Histoire vécue Grossesse - Bébé > Allaitement      (23416 témoignages)

Préc.

Suiv.

La psychanalyse de ma fille a détérioré nos vies

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 22/08/11 | Mis en ligne le 09/04/12
Mail  
| 250 lectures | ratingStar_239178_1ratingStar_239178_2ratingStar_239178_3ratingStar_239178_4
Bonjour, je poste pour la 1ère fois sur ce forum, je suis fatiguée… j'aimerai que quelqu'un m'explique ce que je peux faire pour sortir toute la famille d'une situation qui nous pourri la vie un peu plus de mois en mois, d'années en années…mon histoire est un peu longue, je vais tenter d'être aussi claire que possible . Je me suis mariée à 19 ans pour échapper à un père qui ce conduisait en tyran en famille alors que charmant à l'extérieur…Toujours rabaissée, très peu sûre de moi, j'ai épousé un garçon de 6 mois mon aîné à la hauteur de l'image peu reluisante que j'avais de moi ! Habituée à subir le mépris et entraînée à me faire traiter d'égoïste, j'ai acceptée beaucoup de choses, la seule avec laquelle je n'étais pas familiarisée, c'était l'alcool, mon père ne buvait pas… De cette union sont nées 2 filles que leur père a toujours délaissées au profit des potes de comptoir, aucune affection pour elles et un certain rejet même pour l'aînée qu'il surnommait " la pisseuse "… Mon mari était très jaloux, refusait que je passe le permis, je serais aller " courir " ,j'étais cloîtrée en pleine campagne, je m'ennuyais terriblement à ne voir personne, il ne voulait pas que je travaille, j'aurai pu avoir des tentations en rencontrant d'autres hommes ! … Il a finit par accepter le permis mais pour ne pas avoir d'histoire, je ne sortais vraiment que pour les besoins vitaux, docteur, courses ! Il a finit aussi par accepter que je travaille quand il a eu coulé son affaire, il fallait renflouer les comptes…il buvait de plus en plus, me dégoutait de plus en plus, je tentais de me refuser à lui mais comme il voulait tout casser lors de ses crises, pour éviter les cris et la casse, je cédais pour en finir au plus vite… J'ai sombré dans une méchante dépression, j'ai eu aussi bien des idées suicidaires que de meurtre ! Et puis, j'ai eu un déclic… pour mes filles, je devais sauver leurs peaux et la mienne en m'en allant… content pas content, j'ai demandé le divorce et je suis partie sans argent, juste quelques meubles venant de ma famille, mes filles avaient 6 et à peine 4 ans… Je me suis débrouillée comme j'ai pu, ma grand-mère m'a un peu aidé, mes parents n'omettant pas eux de m'appuyer sur la tête en me disant que j'avais fait une connerie de me marier avec lui, j'avais qu'à l'assumer ! Enfin, ma mère m'a quand même gardé mes filles les mercredi ! Mon ex a pris ses filles une ou 2 fois pour les confier à la garde de la patronne du bar qui les occupait sur un coin de table à leur faire faire du coloriage, je lui ai dit que dans ces conditions, c'était pas la peine qu'il les prenne, il n'a pas insisté et quelques temps plus tard est parti à très loin pour rejoindre une nouvelle conquête ! Il n'a jamais pris aucune nouvelle de ses filles, jamais fait aucun cadeau de Noël ni d'anniversaire, c'était leur grand-mère paternelle chez qui je les emmenais régulièrement qui le leur souhaitait de sa part et en profitait pour me critiquer auprès d'elles, ça je l'ai su longtemps après qu'elle ait commencé son travail de sape !!!! C'était elle qui avait finit par signer le chèque de leur pension alimentaire fixée au minimum, qu'il oubliait régulièrement d'envoyer… Pour moi-même, j'avais renoncé à mes droits d'avoir aussi une pension, je voulais avant tout avoir la paix ! J'ai travaillé dur pour qu'elles manquent le moins possible de quoi que ce soit, j'étais beaucoup absente en journée mais je tenais à ce que les repas du soir restent des instants privilégiés pour être ensemble…on ne roulait pas sur l'or mais on rigolait bien, on ne partait pas en vacances mais on avait la chance de vivre au grand air, à la campagne . Depuis la primaire, l'aînée a toujours eu pour objectif de bien travailler à l'école pour avoir un bon métier et bien gagner sa vie, elle en avait les capacités… Je n'ai pas pensé à moi, mon bonheur était leur plaisir à elles avant tout… A l'adolescence, la crise de la 1ère n'était pas finit que celle de la 2ème commençait…simultanément mon père à qui j'avais prêté de l'argent comme une pauvre pomme parce qu'il risquait de perdre sa maison et que je ne voulais pas que mes parents se retrouvent à la rue m'a joué un tour de cochon, il se moquait bien que je sois seule pour faire face et n'a pas hésité à me rouler ! Je me suis privée plus et j'ai encore plus travaillé ! … J'avais alors un ami avec qui la relation s'est dégradée à ce moment là… J'ai rompu… j'ai eu droit aux menaces de suicide et autres sujets à culpabilisation… je n'ai pas cédé mais j'ai sombré dans une nouvelle dépression ! Je me suis accrochée… bien sûr je n'avais plus le goût de rire comme avant, mais à mon compte, je n'ai jamais cessé de travailler, mes filles étaient mon moteur, je voulais tellement que leur vie soit meilleure que la mienne… L'aînée a tout réussi ,1ère pratiquement partout où elle est passée, elle était citée en exemple…maintenant elle est là où elle avait décidé d'arriver… Elle a épousé un garçon qui est attentionné comme jamais j'ai connu ça moi … Hélas pour eux et pour moi aussi, quand ils ont décidé de faire un bébé, ça n'a pas voulu marcher et ma cadette est tombée enceinte sans l'avoir vraiment prévu avant sa soeur…l'épreuve !!!!! La gynéco ne trouvant pas de cause organique a envoyé ma fille faire une thérapie, ça ne pouvait qu'être psychologique… C'est là que tout a basculé ! De plus en plus agressive elle me faisait peur et je le lui ai dit un jour…du coup, j'étais une mère indigne, et d'ailleurs moi aussi je devais suivre une thérapie, j'avais vraiment des problèmes ! J'ai entamé une thérapie, j'ai nettoyé mon passé… je n'ai pas ressenti le besoin d'aller régler mes comptes avec mes parents ! Par contre, alors que je me préparais à une séance d'EMDR et devais éviter dans la mesure du possible toute source de stress intense, elle même au coeur de sa thérapie a eu le besoin impératif de déverser sur moi toute sa rancoeur en méprisant totalement mon besoin de calme à cet instant précis, ça ne pouvait pas attendre ! Je m'en suis pris plein la tête…et si elle était aussi malheureuse aujourd'hui, c'était entièrement de ma faute…j'étais abasourdie devant la violence de ses mots et l'incohérence de ce long discours au bout duquel je devais lui demander pardon pour tout le mal que je lui avais fait ! Le ciel me tombait sur la tête et c'est en larme que je me suis exécutée ! Depuis, j'ai beau essayer d'y mettre du mien, la relation est faussée…je retiens que si elle partie, c'est à cause de moi ! Comme elle habite loin, on ne se voit que 4 fois par an tout au plus et on s'appelle de moins en moins, j'appréhende toujours l'instant où je vais me faire mordre, aussi j'en dit le moins possible, alors bien sûr j'ai changé et il faudrait que je change ! Je ne sais jamais quoi dire ou faire pour bien dire ou bien faire…elle me crispe ! Après plus d'un an de thérapie à raison d'une séance par semaine, ayant fait à son idée le tour de la question mais n'allant pas mieux, elle a enchaîné avec de la sophrologie… Puis elle est tombée enceinte…puis elle a fait une fausse couche . J'ai craint que ce ne soit encore de ma faute, je ne bougeais pas un cil, j'attendais…à l'analyse du pourquoi on s'est dit que ça pouvait venir de mon gendre ! Effectivement, comme beaucoup d'autres jeunes hommes à l'heure actuelle…on a donc traité son cas et après 3 mois d'attente conseillée, bingo ! Grossesse anxieuse bien sûr, et moi-même toujours la cible… j'ai alors choisit de me tenir en retrait en lui expliquant que nos hormones respectives étant en folie (j'ai 51 ans) il valait mieux qu'on marque un break puisqu'à chaque fois ça tournait au vinaigre… Malgré tous les efforts que je pouvais fournir pour être à la hauteur de ses attentes, j'en ressortais un peu plus vidée à chaque fois et puisqu'elle avait la chance d'avoir un mari hyper attentionné et que c'était avec lui qu'elle l'avait fait ce bébé après tout, et bien qu'elle s'appuie sur lui ! 2 mois après l'accouchement, le petit souffrant de coliques sûrement à cause de l'allaitement, elle s'est vue contrainte d'arrêter à son grand regret, elle n'avait pas prévu que ça se passe aussi mal et pour elle, de toute façon elle n'allait pas bien et se sentait en train de replonger donc sevrage et retour aux anti-dep et finalement re-thérapie chez une psychanalyste cette fois, la 1ère fois étant avec une psychologue… Pour moi là, c'est retour à la case départ avec de nouveaux griefs…sa psy voyant à l'analyse de ses rêves de la violence et une agression sexuelle, elle, certaine de ne pas avoir été abusée, je lui ai alors révélé que son père me violait et les cris parce que je voulais me défendre, peut-être est-ce qu'elle avait entendu ? …effectivement ça pourrait être ça ! Puis dernièrement, elle m'apprend qu'elle n'a pas fait son oedipe, c'est de ma faute, je l'ai privé de son père, je n'aurai pas dû divorcer, je n'ai pensé qu'à moi et peu lui importe les détails, elle n'a pas besoin de les connaître ! Elle vient de passer 8 jours chez moi ou plutôt chez nous, j'ai refait ma vie…elle arrive en terrain conquis, ne me respecte absolument pas, s'autorise toutes sortes de reproches mais ne supporte pas qu'à un moment donné je mette le " oh là " ,se lance alors dans un argumentaire sans queue ni tête et finalement à bout d'arguments, elle me dit qu'elle a le droit de me dire ce qu'elle veut, j'ai le droit de me défendre ! … Elle est épuisante ! Elle qui affirme de pas aimer la violence, pas plus que la plupart d'entre nous j'imagine, ne cesse de chercher à provoquer le conflit…j'en ai ma claque ! J'ai dans un premier temps beaucoup culpabilisé, je me suis beaucoup écrasée du coup et auto-flagellée aussi, je sais que je n'ai pas été une mère parfaite mais maintenant après pas mal de lecture sur le sujet, je revendique ce droit…n'en déplaise à Freud ! J'aimerai cependant que ce conflit cesse et je ne sais plus quoi faire ni quoi dire pour enfin retrouver le calme même si je sais que ça ne sera plus jamais comme avant, du temps ou mon mari nous enviait ce lien qui nous unissait toutes les trois… Dieu merci, même s'il m'arrive d'avoir aussi des prises de becs avec ma cadette, je qualifierais nos rapport de normaux ! J'ai lu quelque part que pour devenir adulte une fille devait "tuer" symboliquement sa mère…je trouve le temps long, ça fait bien 4 ou 5 ans que la mienne me tue et continue de me tenir pour responsable de tout son malheur alors que désormais si l'on y regarde de près, elle a un peu tout ce qu'elle désirait pour être heureuse même si elle a beaucoup de mal à accepter que son fils ne lui ressemble pas !!!!! Il reste que l'oedipe n'est pas fait et que pour elle, je n'ai pensé qu'à moi…ça fait mal au ventre, très, très mal ! Je remercie tous ceux et celles qui auront eu la patience de me lire jusqu'au bout, vous écrire m'a fait du bien…que puis-je faire pour nous sortir de là ? …si vous avez une idée, je prend !
  Lire la suite de la discussion sur psychologies.com


239178
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Juin 2013 ? c'est par ici ! *complet*

image

Coucou les filles. Superzolie : super si gygy s'est montré rassurante, si ça se trouve à la prochaine écho, tout sera partie… Fova : impec pour l'écho, ah lal la j'ai hâte d'être le 20 hihi. Pour la triste nouvelle du bébé aux infos, c'est...Lire la suite

Essais bebe ap fc fev 2012, depuis 14 bb,8 grossesses, 4 attendettes

image

Et ça va finacièrement car congé de 3 ans tu dois avoir très peu d'indemnités ? Pour l'allaitement c super car c t pas gagné vu les soucis du début moi ça me manque et je regrette même si je c que pour ses reflux c mieux d'avoir arrêter...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages