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Je ne voyais que mon bébé

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Ma DPA était le 30 juin (comme vous le constatez, ça na pas marché ! ). Mais, depuis quelques temps, depuis le 1er juin environ, je me suis mise à perdre du poids. Javais pas forcément pris énormément, 10 kg, mais je suis redescendue assez vite à 8,5. Ca minquiétait je suis un peu obsédée de la balance, mais, curieusement, dans les deux sens, jaime la stabilité ! -. Tout le monde me disait que cétait rien.

Tout de même, le 9, je décide de me rendre à la mater, sans rendez vous, juste pour me rassurer. En plus, mon ventre me tracassait : au lieu dêtre rond, comme dhabitude, on aurait pu dessiner le bébé, on aurait dit que, sur moi avant grossesse, on avait rajouté un bébé dans une couverture.

Donc, arrivée à la mater, ils me font une écho pour vérifier : bingo, la puce va bien, mais il ne lui reste quune toute petite poche de liquide amiotique, le reste est sec. Non pas que j'ai perdu les eaux aucune fissure mais le renouvellement ne sest pas fait.

Bon, allez chercher votre valise, on vous déclenche ce soir à 18h30 .

Le temps de rentrer, dappeler mon homme qui travaille à 100 km dici, on a passé une après midi assez surréaliste, à essayer de rien oublier, à appeler la famille qui habite loin pour quils aient le temps darriver à faire une dernière photo de mon ventre bizarre, à cajoler le chat.

18h30 : on mexplique : dabord, on pose lhormone de maturation du col, pour quil souvre, et quil se prépare. Puis, demain, si rien ne sest passé dici là, on ajoute une perf de Syntosinon, pour déclencher des contractions, et zou, le bébé arrive.

20h30 : mon homme repart à la maison : on lappellera sil le faut. Je me dis bêtement quà 3 heures du mat on va le réveiller pour lui annoncer que jaccouche.

22h30 : on ma remonté dans ma chambre ; individuelle, chouette, en plus on me dit de bien minstaller, que je reviendrais là après laccouchement. Les contractions commencent ; lentement, mais sûrement : moi qui me croyais résistante à la douleur, je découvre que cest faux. Une nuit entière à marcher, masseoir, me coucher, pleurer, rien ny fait ; j'ai mal, bêtement mal, mon homme nest pas là, je ne pense pas à lappeler puisque je naccouche pas encore, et pourtant, quest ce que je me sens seule ! A trois heures du mat, on me concède deux comprimés, qui ny font rien. A cinq heures, une piqûre de morphine, je nen peux plus, j'ai limpression que je ne tiendrais jamais le coup, quand je pense que laccouchement nest pas encore commencé !!!!

Après la morphine, je mendors enfin. Mon homme arrive avec un pain au chocolat, dans le petit matin, à 6 heures ; il na presque pas dormi. On se couche sur le lit dhosto dans les bras lun de lautre, en grignotant notre pain au chocolat.

11 heures : examen : lenfer : le col, malgré toutes ces contractions, na pas bougé dun poil. Un doigt, obstinément. Et, seconde mauvaise nouvelle : on ne peut pas me déclencher comme prévu toutes les salles sont occupées !!!!!! Ce sera pour demain !!!!! Je mimagine revivre la même nuit, et je pleure comme une folle.

La journée passe, les contractions sont plus supportables. Je me dis que cest la piqûre (mais en fait, je crois quon shabitue, et que le jour, cest moins dur).

Plus la nuit vient, mon homme repart, mes parents aussi, qui étaient venus, directement du train, pour me dire bonjour. J'ai peur. Et je mendors.

J'ai bien dormi. Quelle chance ! Je nen pouvais plus. Mais le revers de la médaille, cest que les contractions se sont arrêtées ! Inefficaces, et arrêtées ! Tout ça pour rien ! Mon homme revient, et à 9h00 du matin (on est déjà vendredi) , on me descend en salle, pour le déclechement. J'ai encore peur.

On me présente léquipe : deux élèves sage femme (1iere et 3eme année) , une sage femme. Cest parti, perfusion, monito, je suis branchée de partout. Lélève de première année sessaye à la pose de la perfusion : cest pas son jour, pas le mien non plus, je garde encore le bleu trois semaine après, et il faut changer de bras.

Une matinée de contractions. Je supporte de plus en plus mal les examen, qui me font un mal de chien. A 14 heures, merveille : on mapporte (si je puis dire ! ) la péridurale. Cest fantastique : la pose est indolore, le médecin gentil, et tout à coup, je ne sens plus la douleur. On se met à papoter tranquillement avec mon homme, qui ose enfin grignoter ses délice choc quon avait prévu pour lui !!!!!! Lelève de 3 ieme année perce la poche des eaux, je ne sens rien.

15 heures : nouvel examen, toujours aucune amélioration. J'ai peur.

16 heures : tout dun coup, la douleur se réveille. La péridurale aurait elle cessé de faire effet ? Léquipe, ne comprenant pas, me met double dose. J'ai à nouveau très mal. Cest dur à supporter, je tremble de partout, je pleure un peu. Pour supporter les contractions (ne riez pas ! ) je regarde, au fond de la salle entre mes jambes levées, les habits de bébé posés sur la table : je rêve que jexpédie mon bébé dedans, ces vêtements, il faut les remplir !!!!

Nouvel examen.

On sait pourquoi vous avez mal ! Cest incroyable, le travail sest entièrement fait en une heure ! Le col est effacé, on va commencer !

Léquipe mentoure ; mon homme est un peu soulagé : il me le dira plus tard, me voir souffrir sans rien y pouvoir, cétait horrible : là, il va y avoir quelque chose à faire.

Comment avez vous appris à pousser ? Ben, j'ai pas appris. Le cours était la semaine prochaine. Va falloir improviser.

Je commence à pousser, après avoir demandé lheure à mon homme : 17h23. Je pousse trois fois, le plus longtemps que je peux : la double dose de péri a enfin fait effet, et en plus, je me sens enfin responsable de quelque chose ! 17h30 : lélève sage femme pose ma puce sur mon ventre, et même le placenta est passé !

Je mets un peu de temps à réaliser : je ne pleure pas, ça me paraît étrange. Mais je réaliserais plus tard que je ne voyais plus rien, je nai pas vu lelève SF me recoudre de l'épisio, ni mon homme couper le cordon, ni rien dautre que mon bébé, que je caressais sur mon ventre, recroquevillée et recouverte de vernix, je me rappelle de son épaule On me lenlève dix minutes, les soins sont rapides, pour la mettre le plus vite au sein. Cest dingue et étrange, elle est là, avec un petit bonnet ridicule, mon homme nous regarde, on ny croit pas.
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52089
b
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