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Mon expérience de l'adoption

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Bonjour,

NOus avons fait les démarches en 1999 après le décès in utero au 8ème mois de grossesse de notre fille Sarah.

Nous avons obtenu l'agrément en janvier 2000 (et en février, notre fils Nathan annonçait son arrivée pour la fin de l'année : il est né en novembre 2000). Nous avons commencé des démarches pour l'adoption internationale mais avons vite renoncé (notre candidature a été rejeté souvent car nous étions trop âgés, selon leurs critères). Mais nous avons été en contact avec un organisme pour Madagascar, un rendez-vous dans la région parisienne avait été pris… Nous avons suspendu nos démarches pendant la grossesse et avons laissé le dossier dormir avec de temps en temps des vélléités vers l'étranger, mais le faait de devoir rester plusieurs mois dans le pays avec un bébé nous faisait un peu peur. Nous avons renouvelé l'agrément en janvier 2001, 2002 et 2003.

Nous avons eu des contacts réguliers avec l'unité adoption du CG, notamment après la naissance de Nathan.

En septembre 2003, nous avons été convoqués pour un entretien avec une psy de l'ASE que nous ne connaissions pas et qui nous a à nouveau interrogés sur nos motivations et nos réserves éventuelles (nous ne voulions ni d'un enfant trop malade -maladie incurable ou génétique par exemple -, ni d'un enfant handicapé. Par contre, nous n'avions aucune exigence ou aucun interdit en matière de sexe ou de "couleur" de peau).

Cette dame nous a dit que nous avions un dossier impeccable, mais que notre âge (51 ans pour moi et 45 ans pour ma femme) risquait de rebuter le conseil de famille.

En sortant de là, j'ai dit à Françoise, ma femme, que je ne souhaitais pas renouveler l'agrément en janvier 2004, si aucun enfant ne nous était confié d'ici là (nous avions l'agrément pour une fratrie de 2). Après tout, nous avions le bonheur d'avoir Nathan, chance que tant d'autres couples ne connaissaient pas…

Un mois après, le lundi 13 octobre, l'assistante sociale de l'ASE que nous connaissions nous a appelés pour nous dire que le conseil de famille avait décidé de nous confier une petite fille, Léa, née le 22 mars 2003, et âgée par conséquent d'un peu moins de sept mois.

Inutile de vous dire notre bonheur et notre impatience. Le lendemain, nous nous sommes rendus au C G pour y rencontrer l'équipe et le médecin-chef de la PMI qui avait suivi Léa depuis sa naissance : elle avait eu de très graves problèmes de santé, mais tout était bon. En fait, nous avons compris que l'équipe pensait à nous pour Léa depuis longtemps, mais qu'ils avaient attendu d'être rassurés sur son état de santé pour nous la confier.

Le rendez-vous du mois précédent avait permis de vérifier notre position, et comme elle n'avait pas varié…

Le fait que nous n'ayons posé aucun interdit quant à l'enfant a sans doute permis que l'on nous confie un bébé seulement trois ans et dix mois après que nous ayions eu notre agrément.

Nous avons rencontré Léa pour la première fois, dans sa famille d'accueil, et en présence de la psy de l'ASE et des parents d'accueil (des gens magnifiques avec lesquels nous sommes toujours en contact) le vendredi 17 octobre, jour de l'anniversaire de Françoise : peut on rêver d'un plus beau cadeau ?

Le premier contact a été très émouvant : elle a pris nos mains et ne les a pas lâchées, et elle s'est endormie dans mes bras.

Nous sommes revenus le lendemain avec Nathan, son grand frère (le CG a l'intelligence de respecter l'ordre d'arrivée des enfants : ils ne nous auraient pas confié un enfant plus âge que notre fils).

Nous avons revu notre fille tous les jours suivants dans la famille d'accueil d'abord, puis petit à petit nous avons eu le droit de l'emmener avec nous et elle est arrivée à la maison le 28 octobre 2003 : nous avions eu le temps de préparer sa chambre, et elle nous avons l'impression qu'elle s'est sentie chez elle dès la première nuit, même s'il a fallu (et c'était difficile) bien quinze jours avant qu'elle ne fasse ses nuits.

Pour Nathan, ça a été un peu plus difficile. Comme l'a dit la pédiâtre, nous ne mesurions pas les bouleversements que nous lui imposions : entrée en maternelle en septembre, petite soeur en octobre (quand on lui posait la question avant, il disait vouloir un petit frère pour pouvoir jouer avec lui au football). On a du passer par un pédopsychiâtre génial qui a su l'aider.

Voila. Depuis, nous voyons nos petits bouts grandir et ça fait un bien fou, même si c'est épuisant.
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32039
b
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