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Témoignage d'internaute trouvé sur forumados - 10/08/11 | Mis en ligne le 12/04/12
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Bonjour à tous ! Je lis vos écrits depuis quelques temps et je me permets de poster le mien pour avoir vos avis, dites moi ce que vous en pensez honnêtement ! J'aime beaucoup écrire mais je me disperse souvent car une fois mon récit commencé, quelque chose de différent me vient en tête et impossible de poursuivre le premier. Seulement là c'est différent, ce que j'ai déjà rédigé me donne envie de continuer mais je ne sais pas trop quelle tournure adopter ni quelle évolution donner à mon personnage… Je vous poste donc le tout début de ce que j'ai rédigé, ainsi en plus de vos conseils, n'hésitez alors vraiment pas à me donner vos suggestions, qu'est-ce que vous verriez arriver ensuite, comment vous percevez l'héroïne, ce que vous aimeriez voir se passer ensuite… Merci beaucoup ! Et n'hésitez pas pour vos commentaires, je suis ouverte à la critique, elle est même bienvenue ! Enfin, bonne lecture alors si je puis dire : Elle l'observait. De ses yeux elle parcourait chaque parcelle de son corps qu'elle détaillait. Elle découvrait, cherchait, perdait, retrouvait du regard chaque dessin de sa peau que, sans s'en apercevoir, elle mémorisait. Elle scrutait ses grains de beauté, les comptait pour ensuite s'attarder sur la courbe de sa nuque, fine et droite, comme appelant à une étreinte silencieuse. Puis ses pupilles étaient happées par sa bouche, happées  par le vide noir laissé derrière les dents blanches, comme posé sur cette petite langue rose. Des lignes d'ivoire parfaites, parties d'un tableau charmant, cachaient en fait le gouffre qui apparaissait malgré tout à chaque syllabe qu'il semblait prononcer. Elle faisait face à une oeuvre silencieuse. Scène, peinture, elle n'aurait su dire ce qu'elle appréhendait mais inconsciemment, elle assistait à un spectacle muet, à moins que ce ne soit de son côté que venait le silence. Oui, ce devait être ça, quelqu'un devait avoir coupé ce qui la reliait à l'extérieur d'un point de vue communicatif. Car il était là, elle était là, mais rien ne se passait, elle l'observait simplement. Les mots qu'il paraissait articuler ne lui étaient pas même étrangers, elle ne les entendait pas, ne cherchait pas à les saisir. Elle se trouvait dans l'impossibilité d'échanger quoi que ce soit avec lui, sans le réaliser. Après tout, elle ne savait pas même ce qu'il faisait là, pourquoi il était en face d'elle, visiblement à lui parler et la regarder, alors que sous sa peau, c'était du vide qu'elle voyait. Rien ne fonctionnait. " Tout cela n'a aucun sens " , pensa-t-elle. Alors, elle se leva, et s'en alla simplement, en regardant le ciel. Vide de tout nuage, le soleil l'illuminait. En partant, elle eut le vague sentiment de pas précipités à sa suite, comme quelqu'un qui chercherait à la rattraper. " C'est stupide. J'étais là assise à regarder un gouffre sûrement humain, je m'en vais, le gouffre reste, pourquoi du vide se mettrait-il soudainement en mouvement ? Pourquoi accélérer alors qu'il est partout à nous entourer ? " , se dit-elle. " C'est stupide " , répéta-t-elle avant de forcer l'allure en perdant ses yeux dans l'azur éclairé. C'était une belle journée.   *   Assoupie sur l'oreiller blanc enroulée de ses draps bleus, dans sa chambre blanche à la moquette bleue, la jolie Joséphine aux yeux bleus se reposait, tout de blanc vêtue, et on n'eut jamais vu moment plus paisible et plus pur. La lumière de fin d'après-midi qui parvenait de la lucarne donnait à cet instant des accents irréels. Elle était une poupée de verre sortie d'un songe qui, après quelques péripéties, s'était endormie exténuée dans la chambre dans laquelle on l'avait d'abord rêvée. Le silence baignait cette atmosphère d'un calme sans pareil et l'heure, dans le doré du soleil, était au doux repos. On aurait dit une bulle merveilleuse à l'intérieur même d'une civilisation en ruines, comme si toute la beauté du monde avait été préservée et conservée, incorporée dans cet endroit confiné, comme un cocon à l'abri. Curieusement, bien que pareil moment n'ait d'autre souhait que de demeurer ainsi infiniment figé, il allait prendre fin, bientôt. Aux alentours des dix-sept heures dans un Paris urbain et quotidien, le trafic devait reprendre ses droits sur le silence, trop rare et donc trop cher dans ces grandes villes qui le seraient d'autant plus si le calme pouvait les sublimer davantage. Or dans le cas présent, c'était la créature symbole du silence qui allait troubler cet instant parfait. Lucius, l'énorme chat de Joséphine avait lui choisi ce moment précis pour sortir de sa sieste et effectuer quelques pas, alors qu'il aurait pu être l'instigateur du paroxysme de ce moment, lui le noble félin, qui a donné au sommeil toutes ses lettres de noblesse, en se couchant au côté de sa maîtresse silencieusement, furtivement, apportant à la fois subtilité et bestialité à l'instant. Pourtant, cette boule de graisse tachetée de roux avait précisément décidé de cette minute pour sortir de son flegme habituel afin de pousser un bâillement à la fois inattendu, puissant et dévastateur. Lucius rompit donc le charme. Un oeil clignota, puis deux, un poing se serra, puis deux, un bras se raidit, puis deux, un oeil s'ouvrit, puis deux, une épaule s'étira, puis deux, un pommette rosit, puis deux, avant de toutes deux s'élever au dessus du sourire le plus adorable qui soit. " Lucius, te voilà ! Je m'étais endormie, tu vois. La perspective d'un peu de lait t'a tiré de l'emprise de Morphée, n'est-ce pas ? " Un ronronnement paresseux lui répondit. " Certainement alors. Viens là, joli coeur. " Il est souvent curieux de constater l'ironie des choses, souvent amusant également, mais cette optique amusante se fait aussi souvent occulter par la frustration ou la tristesse, par la mélancolie qui l'accompagnent. Dans ce cas précis, Lucius, dans sa condition de chat, ne se doutait pas de l'importance de sa place dans la vie de Joséphine, ni de sa chance quant à celle-ci. Pour être honnête, cette dernière n'en avait pas idée non plus, mais elle n'était pas un chat. Toutefois elle manquait d'objectivité, dans ce cas précis. En effet, Lucius bénéficiait d'une place que l'effectif entier des parisiens était en droit de lui envier. De fait, ce pauvre félin partageait un deux pièces avec la plus jolie des jeunes filles que Paris ait porté, il passait ses journées à dormir sous sa bienveillance, en se faisant appeler " joli coeur " pour un bâillement ou un bol de lait, et en plus, il n'avait aucune obligation ni contribution à fournir dans cette vie de couple. Si l'envie lui prenait de quand même aller goûter le lait de la voisine du deuxième étage avec telle ou telle féline, pendant le laps de temps qui lui plairait, il était libre de le faire et Joséphine ne lui en tiendrait pas rigueur. Les hommes, s'ils savaient les privilèges de Lucius, avaient de quoi lui en vouloir. Cela leur donnait somme toute l'occasion de constater l'ironie des choses, alors, et de tâter des sensations mêlées d'injustice et de frustration. Cependant, Lucius méritait sa position sur deux points. D'abord, l'avantage d'être un chat, en plus des caractéristiques physiques appréciables (jolis yeux, pelage soyeux et doux, agilité, charme naturel) lui conféraient l'avantage non négligeable sur les hommes, pour Joséphine, de ne pas parler. Elle était faite pour un muet et estimait toujours que ces homologues masculins parlaient inutilement et en quantité bien trop importante (elle ne faisait pas état des femmes, elles devaient sans doute rentrer dans des proportions de babillage pas même répertoriées par Joséphine). Ensuite, si Lucius avait été doté de pensée et d'assez de critique pour une appréciation de sa propre situation, il serait devenu un chat extrêmement imbu et extrêmement fier. Or un chat est déjà naturellement pourvu de ces deux traits de caractère. Imaginez donc le plus imbu de tous les chats, en un seul mot : insupportable. Ainsi, par un coup de la providence, ce chat, bien que souffrant de problèmes de poids, méritait sa position, son obésité étant alors peut-être sa propre contribution à cette agréable situation. " Que faisons-nous ce soir, Lucius ? J'avais pensé lire un peu, mais j'aimerais profiter des dernières lumières de l'été en me baladant en bord de Seine, du côté du Luxembourg, il fait un temps magnifique et il fait encore chaud. Qu'en penses-tu ? " Comme à son habitude, le chat ne répondit pas, et resta aussi silencieux qu'à l'ordinaire. Pensive, elle arrêta sa main entre les oreilles de Lucius pour réfléchir. Les sourcils froncés, le nez retroussé, la bouche arrondie, les yeux au ciel, elle songeait. Elle adoptait souvent cette singulière position quand un problème à découdre se présentait à elle. Qu'un parasol se soit miraculeusement planté dans son réfrigérateur dans l'après-midi ou que son stylo-plume se voit en carence de cartouche d'encre,  l'air adopté était le même. " Tu as sans doute raison " , déclara-t-elle satisfaite, alors, qu'entre nous, le chat n'avait rien dit du tout ni exprimé d'avis, même de manière imperceptible. Laissant Lucius vaquer à ses félines occupations, Joséphine entreprit de se préparer, tandis que le jour déclinait. La lumière se faisait chaleureuse et tamise, d'une douceur âcre, sombre mais pesante et vivace, une lumière qui donnait envie de danser, de vivre, de respirer. Joséphine chantonnait à la perspective de la soirée qui se profilait. Un filet d'air rafraîchi par la nuit qui approchait s'écoula par la lucarne de la salle de bain, glissant dans ses cheveux, faisant virevolter quelques mèches. Les carreaux tapissant les murs de la pièce donnaient à sa voix des intonations pures, fraîches, étincelantes, et ses doigts qui glissaient des boucles d'oreilles aux perles mouvantes à ses oreilles étaient les fins carillons de la jolie musique de cet instant. Même le lierre qui pointait à sa fenêtre semblait être en harmonie avec le moment, ses feuilles tourbillonnant au rythme de l'air, au rythme où tourbillonnaient les volants de la robe de Joséphine. Du rose sur ses lèvres déjà naturellement charnues, du noir sur ses longs cils, un baiser à son reflet, une bouffée d'ambre pour tout parfum, elle était prête. Elle n'était pas de ces filles qui font de leur apparence leur souci, elle s'habillait comme elle l'entendait, sans prêter attention à ce qui l'entourait. Elle se plaisait ainsi, elle était heureuse ainsi, tout allait pour le mieux. Elle avait choisi cette petite robe blanche à bretelles pour sa spontanéité, le blanc est si direct. Rien ne se remarque davantage, et rien ne sublime plus une peau dorée comme la sienne. Elle aimait les rendus de la lumière qui se frottait à sa peau sur ses épaules dénudées. Son décolleté même était à croquer, loin de tomber dans le vulgaire. Tout en suggestion, c'était là son secret. Si la robe s'arrêtait juste au-dessus des genoux, et que sa poitrine n'était pas généreuse, le décolleté était pourtant bien son atout principal. Peu profond, il dévoilait seulement les creux que marque le torse à ce niveau. Le tout était seulement admirablement mis en valeur par l'éclat que rendait le blanc sur le doré qui éclairait sa peau, inspirant à être goûtée, savourée et dévorée comme un pain au chocolat, avec ses petites taches de rousseur qui parsemaient son décolleté, comme sur son nez. L'odeur doucereuse de l'ambre qui se dégageait de sa peau se faisait gourmande sur la courbe parfaite que dessinaient ses épaules, rondes et douces, comme de petites brioches sortant du four, brûlantes, ne demandant qu'à être dégustées. Joséphine ne dégageait pas seulement sa beauté apparente, Joséphine était un tout qui lui faisait plaire à tout ce qu'elle approchait. Et tout spécialement en ce soir. Le soleil était couché lorsqu'elle se trouva à arpenter les rues de Paris. Elle marchait, un air plaisant en tête, vers un petit bar-restaurant à quelques pas de la rue Mouffetard. La lumière des réverbères désormais éclairés lui faisait se sentir particulière, et c'était cette sensation qu'elle préférait dans les soirées d'été. Un sourire mutin s'était dessiné sur sa bouche au fur à mesure qu'elle avançait. Seule la commissure de ses lèvres s'était relevée, mais cela suffisait pour que chacun se retourne sur son passage quelques secondes de plus qu'à l'ordinaire. Ses yeux brillaient, elle respirait le bonheur de chaque minute. Voilà j'espère que ce début vous a plu, je travaille sur le reste et la suite n'est pas encore présentable (mots à revoir etc) alors je me contente de poster ça pour le moment. J'aime beaucoup les descriptions et l'action n'est pas mon fort dans la narration, alors mes excuses par avance à ceux qui reprocheront un récit plat ' Bref, dans l'attente de vos commentaires, à bientôt.
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240319
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

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