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Jeune écrivain et son futur 1er chapitre et épilogue.

Témoignage d'internaute trouvé sur forumfr - 30/06/11 | Mis en ligne le 27/03/12
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Bonjour à toutes et à tous, Alors voilà, cela fait bien deux mois que je travaille sur un projet de roman. J'ai déjà montré le début à mes amis et mes proches, et lorsqu'ils m'ont donné leur avis, tous positifs, j'ai sauté de joie ! Seulement, avec le recul, je les soupçonne de ne pas m'avoir dit ce qu'ils paissaient réellement. Alors j'ai décidé de poster le début du premier chapitre et l'épilogue, il me semble à peu près correct, (mises à part les sans doute nombreuses fautes de grammaire, de syntaxe, ou d'orthographe --') , j'ai besoin d'avis de lecteurs. Parce que c'est le votre qui compte le plus ^^ ! J'espère que les BBcodes sont bien passés ! Oui alors, comme je l'ai précisé entre parenthèses (j'ai un doute ça s'écrit bien comme ça ? ) , j'ai un gros problème avec la grammaire, j'ai réussi à corriger certaines fautes mais il doit y en avoir d'autres qui sont passées à la trappe. Le titre (Kesshite Yuku, celle qui ne meurt jamais) sera à revoir, plus j'avance dans l'histoire, plus je le trouve inapproprié. J'attends vos commentaires positifs et surtout négatifs, j'en ai vraiment besoin. Bon, pour les plus courageux, mes sauveurs, je vous invite à vous préparer un café avant, ou un bon soda (vu la chaleur) , un verre de lait… parce que c'est long. Mais bon, ce n'est pas aussi long qu'un livre non plus. Et vous verrez que le prologue diffère totalement du roman : c'est fait exprès ! C'est en lisant l'interview d'un jeune écrivain que m'est venue l'idée, "une interview génial !" Bonne lecture ! +++ Heiwa to ai. PS : Le prologue est fraichement écrit d'hier soir, donc, il n'y pas du tout parfait (de toute façon qu'est-ce qui est parfait ? ) j'hésite à le mettre en épilogue. Qu'en pensez vous ? PROLOGUE. Interview exclusive ! Constance : Je suis en direct avec une jeune bretteuse et ses amis. Quel est votre nom ? Yuku : Mon nom ? Je n'en ai pas, pas un vrai en tout cas… On me nommais Deux. Il n'y a pas de nom pour les orphelins, pas dans notre village. Mais maintenant, appelez moi Yuku. C : Hum… Bien, et si vous nous parliez un peu de vous. Setsu : Vous êtes de la police ? C : Non, juste journaliste petite. Sue : Eh ! J'suis pas p'tite ! J'ai 12 ans ! Bientôt 13 ! Grey : Hey Sue, du calme ! C : Sue ? Très joli prénom ! Se : J'm'appelle pas Sue ! C'est juste un surnom ! Moi c'est SETSU ! Qu'elle idiote ! *Shito éclata de rire* Yoseï : ce n'est pas gentil ça Setsu. Sue : désolée Yoyo. Yoyo : Ce n'est pas grave. Hey, Suna reviens ici ! Grey : Le plus simple, ce serai de nous présenter, je m'appelle Grey, j'ai 15 ans comme Yuku et je suis archer magicien, La petite puce sur mes genoux se nomme Sakura, c'est une guérisseuse, nous pensons qu'elle a 3 ans. Le petit bonhomme à droite, c'est Yoseï, il est magicien des 4 éléments et a 7 ans. Bon, vous connaissez déjà Setsu, 12 ans, elle est tireuse d'élite et bricoleuse. Le chat, c'est Suna, l'imbécile à ma gauche, c'est Shito, 15 ans aussi, c'est un sabreur comme Yuku. Shito : Qui c'est que tu traites d'imbécile ? G : Bah, tu vois un imbécile autre que toi dans cette salle ? Sh : Ouais toi ! G : Tu me cherches peut être ? Y : ça suffit vous deux ! Ils n'arrêtent pas de se chamailler ! C : *commençant à avoir un peu peur* Et donc, si vous nous parliez un peu de vous Yuku ? Y : Mon histoire est noire, et longue. J'avais une vie très dure, soldat depuis l'âge de 5 ans pour un empereur tyran. Le jour où je m'en suis réellement rendu compte, il était déjà trop tard. Mais ce jour, j'ai aussi rencontré mon petit ange rose. C : Votre petit ange rose ? Vous voulez parler de cette merveilleuse petite Sakura ? Parlez moi de votre rencontre. Y : Eh bien… Il-y-a un an, alors que j'agonisais dans le sang chaud des mes compagnons d'armes et de celui de mes victimes, elle était là. *Constance blêmit* Elle sautait dans les flaques de sang, et s'amusait avec mon sabre. Elle aussi n'avait ni famille, ni nom. Et elle chantait et rigolait ! Son regard me frappa de suite, chaud comme la braise flambante d'une nuit perdue, et glacé comme une ère de chaos qui s'étendait dans l'infini univers froid. J'allais mourir, et elle m'a sauvé… *Après une courte pause* Alors je lui ai donné un nom, Ko Sakura, l'enfant cerise, et quand je lui appris à parler elle me donna le mien Kesshite Yuku. Ce qui signifie celle qui ne meurt jamais. C : Euh… Bien. Et donc que faites vous depuis ? Y : Depuis le jour où je l'ai rencontré, je ne fais que fuir les soldats de l'empereur et les Hitos. Mais sans s'en rendre compte, elle m'a fait découvrir l'horreur du monde dans lequel je vis. Et fuir m'a permis de rencontrer les personnes qui compte le plus pour moi aujourd'hui, Shito, Grey, Setsu et le petit Yoseï et son abruti de chat. Je me battrai jusqu'à la mort pour eux et je sais qu'ils feront de même pour moi. Ensemble, nous avons fui jusqu'à Heïwana Kuni, un pays toujours en paix. Sh : ouais tu peux être sûre de pouvoir compter sur moi ! On est comme des frères et soeur, tous les six. Euh… sept, en comptant Suna. G : Ouais pour une fois, je suis d'accord avec le clown. Sh : Qui c'est qu'tu traite de clown ? G : Bah toi ! Où est-ce que tu vois un autre clown ? Y : Mais zut à la fin ! Suna : Eh ! Yuku ! Je ne suis pas abruti ! D'abord, c'est c'ui qui l'dis qui y est ! Sue : Oh ! Alors ça c'est nul Suna ! Yoyo : Suna descend de la tête de la dame ! C : Un… Un Chat qui parle ? ! Sh : ouais, c'est comme ça qu'on a réagit aussi. Yoyo : Pourtant à Heiwana no kuni, c'est normal. C'est bizarre que vous réagissiez comme ça m'dame. Suna je t'ai dis de descendre ! G : Suna descend ou je te transforme en croquettes pour chien ! Su : Un chat en croquette pour chien ! Alors ça c'est drôle ! Sakura : *se réveillant* Hum… Qu'est-ce qui ce passe ? Y : Malin ! Avec vos bêtises, vous avez réveillé Sakura ! Suna, pour la dernière fois, descend ! G : Désolé princesse. Su : Pardon p'tit chat. Sh : Vous avez d'autres questions ? C : *encore sous le choc* Euh… Eh Bien… G : Hum… Vous avez l'air sous le choc, ça va ? C : Oui, oui tout va bien, donc, d'où venez vous ? Y : Du pays des brumes. Sue : Ouais. Yuku est une Hito du village Hito, Sakura une Jaaku du village des plaines, Shito un Jaaku de Moketsu, Grey, bah… c'est Grey… Yoyo : Il viens des montagnes. Sue : Ouiii ! C'est vrai ! Moi je viens du lac des inventeurs mais mon grand frère est ici. Et ma maman est née dans ce pays. Et Yoseï et Suna viennent de là également, mais ils ont été capturés pour de venir esclave. ‘Fin on les a pas laissé faire ces trafiquants et on les a tous étripés. C : … G : Nous sommes toujours recherchés et mis à prix, mais désormais, aucun chasseur de prime, et aucun soldat, n'ose s'approcher de nous. Ensemble, nous sommes invincibles. Sh : De toute façon, le premier qui s'approche, couic ! Ha ! Ha ! Ha ! Personne ne touchera notre prime s'élevant à… A combien déjà ? G : 14800 Tsukane. Y : *Cognant Shito et Grey* Imbéciles !!!!!!!!! G et Sh : Aïeuh ! C : Donc vous… vous… VOUS ETES DES FUGITIFS !!!!!!!! Sa : C'est quoi des fugitifs ? Ça se mange ? Yoyo : Bah, nous. Je crois. Sa : Ah ! Alors, ça ce mange pas. Sue : Si vous en parlez à quelqu'un la journaliste, je vous transforme en passoire ok ? Sh : Pas mal Setsue !!! Su : En passoire ! Bien trouvé ! C : *a très très peur* Ne vous en faites, pas… A Heiwana, on recueille les personnes victimes d'injustice dans les pays voisins. Racontez moi votre histoire. Cela attendrira certainement mes lecteurs et l'Etat pourra vous donner le feu vert pour vivre dans notre merveilleux pays. Y : Bien alors, tout à commencé quand… L'ENFANT CERISE. "Nous avons gagné la guerre Deux ! " C'est la dernière chose que je me rappelle, les dernières paroles de mon ami. "Les ennemis sont tombés, nous les avons vaincus. Nous avons gagnés la guerre Deux ! " Deux, c'était mon nom, ou plutôt mon numéro. Pas de nom pour les orphelins, pas dans notre village. Notre maitre était très strict avec ça, pas de nom, pas de prénom, pas de surnom, seulement un numéro pour la distinction, car nous étions "un tout" avec les autres Hito, comme une seule personne. Dans notre village, il y a ceux qui ont un nom et ceux qui n'en ont pas. Ceux qui en ont un sont unique, ont des parents, et connaissent des émotions comme l'amour, la peur ou l'amitié. Pas nous. Nous nous sommes tous orphelins de parents guerriers, et nous-mêmes des guerriers dès notre plus jeune âge. Nous ne connaissons pas les émotions, ou plutôt nous ne devions rien laisser paraître. Car moi, j'avais un ami parmi eux, comme un frère pour moi, Sept, nous avions le même âge, 14 ans. "Nous avons gagné la guerre Deux !" La guerre, celle contre ceux que l'empereur a nommé les Jaaku, "les méchants" . Oui nous l'avions gagnés mais à quel prix ? J'étais la seule survivante des 15 Hitos qu'ils avaient envoyés dans le dernier village Jaaku de la région. Et j'étais en train de mourir. De toute façon, tuer était trop dur pour moi et dieu merci, il n'y avait aucun enfant. Du moins c'était ce que je pensais… "Nous avons gagné la guerre Deux ! Oui nous avons gagné la guerre Sept, mais tu es mort maintenant et les autres aussi alors à quoi bon ? " J'étais seule à présent, et j'avais mal. Je me sentais partir, je ne pouvais plus bouger, j'étais toute engourdie et j'avais froid, si froid… Si bien que je ne sentais plus rien. Et je sombrais dans l'inconscience… - Dans le ciel au coucher du soleil, libellule rouge. Tu volais pendant que je rêvais sur le dos de maman. Je m'endors pendant que vient la nuit sur la plaine mauve. En planant ton aile vient fermer mes paupières doucement. D'où venait cette musique ? Etait-ce mon imagination ? Il me semblait entendre la voix d'un enfant qui chantait. Et des rires maintenant. Et la berceuse reprenait. - Dans le ciel au coucher du soleil, libellule rouge. Tu volais pendant que je rêvais sur le dos de maman. Je m'endors pendant que vient la nuit sur la plaine mauve. En planant ton aile vient fermer mes paupières doucement. Et à nouveau des rires et des "splash" , comme si quelqu'un sautait dans des flaques d'eau. Puis un bruit de ferraille contre le sol, et des rires, et le chant reprenait. J'avais chaud à présent, et je n'avais plus mal. "Suis-je au paradis ? Me demandais-je, Non en enfer plutôt, après tout ce qu'on a fait. Mais alors pourquoi cette enfant qui chante ? Et ce "splash" d'où vient-il ? " Alors j'ouvris les yeux et ce que je vis n'était pas le paradis. C'était toujours le village Jaaku qu'on nous avait ordonné de raser. Les habitations étaient toujours en flamme, presque détruites à présent. Et il y avait toujours les cadavres de mes ennemis, ceux des autres Hitos et celui de Sept, gisant à côté de moi. Mais il y avait quelqu'un en plus. Une fillette. Elle avait à peu près deux ans, les cheveux roses pâle comme les fleurs d'un cerisier, mi-long et en pagaille, comme si elle venait de se lever. Je ne distinguais pas ses yeux, de longues mèches retombait sur son visage et les cachait. Elle était sale, ses vêtements, un t-shirt blanc trop grand pour elle et un short marron, étaient déchirés, et tachés de sang et de boue. Elle chantonnait une berceuse et sautait pieds nus dans des flaques de sang, tout en tenant Raitosaberu, mon sabre. Et elle riait et riait, affichant un grand sourire si craquant. "Ce sang sur elle… Est-elle blessée ? Sait-elle qu'elle s'amuse dans du sang, et que les hommes à côté d'elle sont morts ? Qu'elle insouciance ! Si elle continue de sauter comme ça avec Raito, elle va finir par se blesser. Mais au fait, comment le soulève-t-elle ? Il pèse si lourd ! J'espère que ce n'est pas une Jaaku, je déteste tuer un enfant ! " Elle continuait de chanter et de s'amuser, et je l'observais pleine de question à son égard. Mais qui était cette enfant ? Et surtout comment se faisait-il que je sois encore en vie ? Tout doucement, je m'assis et pris le temps de m'observer attentivement. Je n'avais plus rien. Pas de blessure, pas t'entaille, pas de flèches planté sur moi, rien, seulement du sang séché. On m'avait guéri. Je scrutai les alentours, personne à part l'enfant. "C'est elle qui m'a soigné ? Non impossible ! C'est un bébé ! Mais alors qui ? Non, c'est surement elle. Mais jamais je ne pourrais la tuer ! Elle m'a sauvé ! Bon sang, que faire ? " A ce moment là, l'enfant s'arrêta de chanter et se tourna vers moi avec un grand sourire. Elle était si belle malgré ses haillons, ses cheveux en bataille et ses mèches trop longues, on aurait pu la confondre avec un ange tombé du ciel, un tout petit ange rose. Et elle avança vers moi, avec la démarche d'un bébé venant à peine d'apprendre à marcher, en trébuchant quelques fois, et me tendis mon sabre. Je le pris et la remercia. Puis elle posa ses deux petites mains sur mon visage et se remit à chanter. - Dans le ciel au coucher du soleil, libellule rouge. Tu volais pendant que je rêvais sur le dos de maman. Je m'endors pendant que vient la nuit sur la plaine mauve. En planant ton aile vient fermer mes paupières doucement. Alors je compris que c'était bien elle qui m'avait soignée. Toutes mes émotions négatives disparurent, une douce chaleur envahit mon corps et je me sentis bien, en paix. Je restais ébahi devant son talent. " C'est une guérisseuse, et elle maîtrise déjà son pouvoir à son âge ? " La fillette restait plantée devant moi toute souriante et je pus apercevoir ses yeux à travers ses mèches. Elle avait les yeux rouges sang et son regard… Chaud, comme la braise flambante d'une nuit perdue, et glacé, comme une ère de chaos qui s'étend dans l'infini univers froid. Un regard mystique, profond et plein d'insouciance et de bonté. Alors elle me pointa du doigt sans dire un mot, et je compris qu'elle me demandait mon nom. - Je n'ai pas de nom petite, seulement un numéro, Deux. Et toi ? Elle me fit non de la tête sans perdre son sourire d'ange. - Tu ne sais pas parler ? Elle secoua à nouveau sa tête, toujours en souriant. - Mais alors comment chantes-tu si tu ne parles pas ? Elle haussa les épaules en accentuant son magnifique sourire. Visiblement, ça l'amusait. Et puis une question traversa l'esprit : que faisait une fillette au milieu d'un champs de bataille ? - Tu es seule ? Où sont tes parents ? Elle ne me répondit pas mais elle perdit son sourire et ses yeux rouges se remplirent de larmes. - Ils sont morts c'est ça ? Je suis désolée. Ce n'est pas nous qui les avons tués au moins ? Elle agita la tête mais elle pleurait à présent. Instinctivement, je la pris dans mes bras et la serra très fort contre moi. Pauvre fillette et qu'elle andouille je faisais ! J'aurai du m'en douter ! Un bébé ne se retrouve pas seul dans un village en flamme s'il a des parents ! Non, ils l'auraient mis à l'abri quelque part avant l'attaque. Et maintenant, ce petit ange pleurait par ma faute, je me sentais coupable. "Que faire de cette fillette ? Pensais-je, Bon trois possibilités. La première, je choisis de remplir mon devoir, et je dois la tuer. Non, jamais je ne pourrais. Elle m'a sauvé et elle est si jolie ! Et puis, elle commence à peine sa vie. La deuxième, je l'abandonne à son sort. Hum… C'est pareil, ça revient à la condamner, elle est trop jeune pour survivre seule. Troisième possibilité, je trahi mon clan, je la garde avec moi et m'occupe d'elle. Je deviendrai sa grande. Mais il me faudra fuir avec elle. Dur de choisir…" La petite se blottit contre moi et me serra si fort, que je ne pu me résoudre à l'abandonner, mais trahir mon clan n'était pas une perspective alléchante. J'aurais pu la faire passer pour une Hito séquestrée par les Jaakus, mais on ne m'aurait pas crue. Non, on aurait tôt fait de l'exécuter et moi avec. Stupide empereur ! Les enfants de cet âge n'ont rien à voir avec les adultes et cette guerre stupide. Alors, pour la calmer, je me mis à chanter et à la bercer. - Dans le ciel au coucher du soleil, libellule rouge. Tu volais pendant que je rêvais sur le dos de maman. Je m'endors pendant que vient la nuit sur la plaine mauve. En planant ton aile vient fermer mes paupières doucement. Ça marchait, elle regardait avec de grands yeux étonnés et son sourire se reforma sur son visage. Des larmes coulait encore sur ses joues mais je devinai ce n'était plus de la tristesse, mais de la joie. Avait-elle compris que je la garderais avec moi ? Ou bien était ce seulement parce que j'avais mémorisé sa chanson. Toujours est-il que j'avais réussi, elle était heureuse à présent. C'était décidé, j'allais prendre soin d'elle. Il me fallait donc lui trouver un nom. - Que dirais-tu si je te donnais un prénom ? Tu aimerais ? Elle acquiesça de la tête en souriant. - Bien alors quel prénom vais-je bien pouvoir te donner ? Pourquoi pas Ko Sakura ? Ça veut dire l'enfant cerise. Elle ria, ça devait lui plaire. J'étais fière de moi, pas facile de trouver un prénom adapté à un enfant. Et elle me montra à nouveau du doigt. - Moi ? Je te l'ai dis, je n'ai pas de nom. Tiens, tu m'en donneras un quand tu parleras d'accord ? En attendant, appelle-moi grande soeur. Elle écarquilla les yeux et se jeta à mon cou, me serrant de toute ses forces en riant. Bon sang ! Quelle gamine attachante ! - Gr… gran… grande s… seu… soeur. Grande soeur ! - Oh, bravo, tu apprends vite on dirait ! Oui je suis ta grande soeur. Je veillerai sur toi, désormais. Tu es ma petite soeur. - Hi ! Hi ! Hi ! Grande soeur ! Et elle ria et je ris avec elle. Elle se blottit à nouveau contre moi. Je la pris alors dans mes bras, comme j'avais vu faire des mères de mon village avec leur bébé, la berça et me remis à chanter. - Dans le ciel au coucher du soleil, libellule rouge. Tu volais pendant que je rêvais sur le dos de maman. Je m'endors pendant que vient la nuit sur la plaine mauve. En planant ton aile vient fermer mes paupières doucement. Sakura dormait à présent. Et je songeais à ce que j'avais fait et ce que je devais faire. J'étais devenue une traitresse maintenant, il me fallait quitter le pays. Je ne pouvais pas revenir vivre dans mon village, mais j'avais besoin d'argent, toutes mes économies, 1500 Tsukane (500 euros) , rassemblées au cours de diverses missions, se trouvaient sous mon matelas dans la chambre. Il fallait donc que j'y retourne au moins pour ça, prendre quelques affaires, en voler à la garderie Hito pour Sakura. Nous logerions dans des auberges durant notre voyage. Le pays le plus proche était à une semaine de marche de mon village, deux avec une enfant de cet âge. Fuir, de l'argent, des vêtements, quelques vivres, voilà ce dont je pensais avoir besoin. Puis mon regard se tourna vers sept, mort à côté de moi, et je l'entendais encore me dire, " Nous avons gagné la guerre Deux !" Qu'aurait il fait à ma place ? - Ah ça oui, nous l'avons gagnée cette fichue guerre ! M'emportais-je, Mais cette petite n'a rien à voir là dedans, tu comprends ? Dire que je suis une traitresse maintenant, moi qui aie toujours été fidèle à l‘empereur… Bof, t'en pis, si c'est pour porter un numéro et tuer toute ma vie, je préfère autant en être une. Et je prendrai soin de Sakura. Après tout, maintenant, je suis sa grande soeur, et les grandes soeurs sont là pour protéger ceux nés après eux tu ne penses pas ? Comme toi qui m'as protégée quand ce type allait me tuer… Merci à toi sept. Mais c'est mon tour à présent. Oh ! J'y pense, il faudra que je t'enterre, je ne peux pas te laisser comme ça. Bah ! Ne t'en fais pas pour moi, ça ira. Et je me rendis compte que je parlais à voix haute. Allons bon ! Voilà que je devenais folle ! Le soleil baissait, la nuit allait tomber. Il fallait vite que j'enterre Sept, et que nous trouvions un endroit pour dormir si on ne voulait pas se faire attaquer. Il y avait bien le centre où nous avions passés notre dernière nuit avant la bataille mais si le gérant rapportait que j'avais passé la nuit avec une Jaaku… Bref, j'étais coincée. Mais à ce moment, il n'y avait que Sept qui m'obnubilait, il était mort. Mon ami, le seul qui avait eu toute ma confiance, celui à qui je disais tout, mon frère de coeur, était mort. Et bizarrement, je n'en voulais pas au soldat ennemi qui l'avait tué, ni même au souleveur de la rébellion Jaaku, mais à l'empereur. Pour la toute première fois de ma vie, mes larmes se mirent à couler. Jamais je n'avais pleuré avant. Alors c'était ça, le chagrin ? J'avais mal à l'intérieur, tellement mal, et mes larmes qui n'arrêtaient pas de couler… Mon estomac se noua, ma tête se remplit de pensées, de souvenirs qui me faisaient pleurer de plus belle, j'eus de plus en plus de mal à respirer. Je posai Sakura délicatement sur le sol, et ramena mes genoux contre moi, le temps de retrouver ma respiration. Et je songeai à tous mes moments passés avec Sept, à notre rencontre 4 ans auparavant, nos entraînements collectifs, nos fous rires clandestins, notre cabane secrète… Je le regardai, essayant de me rappeler comment il était sans ce sang et ces blessures sur lui. Il avait la peau bronzée et les yeux noirs. Je me rappelle que j'aimais m'amuser à coiffer ses cheveux bleus nuit, mi-long qu'il dressait sur le côté, ridicule ! Pour le faire enrager, je lui faisais des petites couettes un peu partout ou des nattes, il râlait mais il se laissait faire malgré tout. On avait le même âge, mais il était très grand, presque deux têtes de plus que moi, personne n'était aussi grand que lui chez les Hitos, sauf vingt-deux, le plus vieux d'entre nous. Il me protégeait toujours des plus âgés et me défendait à chaque fois que quelqu'un me cherchait des noises, ce qui avait le don d'exaspérer le maître. "Pas de favoritisme Sept !" qu'il disait. Il était d'un naturel calme, posé, et c'était un fin stratège. Et tellement beau, toutes les filles du village, mis à part les Hitos, craquaient pour lui, mais elles lui étaient totalement indifférentes. C'était l'un des sabreurs le plus doué du village. Je l'admirais, il était mon idole, mon frère. A côté de lui, je semblais si insignifiante, il avait beau me dire que j'étais jolie et douée moi aussi, j'avais du mal à le croire. Il me disait souvent "peu importe ce qui m'arrivera, toi, tu dois vivre, ne te laisse jamais aller. Et prends soin de toi quoi qu'il puisse se passer." et "Tu as beau dire, je reste persuadé que tu es très forte. Aie confiance en toi un peu !" ou encore "Un jour tu auras un nom, crois-moi, tu seras reconnue et libre. Tu ne seras plus soumise au maître. Garde espoir en tes rêves et tes convictions, Deux, et ils se réaliseront." , il était très sage et très mature. Il savait toujours me remonter le moral. La liberté, voilà ce dont nous aspirions. Contrairement au autres Hitos, nous voulions être libres, et pouvoir exprimer et ressentir. Car après tout, ce qui fait de nous des êtres humains ce sont les sentiments et les prénoms. Mais nous voulions juste être considérés comme des citoyens comme les autres, pas trahir l'empereur. Je frissonnais à présent et me rendis compte qu'il faisait nuit noire. J'allais mieux. Sakura dormait toujours, elle grelottait, le vent soufflait, soulevant ses cheveux longs. J'ôtai ma veste, la mis sur elle, et lui caressa ses cheveux en chantonnant sa berceuse. Elle sourit dans son sommeil, ce qui me fit sourire moi aussi. Les maisons étaient entièrement consumées, dans la nuit noire, ces masses sombres ressemblaient à des monstres prêts à nous bondir dessus au moment où on s'attendait le moins. Je me levai et me mis à la recherche de ce qui pourrait faire office de pelle pour creuser la tombe de Sept. On n'y voyait rien, je me pris les pieds plusieurs fois dans des corps ou des débris, m'écorchant les genoux et les paumes au passage. Je fouillai dans les poches de mon pantalon, je devais bien avoir une allumette ou un briquet dans ma poche. Rien. J'essayai de me souvenir qui avait incendié le village, pour lui prendre son allumoir, mais tout c'était passé si vite ! Je ne me souvenais que de Sept qui tombait et moi hurlant son nom. Ce qui me fit pleurer à nouveau, toutes mes pensées allait à Sept, mort pour moi. J'essuyai mes larmes, respira un bon coup, et prenant mon courage à deux mains, je m'accroupis et rechercha un corps à tâtons pour le fouiller, à la recherche de quelque chose pour m'éclairer. Dans les vêtements du premier corps, je réussi à dénicher des boutons, un stylo, un papier chiffonné, des clés, et un billet de 20 Tsukane que je pris volontiers, mais rien d'autre. Dans ceux du deuxième, je trouvais du rouge à lèvre, quelque chose qui ressemblait à du vernis à ongle, un poudrier, des boucles d'oreilles, hum… pas très utile en temps de guerre tout ça, cela me surpris de la part d'une guerrière. Le troisième n'avait rien dans ses poches, à part une pièce de 1.5 Ts. Le quatrième avait juste un porte-monnaie en cuir, je le pris en espérant qu'il contenait assez d'argent pour le voyage jusqu'au village. Le cinquième possédait un sac à dos dans lequel je trouvais ce que je cherchais, et même mieux, une lampe torche, ainsi que des vêtements, à nouveau de l'argent, un fusil pour affuter la lame de son sabre, de l'huile à sabre, une boussole et bien d'autre. Ce sac était un vrai cadeau de dieu, tout ce dont j'avais besoin pour le voyage ce trouvais à l'intérieur. Je n'hésitai pas une seconde et le mis sur mon dos. J'allumai la lampe torche afin de mieux voir, et plus loin, je vis un champ avec une dépendance près du chemin. Je songeais immédiatement qu'il devait bien y avoir une pelle à l'intérieur et me rendis sur les lieux. L'intérieur était plutôt grand pour un cabanon, tout de bois et remplit d'outils en tout genre. Râteaux, arrosoirs, plantoirs, cisailles, faux… Et une pelle ! Seulement, tout était dans une pagaille ! Il me faillait les sortir un par un pour attraper ce que je voulais. Ce qui me fit perdre beaucoup trop de temps. Lorsqu'enfin, après maintes acrobaties, je réussi à prendre la pelle, j'entendis un cri. - Grande soeur ! Grande soeur ! Sakura ! Elle s'était réveillée et devait me chercher partout. - Je suis là ! J'arrive ! Quand elle m'a vu, elle s'est jetée dans mes jambes et se mit à sangloter. J'attendis qu'elle se calme un peu puis me baissai pour me mettre à sa hauteur. - Je n'étais pas loin, juste partie chercher une pelle. Ne pleure plus, je ne t'abandonnerai jamais Sakura. Je t'ai dis que je prendrai soin de toi, et je tiens toujours mes promesses. Je lui essuyai une larme du bout de mon pouce et l'amena contre moi. - Dans le ciel au coucher du soleil, libellule rouge. Tu volais pendant que je rêvais sur le dos de maman. Je m'endors pendant que vient la nuit sur la plaine mauve. En planant ton aile vient fermer mes paupières doucement. Je ne savais pas comment elle avait appris cette chanson, quoiqu'il en soit, j'avais bien l'impression que ça lui rendait le sourire. Etrange qu'une simple chanson puisse apaiser les pleurs d'un enfant. Lorsqu'enfin, elle arrêta de sangloter, je lui expliquai ce que nous allions devoir faire, et qu'il me fallait enterrer Sept. Je lui racontai qui il était pour moi et elle parut tout comprendre. Sakura me semblait être une petite fille très intelligente pour son âge, et cela me surpris. Pourtant, j'en avais vu passer des gamins chez les Hitos, mais aucuns n'étaient comme cette petite. Les enfants de moins de quatre ans, on les mettait à la garderie, là-bas, ils apprenaient à ne jamais montrer leurs émotions, à ne pas pleurer, ne pas crier, à rester calme dans toutes situations… Ils étaient conditionnés pour devenir des soldats sans pitié dès qu'ils savaient marcher. Après leurs trois ans, on leur apprenait à se battre à mains nues et à utiliser des objets divers comme arme. Et bien sur, on commençait à leur enseigner l'apprentissage de base pour devenir combattant, les lettres et le calcul, la stratégie, la théorie… Tout était fait pour qu'ils deviennent de bons petits soldats obéissants. (…). Voilà ! Merci à toute de m'avoir lue ! Si vous avez des questions ou des incompréhensions : n'hésitez pas ! Je vous répondrai avec grand plaisir !
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b
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