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Le grand jour

Témoignage d'internaute trouvé sur magicmaman 32 ans
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"Tout a commencé le mardi 19 mai quand je me couche, vers 22h45: je perds les eaux dans mon lit, comme ça, sans contraction de toute la journée ou très peu ! Là je ne me pose plus aucune question : il faut immédiatement partir à la maternité, d'autant que je suis porteuse d'un streptocoque et que donc, bébé n'est plus protégé de la bactérie, si elle est encore présente (j'ai été traitée mais bon, ça peut aller et venir…).

Arrivée à la maternité à 23h30 (le temps de régler l'organisation avec les enfants pour le lendemain matin, vue l'heure ! ) :

La SF de nuit (très sympa, le courant passe immédiatement avec elle) me prend en charge et nous installe en salle de travail, pour m'examiner. Elle me pose le monitoring pendant 30 minutes : pas de contractions régulières, seulement quelques unes à 50-60 que je sens peu, bébé va très bien, la poche des eaux est bien rompue, le liquide est clair. Le col est le même qu'il y a 10 jours : presque effacé mais encore un peu épais (1cm) et ouvert à "un large doigt" , la tête est encore un peu haute et n'appuie pas bien au col. Le travail n'a pas commencé, sans poche des eaux rompue ce n'était pas pour tout de suite, mais évidemment, on me garde ! On me fait un prélèvement vaginal, une PDS, un ECBU et on me pose un cathéter avec la première poche d'antibiotiques (on m'en fera une toutes les 4 heures à partir de maintenant, à cause du streptocoque, jusqu'à la naissance).

Le travail n'a pas commencé, je n'ai donc pas lieu de rester en salle de travail, on nous installe en chambre dès que ma poche d'antibios est terminée. Je dois sonner si j'ai des contractions, sinon nous attendons le lendemain pour aviser, mais si le travail ne se lance pas, ce sera un déclenchement par perfusion, je ne peux pas rester très longtemps avec la poche rompue et un streptocoque ! Même scénario que pour mon premier accouchement…

Il est 1h du matin, nous allons essayer de dormir un peu (mon homme a un vrai lit pour lui aussi) mais c'est difficile, je commence à sentir quelques petites contractions bien sympathiques, mais rien de très violent ni de très régulier ! Ça ressemble encore et toujours aux faux travaux que j'ai l'habitude de faire depuis le début du 9ème mois.

Nous sommeillons un peu, moi dans un demi-sommeil, j'ai installé mes affaires et celles de bébé, dans 24 à 48 heures grand maximum, il sera certainement là… Mais je suis trop excitée pour vraiment dormir, je guette !

Il est 3h du matin : une très violente contraction arrive. Je sais immédiatement que c'est la première du vrai travail (je ne pourrais pas dire pourquoi, mais je le sais). Je ne veux pas appeler la SF tout de suite, je préfère attendre de voir comment ça évolue, et surtout je n'ai pas très envie d'entendre que mon col ne bouge pas…

Je reste au lit jusqu'à 4h : les contractions sont assez violentes mais toujours pas régulières, parfois chaque 5 minutes, parfois un répis de 20 minutes puis 10 minutes, puis une série de rapprochées à 2 minutes et ça se rééloigne… Mais j'ai vraiment très mal, je me décide à sonner la sage-femme, nous retournons en salle de travail où elle me rebranche sur monito : les contractions sont très fortes, mon col est complètement effacé et ouvert à 3cm, le travail est en route ! Mais elle constate aussi que mon col est très tonique du fait de la conisation : il s'est formé un cerclage naturel qui le rend très raide. Il est possible qu'il mette des heures et des heures à se débloquer, ou reste carrément bloqué à 3cm et là ce sera césarienne… S'il ne se débloque que très lentement j'accoucherai par voie basse mais ce sera très long, et elle me dit que je m'épuiserai sans péridurale, que ce sera une indication médicale… Il peut tout aussi bien "lâcher" d'un coup, c'est imprévisible. C'est pourquoi on va attendre et voir…

Le monito est bon, bébé supporte bien les contractions, mais il est encore assez haut donc il va falloir l'aider à descendre. Elle ne voit pas d'indication à rester en salle de travail, alors elle nous donne rendez-vous à 6h15 pour faire un point. En attendant nous retournons dans notre chambre, elle nous conseille de marcher dans les couloirs, de trouver une position antalgique pendant les contractions, j'ai carte blanche pour gérer mon travail, à condition de l'appeler au moindre soucis. Après une nouvelle poche d'antibiotiques, nous repartons (elle ne juge pas utile non plus de garder un glucosé, j'ai juste mon cathéter qu'elle débranche à chaque poche d'antibios, donc pas du tout attachée à la table ! ). Nous marchons dans les couloirs déserts et sombres de la maternité, je trouve cette ambiance feutrée et calme très agréable et douce, nous faisons une halte à chaque contraction, qui se font de plus en plus fortes et de plus en plus rapprochées, je n'ai quasiment plus de temps de pause… J'ai très mal au dos et aux intestins, les contractions me prennent "par les reins" (je saurais plus tard que c'est mon fibrome, qui s'enfonce dans mes intestins à chaque contraction et c'est ça qui me fait cette sensation). J'ai l'impression d'avoir envie d'aller à la grosse commission, nous retournons en chambre. Je dis à mon homme de se coucher un peu, je vais faire ma petite vie et déambuler, ça sert à rien que nous soyons deux à nous fatiguer…

Jusqu'à 6h je marche de long en large, j'ai la diarrhée, je vomis, la totale… J'ai trouvé ma position pendant les contractions : debout, légèrement accroupie, les main sur les genoux, yeux fermés, en ne me crispant pas, je visualise mon col qui s'ouvre et Alan qui descend (surtout ne pas rester allongée, ça décuple la douleur, j'en ai confirmation). A 6h15 nous partons en salle de travail "faire le point" , la douleur est tellement forte (j'ai eu des péridurales pour mes grands, je ne connais pas de contractions aussi violentes et rapprochées, j'ai l'impression d'être en fin de travail, pourtant 2h avant j'étais à 3 donc j'y crois pas trop) que je sais à cet instant que si mon col est encore à 3 cm je ne pourrai plus supporter, ce sera une péridurale, à mon plus grand regret…

La sage-femme me rebranche le monitoring, les contractions sont bonnes et régulières, bébé va toujours très bien. Elle me tâte le col, je retiens ma respiration : tout se joue maintenant (du moins en ce qui concerne mon refus de péridurale). Verdict : dilatation à 6 cm ! Le col est avec nous ! Elle me demande si je veux qu'elle appelle l'anesthésiste, je lui réponds "non" évidemment. Je continue comme ça, mais qu'est-ce que je douille ! Mais je suis tellement contente d'en être arrivée là que j'aurais été très déçue d'abandonner maintenant alors que depuis plusieurs heures je me bats en pensées avec mon col pour qu'il lâche…

La sage-femme me dit qu'à partir de maintenant je dois rester en salle de travail, ça peut aller très vite, c'est un 3ème et le col n'a plus l'air de poser problème, la tête est engagée donc le fibrome non plus !

Elle prépare plusieurs perfs : spas*fon et magnésium pour détendre encore plus le col, nouvelle poche d'antibiotiques (pas sûr que j'atteigne 8h ! ). Les contractions suivantes sont intolérables, et je sens nettement la tête s'engager et "m'ouvrir" , elle me propose de me mettre sur le côté, la jambe gauche sur l'étrier droit, l'autre jambe par dessous, cette position aide à la bonne progression du bébé dans le bassin. Elle me propose un gaz au masque, du protoxyde d'azote, pour m'aider à supporter la douleur. Je prends, ça me shoote, je rigole comme une idiote, je perds les pédales mais c'est bon ! Au bout de quelques contractions ça va pas, je sens la tête nettement sortir et l'envie de pousser, c'est pas possible, ça ne fait que quelques minutes que j'étais à 6! Je crie à mon homme d'aller chercher la SF, que le bébé sort tout seul… Elle arrive rapidement, me fais mettre sur le dos et m'examine : dilatation complète ! Elle appelle une autre SF et lui dit d'appeler vite le gynéco et de venir l'aider, il est 7h15. J'ai envie de pousser, c'est impérieux (rien à voir avec l'envie de pousser qu'on peut avoir sous péridurale) , la SF me dit de me laisser aller à mes envies, de prendre beaucoup d'air et de pousser autant que je peux. J'y vais ! La brûlure est intense mais je pousse, il faut que la tête sorte, le bout du crâne est là, mais le plus gros du diamètre n'est pas passé, ça fait tellement mal que je ne peux pas me retenir de crier, mais tant pis ! Mon homme m'encourage aussi, il voit tout (elle n'a pas eu le temps de mettre un drap pour cacher). Je sens que je ne vais pas y arriver, mais il faut bien !
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106934
b
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