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Urgent : avis aux mères ayant accouchées sous x

Témoignage d'internaute trouvé sur france5 - 20/03/11 | Mis en ligne le 03/04/12
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Mon histoire racontée à Monsieur le Président du Conseil Général, Par la présente, je vous demanderai de bien vouloir prendre en considération ma requête. Mon commentaire va vous sembler peut être long, mais il m'est difficile de résumer en quelques lignes ma situation dramatique de 17 années et vous faire part de mes attentes. J'ai eu de nombreux contacts avec les différents responsables de votre service adoption qui se sont succédés au fil des années sans pour autant qu'on tienne compte de ma souffrance de mère et pire encore de recevoir en retour des courriers de vos services dédaignant ma position de mère du fait que j'ai accouchée sous X et ayant une indifférence totale par rapport au fait que je l'ai fait sous la contrainte. Une mère qui accouche sous X, reste une mère qu'il y ait ou non un lien de filiation avec son bébé. Ce n'est pas un simple PV d'abandon qui effacera cette réalité. J'ai accouchée sous X sous la contrainte de ma famille. Refusant de me faire avorter, ils ont trouvés comme seule issu l'accouchement sous X. On a beau me dire "tu avais 18 ans, donc majeure, donc responsable de ta décision" , je répondrais que non, car je vivais dans la peur constante de ma famille et la peur qu'on fasse du mal à mon bébé que j'avais désiré et que j'aimais et que je portais en mon sein. On m'avait proposé soit de prendre la porte, soit d'accoucher sous X. Je vous passe les détails des insultes journalières dont je fus victime avant et après mon accouchement, les bousculades volontaires pour que je fasse une fausse couche… Je mangeais en plus en cachette, car ils voulaient que je mange moins pour que e bébé ne survit pas. En dehors de la famille qui souvent peut mettre de la pression sur une jeune fille enceinte, il y a aussi le rôle essentiel des services sociaux qui sont là malheureusement selon moi, pour satisfaire en priorité la demande grandissante des familles en attente d'une adoption. Mes parents ont pris contact pour moi avec la DASS. J'y suis allé accompagnée de mes parents, en prétendant (parce que j'étais obligée de mentir) que je voulais faire adopter mon bébé et accoucher sous X. A m'agrande surprise, j''ai été accueillie les bras ouverts. On vous passe rapidement les possibilités de garder votre enfant avec vous (car ce n'est pas de leur intérêt qu'une mère garde son enfant) et on vous présente avec joie le plan B "l'accouchement sous X" . Ce n'est pas à un organisme social que j'ai du être confronté, mais l'image qui m'est resté, c'est celle d'une société de gestion d'enfant encourageant ouvertement les abandons, la séparation d'une mère avec son bébé. Je me souviens encore de ce rendez vous que j'ai eu avec la responsable du service d'adoption de l'époque. Une dame ignoble (je m'excuse de cette expression) qui ne connait pas votre histoire, qui ne lissait pas ma détresse sur mon visage, mais qui commence par vous faire des réflexions sur le fait que la pilule et les préservatifs existent. Puis, elle a entamé sur les choses sérieuses : l'abandon de votre enfant. J'ai malheureusement constaté, que si on était typée, étrangère ayant des difficultés financières et autres, etc…… on avait encore plus de chance que l'on nous consacre du temps pour nous expliquer comment abandonner votre enfant dans la joie et la bonne humeur. Donc, cette responsable du service d'adoption m'a dit avec un grand sourire "vous savez, vous faites le plus beau geste qu'une maman peut accomplir en donnant son enfant à ceux qui n'ont n'en pas. C'est un acte d'amour, un cadeau que vous faites à ces familles. Il faut savoir que ces enfants sont ensuite très bien élevés, sont épanouis au sein de leur famille adoptive, sont chéris, etc……." . C'est bien entendu après avoir tout signé dans un état moral chaotique, que j'ai compris que je ne pouvais jamais avoir des nouvelles de mon enfant. C'est un sentiment qui m'a rongé pendant des années à travers des tas de questionnements permanents : comment vivre sans son bébé, sans avoir de ses nouvelles, vais-je le revoir un jour ? " En accouchant sous X, je rendais service à ma famille et également aux services d'adoption. Personne ni avant, ni après l'accouchement ne m'a informé que mon enfant ne pourra pas me retrouver sans mon identité, j'ai su plusieurs mois plus tard par pur hasard, que je pouvais laisser des courriers dans son dossier à la DASS et donner enfin mon identité. J'ai bien entendu informé la DASS de ma situation "mère ayant accouchée sous X sous la contrainte", mais en vain, personne n'a voulu m'écouter. J'ai failli un moment me résigner et continuer à mentir en me disant : "j'ai abandonné mon bébé, j'espère qu'il trouvera une bonne famille pour l'accueillir," mais c'était un pur mensonge" . Je n'ai pas abandonné mon bébé, on m'en a privé tout simplement. J'ai transmis à mon enfant, je ne sais combien de courriers dans son dossier à la DASS, c'était le seul contact 'fictif" qu'on m'a laissé. Par l'intermédiaire de la DASS, j'écrivais aussi aux parents adoptifs, mais ils ne m'ont jamais contacté alors que le père adoptif m'a avoué lors de notre rencontre qu'il avait depuis des années mon identité, mes coordonnées en sa possession. Il m'a laissé pendant des années dans une souffrance, dans la maladie alors qu'il pouvait me contacter, me donner au moins une fois sur 17 ans des nouvelles de mon enfant surtout que j'ai su qu'il était malade quelques jours après sa naissance. J'ai réclamé pendant des années serais-ce une photo de mon enfant à la DASS, personne ne m'a répondu alors que les murs du bureau du service adoption était orné à l'époque de photo des bébés adoptés. Une fois que vous avez "livré le cadeau (votre bébé) ", on est considéré soudainement comme un objet insignifiant, dérangeant. Personne à la DASS ne nous propose un suivi, une aide morale. Les mères sont jetées à la rue comme une feuille de papier sans valeur. Avec le plus grand respect que je vous droit, Monsieur le Président, je le redis, je n'ai jamais été une mère porteuse. Je n'ai pas fait un bébé pour le donner en cadeau à d'autres ! . Comment un service dit "social" peut-il soutenir une telle démarche ? . Comment peut-on encourager une femme à abandonner son enfant et urtout en accouchant dans l'anonymat (pour éviter que cet enfant retrouve plus tard ses origines, ses parents). La DASS se donne d'un côté l'image d'une institution d'aide aux familles et de l'autre côté, elle détruit les familles, détruit la vie des mères, détruit la vie des enfants. Aucun de vos personnels à l'époque n'a pris le temps nécessaire pour examiner ma situation et constater que j'étais menacée et que j'abandonnais mon bébé sous la contrainte. Pendant le restant de ma grossesse, j'étais suivi par une sage femme "débile" , si je peux m'exprimer de la sorte, employée à la maternité de la Tronche, qui n'arrêtait pas de me dire "tu es jeune, tu en auras d'autres, il faut faire maintenant le deuil de votre enfant" A priori, il semblerait que l'abandon est un acte tout à fait bénin ! Le jour de mon accouchement, on m'a mise dans une chambre toute seule, toujours cette sage femme qui m'accompagnait et me faisait faire les cent pas dans le couloir parce que mon fils ne voulait pas sortir. A la dernière minute, comme le personnel hospitalier a vu que le sang commençait à me monter à la tête, que j'étais en difficulté, ils ont commencé à se réveiller et j'ai subi une césarienne. De 7H00 du matin jusqu'à 17H00 le soir, je n'ai pas dit un mot, je n'ai jamais crié lors des contractions, ma bouche restait fermée, je n'arrivais pas à extérioriser toute ma douleur physique, mais aussi morale. J'ai failli en plus mourir sur la table d'opération mais la seule chose que j'avais à l'esprit c'était de mourir pour en finir avec ce cauchemard, c'était de laisser mon enfant naitre, je ne comprenais pas l'indifférence de ma famille et celle du personnel de la DASS qui encourage les abandons. S'il fallait faire un choix, j'aurais souhaité que mon enfant vive mais pas moi. J'ai accouchée le 4 février 1993 d'un beau bébé, le bébé de mon coeur que j'ai appelé Frédéric. Comme tous nos gestes et paroles sont surveillées, je devais encore demander l'autorisation à l'infirmière pour pouvoir voir mon enfant, mais très vite, on m'a fait comprendre qu'il ne fallait pas trop s'attacher à l'enfant et éviter de l'avoir avec moi, car il serait traumatisé par la suite !!! . Donc, j'ai du le voir peut être 2 fois lors de mon séjour à l'hôpital. Concernant le personnel hospitalier, j'étais considéré comme la fille qui se débarrasse de son enfant. On m'a interdit de lui donner mon sein. Le personnel de la maternité le nourrissait, mais très mal car il criait tout le temps, je l'entendais de ma chambre. Quand je le prenais dans mes bras, il faisait des mouvements avec sa bouche pour me montrer qu'il avait faim, mais moi je ne pouvais rien faire……….c'était atroce. Le dernier jour que je l'ai vu, on me l'a emmené dans son berceau, il avait vomi et ils l'on laissé dormir dans son vomi. Je ne pouvais pas me lever à cause des douleurs de la césarienne, mais j'ai fais un effort, pour aller jusqu'aux toilettes de ma chambre pour le nettoyer. Puis en fin de séjour, la sage femme est venu avec son fameux PV d'abandon pour que je lui dicte ce qu'il fallait écrire concernant mon enfant. Ce PV est un tissu de mensonge, où j'ai menti en disant que je renonçais à ma maternité, etc…… j'ai réussi quand même à écrire une vérité dans tout ce lot de mensonge "je n'abandonne pas mon enfant". Encore une fois de plus, personne n'a été interpellé par cette phrase, personne n'a vu la souffrance dans mon regard qui criait "je veux garder mon bébé, c'est une erreur". Je n'arrivais pas à exprimer devant les autres le souhait de mon coeur, comme si on avait muré ma langue, car j'avais peur de la réaction de mes parents qui étaient toujours présent, même pendant mon séjour à l'hôpital, leur seul motivation, c'était que 'est que je me débarrasse de ce bébé au plus vite. Puis, le jour vient, où il faut bien quitter l'hôpital, mais sans son enfant avec soi, je marchais dans la rue, mais j'étais amputé de mon enfant. Ce sentiment, cette douleur ne m'a jamais quitté, même avec les retrouvailles de mon enfant récemment. Je jongle toujours entre le passé et le présent, parce que ce cauchemard de l'abandon me hante, ne me quitte plus, on m'a pris une partie de ma vie, une partie de ma jeunesse, on m'a privé de mon bébé pendant 17 ans. Vous me direz : " vous aviez trois mois pour le reprendre" . Oui, mais j'étais tombé gravement malade, j'ai sombré dans une grande dépression et le délai des trois mois de rétraction était déjà dépassé. J'ai passé mon temps à regarder tous les bébés dans les poussettes pour voir si j'apercevais le mien. Il faut essayer de survivre sans son bébé, être absente pour tous ses anniversaires, ses entrées scolaires, ne pas pouvoir lui donner des cadeaux, lui faire des baisers, lui donner toute la tendresse qu'on a pour lui, ne pas le voir grandir, s'amuser, rire etc. La seule photo que j'avais de lui, c'est son visage de bébé que j'ai mémorisé pour n'oublier aucun détail et faire grandir cette image au fil du temps. On survit pendant des années dans la peau d'une mère coupable, mais aussi victime sans jamais s'en sortir de ce tourbillon. Du fait de l'absence de mon bébé, j'ai sombré dans la déprime pendant des années, j'ai eu un choc émotionnel : je ne parlais plus, j'ai du réapprendre à m'exprimer, à communiquer, je me forçais pour m'alimenter, j'ai encore à ce jour des pertes de mémoire à répétition, j'ai eu des graves problèmes de santé et particulièrement des problèmes cutanés à répétition sans aucun remède qui ont défiguré mon visage, et j'ai fini par un cancer à l'utérus. Mais j'ai promis à mon bébé de le retrouver avant de fermer mes yeux. Puis, il faut apprendre à survivre sans son enfant, sans avoir de ses nouvelles, sans savoir s'il est en vie ou non, malade ou en bonne santé, bien ou mal traité dans sa nouvelle famille.……………C'est encore une très longue histoire, un calvaire de plusieurs années. Pour évacuer tout ce stresse permanent, je me suis mise à fond dans les études, dans le travail, voyager au loin pour tenter d'oublier quelques instants ce drame qui vous colle à la peau et vous ronge tous les jours. J'ai passé 17 ans à rechercher mon enfant par tous les moyens possibles et je l'ai retrouvé en 2010, à ses 17 ans. Mais j'ai retrouvé dans un état lamentable. Il a passé son enfance à se disputer avec son père adoptif, battre sa soeur (enfant légitime du père et de la mère). Il n'a aucune éducation, aucune moralité, on a l'impression d'un enfant livré à lui-même, sans repère, sans règles, ni lois, sans aucune base de respect pour personne. La première fois que je l'ai rencontré, il était habillé comme un clochard. Tout était déchiré sur lui, de son vêtement jusqu'à ses chaussures trouées à l'extrême. Son père adoptif m'a expliqué qu'il n'achetait plus d'habits pour lui depuis des années sous prétexte que mon fils réclamait des habits de marque !! Il était amaigri. Une fois de plus son père adoptif a trouvé qu'une excuse à ce fait, c'est qu'il pratiquait la politique "du frigo vide" avec mon fils, car mon enfant mangeait trop !!!!!!!!!! Mon fils est en échec scolaire considérable, il ne sait pas écrire alors que son père adoptif est instituteur. Mon fils n'est plus scolarisé. Il boit, fume, se drogue depuis l'âge de 10 ans !! Selon les dires de ce père, il aurait fait des démarches pour signaler l'attitude de mon fils, mais cela n'a rien donné !! .Il aurait du signaler à la DASS qu'il n'arrivait pas à élever mon enfant au lieu de le garder sous son toit en otage pendant des années. Mais la fille légitime de ce père adoptif suit une belle scolarité, elle est bien entretenu et propre, elle mange à sa faim, etc… La mère adoptive de mon fils est morte il y a quelques années. Il y a quelques jours, son père adoptif l'a mis à la porte. Mon fils a trouvé refuge chez ses amis, des voisins en attendant qu'il se décide de son avenir. Ce père adoptif m'a reçu avec une grande indifférence vis-à-vis de ma souffrance de mère, me balançant en plein visage" On ne vous attendait pas d'aussitôt,…………que la mère de mon fils c'était celle qui l'avait élevée !!! " .J'ai été méprisé, insulté par ce père adoptif alors que je suis la mère du fils qu'on m'a privé. On m'avait dit à la DASS à l'époque : " Vous savez, les parents adoptifs sont soucieux de l'origine de l'enfant" . Arrêtons de mentir, et soyons réaliste. Ce père s'est même permis de juger ma grossesse !!!!!!!! Mais où va-t-on ? Après ce long commentaire, j'aimerais Monsieur le Président qu'on m'éclaire, qu'on me réponde sur de nombreux points : Concernant les adoptés : Vos services on t-il un suivi régulier des enfants que vous placez dans les familles ? J'ai de nombreuses relations avec des enfants adoptés qui ont été maltraités au sein de leur famille adoptive, et qui malheureusement ont honte d'exprimer leur vécu. Il y a malheureusement un grand nombre d'enfants adoptés qui dépriment, se meurent au sein de leur nouvelle famille (qu'on leur a imposé) , qui n'éprouvent aucun sentiment pour leurs parents adoptifs et se sentent comme pris en otage. Un grand nombre arrivent cependant à exprimer leur mécontentement, leur détresse par le biais de forums, mais combien sont-ils à périr dans le silence au sein des familles adoptives ? Une grande partie des enfants adoptés que j'ai eu en contact, sont en échec scolaire, en déprime, se drogue, deviennent des cas sociaux dans l'indifférence de tous. Y a-t-il un contrôle établi par vos services concernant ces enfants, un contrôle fait sur l'éducation, voir la maltraitance, le viol (oui, cela existe) dont en font l'objet ces enfants mineurs ? Vos services font-ils des statistiques réguliers portant sur l'échec de l'adoption, prennent le temps de questionner ces enfants sur leur état moral, leur sentiment, leur détresse cachée ? Certes, les parents adoptent un enfant, mais personne n'a considéré qu'un enfant en grandissant a aussi son mot à dire, il n'est pas tenu d'aimer les parents qu'on lui a imposé et surtout quand les origines de l'enfant sont très différents des parents adoptifs ! Je pense à cette jeune fille originaire du Magreb, dont la famille adoptive se moque de ses origines et qui depuis petite se sent mise à part, elle n'a jamais eu le sentiment de faire parti de cette famille. En plus, on lui a attribué un prénom qui ne sonne pas avec son identité, ses origines arabes et elle en souffre. Arrêtons d'appeler "Caroline" , un bébé originaire du Magreb par exemple !!! C'est l'enfant qui subit toute sa vie la moquerie de ses camarades qui se questionnent sur le fait que son prénom ne colle pas avec sa tête ! Il y a des détails que les parents adoptifs ne tiennent pas compte lorsqu'ils adoptent un enfant, ils veulent en adoptant l'enfant d'un autre, en faire leur propriété, comme si on placait un bébé dans un moule et par coup de baguette magique, il en ressort un un bébé tout neuf avec leurs exigences. C'est un beau rêve, mais qui ne correspond pas à la réalité. Un enfant adopté sera toujours l'enfant d'un autre, il ressemblera toujours à ses parents de naissace, il gardera les gènes de ses parents de naissance, leur caractère, les gouts, etc. Quand un couple souhaite adopter un enfant, il est important d'incister sur le fait qu'il va devoir aimer, élever l'enfant d'un autre et non pas SON enfant. J'ai aussi le témoignage poignant de cette fille adoptée qui a été violé par son père adoptif, voir le fils de ce père ! Concernant la famille adoptive : Il est nécessaire et URGENT que vos services fassent des enquêtes sur le devenir des enfants que vous placez en adoption, mais aussi un examen approfondi de l'état moral des parents qui adoptent NOS enfants, car un grand nombre ont des troubles de comportement, des problèmes spychologiques et maltraitent NOS enfants. Il ne suffit pas d'être aisé financièrement, d'avoir à coeur d'adopter un enfant, d'avoir un travail fixe pour avoir un agrément pour adopter. Il est important de créer un service d'écoute au sein de votre établissement pour inciter les parents adoptifs à parler dès les premiers signes, de leurs difficultés d'élever les enfants qu'on leur a confié et d'y convier aussi les enfants qui sont en détresse au sein de ces familles. On ne peut pas se permettre de laisser en France, des centaines d'enfants en détresse, en dépriment, prisonniers dans une famille adoptive. Vos services font un effort considérable pour mettre en adoption ces enfants, ils sont aussi en mesure de mettre tout en oeuvre quand ces derniers sont en danger. Il est important que vos services aient un minimum de respect concernant l'image des mères de naissance et surtout celles qui ont accouchées sous la contrainte. Nous sommes constamment représentées comme des mauvaises mères, des cas sociaux, des jeunes filles insouciantes, des femmes sans ressources qui veulent se débarrasser de leurs enfants. Je ne fais partie d'aucune de ces catégories de femmes. La famille adoptive doit être informé par vos services qu'un jour, les parents de naissance peuvent refaire surface et désirer revoir leur enfants, il faut les préparer à ces retrouvailles, car une majorité des parents adoptifs s'opposent aux recherches de l'enfant de retrouver leur origine et certains en arrivent même aux menaces contre l'enfant ! Beaucoup d'enfant recherchent leurs parents à l'insu de leur famille adoptive. La famille adoptive doit faire l'effort d'informer depuis son jeune âge que l'enfant ait été adopté. Il est inadmissible qu'un enfant ayant l'âge de raison, ne sache pas qu'il ait été adopté. Pire encore, ce sont des adultes de 20 -35 ans qui découvrent un jour par pur coïncidence qu'ils ont fait l'objet d'une adoption. Mon avis personnel sur l'adoption et l'accouchement sous X : L'accouchement sous x volontaire ou non est un crime, ainsi que toute forme d'abandon d'un bébé. Pour moi on ne doit parler d'adoption que quand un enfant se retrouve orphelin, privé de ses deux parents qui sont décédés, handicaptés ayant l'impossibilité de l'éduquer, l'élever, une mère victime d'un viol par exemple. En dehors de ces contextes, l'abandon est un crime dont l'enfant en porte les conséquences jusqu'à sa mort. Je me permettrais pour finir, de mettre l'accent sur les abandons d'enfants à l'insu de la mère. Je m'explique : des mineurs, des femmes se sont vu séparées de leurs enfants alors qu'elles n'ont jamais signé de PV d'adoption, jamais voulu abandonner leur bébé. Elles ont séjournées pour la plupart dans des maisons maternelles pour trouver de l'aide en vu de garder leur bébé et par x détours, des erreurs administratives volontaires, elles se sont retrouvées dans la catégorie de femmes qui accouchent sous X. Ces femmes recherchent leurs enfants depuis des années et se voient en plus refoulées par vos services ! . Quel recours ont ces femmes ? Y a t-il un service mis à leur disposition pour qu'elle retrouve leur enfant où doit-on les laisser entreprendre les démarches toutes seules alors qu'elles sont des victimes. Par la présente, je vous demanderais Monsieur le Président, de bien vouloir faire un point sur tous les dossiers d'adoption gérés par vos services, et éclaircir les dossiers douteux. Si vous avez connaissance par exemple du cas de cette jeune fille adoptée qui aurait actuellement 23-24 ans (car la mère déprimée, ne se souvient plus exactement de la date de naissance de son bébé) prénommée Sarah qui aurait été adopté par des sportifs de hauts niveau de la région, vous pouvez rendre un immense service à sa mère qui la recherche depuis des années et qui a été enfermé dans la chambre de l'hôpital par le personnel hospitalier de la maternité de la tronche. On lui a arrachée son bébé dans ses bras. On lui avait dit à l'époque que les parents adoptifs attendaient l'enfant derrière la porte ! . La Responsable du service adoption à l'époque s'est même permise de se rendre à son domicile pour tenter de la dissuader dans sa démarche de reprendre son enfant. La pouponnière où était placé son bébé a pris feu comme par mal chance !! Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma considération.
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236170
b
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