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Mon accouchement s'est très bien passé

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
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Une semaine déjà ! C'est fou comme le temps passe vite désormais… Et dire qu'il y a 8 jours encore, je trouvais le temps incroyablement long. Ca n'en finissait pas… Et puis voilà, il y a une semaine, tu as enfin décidé de pointer le bout de ton nez, pile- poil comme l'avait prédit l'échographiste, à savoir le 1er septembre 2002.

Comme on m'avait annoncé que tu devais être gros, j'étais persuadée que tu arriverais en avance, et c‘est pour cette raison que depuis début août ma valise – ou plutôt mes valises – pour la maternité étaient prêtes. J'ai alors commencé à t'attendre, guettant le moindre signe, espérant désespérément de savoir à quoi pouvait bien ressembler une contraction. Mais, rien, toujours rien… Apparemment, tu te sentais bien très bien dans le cocon que formait mon ventre.

Quand je me suis enfin résignée à accepter l'idée que tu n'arriverais pas aussi vite que ce que je pouvais bien souhaiter, et que j'ai commencé à envisager que tu puisses arriver avec un peu de retard, eh bien, c'est à ce moment précis que tu as décidé de venir nous rencontrer ton papa et moi…

Le samedi 31 août au matin, alors que je mangeai un bol de céréales (on se préparait à aller chez l'haptonomiste pour t'aider à venir naturellement) , j'ai senti un liquide chaud me couler abondamment entre les jambes… Emotion, joie, exultation ! Ca y est, le grand moment (tant attendu) est arrivé.

J'appelle ton papa qui traîne encore au lit (tu me diras, il n'est que 9h30) et je lui dis que je perds les eaux. Je l'entends me répondre vaguement "Oui, oui, j'arrive" , il croit sans doute que je le gronde parce que le réveil a sonné depuis un moment, en vue de notre rendez-vous, mais non, il n'a rien compris ou du moins il n'a pas entendu l'élément principal de mon appel. Je lui répète donc que je pers les eaux, et là je le vois arriver en courant aussi incrédule que moi. Il me regarde, j'ai les deux pieds dans ma petite flaque dans laquelle je suis si fière de tremper. Son regard laisse entendre "Bon, alors, maintenant qu'est ce qu'on fait ? " Je crois que ton papa commence à réaliser que nous allons enfin avoir notre bébé.

Nous nous rappelons les conseils de l'haptonomiste : "en cas de pertes des eaux, vous avez jusqu'à 2 heures pour vous rendre à la maternité" , ce qui nous laisse du temps pour nous préparer. Je me sens forte, je me sens bien, je vais avoir mon bébé dans quelques heures… Je prends le temps de finir mon petit déjeuner, ensuite je monte prendre une douche, pendant que ton papa annule notre rendez-vous et appelle l'ambulance qui doit nous emmener à la maternité. Dès que je suis prête, nous descendons les valises et attendons l'ambulance. Ton papa va chercher sa moto, c'est ainsi qu'il nous escortera à la maternité (parce qu'on sait l'heure à laquelle on y va, mais on ne sait pas celle à laquelle il reviendra… Il est possible qu'il n'y ait plus de transports ! ). La moto de papa est sortie, mais toujours pas d'ambulance, "Mais qu'est ce qu'ils font, je n'ai pas envie d'accoucher en bas de l'immeuble ?! " ? "Ah, enfin, les voilà" . Un ambulancier descend et me demande pourquoi on les a appelé… Eh oui, je me sens tellement bien que je suis tout sourire, je prends même le temps de plaisanter. Je lui explique quand même que j'ai perdu les eaux, il y a presque 2 heures e que par conséquent même si je n'ai pas l'air d'être sur le point d'accoucher (mis à part mon ventre ultra -proéminent) , eh bien il faut quand même m'emmener à l'hôpital.

Là-dessus, on m'installe dans l'ambulance et c'est parti… L'ambulancier roule mal et vite, ce qui secoue mon ventre et surtout son précieux contenu. J'ai envie de lui dire : "Eh doucement, il n'y a pas le feu ! " Et puis il est où ton papa ? Couchée à l'arrière de l'ambulance, je ne le vois pas. Nous aurait-il dépassé ? Est-il passé par un autre chemin ? Ah non, le voilà, je vois un casque orange flamboyant… Je suis rassurée. Et j'en ai grand besoin, car le 2ème ambulancier commence à me stresser avec ses histoires d'accouchements catastrophes, de séquelles au bébé, etc, etc… Il est bête ou quoi, je suis sur le point de te donner la vie, et il n'arrête pas de me débiter des horreurs… Quel sens de la psychologie et quel professionnalisme !!!

Mais voilà, nous arrivons à la maternité. Les ambulanciers me sortent sur leur lit à roulettes, alors que je me sens capable de marcher, et me conduisent (suivie de près par ton papa) en salle de travail. Nous sommes rejoints par une sage femme, les ambulanciers nous quittent (enfin ! ).

En réalité, il ne s'agit pas encore d'une vraie salle de travail, c'est plutôt une salle de contrôle, elle est toute étroite. Il est environ 12h, la sage femme nous installe le monitoring pour voir la puissance et le rythme des contractions, et surtout pour vérifier que ton coeur résiste bien… les contractions, c'est ce qui doit t'aider à sortir, mais ça peut-être extrêmement douloureux pour toi, d'où la surveillance médicale ! Le monitoring est posé soit disant pour ½ heure qui se transforme rapidement en une bonne heure. Ton papa rigole en voyant les petits piques des contractions, moi aussi d'ailleurs je ris, parce que je ne les sens même pas. La sage femme revient, elle me fait un examen gynécologique pour vérifier qu'il s'agissait bien de la perte des eaux, ce qui est confirmé. Mis devant le peu d'intensité et l'irrégularité de mes contractions, elle m'apprend que je vais monter à la maternité où une chambre m'attend. Ton papa et moi, prenons donc nos valises et montons.

Arrivés là-haut, une autre sage femme nous reçoit et nous conduit d'office dans une chambre double qui est déjà occupée par une autre future-maman. Je réclame aussitôt une chambre simple. J'ai horreur des hôpitaux et je souhaite avoir le maximum de confort, ce qui commence par le respect de mon intimité. La sage femme note ma demande et me dit qu'elle va m'inscrire sur liste d'attente… Il n'y a plus de chambre individuelle de libre. Il va donc falloir que je me fasse à ma voisine de chambre. Je suis contrariée, ton papa fait tout pour tenter de me calmer. Et à vrai dire, ça lui en fait du boulot !

Là-dessus, un plateau-repas arrive ; ça tombe bien, je suis affamée… Pfff, il n'y a que des crudités et un laitage, alors que je me sens un appétit d'ogre. Ton papa aussi a faim et j'insiste pour qu'il parte déjeuner. Il a du mal à me quitter, il a peur de rater ta naissance, mais l'appel du ventre se faisant de plus en plus fort, il finit par y aller. Il nous rejoint une heure plus tard et il commence à "m'embêter" pour que nous fassions les exercices vus à l'haptonomie. Je refuse plus ou moins de les faire car il y a la voisine de chambre. Ton papa n'est pas content (et il a raison) car en refusant de faire ces exercices, je ralentis nos chances de te voir arriver plus vite. Je finis par accepter d'aller me balader, ça devrait t'aider à descendre et permettre aux contractions de reprendre de façon plus active.

Nous avons de la chance, il fait beau et l'hôpital dispose de jardins qui ne sont pas trop mal… En fin de journée, nous avons même trouvé des noisetiers et nous nous sommes empiffrés de ses fruits… Je ne sais pas si j'aurai le droit de dîner ce soir, alors autant faire des réserves !!! Dans l'après-midi, nous remontons dans la chambre d'hôpital, et profitons de l'absence de ma voisine de chambre pour pratiquer quelques exercices. Ca me fait du bien, et puis je sens le besoin de ton papa de me venir en aide, son besoin de se sentir utile, son besoin de participer de façon active à ta naissance.

A 20h, ton papa doit nous quitter, c'est le règlement, on l'appellera dans la nuit si le travail avance. La séparation est dure, je ne veux pas rester seule et je pensais qu'à cette heure-ci, je te tiendrai déjà dans mes bras !!! C'est aussi très dur pour ton papa, mais j'espère qu'il pourra bien se reposer. J'étais si fière le matin même de dire à ton papa que je faisais bien les choses, faire en sorte que tu n'arrives pas en pleine nuit… . Ca me fait sourire quand j'y repense !

Bon eh bien, je me retrouve seule avec ma voisine de chambre, qui, elle non plus, n'a pas accouché, elle a même 3 jours de retard par rapport à la date prévue d'accouchement. Les sages femmes ont fait en sorte de la déclencher, mais apparemment ça ne fonctionne pas encore. Nous regardons la télé ensemble, et puis vers 22h30, ma voisine se couche, alors pour ne pas la déranger, je décide d'éteindre la télé (de toute façon il n'y a rien d'intéressant) et je mets à lire.

Vers 23h, une nouvelle sage femme passe me voir, je lui dis que j'ai des contractions un peu plus douloureuses ; du coup, elle va chercher le monitoring et me le pose pendant une heure. Au bout de cette heure, elle constate que les contractions sont fortes mais encore irrégulières. Elle m'enlève l'appareil, et je me mets à errer dans les couloirs pour faire avancer le travail et pour tenter de faire passer la douleur. De temps à autre, la douleur est tellement vive que je suis obligée de m'appuyer aux murs pour ne pas tomber. Ô mon Dieu, j'aimerais tellement que ton papa soit là, c'est maintenant que j'ai besoin de lui. Je me sens désespérément seule… Je vais voir la sage femme en salle de repos et je lui dis que je souffre énormément, alors elle me donne un comprimé et me dit que si la douleur persiste au delà d'1/2h- 3/4h, c'est que le vrai travail aura commencé. Je retourne dans ma chambre, j'essaie de me détendre pendant les contractions, mais que cela fait mal ! J'aimerai tant dormir comme ma voisine, elle dort –et je devrai même dire, elle ronfle- du sommeil du juste. J e regarde les minutes défiler, et puis arrivent les 3/4h, je me demande si la sage femme va passer car j'ai toujours mal, par conséquent c'est que tu dois essayer d'arriver au monde… Ah en fin la voilà. Elle me fait un examen gynécologique et me dit que c'est très bien, que j'ai bien travaillé, que je vais pouvoir descendre en salle de travail car mon col est ouvert à 3. La sage femme est douce et toutes ses félicitations me vont chaud au coeur. Je me sens fière, les choses avancent enfin. Je demande à la sage femme si elle a appelé ton papa, elle me répond que non (suis-je bête, elle ne m'a pas quittée un instant depuis la vérification de mon col, lors à moins d'avoir le don d'ubiquité, elle ne peut pas l'avoir appelé !!! ) , mais qu'elle le fera dès que nous serons à l'accueil des salles de travail ou elle me descend sur mon lit.

Là, elle me laisse aux soins d'une autre sage femme car elle même doit retourner auprès de ses autres patientes (dommage, je l'aimais bien). Avant de partir, je l'entends téléphoner à ton papa. Elle lui annonce que le travail a commencé et qu'il peut venir, en lui précisant qu'il est inutile de se précipiter, il y a encore le temps… A ce moment, on est tous loin d'imaginer à quel point il y a encore le temps ! Il est 2h30 et je vais avoir mon bébé.

La nouvelle sage femme me fait entre dans un des salles (oh c'est rigolo, le carrelage est identique à celui qui se trouve dans la salle de bain de mes beaux parents – Alain me le fera également remarqué plus tard… on se sentirait presque chez soi) et me demande si je souhaite la péridurale. J'ai tellement mal que je n'hésite pas, j'accepte. Elle me dit alors qu'elle va prévenir l'anesthésiste. Je reste seule dans la salle, je ne me sens pas bien, j'ai chaud, j'ai froid, j'ai mal et puis je me demande où est ce qu'il traîne cet anesthésiste… Je souffre moi !

Une élève sage femme vient me tenir compagnie et me prépare à recevoir l'anesthésie. Elle m'explique qu'une fois assise, il me faudra faire le dos rond et ne pas bouger pendant la pose de la péridurale (ce sont des choses que je sais, mais ça fait du bien d'entendre quelqu'un parler, je me concentre sur les mots et de ce fait je pense moins à la douleur). L'anesthésiste n'est toujours pas là, mais je profite de l'espace entre 2 contractions pour m'asseoir. Et puis enfin, le docteur arrive.

Il me dit de me coucher sur le côté car c'est comme ça qu'il a l'habitude d'oeuvrer. L'élève sage femme me regarde avec des yeux ronds, c'est la 1ère fois qu'elle voit ça. Bon, ben, il ne reste plus qu'à me recoucher tant bien que mal… Faudrait savoir, car j'ai du mal à me mouvoir ! Je me fais gronder par l'anesthésiste parce que je ne vais pas assez vite. Non, mais attends, je voudrais bien le voir lui avec 17kg supplémentaires et des contractions qui vous transpercent ! Bref, je serre les dents et je fais de mon mieux pour me conformer aux désirs de monsieur !!! Une fois sur le côté, il faut que je remonte les genoux le plus haut possible, et là encore je ne fais pas assez bien selon l'anesthésiste – il faudrait que je remonte les genoux encore davantage- mais j'ai déjà les genoux dans le ventre alors comment faire plus ?! Je pense à toi, et je tente de faire mieux encore, apparemment ça marche car l'anesthésiste ne me dit plus rien. Il me passe un truc froid dans le dos, me commande de ne plus bouger car il va me faire une petite piqûre. Je ne bouge plus. Deux minutes plus tard c'est la péridurale. J'ai ordre express de ne pas bouger. Je demande d'attendre un moment car une contraction vient de commencer… Et puis vite, je leur donne le feu vert. Je n'ai pas mal, mais je sens qu'on pousse fort dans mon dos, c'est loin d'être agréable. Je pense à tout ce que je risque si jamais je bouge : paralysie partielle ou totale… Ca me froid dans le dos et ça m'oblige à rester bien immobile. Voilà, c'est fini, on me dit de me remettre sur le dos, c'est bizarre, j'ai une sensation de chaleur dans les jambes et des fourmillements…Il paraît que c'est normal, c'est signe que la péridurale est bien posée. L'anesthésiste me donne une petite manette et m'explique qu'avec celle-ci je peux m'injecter du produit pour atténuer la douleur… C'est à moi de la gérer. Aussitôt après, l'anesthésiste s'en va, bon, eh bien, en voilà un qui ne va pas me manquer, vu comme il était aimable !

Et là, devine qui je vois rentrer tout de bleu vêtu (une blouse et des sur-chaussures) , ton papa !!! Il se précipite vers moi, il a l'air fatigué et fébrile à l'idée de ce qui nous attend. Que je suis heureuse de le retrouver ! Je m'empresse de lui raconter tout ce qu'il m'est arrivé pendant son absence, et lui me raconte à son tour sa petite nuit…Après m'avoir quittée, il est allé manger au MacDo, puis il est rentré à la maison où il s'est installé devant la télé qu'il a regardée jusqu'à minuit ; minuit et demi, plus ou moins en somnolant. Il a peu dormi en fait car 2 h après s'être couché, il était temps de venir nous rejoindre. Pendant nos retrouvailles, un phénomène bizarre se produit, je me mets à trembler comme une feuille, pire que ça, je sucre les fraises, alors que je n'ai même pas froid. L'élève sage femme nous explique qu'il ne faut pas s'inquiéter, c'est un effet de la péridurale. Une fois rassurés au sujet de mes tremblements, ton papa se moque gentiment de moi. Pffff, c'est fou, j'essaie de contrôler ma tremblote, mais il n'y a rien à faire. C'est à partir de là que le temps va s'étirer en longueur…

Ton papa essaie de me détendre, il voudrait que je fasse les exercices vus avec l'haptonomiste, on demande la permission aux sages femmes qui refusent que je me lève à cause de la péridurale et du monitoring. Bon, ben puisque je n'ai pas le droit de me lever, ton papa me fait des massages. Il est tellement déçu de ne pas pouvoir nous aider davantage… Je t'avoue que moi de mon côté, je ne me sens plus trop à la hauteur : j'évite de m'injecter de l'anesthésiant par peur de ralentir le travail, puis quand je souffre trop, je m'en injecte quand même, et du coup, j'ai honte… Au début, ton papa désapprouve le fait que je m'injecte de l'anesthésiant, mais quand il me voit souffrir, il me dit de faire comme je le sens. Oh c'est dur mon bébé, je voudrai que tout soit plus facile… On entre dans une espèce de routine, les sages femmes viennent nous voir, me font un contrôle gynécologique, me disent la progression (plutôt lente) : 4, 5, 6, 6 ½, 7, 77 ½-8. Le temps s'étire encore et encore. Ton papa pique du nez sur la chaise à côté, je le regarde, il est beau, mais il a l'air tellement fatigué. Je m'endors à mon tour, enfin, je somnole. Je pense à toi, à nous 2, à nous 3. J'aimerais tant t'avoir déjà dans les bras. Ton papa se réveille, il te parle sur mon ventre, il t'invite à descendre, il t'appelle. Il est tendre et doux avec nous deux. Ca me fait du bien. De temps en temps, il sort manger une barre de céréales, il a besoin de forces… Je mangerais bien un bout aussi, mais je n'ai droit à rien, même pas à de l'eau. A un moment, je me sens super mal, j'ai envie de vomir, je préviens ton papa qui m'emmène le haricot juste à temps (bon, ok, ça déborde un peu) ! Bouhou, je me sens vraiment nulle et sale maintenant ; mais ton papa ne tique pas. Je sens mauvais, mais il prend soin de moi comme si de rien n'était. Qu'est- ce que je l'aime ! Il m'apporte de l'eau et m'aide à me rafraîchir. Plus tard encore, j'aurai de nouveaux vomissements, ce n'est rien, je réagis fortement à la péridurale ; mais plus ça va, moins je crois que je vais y arriver. Ton papa me remonte le moral, il me dit que ce que je fais est super, qu'il est fier, que je suis forte…Sa confiance m'apaise.

La sage femme qui s'occupe de moi trouve que les choses n'avancent pas très vite pour quelqu'un qui a perdu les eaux la veille, du coup, elle décide de vérifier si la seconde poche des eaux est rompue, et dans le cas contraire, elle s'en chargera. Et c'est reparti pour un examen douloureux. Finalement, elle me dit que les deux poches sont bien percées… Il n'y a plus qu'à attendre. A un moment, je vois l'élève sage femme se préparer à me faire un examen gynécologique, je refuse. Je vois bien que je l'ai vexée, mais je souffre déjà tellement que je n'ai aucune envie de subir le même examen 2 fois. Dès que l'élève et la sage femme sont sorties, je demande à ton papa d'aller m'excuser auprès d'elles. Je n'ai vraiment rien contre l'élève, mais je suis à bout de force : je n'aime déjà pas les examens en temps normal, mais là c'est pire que tout. Je me sens coupable d'avoir refusé, je ne veux peiner personne. Ton papa se charge de leur expliquer et cela me soulage. Quand l'élève revient dans la salle de travail, je sens et je sais que to papa a su trouver les mots pour l'apaiser. Néanmoins, il me reste un soupçon de culpabilité, si bien qu'au prochain examen, j'accepte d'être auscultée par les deux jeunes femmes. Normalement, avec la péridurale je ne devrai rien sentir, mais je sens pourtant ces maudits examens… Une machine à laquelle je suis reliée se met à biper de façon stridente, la sage femme passe et arrête la sonnerie ; mais 2 minutes plus tard, la machine se remet à sonner par intermittence. Il s'agit de la machine contrôlant la péridurale, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. La sage femme fait appel à une infirmière anesthésiste qui finit par découvrir que le cathéter a bougé et que l'anesthésiant ne passe plus dans mon corps mais se répand à l'extérieur… Ah, c'est donc pour ça que j'ai mal !!! . Bon, on me remet tout ça en place et ça va beaucoup mieux par la suite.

Le temps, lui, continue de s'étirer, de s'éculer doucement… Déjà je vois le jour se lever. Le service des sages femmes de nuit prend fin, il est 9h30, et tu n'es toujours pas là. En dépit de contractions fortes et régulières, mon col ne s'ouvre plus et tu es toujours haut placé. Une nouvelle sage femme (enfin presque, puisqu'on l'a déjà vu hier, c'est elle qui nous avait accueillis dans la salle de contrôle) prend la relève. Ca fait déjà 7h qu'on est en salle travail, 24h que j'ai perdu les eaux et toujours pas de bébé ! J'ai faim, j'ai soif, je suis épuisée et je continue de trembler. Je me demande si je vais réussir à te mettre au monde, je suis tellement fatiguée que je ne sais pas où je pourrai trouver la force de pousser le moment venu !

Vers 11h, la sage femme ne constatant pas de progression, commence à me préparer à l'idée d'une césarienne. J'ai les larmes au bord des yeux, ce n'est pas comme ça que j'imaginai mon accouchement ; et en même temps un sentiment diffus de soulagement se répand en moi. La sage femme revient nous voir au bout d'1/2 h et il n'y a toujours pas de changement. Elle fait venir un chirurgien, et à 12h, la décision est prise de me césariser. Le travail a déjà été tellement long que je suis contente de la décision. Maintenant je sais que d'ici 1/2h-1h, je t'aurai dans les bras.

A partir de cet instant, le temps reprend son cours normal. Avant de m'emmener au bloc, la sage femme me rase, en vue de la césarienne, elle me fait prendre aussi un anti- vomitif (un truc au goût dégueulasse et qui me donne encore plus soif ! ) ; Ton papa et moi sommes séparés un court instant, le temps qu'on m'emmène au bloc et qu'on m'installe pour l'opération ; le temps également qu'on lui fasse compléter sa tenue d'apprenti –médecin…

Au bloc, je suis entourée de plein de monde, je n'arrive à fixer aucun visage… Une infirmière anesthésiste commence à m'injecter un produit plus fort que celui de la péridurale, l'effet est instantané, je vomis (3ème et dernière fois ! ). Pour s'assurer que l'anesthésiant fonctionne bien, on me fait le test du glaçon (on me passe un glaçon sur la main, je sens que c'est froid, on me passe le glaçon sur le ventre, et là je ne sens absolument rien) , on me demande aussi de bouger les jambes… Ah oui, quelles jambes ?
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31933
b
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