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Ma péridurale ne m'a endormie que d'un seul côté

Témoignage d'internaute trouvé sur france5
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Je vous en supplie arrêtez d'accepter les cézariennes sous prétexte que le coeur du bébé bat plus lentement. C'est normal… tout à fait normal que cette bradychardie ait lieu au moment des contractions. Faites comme moi, enlevez le moniteur des battements du bébé et poussez… comment faisaient nos grands mères qui accouchaient par voie naturelle ? Bien sûr que leur bébé bradychardisait au moment où elles poussaient, mais ils arrivaient beaux comme des fleurs… et elles avaient moins peur que nous car elles n'entendaient pas elles le moniteur des bruits cardiaques qui leur insufflait de demander : s'il vous plait docteur, faites moi une cézarienne…

Ce qui m'étonne c'est que parmi mes étudiantes, jeunes filles en 1ère année d'école d'infirmière, 90 pourcent veulent accoucher par cézarienne…j'ai beau leur expliquer que c'était une chirurgie qu'on ouvrait le corps de la patiente et que le corps réagissait comme pour une appendicite ou une chirurgie digestive, rien n'y faisait, elles avaient peur de pousser et préféraient se faire charcuter….

Les trois (deux en fait) plus beaux jours de ma vie furent : l'accouchement de mon fils que je voulais garçon, puis l'accouchement de ma fille que je voulais fille, et mon mariage qui n'est plus puisqu'il est parti avec une autre… mais ça c'est une autre histoire.

J'ai eu deux accouchements différents… Mon fils, qui a maintenant dix ans, était considéré comme un bébé miracle et ma grossesse hémorragique était considérée comme une grossesse à risque. Je restais donc au lit pendant 7 mois où une sage femme venait toutes les semaines me faire des monitorings et des examens… jusqu'à la 39ème semaine où mon gynéco (un copain) et mon mari (anesthésiste, le roi de la péridurale mais toujours loupée sur moi) décidèrent que le coeur de l'enfant ralentissait et qu'il fallait le sortir… quel jour ? Le jour où mon gynéco était à la clinique X et où mon mari finissait de travailler à midi à la clinique Y juste en face de la clinique X. Donc le jeudi 29 septembre on a quitté la maison à 8h du mat, mon chéri (maintenant mon ex) me déposait à la clinique et partait endormir et accoucher des patientes à la clinique en face. A 9h, on m'installa la perfusion qui provoquait les contractions, de 10h à 11h je hurlai de douleur (je n'avais pas prévu de péridurale je voulais vivre la nature) et je criai d'attraper le premier anesthésiste par les cheveux et de me le ramener. Enfin péridurale, mon mari arrive, l'anesthésiste augmente la dose car je suis femme de collègue et il ne fallait pas que je souffre, donc je ne sentais ni mes jambes ni mon ventre et quand je poussai je ne me sentais ni pousser ni bouger. Tout à coup, mon gynéco déclame : il vaut mieux que je te fasse une cézarienne, le cordon est enroulé autour du cou et tu ne pousses pas assez, le bébé a un ralentissement cardiaque. A moitié ensuquée, j'ai demandé à ma mère (eh oui la famille et les copines étaient en salle d'accouchement) de m'arracher ce truc dans le ventre et j'ai donné l'ordre à mon mari et à mon gynéco de m'accoucher par voies naturelles… et que je les tuais s'ils me faisaient une cézarienne… Mon mari tremblait et avait une peur bleue car j'avais refusé l'amniocenthése au 4ème mois (ayant perdu un foetus de 5mois l'année d'avant) ; puis au bout de quelque temps mon fils a été aidé par des spatules et apparut. A 14H. Tout le monde accourt pour me le prendre. Je hurle : laissez le moi sur le ventre. Il ne pleure pas, il a les yeux grands ouverts, regarde à droite et à gauche et fait des bruits du genre : hein…. Hummm… Mon mari murmure : dieu merci, il est normal, enfin contre mon gré on me l'arrache pour le faire pleurer (mais pourquoi ? Il était heureux à tourner la tête pour découvrir le monde) , puis on me le ramena habillé propret quand j'ai envoyé ma mère les suivre en lui disant vite maman qu'on ne me l'échange pas… il faut dire que ça ne risquait pas, il était le plus moche de la pouponnière, et avait une tête en forme d'oeuf à cause des spatules, mais on me le remit sur le ventre et je suis restée en salle de travail seule avec lui sur mon ventre et ma mère qui prenait des photos en larmes…. Au bout de deux heures j'en ai eu assez que personne ne vienne me chercher, mon gynéco et mon mari étaient partis à leur travail, je suis descendue de la table d'accouchement, j'ai poussé le berceau en plexiglass, j'ai pris l'ascenseur, je suis arrivée à l'étage de la maternité : où est ma chambre… et je me suis fait engueuler par la chef……qui vous a demandé de venir ? On vient vous chercher au moment voulu, c'est dangeureux ce que vous avez fait… j'étais ensuquée, à cause de tous les anesthésiques et les calmants qu'on m'a donné alors je n'ai rien dit, j'ai poussé mon fils près de mon lit et j'ai dormi… pour me réveiller et ne pas trouver mon fils à côté… je crie et l'infirmière souriante me dit : on vous l'a pris, pour vous laisser dormir et on lui a donné un petit biberon pour vous reposer… je hurle : je veux qu'il soit au sein…… elle me le rend… la suite…. Si vous la voulez… demandez la …. Mon épisotomie qui m'a empêchée de m'asseoir pendant trois mois… etc ; …

Trois ans après, au retour d'un travail à l'étranger, on décide de faire la fille : ce fut le 5 novembre… on avait déménagé dans un autre pays …. Même grossesse : hémorragique sans jamais savoir pourquoi… mais sans plateau apporté au lit par mon chéri puisqu'il a déjà donné et qu'à présent, ma famille (toutes des femmes) s'occupaient de moi… je fus donc au lit pendant les plus grosses hémorragies (je perdais des gros morceaux de sang tous les jours que je courais disséquer dans la salle de bains pour voir s'il n'yavait pas d'embryon dedans) , puis je courais chez un copain radiologue faire l'écho : comme pour mon fils, la fille était toujours là bien accrochée, alors que je perdais un litre de sang liquide et coagulé par jour. Riche de ma première expérience, j'ai pris un travail deux demi journées par semaine, à deux heures de chez moi et avec mon gros ventre et mes hémorragies, j'ai travaillé quelque mois. Mais j'avais aussi l'avantage d'avoir un copain radiologue qui avait acheté un nouvel appareil d'échographie et qui avait besoin de moi pour le déchiffrer. Un jour sur deux, j'étais au cabinet d'échographie et le premier geste était de mettre la sonde sur mon ventre et dire bonjour à ma fille…. Elle a dû subir les ultrasons une centaine de fois, rien que pour me rassurer… Les mois d'été furent pénibles car je pris, comme pour son frère, 20kg et je trainais ma respiration difficile… mais à la 40ème semaine elle ne voulait toujours pas venir, et mon gynéco (le même) devait partir en voyage … alors le lundi 28 juillet (j'avais décidé qu'elle naitrait le 5 août) , je vais à la clinique et mon gynéco m'annonce : ou tu te fais accoucher à terme par mon remplaçant, ou tu accouches aujourd'hui. Sans prévenir personne, j'ai déposé mon fils chez ma mère, en lui disant : chéri je vais faire sortir ta soeur de mon ventre et elle va t'acheter le vélo dont tu rêvais avec siège arrière…. Arrivée à la clinique, je fus reçue comme une reine : mon mari était chef d'un service dans cette clinique, plateau en argent massif, couverts en argent, etc… mais dès mon arrivée, on me mit dans une chambre avec la perfusion, et deux sages femmes restaient à mes côtés (tout le contraire de la clinique en France où j'eus mon fils et où on me laissait seule). Jolies filles, maquillées, coquettes, bagues et bracelets en or, bref de belles orientales dans ce pays où on a déménagé…. Avec mon gynéco,, le même. L'une d'elle me dit vers 10h : je vais vous percer la poche des eaux. Ma fille, ne voulant pas sortir à la date imprévue, était accrochée dur dur et n'avait même pas rompu sa poche des eaux. Je hurlais : ne me touchez pas avec vos mains maquillées et vos ongles manucurés et vos bijoux. Appelez mon gynéco… mais il était à la salle d'op et ne pouvait venir. Forte de ma première expérience, je refusai net et j'ai tenu bon. Comme d'hab, au bout d'une heure, les contractions, les douleurs, cette fois ci je réclame la péridurale et personne autour de moi. Je n'avais prévenu personne que j'allais accoucher. Même pas ma mère. Seul mon fils de 3 ans le savait. Donc contractions, douleurs, enfin  vers 11h 30 le gynéco arrive avec mon mari, on va à la salle de travail, l'infirmière et la sage femme étaient là. Je refusai qu'elles me percent et mon gynéco a bien été obligé de percer ma poche en me traitant de tous les noms (c'est un copain). Puis mon mari m'avait dit que j'avais un beau dos pour les péridurales et ils m'ont tenue à trois penchée en avant pendant que mon mari me périduralisait…. En tremblant…. Les contractions étaient de plus en plus forte, et comme toute femme de médecin, on est les plus mal soignées, ma péridurale ne m'a endormie que d'un seul côté et les douleurs étaient atroces dans la moitié droite de mon corps… l'anesthésite a demandé de me retourner sur le côté pour que la péridurale prenne, mais je poussais en même temps et le gynéco a refusé. J'ai donc eu les pires douleurs de l'accouchement dans toute la partie droite de mon corps. Je sentais que des lames me transperçaient dans l'aine. A 13 h, ma fille apparue, belle rose et ronde. Le gynéco l'a couvert avec un drap, toute ensanglantée et avant même qu'il demande à la sage femme de la prendre j'ai hurlé, forte de mon expérience : mets la moi sur le ventre tout de suite, et sur le sein. On s'est disputé quelque minutes, mais j'étais la plus forte, et j'ai eu ma fille couverte de sang et de glue blanche sur le ventre, je lui présente le sein, et oh miracle sans ouvrir les yeux, elle a têté et têté, férocément… puis il a bien  fallu couper le cordon, et l'amener pou les tests et le lavage, contre mon gré… en criant : laissez la moi, je ne veux pas qu'on la lave, mon mari m'a insidieusement perfusé avec un produit proche du LSD, et me voilà partie vers le noir, je rêvais de fusées roses, vertes, bleues violettes et je flottais dans l'espace. Il fallait le faire car mon placenta était gros et qu'il fallait le sortir sans douleur… je me suis réveillée dans ma chambre (suite 1ère classe contrairement à mon fils où j'étais dans une sorte de salle commune) ; et encore dans les vaps, je disais : je veux mon bébé… je veux mon bébé (ça je l'ai revu sur la vidéo). Enfin on me l'apporte, et je la mets au sein qu'elle engloutit tout de suite. Mais je m'ennuyais de mon fils et de la présence outrancière de la famille et 24h après avec mon mari on sortait clandestinement de la clinique…… à la maison où le vélo de mon fils –très heureux- l'attendait………

La suite ? Ils ont 10 et 7 ans et me font tourner en bourrique… surtout pour les devoirs… leur père est parti avec une autre et ne paie pas de pension alimentaire…. La suite ? Le bonheur total de les élever… Mon âge ? Secret… mais je les ai eus tous les deux après 30 ans… A bientôt…
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50979
b
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