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Récit d'un accouchement

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Bonjour,

Cétait un mercredi, le trente avril deux mille trois. Le plus beau jour de ma vie. Mais là je vais trop vite.

Tout a commencé il y a quelques mois, quand j'ai su que tu poussais dans mon ventre, comme un petit bouton de rose qui se prépare de jour en jour à éclore comme la plus rare et la plus précieuse des fleurs. J'ai commencé à taimer même si nous jouions seulement aux devinettes ensemble un pied ? Une fesse ? Tu dors ? Tu as le hoquet ? Je repense à tes sautillements de puce quand ton père posait sa main sur ta cabane provisoire.

Avec tous ces examens, ces machins médicaux, ces calculs savants, nous savions que tu étais une fleur-fille et que tu devais touvrir le 8 mai. Presque on nous avait donné lheure.

Mais au fond, toi et moi, on savait bien que toute cette technologie qui rassure tellement papa, ce nest que de la branlette et que la nature reprend vite ses droits.

Le mardi soir, j'ai compris que notre rendez vous approchait à grand pas. Une première visite à la maternité histoire de vérifier si tu arrives ou non. La sage femme me dit que pas tout à fait, alors on rentre à la maison et pourtant j'ai un doute La nuit sécoule avec une future maman complètement hargneuse et pliée en deux de contractions douloureuses tandis que futur papa senroule à cur joie dans la couette en ronflant ostensiblement. Mercredi matin enfin, pas possible de douter, il se passe quelque chose dans ta cabane, tas décidé de déménager en fanfare ma belle fleur On retourne à la maternité. Cette fois, chuis admise ! Mon col est dilaté à trois centimètres. Tu commences à ouvrir tes pétales de fleur, bref on attaque les choses sérieuses.

Je venais denvisager la pose de la péridurale alors quavant les fameuses contractions, je nen voulais pas (un accouchement pas médicalisé moi madame ! ) mais cétait pas le bon moment. Oui les fameuses contractions et dire quavec les copines on se tortillait pour savoir si on allait les reconnaître au moment opportun hum, celle qui ne les sent pas, QUELLE ME DONNE SON SECRET.

On minstalle dans la salle daccouchement. Mon cur bat fort. Je nai pas peur. J'ai le trac de notre rencontre plutôt. Et puis toutes ces sensations étrangères qui labourent mes entrailles, ça me surprend et ne me laisse pas le temps de reprendre mon souffle. Après la nuit passée sur le canapé à essayer de respirer entre chaque contraction et à chasser les chats qui voulaient absolument venir squatter mon coussin (NY PENSEZ MEME PAS SALES BETES !!! ) , je suis déjà bien crevée. Ces ondes de douleurs ne laissent pas le corps indemne Je commence à me sentir vraiment au bout du rouleau comment vais-je faire pour la suite ?

La sage femme me parle beaucoup. Calmement. Gentiment. Monsieur futur papa est à ma tête. Il me parle, me berce, me caresse les cheveux (tiens, je croyais quil avait horreur de faire ça ? ) , il me dit de continuer à respirer (oui, ça peut aider ! ).

Le temps passe. Mon col est maintenant dilaté à huit centimètres. Ah bon bébé est pas encore sorti ? Cest looong et trop tard pour la péridurale au fait. Je vais accoucher à lancienne. Avec TOUTES les sensations. Enfin, j'ai quand même droit à un petit traitement new age daiguilles dacupuncture dans les doigts de pied à défaut daiguille dans la dure-mère (non je ne parle pas de ma belle mère mais de lanesthésie que je naurai pas ! ).

Puis les sensations changent. Je ne suis plus quune contraction vivante et jentend la voix de la sage femme me répéter de ne pas me crisper, de guider mon bébé vers la sortie mais bon sang quel bébé ? Il y en a cinquante là-dedans, cest pas possible J'ai limpression de redevenir un mammifère non civilisé. Adieu politesse et bienséance. Je souffle comme un phoque, pousse comme une vache, sue comme un cochon, je râle comme une vieille carne La sensation de pousser commence à se faire sentir. JAMAIS je nai ressenti un tel impératif dans une sensation. Cest comme si javais été créée pour pousser et seulement pour cela. Mais ça fait MAL.

La sage femme a mis un tablier (eh oh, pourquoi faire là ? Elle va pas me découper et me ficeler en rôti einh ? EINH ? ) et enlève le bas de la table daccouchement (quest-ce quelle fait là ? Quest-ce quil se passe ? MAIS ENFIN EXPLIQUEZ MOI !! ).

Voilà, ma petite fleur arrive de plus en plus vite, elle veut ouvrir sa jolie corolle mais moi je suis pas une jardinière là… !!! Je suis un vieux machin souffreuteux qui râle malgré lui et qui pousse qui pousse qui pousse. Monsieur futur papa me crie quelque chose je vois sa tête, cest merveilleux ptain cest MAGNIFIQUE la sage femme me dit votre bébé arrive… touchez le et moi quest-ce que je réponds ? ENLEVEZ LE MOI VITE !!!

Ben ouais. Désolée. Cétait un moment très fort là mais jen pouvais plus, fallait quon me soulage. Je laurais bien touché moi, ma petite fleur, mais je pensais vraiment que mon entre jambes allait exploser.

Je nai plus le temps de respirer, je vomis (claaasse) en réflexe, cest horrible et j'ai des crampes atroces. Je suis à bout de resistance. Mais soudain, je sens ce truc tout chaud SUR moi. MON BEBE elle est là, elle respire, elle rampe vers mon sein, elle renifle, elle est rose et mouillée.

CEST LA PLUS BELLE DU MONDE !!!! Je regarde sans y croire ses mains, ses yeux se plantent dans les miens, ses cheveux sont tout plaqué, ses pieds ont des chouettes orteils en éventail, elle a une belle bouche ELLE TETE !

Il est 14h25. Nous sommes le trente avril deux mille trois. La fleur de notre cur pèse 3 kg 200 et mesure 49 cm. Elle est belle. Elle est tendre. Elle est affectueuse. Elle dort dans notre lit au grand désarroi des belles-mères et autres donneuses de conseils. Je lui donne le sein sous lil navré de ma mère et toute sa génération biberon.

Je la regarde chaque jour pour lapprendre un peu plus par cur mais jamais je ny arrive tant en quelques heures, jours, ses progrès sont incroyables. Elle aime le lait. Elle aime son père, poser son petit nez qui se retrousse sur la barbe naissante de celui-ci. Elle aime rouler dans le lit jusquà se caler contre ma poitrine. Elle aime râler le plus fort possible jusquà ce que nous la prenions sur nous, dans nos bras ou même simplement que nous la regardions.

Nous laimons. Notre petite fleur coquine et douce. Elle sappelle Romy. Nous lui souhaitons de tout notre cur amour, bonheur et joie pour les années qui soffrent à elle.
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12452
b
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