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Témoignage d'internaute trouvé sur forumados - 08/05/10 | Mis en ligne le 12/05/12
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Je recopis mon histoire au complet plus mon avancement (j'ai aussi peut-être modifier certaines choses de mon premier extrait) : Chapitre 1. JE SUIS DANS UNE SALLE BLANCHE ÉCLAIRÉ PAR DE LONGS NÉONS DÉLAVÉS. DEVANT MOI, UN HOMME VÊTIT DE NOIR AU REGARD DE GLACE ME FIXE TOUT EN ÉCRIVANT SUR UN CALEPIN. J'ATTENDS QU'IL PRENNE LA PAROLE SANS CLIGNER DES YEUX. - VOUS ÊTES FOU, FINIT-IL PAR DIRE D'UNE VOIX DÉCOURAGÉE QUI VINT BRISER LE SILENCE. S'IL VOULU M'INSULTER, IL SE FOURVOYA. APRÈS QUELQUES MINUTES, IL BAISSA LES YEUX ET JE LUI RÉPONDIS PAR UN SOURIRE CARNASSIER QU'IL FIT MINE D'IGNORER TOUT EN PARCOURANT MON DOSSIER D'UN ŒIL DISTRAIT. SOUDAIN, IL S'ARRÊTE. - 1906 À POITIER, EN FRANCE. UN HOMME DE 32 ANS À ÉTÉ RETROUVÉ MORT PRÈS DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME LA GRANDE. LE RAPPORT STIPULE AUSSI QUE L'HOMME ÉTAIT TOMBÉ D'UN BALCON ET QUE LA SEULE PERSONNE PRÉSENTE DANS CETTE MÊME MAISON ÉTAIT SON FILS UN JEUNE GARÇON ÂGÉ DE 7 ANS. FAUTE DE PREUVE, ILS ONT PUBLIQUEMENT ANNONCÉ QU'UNE BANALE MALADRESSE AVAIT EU RAISON DU PÈRE VEUF… L'ESPRIT MAINTENANT PERDU DANS MES SOUVENIRS, J'OUBLIS LE PRÉSENT POUR ME RÉFUGIER DANS LE PASSÉ. Ma première journée d'école. Je quittais la maison avec empressement et soulagement alors que mon père me saluait d'une main et tenait sa bière de l'autre. Je marchais avec le coeur léger et avec l'enjouement d'un bambin qui, pour la première fois, a droit à l'indépendance d'une marche solitaire. Tout autour de moi, l'éclat du soleil se reflétait sur la nature. De temps à autre, passereaux et rongeurs passait au dessus de moi en laissant tomber au passage de l'eau accumulée sur les arbres feuillus. Sur mon chemin, je croisai quelques randonneurs et un oiseau mort à peine sortit de son oeuf ; J'y restai indifférant. J'atteignais rapidement la lisière du bois et l'école à l'abord de celle-ci. Du devant, cette grosse bâtisse me rappelait la prison ; entouré de clôture, le seul endroit dépourvu de pelouse était le débarcadère qui accueillait quelques automobiles. Me faufilant entre les voitures pour atteindre l'entrée du grillage, je parvins à repérer mon groupe. L'avant midi s'était bien déroulé. J'étais resté en retrait jusqu'à ce que notre enseignante m'ait demandé le travail de mon papa et de ma maman. - Mon père, il est acolique. Ma maman, elle est morte parce que mon papa a frappé trop fort. Je déteste mon papa, concluais-je d'un ton neutre maintenant habitué par ces mots que je répète si souvent. Je me rappelle avoir lût de la compassion mêlé à un effroi, dans la voix de mon institutrice, alors qu'elle enchainait avec quelqu'un d'autre. Je pense que c'est à ce moment la, que j'ai apprit à inspirer autre chose que de l'indifférence. L'après midi, tout comme la matinée, passa rapidement. Malgré la vaste gamme de jouet, je m'étais intéressé principalement par les jeux de cartes ; ce qui d'après mon institutrice est rarement le cas pour les bambins de 6 ans. - Mademoiselle ? Demandais-je alors que mes camarades quittaient la classe. Elle sursauta légèrement. - Oui. Elle gardait les yeux sur un document déjà complété. - Avez-vous peur de moi ? Tout en pesant mes mots, je lui fis mon plus beau sourire. Doucement, elle leva la tête et, en pendant une fraction de seconde, ses yeux s'agrandirent en un rictus d'effroi. - Veuillez sortir de ma classe. Je claquai la porte avec contentement. Mon enseignante m'avait accordé de l'importance. Étrangement, le sentier qui était matinalement égayé par une panoplie de chant flutés, se trouvait à être d'un silence de mort au déclin du soleil. J'arrivais enfin à l'appartement en lançant un signe de main à mon père sur le balcon du haut. Après avoir escaladé les marches en vitesse, j'ouvris la porte, ôta mes souliers à toute vitesse, rejoignit le salon à toute allure et regarda par la baie vitrée. Il était assit et lisait près d'au moins trois caisse de bières vides. Il leva à peine les yeux. Je compris qu'il ne voulait pas se faire déranger et me dirigea la tête basse vers ma chambre. Assis sur mon lit, je me remémorais ce qu'il avait fait pour moi… rien ne me vint. Peut être que j'avais tout simplement oublié les attentions père fils d'une période de 6 ans, ou peut-être que c'était l'entière vérité que je constatais maintenant à mes dépends. Suis-je important ? Oui, aujourd'hui, j'ai fait faire d'horribles yeux à mon institutrice. Brièvement, mais non négligeable. Un sourire baigné de larme pris tranquillement forme sur mes traits. Je riais. D'un rire libérateur aux accents démoniaques. Qu'est-ce qui me rattache à cette enveloppe de chair ? La famille ; un père irresponsable. Je me mis à trembler de tous mes membres… et puis, plus rien. Aux plus profonds de moi, je peux revoir le visage suppliant d'un homme aux yeux exorbités et aux jointures pâles qui s'accroche à sa vie. Cette image me suit encore aujourd'hui aux abords de ma conscience. Étrangement, aucune émotion ne la suit, seulement une odeur rance de sang et une satisfaction extraordinairement bienfaitrice. Le lendemain matin, je m'étais réveillé allongé dans mon lit. Les draps humides me collaient à la peau et il me fallut un certain temps avant de pouvoir m'extraire des couvertures tièdes. Ma chambre défila devant moi pendant plusieurs minutes avant que je puisse avancer sans tituber. Avec la lenteur d'un vieillard, je réussis à atteindre la porte et, sans crier garde, mes jambes s'écroulèrent. Le bruit avait sans doute alerté quelqu'un car quelques secondes plus tard, un homme en uniforme vint me relever et me recoucher. Je ne pus cependant rester conscient longtemps ; les ténèbres m'enveloppèrent rapidement et m'entrainèrent dans un dédale de souvenirs qui ne semblaient guère m'appartenir. Je n'aurais pus qualifier cet état léthargique de sommeil puisqu'il ne me reposa point. J'eus plus l'impression d'avoir été lucide… mais différemment. Comme si une lumière aveuglante m'aurais inondée apportant avec elle de nombreux souvenirs refoulés. Je perdis la notion du temps. *** DEUX COUPS. MON ESPRIT ÉGARÉ REVINT AU MOMENT PRÉSENT. - QU'ÊTES-VOUS ? - REGARDER DANS VOTRE DOSSIER. RÉPONDIS-JE DU TAC AU TAC. - NON, JE NE VOUS AI PAS DEMANDÉ QUI VOUS ÉTIEZ MAIS BIEN CE QUE VOUS ÊTES. - D'APRÈS CERTAINS JE SUIS FOU, D'AUTRES DIRONT QUE JE SUIS MONSTRUEUX. PERSONNELLEMENT, JE TROUVE QUE CES DEUX TERMES ME VONT A MERVEILLE. ET QUE SUIS-JE, D'APRÈS VOUS ? - JE NE LE SAIS PAS, À VOUS DE ME LE DIRE. - SI UN OISEAU TOMBE ET MEURT, QUI EST-CE QUI S'EN INQUIÉTERA ? - PERSONNE. - ET SI L'OISEAU EST UN HOMME DE 32 ANS ? - JE NE LE SAIS PAS. PUIS-JE VOUS POSER UNE QUESTION À LAQUELLE VOUS RÉPONDREZ FRANCHEMENT ? - OUI, ALLEZ-Y. - SI QUELQU'UN PROVOQUE LA MORT PRÉMÉDITÉ DE 16 PERSONNES SANS METTRE UN PIED EN PRISON, QUI EST-CE QUI S'EN INQUIÈTERA ? - MOI. JE DÉTESTE LA CONCURRENCE. *** Ce jour la, mes grands-parents paternel étaient venus du Canada spécialement pour moi. Ils m'avaient accueilli chaleureusement en espérant que je me plairais avec eux. Ils étaient tous les deux habillés de noir et de leurs vêtements émanait une douce odeur de lilas. Je ne me rappelais pas les avoir vu autrefois, de vrais inconnus. Nous avions fait le trajet vers l'aéroport en fourgonnette. Ils m'avaient posé un tas de question sur mes passions, mes connaissances, mes mets favoris, etc. Je m'épuisais rapidement et tombait dans les abîmes de la fatigue avant même d'avoir atteint l'aéroport. Rendu à mon nouveau chez moi, je rouvris les yeux et m'étira en baillant bruyamment. Par ma fenêtre, je distinguais un rangée de conifère parfaitement taillé organisé en une rangé rectiligne sur les cotés de l'entrée, tout cela accompagné de l'obscur pellicule d'une fenêtre teinté. L'intérieur peu accueillant de la fourgonnette de location s'était remplacé par un habitacle de cuir brun et un siège arrière moelleux. L'auto s'arrêta doucement. C'est seulement lorsque je quittai mon siège pour sortir du véhicule que je senti pleinement les rayons du soleil et l'humidité de l'air. Sans un mot, je pris les deux petites valises qu'on me tendit et je suivis mes grands parents. - Tu aimes ça ? Me demanda mon papi alors que mes yeux parcouraient la devanture blanche. Seul quelques plantes venaient déranger l'uniformité du blanc. Roses, tulipes et capucines dansaient cote à cote pour égayer le paysage. -… rentre ? - Oui, j'arrive. Répondis-je à la hâte. Je mis fin à ma contemplation et entra dans la demeure. Malheureusement, la calligraphie ne sort pas comme je l'aurais voulu, mais bon, l'important c'est le contenu.
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254085
b
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