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Adoption et handicap

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Voilà je suis très jeune pour me lancer dans ces recherches. Ou plutot, j'ai commencé à 16 ans. Aujourd'hui, j'en ai 19, en fac de droit…

Je me suis lancée dans mes recherches concernant l'adoption à 16 ans. Je savais par intuition que à ma naissance il s'était passé quelque chose qui serait un risque au niveau grossesse, et en fouillant dans les infos médicales (je suis modo d'un forum médical) j'ai trouvé cette info qu'aucun médecin ne m'avait donnée.

Pour la faire courte, j'ai eu une thrombopénie à la naissance (manque de plaquettes sanguines qui a pour risque des hémorragies) , je sais que mes parents ont eu très peur pour moi vu que je suis née à l'époque de l'affaire du sang contaminé (je suis née en 1986, et le sang contaminé, si mes souvenirs sont bons l'affaire s'est déroulée entre 1985 et 1991. Bref toujours est-il qu'une thrombopénie peut être fatale en cas de grossesse, autant pour la mère que pour le bébé. Et meme si les statistiques disaient que le risque était faible, je ne veux pas risquer ma vie pour un enfant.

Puis à 15 ans j'ai appris que je suis atteinte d'une surdité unilatérale de naissance. J'ai cherché donc des infos sur le sujet et concernant une surdité de ce type à la naissance c'est relativement peu courant, 1/1300 naissances (dixit les stats canadiennes que j'ai pu trouver sur le sujet).

Tout ça pour dire que meme si le risque de mourir est faible, si ça m'arrive je le vivrai à 100%, ma famille le vivra à 100%, tout comme je vis ma surdité au quotidien à 100%, et non à 1/1300.

Donc voilà, le fait de savoir tout ça me soulage, le fait de le dire, de l'expliquer, que ceci me permet d'envisager cette idée d'adopter avec sérénité, car je saurai expliquer pourquoi, le comment. La vie a fait que ben oui c'est arrivé, et paradoxalement l'espoir d'adopter fait que abandonner l'idée d'une grossesse ne me donne meme pas envie de pleurer, je souris, je me dis que oui je ne donnerai pas la vie mais je serai mère. Et ça, c'est le plus important. Que la vie me prend quelque chose mais finalement me donne autre chose, et si c'est ce projet d'adoption, alors sur ce point, je n'ai absolument aucun doute.

Ma colocataire, qui a travaillé dans un orphelinat à Athènes, était très surprise de ce projet, de cette idée, de mon histoire médicale qui est certes peu courante, mais elle est ce qu'elle est, elle me soutient, et au fond, je suis heureuse ici de partager ce projet avec d'autres.

Quand elle m'a posé la question : "Tu serais capable d'adopter un enfant noir ? ", je suis complètement tombée des nues, la question m'a presque parue saugrenue, parce que pour moi oui que cet enfant soit noir ou d'une autre couleur ce qui compte c'est d'être mère. J'ai compris le pourquoi de sa question, mais elle est presque saugrenue pour moi.

Voilà je vais finir ma missive, mais je cherche à creuser d'accueillir un enfant dit à besoins particuliers, affronter aussi la peur que cet enfant me rejette.

Je n'aime pas le terme "à particularités" car il est trop large, un enfant à lunettes a-t-il besoin d'un accueil spécial ?

Je n'aime pas non plus le terme "handicapé" qui est trop étroit, un enfant diabétique est malade certes, mais handicapé je ne sais aps.

Je préfère le terme "à besoins particuliers", betement traduit de l'anglais "special needs" (et aussi du grec) , car il réflete exactement mon idée d'accueil d'un enfant à besoins peut-être différents des autres, aller plus souvent chez le médecin, faire ceci, cela… que ne font peut-être pas les enfants de son age.

Personnellement oui je suis considérée comme "à besoins particuliers" à cause de certaines choses que je ne peux pas faire (par exemple interdiction d'aller en discothèque afin de préserver mon audition) , mais je ne les sens pas comme un handicap, parce que je fais d'autres choses, comme apprendre des langues, écrire, apprendre… J'ai certes un handicap dit sensoriel, mais je ne me sens pas handicapée au sens où je me sens intégrée, avec mes déficiences certes, mais aussi avec mes capacités et mes atouts.

D'où ma longue diatribe sur le handicap, et le pourquoi je préfère un autre terme aux termes "malades" "handicapés" "à particularités".
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28532
b
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