien pour l'instant, je veux attendre de voir comment ça évolue. Elle me préviens que si je la prends pas tout de suite, ça risque d'être trop tard aprés, je prend le risque quand même et je maintiens mon refus.

Le travail continue donc, les contractions sont plus douloureuses qu'à 8h, mais j'ai de la chance, car elles ne s'enchaîne pas à une cadence infernale, je dirai toutes les 4-5 mintutes environ, j'ai donc le temps de récupérer entre chaque, et je continue à bien gérer. Je fais la remarque à mon mari, que si on était à la maison, vu que je gère bien, sans les examens, je ne penserai pas être déjà en plein travail, et on ne serait pas encore sur le point de partir, et donc peut-être qu'on aurait eu un accouchement "sur le parking".

Vers 12h, nouveau passage de la sage femme, j'en suis à 8-9 avec le col bien souple prés à s'ouvrir complètement, mais on ne peut pas commencer la phase de poussée tout de suite car le bébé est encore trop haut. D'aprés elle, mes contractions ne sont pas assez fortes, elle introduit donc de l'ocytocine dans la perfusion, pour rendre les contractions un peu plus efficaces. Pour moi, je les trouvais bien mes contractions, elles étaient bien gérables et avaient permis une dilation plutôt rapide, mais bon, elle sait ce qu'elle fait, je la laisse faire. Elle me dit ensuite qu'elle est débordée, l'autre accouchement dont elle s'occuppe est imminent, elle me laisse donc en me disant que je peut m'entraîner à pousser.

Je trouve la consigne un peu bizarre, je n'ai pas encore vraiment envie de pousser, ça veut dire quoi s'entraîner à pousser, ça veut dire pousser de toutes ses forces comme pour l'expulsion, ou juste arrêter la respiration de relaxation avec le diaphragme comme j'ai appris au cours de prépa d'accouchement et essayer le respirer, bloquer, pousser Les contractions deviennent un peu plus douloureuses et je gère un peu moins bien surtout que je ne sais plus trop quoi faire sachant que je suis presque à dilatation complète. Mon mari se trouve un peu démuni face à moi. Moi, je suis un peu dans un état second, et je m'endors presque entre chaque contraction, je ne sais pas si c'est la fatigue ou la perfusion qui me donne cette envie de dormir.

Vers 13h, rien n'a l'air de progresser, je veux savoir où ça en ait, ça fait 1h que la sage-femme nous a laissé, je demande à mon mari de sonner pour que quelqu'un vienne. Une aide soignante arrive pour nous dire que la sage femme est trés occupée, qu'il faut patienter. Vers 13h30, la sage-femme passe enfin. Comme les contractions ont l'air de stagner, elle décide d'augmenter la dose d'ocytocine. Elle me demande de lui montrer comment je pousse lorsque qu'arrivent les contactions, je "poussote" donc sur une contraction, sans avoir plus que ça envie, et là elle me dit "ah ben, c'est pas comme ça que vous allez y arriver quand il faudra pousser à la fin ! ", et elle repars s'occupper de l'autre accouchement.

C'est donc reparti pour une attente laborieuse. Je m'applique à pousser un peu plus pendant les contractions, qui sont encore un peu plus douloureuses. Et je me mets à penser que la péri est quand même une bonne invention, bien que je l'ai refusée. J'en ai vraiment marre d'être alongée sur la table d'accouchement, tantôt je demande à mon mari de me redresser le dossier, tantôt je lui demande de le rabaisser. J'ai les jambes pliées devant moi qui tremblottes un peu, faute de positions confortables, mon mari m'aide à les tenir. Je demande à une aide soignante d'installer tout de suite les étriers, ça me permettra peut-être de trouver une position où j'arrive à caler mes jambes.

On entends des bébé crier dans les salles d'à côtés, il y a 2 accouchements qui viennent de se terminer, bientôt ce sera mon tour… La sage-femme revient enfin vers 14h30, et m'annonce que ça va être à moi. Je la regarde préparer la pièce pour la poussée finale avec soulagement, car ça fait 2 heures que j'attends ce moment là. Je lui précise que je préfère une déchirure qu'une épisio, tout en lui disant que je la laisse libre bien sûr de son jugement si elle pense que l'épisio est vraiment nécessaire. Je démarre ensuite la poussée, la première n'est apparemment pas encore trés efficace, mais les suivantes font bien avancer les choses : en 2 poussées, la tête se présente, sur les 2 suivantes la tête s'arrête sur le périnée, à la troisième la sage femme décide de faire quand même une petite épisio pour aider, je ne refuse plus car à ce moment là, je ne pense plus qu'au fait que mon bébé sera ainsi plus rapidement dans mes bras, la tête passe donc, et sur la poussée suivante le reste du corps. Il est 14h57. Félix est né, il fait 3,7kg et mesure 50,5cm. On me pose mon enfant sur le ventre et je le regarde ébahie, je regarde son sexe, c'est un petit garçon. Je regarde ensuite mon mari, voir si lui aussi réalise que notre enfant est maintenant avec nous…

Voilà, ensuite les choses s'enchaînent assez vite, mon mari coupe le cordon, il part ensuite avec Félix pour les premiers soins. A leur retour, on s'occuppe de moi, expulsion du placenta, couture de l'épisio, des choses pas trés agréables, mais comme j'ai Félix sous les yeux, je suis prête à supporter encore qqs douleurs sans broncher. Quand tout est terminé, je demande à prendre Félix sur moi pour le réchauffer plutôt que de le laisser dans sa couveuse. Le petit bonhomme à froid et pleure, on nous met plein de couvertures sur nous et j'attends qu'il se calme, une nouvelle vie démarre…

Voilà aprés 8h de travail, et 1/4 d'heure de poussée, une aventure se termine, une nouvelle vie commence. Même si l'accouchement n'était pas vraiment celui que j'aurai espéré, j'estime avoir eu de la chance d'avoir des contractions gérables et je suis bien fière de moi d'avoir pu me passer de la péri. Je regrette juste les 2 dernières heures où je pense que si j'avais eu une sage-femme plus disponible et attentionnée, elle m'aurait fait trouver une position plus adéquate pour faire descendre le bébé et pouvoir démarrer l'expulsion beaucoup plus vite, et ainsi éviter les 2 heures d'attente qui m'ont pas mal désemparées alors que le travail de dilatation était terminé.
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31257
b
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