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La naissance de notre Eole ... Un merveilleux souvenir !

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La naissance d'Eole ça a commencé dans la nuit du mercredi 25 mars au jeudi 26. Vers 23 heures 30, je ressens des contractions, un peu comme des règles douloureuses mais en plus fort. Je regarde le réveil, elles sont espacées d'environ 10 minutes. Pas d'affolement donc, j'ai le temps. J'essaye de me rendormir mais je suis trop excitée à l'idée que mon bébé a décidé de naître aujourd ? Hui. Vers 1 heure 30 les contractions sont plus fréquentes, toutes les cinq minutes. Comme je n'arrive pas à dormir, je prend une douche pour voir si elles s'espacent, c'est peut être un faux travail ? . Je me rallonge, les contractions continuent toutes les cinq minutes. Bon, à 2 heures 30, je décide de me lever, de toutes façons je ne pourrais pas dormir. Je passe la nuit à "bricoler" dans la maison. Le chien et le chat trouvent ça suspect ? Loïc se lève à 6 heures, il me demande : "Tu est déjà debout ? " . Je répond : "Je ne me suis pas couchée, j'ai des contractions" . Il a un grand sourire. On décide de prendre notre temps, après tout, les contractions sont toutes les 5 minutes depuis cette nuit, pas de raison de se précipiter ? On se met tout de même en route pour la maternité vers 8 heures car j'ai l'impression que ça s'intensifie, et que la fréquence augmente. Arrivée à la maternité, la sage femme qui m'accueille commence sa journée. Les contractions semblent moins fréquentes maintenant. Monitoring, prise de sang, examen, et là le verdict : "Vous avez des contractions, bébé est bas, le col est modifié, mais pas de dilatation, au plus un centimètre. Vous n'êtes pas en travail" . En revanche, ce qui l'ennuie c'est ma tension : 16/11 ! Je n'ai jamais eu ça de ma vie ! Elle me dit qu'elle va voir avec l'obstétricien de garde, mais qu'elle pense qu'ils vont me garder. Et c'est ce qui se produit, elle me donne un comprimé pour faire baisser la tension et m'installe dans une chambre. Toute la matinée, je marche, je m'appuie contre les murs ou bien m'accroupis lors des contractions, je sors faire le tour du parc avec Loïc ? Nouveau monitoring et nouvel examen vers 13 heures : contractions toutes les dix minutes et dilatation à deux centimètres, bonne nouvelle, ma tension est retombée. L'après midi, je continue donc à marcher, je fais du ballon, etc ? Vers 17 heures, comme les contractions ne s'accélèrent pas la sage femme me demande ce que je veux faire. Elle a lu mon projet de naissance et sait que je veux un accouchement naturel, on discute donc sereinement. Elle me propose trois options : ne rein faire (mais j'avoue que j'en ai un peu marre depuis minuit) , une perf de Synto (là, je refuse) , ou bien percer la poche des eaux. Je dis d'accord pour la dernière solution, d'après la sage femme ça devrait libérer plein d ? Hormones naturelles et mettre en route le travail. En effet, après ce geste, les contractions s'intensifient pendant quelques heures, puis reprennent leur rythme de croisière toutes les dix minutes. Dans la nuit du jeudi au vendredi, pas grande évolution. C'est une étudiante sage femme qui s'occupe de moi. Monitoring et examen vers minuit : toujours dilatée à deux centimètres, bébé tient super bien le coup. Elle essaie de me "refourguer" une perf de Nubain contre la douleur, ça l'ennuie de me laisser avoir mal, et elle pense que je devrais me reposer. Sur le deuxième point, elle n'a pas tort, mais je lui dis que je ne veux pas de morphine, d'ailleurs la douleur n'est pas intolérable. Je lui promets de la rappeler si ça ne va pas. J'arrive à me reposer de 1heure à 4 heures du matin, puis les contractions me réveillent. J'essaie des exercices de respiration pour me calmer, mais ce qui me fait du bien, c'est de marcher. Matinée du vendredi 27 : statu quo. C'est repartit pour des ballades dans le parc. Vers 10 heures la sage femme me pose une perf d'antibiotiques, il y a un risque infectieux puisqu'on a percé la poche des eaux hier. Elle ne m'examine pas, pour éviter de faire entrer des germes. La journée passe, toujours rien. Vers 16 heures, j'ai l'impression que les contractions sont plus fortes et se rapprochent. J'appelle la sage femme, j'avoue que je commence à vraiment en avoir marre. J'espère qu'elle va me dire que le "vrai" travail a commencé. Et bien non, rien, toujours pareil. C'est désespérant ! Nouvelle négociation. On peut attendre jusqu'à samedi matin et après il faudra déclencher à cause du risque infectieux. Mais cela veut dire une autre nuit sans sommeil et je risque être épuisée pour pousser le moment venu. Ou bien, on met un peu de Syntocinon. D'après elle, je cherche trop à tout maîtriser, et peu être que cela m'aiderai à lâcher prise. C'est vrai que depuis hier, je suis très concentrée sur ce que j'ai à faire ? En plus, je suis crevée et je me vois mal passer encore une nuit comme ça. Elle me propose de prendre une douche pour me détendre. Bonne idée. Sous la douche, je craque. Je me mets à pleurer. Pourquoi je n'arrive pas à faire naître mon bébé tout simplement, comme le font toutes les femmes du monde ? Est ce que j'en veux vraiment de ce bébé ? Pourquoi rien ne se passe comme prévu, alors que je me suis si bien préparée pour cette naissance ? J'ai l'impression de "rater" mon accouchement car je sais qu'avec les perfusions, les contractions seront plus violentes et qu'il y a de grandes chances pour que je réclame la péridurale. Loïc s'inquiète de mes pleurs et vient me trouver dans la salle de bains. Je le rassure, ça va, c'est juste le moral qui flanche ? Je passe la chemise d ? Hôpital et je me mets au lit. La sage femme arrive avec tout son attirail : perfusion, tensiomètre, monitoring. Me voilà "branchée" . "On commence doucement" me dit elle. A ce moment là, commencent deux heures et demie interminables. Je n'ai pas vraiment l'impression que les contractions s'intensifient mais je ne peux pas me lever pour les faire "passer" et ça me met hors de moi. Je me sens impuissante, attachée à cette perf et à ce monito. Et puis j'ai envie de pisser mais je ne peux pas me lever et j'y arrive pas sur ce fichu bassin. J'envoie tout balader. Mais comment font les femmes qui passent tout le travail comme ça ? Du coup, je m'enferme en moi même, je subit les contractions les unes après les autres. (Bébé tient toujours super bien le coup, lui.) La sage femme me dira plus tard que j'avais l'ai très "zen" à ce moment là, mais en réalité, je bouillonne à l'intérieur ! J'en veux à la terre entière, je m'en veux, j'en veux à mon bébé, aux sages femmes, à tout le monde ! Et puis vers 21 heures, une drôle de sensation accompagne soudain une contraction. Je dis à Loïc : "J'ai envie de pousser, va vite chercher quelqu'un" Lui : "Qu'est ce que je fais, je sonne ? " Moi : "Sonne, va les chercher, ramène moi vite une sage femme" . En quelques minutes, la sage femme est là et m'examine. Le col est totalement dilaté ! On me met dans un fauteuil roulant, direction la salle de naissance. Finalement, ça sera bien sans péri, comme prévu, ça me redonne du courage. Et puis en salle d'accouchement, on retire une partie du monitoring, celle qui sert à enregistrer les contractions. Je peux bouger dans la pièce. La sage femme me fait beaucoup changer de positions, sur le coté, sur le dos mais la tête relevée ? J'avais envie d'essayer le tabouret percé pour accoucher accroupie mais la position est fatigante à tenir, bien que confortable. Je finirai allongée, tête relevée, jambes tirées vers moi. En salle d'accouchement, je garde des contractions supportables, je trouve même ça bien moins pénible que dans ma chambre. En plus elle sont assez espacées (toutes les 4 à 5 minutes) , donc j'ai bien le temps de récupérer entre chaque. Je plaisante avec l'aide soignante et la sage femme. Elle me dit : "Vous êtes en train de nous faire l'accouchement sans douleur" . Et c'est vrai que je n'ai pas si mal que ça, je m'attendais à pire. Je sens la contraction arriver, je prend une respiration "ample et profonde" comme j'ai appris au cours de préparation, puis je pousse en soufflant comme dans un ballon de baudruche, enfin ça se termine par une série de trois ou quatre "spasmes" vers l'anus, là je bloque la respiration et je les accompagne. Je garde beaucoup les yeux fermés et je me laisse aller "à l'instinct" . Bizarrement, ça ne me déplait pas ce côté animal, je me sens même à l'aise. Loïc n'est pas entré en salle d'accouchement, il se sent mal à l'aise dans cette ambiance. Je m'étais préparée à cela donc je ne le vis pas mal du tout (en plus la sage femme et l'aide soignante sont super). Mais je suis restée quatre heures en salle d'accouchement avant qu'il ne me rejoigne, il a du trouver ça long ! Sur la fin du travail ça devient plus douloureux. Les contractions sont plus ou moins les mêmes, mais c'est la distension des tissus qui fait mal. Ça me fait du bien de pousser, mais je sens que ça "tire" . La sage femme m'encourage, j'y suis presque. Pour me motiver, elle me propose de regarder la tête de mon bébé apparaître avec un miroir. Je vois des cheveux ! Encore quelques poussées, ça fait mal, je crie. D'un coup, la sage femme me dit d'arrêter de pousser, la tête est sortie, et elle dégage les épaules. Elle sait que je veux attraper mon bébé. Elle me dit : "Allez-y, prenez le" . Là j'attrape ce petit être chaud et gluant et je le pose sur mon ventre. Ses yeux sont grands ouverts, il est 23 heures 52. Le temps s'arrête (les contractions aussi). L'aide soignante l'essuie et le couvre de linges chauds. On est bien là, nus tous les deux. Je ne dis pas son prénom, je veux que ce soit Loïc qui le dise, ce sera sa façon de le faire "naître" au monde. Je demande à l'aide soignante qu'elle aille le rassurer, lui dire que tout va bien. Il attendra encore une heure avant d'entrer car il ne veut pas voir le placenta, ni les instruments chirurgicaux, or il faut me recoudre car j'ai une déchirure. Quand il me rejoint enfin, il est tout ému, il arrive presque sur la pointe des pieds. Je lui demande de donner le prénom de notre fils : Eole. Eole est resté deux heures sur mon ventre, puis on l'a pesé et on nous a raccompagnés à notre chambre. Comme il avait un peu froid, Loïc l'a eu à son tour en peau à peau dans la chambre. Ils se sont endormis comme ça tous les deux, et moi je les ai veillé un petit moment. Épilogue : Je garde un merveilleux souvenir de cette naissance, j'aurai voulu un accouchement 100% naturel, je regrette un peu d'avoir accepté que la sage femme rompe la poche, ça n'a servi qu'a me faire injecter des antibios… Pour l'ocytocine, apparement, je n'en ai eu qu'une petite dose mais je dois avouer qu'après presque deux jours de faux travail, j'étais bien contente que les choses sérieuses démarrent enfin. Ça me motive pour un accouchement vraiment naturel pour le deuxième.
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218414
b
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