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Une naissance naturelle

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Je vous mets le récit de l'accouchement de Mila qui a eu une naissance de rêve, exactement celle dont j'avais espèré et révé (la douleur en moins !! ).

Accrochez vous il est méga long !!!!

En choisissant pour Mila une naissance naturelle, son papa et moi voulions lui offrir le plus beau des cadeaux pour sa venue en ce monde.

J'avais tout d'abord songé à un accouchement à domicile mais dans notre région, aucune sage-femme n'était en mesure d'en pratiquer.

Je me suis alors mise à chercher une clinique pratiquant des accouchements naturels mais sans grand succès.

Puis, je me suis tournée vers les maisons de naissances -qui n'existent malheureusement pas en France mais en Belgique- j'en ai trouvé une à la Louvière.

Une sage-femme (Lucette) de 77 ans, y pratique des accouchements chez elle, dans une chambre aménagée en salle de naissance. Le courant est tout de suite passé, elle accouche des femmes depuis une cinquantaine d'années, cette expérience nous a rassuré. Même si parfois nous doutions nous savions qu'un accouchement naturel, sans aucune intervention ou intrusion était ce qui pouvais exister de mieux pour les premiers souffles de Mila.

La semaine précédant ta naissance, nous avions les clefs de notre nouvel appartement.

Le samedi 6.

Ta marraine et moi nous activions à repeindre ta chambre à mon goût, nous étions perchées en haut de notre escabeau, j'étais en pleine forme, ton papa et moi attendions impatiemment ta venue, tu n'avais vraiment pas l'air pressée. Pendant ce temps, ta mamie tapissait notre nouveau salon.

Le mercredi 10.

Nous déménagions. J'avais vu Lucette dans l'après-midi, pour un rendez-vous prénatal ; tout allait pour le mieux, Lucette t'attendait pour le 14 ; en France, selon l'échographie, on m'avait dit que ta naissance était prévue pour le 26.

Le jeudi 11.

Nous continuions tranquillement le déménagement, je faisais plusieurs allers-retours avec ton papa en voiture. A 19h, j'ai conduis ton papa à son entraînement de foot, je lui ai dit que j'avais quelques contractions mais rien de bien douloureux, ni de régulier.

Le vendredi 12.

Ce fut une grosse journée, à 9h30, nous devions rendre les clefs de l'ancien appartement, en sortant du parking j'ai accroché la voiture, la journée commençait bien !

Je savais que tu ne devais pas venir ce jour ! Pourtant, dès le matin j'ai commencé à ressentir encore quelques contractions, mais toujours non douloureuses ni régulières.

En rendant les clefs, l'ancien propriétaire nous a embêté avec plusieurs détails, il a donc fallut courir à Brico-dépôt pour quelques broutilles et arranger ça.

Dans l'après-midi, je me suis un peu occupée à déballer et ranger quelques cartons, nous avons fait une ballade avec ton papa pour dé stresser un peu, puis j'ai préparé à manger et nous nous sommes installés devant la télé, encore pas mal de contractions, mais rien de régulier.

J'ai rangé quelques cartons jusque 23h puis nous nous sommes couchés. En allant au lit, ton papa m'a dit "après la semaine qu'on vient de vivre, demain on a bien mérité une grasse matinée jusque midi !! " Tu en avais décidé autrement !

Dans la nuit de vendredi à samedi.

Je me suis réveillée à 2h, je ressentais toujours ces contractions, pas bien douloureuses mais qui devenaient plus régulières (toutes les 5-8 minutes) , puis je tremblais (sûrement de stress, en commençant à comprendre que ça devenait bon, le grand jour de ta rencontre allait enfin arriver, quelle émotion ! ) Je me demandais si je n'avais pas de la fièvre mais non. J'ai réveillé ton papa, en lui disant que je sentais que quelque chose se préparait mais je ne savais pas encore si on devait partir, je n'étais pas sure, je sentais au fond de moi que c'était le bon moment mais j'avais tout de même peur du faux travail. On a attendu une bonne heure, contractions toujours toutes les 5-8 minutes ; j'ai appelé Lucette, elle nous a dit qu'il fallait venir.

J'ai appelé ma mère, qui devait nous conduire en Belgique, pour lui dire de se préparer et de venir dans une vingtaine de minutes, ce n'était pas urgent mais je sentais qu'il fallait y aller.

Ton papa et moi nous sommes préparés, il était très zen, ça m'a rassurée ; j'ai ajouté quelques affaires dans le sac, qui était prêt depuis longtemps mais pas complet. Puis, en attendant ta mamie, j'ai fait la vaisselle, ne voulant pas la laisser pour 5 jours dans l'évier ; j'ai mangé une compote puis ta mamie a sonné.

Nous sommes alors partis vers 3h45, il y avait une petite heure de route. Sur la route, j'ai envoyé un texto à ta marraine, pour lui dire que le grand jour était sûrement arrivé, que j'espérais ne pas y aller pour rien car je n'avais pas vraiment mal et je doutais encore, et que j'espérais surtout que quand elle se réveillerait et lirait mon texto, tu serais née …

La route s'est très bien passée, sereinement et il n'y avait personne, on discutait à 3 tranquillement.

Arrivés chez Lucette vers 4h45, elle m'a examiné, m'a dit que mon col était effacé, ta tête engagée mais ouvert à seulement un doigt, ça n'allait pas être pour tout de suite mais le travail avait bel et bien commencé ; je m'en doutais un peu, je n'avais pas vraiment mal.

Lucette nous a cependant dit que nous ne pouvions pas repartir à la maison, la route était trop longue, elle nous a emmené dans la chambre de naissance, pour que nous finissions tous notre nuit.

Elle a déplié un lit pliant pour ton papa qui a aussitôt replongé dans les bras de Morphée, imperturbable ; et ta mamie a prit place dans la salle d'attente avec une couverture.

Pour moi impossible de dormir, les contractions s'intensifiaient, c'était très supportable mais impossible de trouver le sommeil, je faisais les 400 pas et j'avais envie d'aller à la selle régulièrement.

Vers 7h j'ai réveillé ton papa, ça commençait à être plus douloureux.

On a prit des photos de moi enceinte, les dernières où tu étais encore blottie au chaud dans mon ventre. Puis papa a appelé Lucette, pour lui dire que ça devenait douloureux, elle est arrivée, m'a examinée : col ouvert à 4, ouf j'avais déjà fait tout ça sans trop souffrir, j'étais rassurée, elle nous a dit qu'elle allait chercher le pain pour le petit déjeuner, que j'allais avoir besoin de prendre des forces.

A ce moment, j'ai commencé à réaliser que la péri n'était plus possible du tout, même si je savais très bien que je n'en aurais pas et que je n'en voulais pas.

J'ai réalisé que j'allais faire tout ce travail sans aide extérieure, sans coup de pouce, mais c'est ce que j'avais souhaité, vivre pleinement ta naissance, être active et accoucher moi-même seule, sans intervention extérieure ; j'avais eu une grossesse de rêve, sans aucune complication, sans aucun symptôme, sans fatigue … je voulais un accouchement de rêve, tel que j'avais vécu ma grossesse, avec l'aide de ton papa, tout près de nous.

Le temps où Lucette est partie préparer le petit-déjeuner m'a parut très long, je commençais là plus mal, mais c'était toujours supportable il devait être 8-9h, je lisais un peu entre 2 contractions Une naissance heureuse, livre mine d'or.

Quand elle est arrivée, je ne pouvais plus manger, ton papa m'a juste donné un peu de mie de pain, c'est tout ce que je pouvais avaler. Lucette est repartie le temps de déjeuner ; je pense aussi qu'elle voulait nous laisser vivre ces derniers moments à 2 avec ton papa ; rien qu'à 2, dans l'intimité, que le travail se fasse le plus intimement possible.

Elle a du revenir vers 10h, là pour rester jusqu'au bout avec nous, c'est à ce moment que la douleur est devenue beaucoup plus intense.

J'étais allongée dans le lit, à chaque contraction, je faisais des sons graves, pour penser à autre chose et j'avais l'impression que ça apaisait la douleur, ta mamie paniquait dans la salle d'attente à m'entendre gémir ainsi. Ton papa allait la prévenir régulièrement de l'avancée du travail, il partait entre 2 contractions et me disait qu'il allait aux toilettes.

Puis j'ai demandé si je pouvais prendre un bain, j'avais relu pendant le travail que ça apaisait la douleur, Lucette m'a fait couler un bain.

Ca m'a bien soulagé, bien relaxé, c'était bon, mais la douleur était toujours présente, j'ai du rester 30 à 45 minutes dans le bain (je n'avais plus trop la notion du temps à ce moment) , je me souviens qu'il était 11h30, Lucette m'a réexaminé, col ouvert à 8 !

J'étais super contente ! Je lui ai dit "c'est pour bientôt là !? " ;

Elle m'a répondu "oui encore 2 bonnes heures" , ça m'a effondré, je pensais être enfin arrivé au bout et je me demandais comment j'allais réussir à tenir encore 2h !? Je crois en plus que ce fut les plus longues du travail, les 4 heures que je venais de passer avaient passé relativement vite malgré la douleur, mais là ça paraissait interminable !

Je suis repartie dans le lit.

Comme j'avais fait presque tout le travail couché, je pense que c'est pour ça que ça n'avançait pas vite, il restait un bout de col qui ne voulait pas s'ouvrir.

Lucette m'a proposé de changer un peu de position, pour voir si ça n'avancerait pas plus vite, je me suis alors mise sur le ballon et j'ai fait quelques mouvements de balancier, ton papa me soutenait pas les épaules, il m'entourait et m'encourageait ; j'avais le mal de mer, ça m'a soulagé les 10 premières minutes puis j'avais toujours aussi mal, je suis donc repartie dans le lit, allongée, position dans laquelle je gérais le mieux la douleur et dans laquelle j'arrivais le mieux à récupérer entre 2 contractions.

D'ailleurs, entre 2 contractions je planais complètement, je m'endormais tout en ayant des hallucinations, j'étais complètement déconnectée, à un moment, j'ai même dit à ton papa "et ma cartouche ? " phrase qui ne voulait absolument rien dire …

Heureusement que j'avais cette période de déconnection entre les contractions, sinon je pense que la douleur aurait été insurmontable, l'accouchement me paraissait d'ailleurs à ce moment insurmontable, j'ai un peu vomit mais j'étais toujours déconnectée. Ton papa m'enlaçait toujours, il caressait ma main, sa présence et sa chaleur près de moi me rassurait.

Lucette a proposé à ton papa de prendre place pour l'accouchement : de s'installer dans le lit derrière moi, il s'est assit dans le lit les jambes écartées et je me suis couchée entre ses jambes, ma tête posée sur son torse, il m'entourait de ses bras emplis de tendresse.

Lucette a proposé de me réexaminer une dernière fois, j'étais à dilatation complète, soulagée, mais un bout de col résistait, Lucette a dit quelle allait accélérer les choses, la poche des eaux n'était toujours pas rompue, elle allait donc la rompre, je n'avais pas trop envie mais si ça pouvait accélérer les choses …

Elle est allée chercher son matériel, une sorte de grosse aiguille, j'avais peur, peur d'avoir encore mal ; je crois que j'ai dû lui demander 4 ou 5 fois si ça faisait mal, elle a dû me trouver bête avec la douleur que j'étais en train de supporter, pas grand-chose ne pouvait faire plus mal.

Elle a rompu la poche, je n'ai rien senti, hormis un liquide assez chaud me couler le long des cuisses, ton papa en a eu aussi sur les jambes. Puis elle a essayé de faire se dilater le bout de col qui résistait.

Elle me demandait souvent si je ne ressentais pas une envie de pousser, mais je n'avais pas encore eu cette envie.

Quelques contractions après, j'ai ressenti cette envie.

Ca y est j'avais enfin envie de pousser ; quand je l'ai dis à Lucette elle m'a indiqué comment pousser, même si je l'avais appris lors des cours de préparation à l'accouchement, j'avais ce besoin de lui redemander comment faire. Elle m'a donc dit de prendre un grand souffle et de garder tout l'air dans mes poumons le temps de la poussée ; de pousser de toutes mes forces et de relâcher l'air.

A la contraction suivante, c'est ce que je fis, je pensais qu'au bout de 2-3 poussée, nous te verrions enfin …

J'ai dû pousser pendant 20 minutes environ, soit une vingtaine de poussées, à chaque poussée je n'en pouvais plus, j'avais l'impression que j'allais m'évanouir, mais j'étais guidée par une force surhumaine, la force de te voir, la force de ne pas te faire souffrir pendant tout ce temps, la force d'aller au plus vite pour être enfin soulagée.

Ton papa était toujours derrière moi, il m'encourageait autant que Lucette, il me tirait les cuisses à chaque poussée ; tous 2 m'encourageaient comme s'ils étaient eux même dans l'accouchement, je les entendais de loin mais j'avais l'impression que nous accouchions à 3, que nous te donnions la vie à 3, ton papa et moi t'avons conçus à 2, pour te donner la vie, nous poussions à 2 et Lucette nous encourageait.

Chaque fois qu'elle disait "ça y est je le vois ton bébé, il est là il est tout proche de toi, tu le sens ? " j'étais sur motivée, je n'en pouvais plus, j'étais presque à l'abattement mais les paroles de Lucette et de ton papa me donnaient le courage, je savais que tu étais maintenant si proche de nous, à quelques minutes de nous.

Lucette m'expliquait pourquoi je poussais mais tu n'arrivais pas, car c'était la période de la désespérance, à chaque poussée ta tête s'engageait, puis dès lors que je m'arrêtais, ta tête remontait.

Puis Lucette m'a dit que la désespérance était finie, que ta tête n'allait plus remonter, que ça y était, ta tête arrivait, j'ai encore poussé un peu puis ta tête est sortie, j'étais soulagée, ton papa aussi, puis Lucette a sorti tes épaules, un bras, l'autre puis tout ton corps est sorti d'un coup, j'ai demandé l'heure à ton papa, il était 13h45.

Lucette m'a dit "ça y est ton bébé est là, tu peux le prendre, prends le" , j'étais tellement épuisée et en même temps tellement sur un nuage que j'ai dis que je n'y arriverais pas, tu me semblais si fragile, si petite, j'avais peur de te faire mal.

Puis je t'ai pris, je t'ai mise sur ma poitrine, tu étais si sereine, si calme, tu n'as même pas crié, j'ai dis à Lucette "elle ne crie pas ! " puis tu as un peu pleuré, presque pas.

Tu étais dans mes bras comme dans mon ventre, tu es née dans l'harmonie, dans la sérénité, nous avions fait tout ce travail si sereinement, si tranquillement, à notre propre rythme à nous 2 que ta naissance ne t'a même pas chamboulée, tu n'as pas été brusquée, tu es arrivée le plus naturellement possible, sans aucune intervention extérieure, hormis Lucette qui t'as guidée ; qui nous a guidés tous les 3.

Ton papa te dévorait des yeux, il a caressé ta petite main, il était déjà tombé sous ton charme, tu n'étais pourtant née que depuis 5 minutes.

Là, toute petite, arrivée en boule sur mon ventre, tu t'es étalée, comme pour augmenter la surface de contact avec mon corps chaud, comme si tu voulais l'étreindre de tes petits bras, de tes petites jambes, tu étais bercée par ma respiration, par mon rythme cardiaque.

Ton regard a vaguement croisé le notre, échange intense, empreint de douceur, de sagesse, d'évidence, tu nous avais choisis, nous t'avions accueillis.

Le temps a paru comme suspendu.

Tu étais née depuis quelques minutes, sans pousser un cri, juste quelques petits pleurs, tu semblais te reposer, yeux toujours ouverts, intéressée et si calme, même pas étonnée de ce qui t'arrivais !

Puis Lucette est allée chercher ta mamie qui attendait dans la salle d'attente, quand elle est entrée, son regard était empli de larmes, la première chose qu'elle a dite est "que vous êtes beaux tous les 3 comme ça ! " , elle a prit plusieurs photos.

Puis ton papa a coupé le cordon –une fois qu'il avait cessé de battre- ce cordon qui nous a relié pendant 9 mois, ce cordon par lequel je te nourrissais.

Après Lucette t'a prise, t'a examiné vite fait, 3kg560, 51cm tu étais un beau bébé.

Puis Lucette t'a reposée sur ma poitrine et tu as pris ta première tétée ; moment magique où tu t'es nourrie pour la première fois à mon sein, ton papa nous dévorait des yeux, il était sous le charme de ce moment magique.

Après ta tétée Lucette t'a donné à ton papa pour que ce soit lui qui te donne le premier bain, ton papa t'a prise comme si tu avais toujours été parmi nous, comme si ça n'était pas la première fois qu'il te prenait dans ses bras, il t'a baigné puis Lucette t'a habillé et t'a redonné à ton papa.

Je me sentais moi tellement épuisée que je pensais ne pas pouvoir être capable de m'occuper de toi, j'ai eu un sentiment de désarroi, j'ai encore vomi, j'étais exténuée. Heureusement ton papa s'est occupé de toi tout de suite à merveille.

Je paniquais un peu que le placenta ne soit toujours pas sorti, Lucette a appuyé un peu sur mon ventre puis il est sorti, elle est allée l'examiner, moi je perdais beaucoup de sang, j'ai eu une petite hémorragie ;

Lucette est ensuite revenue et peu après elle a glissé sur le liquide amniotique et le sang à terre, elle n'arrivait pas à se relever, ton papa l'a aidé à se relever, elle ne savait plus marcher. Elle a appelé une autre sage-femme pour s'occuper de moi car elle n'avait pas eu le temps de faire mes soins. Ton papa a dû nettoyer la salle de naissance, j'ai admiré son courage.

Une heure après, Hermine est arrivée, la sage-femme qui s'est occupée de nous les 5 jours suivants ta naissance, Hermine était adorable, le courant est tout de suite passé également, elle s'est occupée de nous à merveille, elle nous a appris à ton papa et moi comment s'occuper de toi, comment faire tes soins, comment trouver notre équilibre à 3.

Lucette a dû partir en ambulance, son col du fémur était fracturé, nous étions tellement triste car nous venions de vivre un moment formidable à 3 puis à 4 avec toi, nous aurions tellement aimé que ça se finisse à merveille, comme cela avait commencé mais Lucette reprendra vite des force, nous n'en doutons pas !

Une fois Lucette partie, Hermine a fait mes soins, je n'avais pas eu d'épisiotomie, pas de déchirure, juste de minimes éraillures, Hermine m'a proposé de me recoudre en faisant juste un point, je lui ai dit que pour un point, peut-être valait-il mieux ne pas recoudre et laisser cicatriser l'éraillure seule, Hermine m'a écouté, une semaine après c'était déjà cicatrisé et je n'avais plus mal du tout.

Après Hermine t'as remise à mon sein puis nous a laissé à 3 avec ton papa, nous allions vivre notre première soirée puis notre première nuit à 3 ; comme nous l'avions vécus pendant 9 mois, mais cette fois ci, tu étais tellement plus proche de nous, aussi proche que tu ne l'avais jamais été.

Tu as été si sage cette première nuit, tu as dormi de 23h à 6h -nous non plus ne nous sommes même pas réveillés dans la nuit- à 6h nous t'avons réveillé pour te donner le sein, nous nous demandions si tu n'avais pas faim.

Notre première vie à 3 débutait, c'était le début d'un récit sans fin.

Faire naître un enfant est un peu comparable à un tremblement de terre que l'on vit dans son corps et dans sa tête ; à chaque parent d'en faire son récit…
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13916
b
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