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Méline, la déstinée. (demande d'avis :) )

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Voici mon deuxieme texte, j'espere qu'il vous plaira (au moins un peu) et que vous me direz ce que vous en pensez. 23 janvier 3096. Nous avons tous fait des erreurs ; des petites, parfois, des monumentales, souvent. Nos actes sont poussés par des raisons, l'argent et le pouvoir en sont les principales. Si je prends ma plume aujourd' hui, c'est pour que la mémoire ne se perde pas. Je veux que le passé ait une chance de survivre, de rester intact, avec toutes les horreurs que j'ai vécues. Qu'il y ait aussi un espoir, un message qui rappelle à chacun qu'à l'heure de l'apocalypse, la solidarité et l'esperance sont nos seuls biens. Mon récit me fera peut-être passer pour une folle, mais qu'importe, s'il est lu, si l'on parle de lui se sera déjà un premier pas. Ma main tremblante peine à tracer ces mots et c'est tellement peu, comparé à toutes les épreuves endurées ! Je m'appelle Méline, et je suis née au cours de l'année 3012. Depuis ma naissance, j'ai été choyée par mes parents, et je ne m'en rendais pas réellement compte. Car pour moi, tous les adultes restaient chez eux une fois leur travail mensuel terminé, et il était normal qu'ils s'occupent de leur progéniture durant tout ce temps libre. Je dois expliquer, à ceux qui liront ce récit beaucoup plus tard, que la société des années 3000 ne trouve aucun synonyme d'existence dans les siècles passés. On ne rentrait plus du travail le soir, extenué par une journée de travail, à la maison ; non, les adultes de ma jeunesse allaient, une fois par mois au centre de tri des métiers. Là, ils étaient dispatchés dans divers secteurs, selon leurs aptitudes et la demande de main d'oeuvre. En un an, par exemple, ma mère fut tour à tour guérisseuse en pollution agravée, chasseuse de CO2, collectrice de matériel usagé, nettoyeuse de l'eau, grande patronne au service des ressources explorées, éducatrice pour enfants des rues, et bien d'autres encore. Mon père, lui, pratiquait un des rares métiers occupables durablement : il travaillait dans le gouvernement des solutions possibles et envisageables pour le bien-être de la Terre et de la race Sûprème des Humains. Il est inutile de préciser que mon père avait en horreur les membres, assoiffés de pouvoir, du gouvernement pour lequel il travaillait. J'avoue que rester à la maison, toute la maison, (parce que les écoles, attaquées par de terribles épidemies incurables, étaient toutes fermées pour risque de propagation) ne me plaisait guère. Je passais donc la plupart de mon temps devant l'écran mural, à côté de Coca, mon poisson rouge. Le plus intéressant, pour moi, c'était le journal télévisé, car je m'amusais à regarder les reportages idiots qui passaient en boucle, faute d'avoir des scoops non réglementés par le gouvernement. Mes spots préférés étaient qui parlaient du choix impossible entre les colorations pour caniche nain " sable jaune " et " blé pur " , mais aussi ceux qui expliquaient que remuer sa soupe chaude dans le sens contraire des aiguilles d 'une montre était signe d'être fou, ou d'avoir attrapé une maladie inconnue. Quand nous regardions le JT ensemble, mes parents et moi, j'éclatais souvent de rire, ma mère continuait de se vernir les ongles pensivement, et mon père déclarait rageusement :   "  Ils préfèrent parler de Jojo le poisson rouge que de nous informer et nous dire que le niveau de pollution est passé de 7 à 12 ! " Pour mes quatorzes ans, j'étais assez éveillée ; je comprenais sans gros problèmes les ennuis de la société. Les maîtres mots étaient " mensonges, inquiétude et conneries " et mes parents les utilisaient courrament. En effet, le gouvernement nr voulait pas inquiéter la population avec la montée flagrante du taux de pollution, et il pensait que le mensonge était préférable. La pollution. La source de tous nos problèmes partait de là. Il parâit que dans les années 2000, on s'est apercu que les grosses entreprises, les transports, les dechets, et notre mode de vie détruisait notre planète, lentement mais surement. Devant cet état d'urgence, on aurait pu croire que les gens réagiraient, qu'ils allaient lutter activement contre leurs erreurs, diminuer les déchets. Mais non, ils étaient obnubilés par l'argent, le pouvoir et le confort. Rien ne changea. Rien. Du coups, les rares personnes qui savaient, (grâce au travail) se résumaient en deux groupes= -les " ppp " surnommés aimablement par mon père, patron-puissant-pourriture, qui pensaient que l'argent allait les protéger de l'apocalypse. -les gens lucides et inquiets, qui comptaient les jours et se souciaient du bien être de la Nature avec conviction. Le reste de la population ne savait pas grand-chose, sinon que quelques adultes travaillaient dans des services concernant l'environnement, mais que cela ne devait pas être trop grave, sinon ils en auraient parlé à la Télé. Papa était dégouté vis à vis du mensonge imposé, Maman soupirait devant l'incapacité de m'éduquer correctement, et moi, je trouvais tout le monde bète, bete, bete et archibète. J'en avait marre d'avoir à sublir la bétise des autres. Je n'avais pas détraqué la planète avec des usines, et je devais quand même le payer. Tant d'injustice, vous l'aurez compris, me révoltait. Un jour, archi mamie, qui est très vieille, m'avait dit qu'a mon age, elle avait encore un petit coin de verdure devant sa fenetre. Je n'avais pas de jardin. Personne n'en avait, d'ailleurs. La sécheresse intense de l'été, le froid glaçant et surprenant de l'hiver avaient fait que plus personne ne se risquait à jardinner. En plus, l'eau était réglementée de façon stricte ; nous ne pouvions utiliser l'eau pure que pour boire. Le reste ? On se débrouillait avec de l'eau de pluie, de mer, tout ce qu'on trouvait. Le marché noir était florissant… Il n'y a pas longtemps, j'avais vu mes voisins parler viollament avec des passants. J'ai su plus tard qu'ils se disputaient l'eau du canniveau. J'étais sure qu'ils avaient abusé de l'alcool, mais quand même, tout cela allait beaucoup trop loin. Quelqu'un devait agir. Mais qui ? En écoutant mon père, je découvrais que des séismes apparaissaient, ainsi que des tornades, des glissement de terrains, des tsunamis, des cyclones, des éruptions, des sécheresses, sans que l'on sache ni pourquoi, ni comment. Mais j'avais moi, simple Méline, ma théorie sur ces évenements mortels ; la Terre faisait une overdose. Elle avait supplié, crié grâce, mais personne ne l'avait écouté. Alors maintenant, elle expiait, et les créatures infames qui l'avait endommagée allaient être punies. Nous allions mourir.
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262085
b
Moi aussi !
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