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Ma famille m'a mise à l'écart depuis ma grossesse accidentelle

Témoignage d'internaute trouvé sur france5
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En ce qui me concerne, je dois avoir à peu près le même âge que vous trois, et mon histoire est tristement banale… J'avais 16 ans à l'époque, j'en ai 18 aujourd'hui. C'est arrivé par accident. Bien que consciente des risques de tomber enceinte, je me sentais "au dessus de tout" et m'en "conte-fichait". J'avais des gros problèmes avec mes parents… Je vivais seule avec ma mère et, après leur deuxième séparation, mes parents tentaient de se remettre ensemble. Quand j'ai commencé à avoir des doutes après ce rapport à risques, je suis allée prendre la pilule du lendemain. Mon copain s'inquiétait énormément, et après avoir passé des jours entiers à le rassurer, je l'ai quitté, presque sans raisons officielles, et je suis montée à Paris, chez ma grand mère, pour les vacances (j'habite près de Toulouse). Arrivée là-haut, j'ai essayé de ne pas donner raisons à mes craintes, et fait comme si de rien n'était. Un jour que j'allais à Créteil pour faire du shopping, ma mère m'appelle. Elle me dit qu'elle est au courant de tout, qu'elle l'a lu dans un cahier que je craignait d'être enceinte (a 16ans, j'avais la mauvaise manie de tout écrire dans un cahier ^^) et m'a ordonné sur le champ de prendre la train de nuit pour rentrer et être le soir même à la maison. Cette conversation c'est clôturée sur des cris, de larmes, des reproches et un incommensurable sentiment de culpabilité, ainsi que de solitude. J'ai tout avoué à ma grand mère, qui a fait preuve d'une immense ouverture d'esprit, pour une femme de 72ans. Elle à parlé avec ma mère au téléphone et à obtenu de pouvoir redescendre avec moi.

Rentrée chez moi, mon père ne m'a pas adressée la parole. Il à jeté un regard vers moi et à continué à suivre son émission sur la télé. Ma mère m'a littéralement poussée méchamment dans les toilettes, et à claquée la porte derrière moi. Forcément, un test de grossesse m'attendait. J'ai espéré de toutes mes forces que le + n'apparaitrait pas. En moins de temps qu'indiqué sur la boite, il est apparut. C'était comme si au fond de moi, je le savais depuis des semaines, mais que là, fini, je ne pouvait plus fuir. J'ai cassé le test avec mon pied, avant de le mettre à la poubelle pour le rendre illisible, bien décidé à mentir à ma mère pour abréger ce cauchemar. Je suis sortie, et je suis allée dans ma chambre. Je me suis mise à déplier mes vêtements et à les ranger, comme j'aurais fait à n'importe quel autre moment. Ma mère est arrivée et à fermé la porte derrière elle. Sur un ton distant, sec et très ferme, elle m'a demandé "tu es enceinte ? ". J'étais dos à elle et j'ai répondu "non", tout en sentant un flot de larmes couler sur mes joues. Elle n'a rien dit et au moment de partir, elle m'a crié "menteuse ! ". Le soir même, au repas, c'était comme si de rien n'étais. La conversation tournais des prix qui augmentent, du beau temps… Et moi, au final, je préférait ça. C'est juste en sortant de table que mon père m'a dit "tu vas avorter. Et demain, tu vas à l'hôpital". Le lendemain, je suis tombée sur des médecins exceptionnels. Ils ne m'ont pas jugée et on bien senti le malaise avec ma mère, qui ne me quittait pas d'une semaine. Elle voulait être là, tout le tps, surveiller, regarder, et lancer des remarques méchantes. Le gynéco lui a demandé de sortir, elle a refusé. Il l'a obligée. Il m'a dit que comme j'étais mineure, j'étais sous l'autorité de mes parents. Il a ajouté que ce n'étais pas une raison pour me laisser piétiner, que j'avais aussi mon mot à dire. J'étais enceinte d'un mois. Ensuite, il y eu la semaine de réflexion, qui est une torture. Puis l'entretien psychologique, obligatoire pour les mineurs. Là aussi, ce fut une "épreuve dans l'épreuve". J'ai toujours détesté les psys. Et j'ai juste eu le sentiment qu'elle remuait le couteau dans la plaie. Après 1h30 de cet entretien laborieux, elle m'a "libérée" et m'a dit qu'elle ne s'opposerait pas à mon ivg. En sortant de l'hôpital, ma mère m'attendais. Elle m'a juste dit "tu pourrais un minimum te sentir concernée". Je suis partie. J'ai couru jusqu'à chez mon amie de l'époque. On était dans un groupe de "bohèmes" et j'ai passé le reste de la journée à enchainer les pétards. Le soir, je suis restée chez elle. Mes parents ont saturé ma boite vocale. Je suis rentrée le lendemain, et j'ai subit pendant toute cette semaine de réflexion, mes parents qui appelaient la famille & les amis pour les mettre au courant de la situation. Je ne me suis jamais sentie autant humiliée. Mon ex, quand à lui, se contentait de m'envoyer mails, messages, lettres, commentaires sur mon blog… J'avais l'impression que de toutes parts, on me tiraillait.

Est arrivé le jour J. J'ai choisit l'ivg médicamenteuse, consciente que étant alors à 5 semaines, si cela ne fonctionnait pas, l'opération serait inévitable et beaucoup + dangereuse. Cela se déroule en 3 jours. D'abord, un médicament qui stoppe le développement de la grossesse, puis, deux jours plus tard, un autre qui va provoquer l'expulsion. Mon père à tenu à ce que je les avales devant lui. J'aurais préféré le faire seule. Pour moi, j'étais en deuil. Les deux jours d'attente avant la deuxième prise, j'étais dans un état second. Ailleurs, complètement. Défoncée à vrai dire. Dès je fuyait la maison au maximum, peut importe les cris de mes parents. Et dès que j'étais dehors, je fumais pétard sur pétard. 0 la deuxième prise, la douleur était très forte. C'était comme si on me tailladait le ventre. Il y avait beaucoup de sang et j'avais très peur. Mais j'ai gardé cela pour moi. Niveau physique, ce fut une épreuve. Les mois qui suivirent, j'ai eu des gros problèmes intimes, dus aux ravages de l'ivg. Mes cycles ne ressemblaient plus à rien, mes règles duraient des semaines. Niveau psychologique, j'ai sombré dans la drogue. Il n'y avait que ça qui me permettait d'obtenir un "paradis artificiel". A la rentrée de ma première, deux semaines après l'ivg, je fumais une 10aine de pétards /jours. Je n'allais quasiment jamais en cours. Dès qu'un homme s'approchait de moi, je le repoussait violemment. J'ai aussi dut subir l'étude du film "4mois, 3semaines &2jours". Pour une fois que j'allais en cours, je suis sortie de la classe en larmes et je me suis écroulée dans le couloir. Forcément, mes camarades ont fait le rapprochement. Mes amis proches, qui étaient au courant, se sont débrouillé pour que les autres respectent ce silence. Mais il est évident que tout le monde ne l'a pas fait. C'était avant tout un "potin" pour eux. Les rares fois où j'allais en cours, j'entendais les gens parler de cela à mon passage. Je suis également diabétique depuis toutes petite. J'ai totalement abandonné mon traitement et ma santé n'allait pas fort. Aux résultats de mes analyses, mes parents, qui s'étaient alors remis ensemble, mon dit que si d'ici une semaine, je ne reprenait pas en charge mon traitement, ils me feraient interner à l'hôpital et je serais soignée de force. Je me suis executée. Après plusieurs bad suite à la prise de drogues, j'ai arrété. J'ai eu l'impression de mourir à chaque bad et je ne voulais pas revivre ça. Mais plus de drogue, ça voulait dire que mon paradis artificiel s'envolait. Je pleurait tous les jours, dès que je voyait un enfant, je m'écroulait de culpabilité. Mon ex voulait revenir vers moi, m'aider… je lui ai dit que je ne voulais plus jamais le voir. Il me fallait quelquechose pour exprimer cette douleur. J'ai alors sombré dans la boulimie. J'avais 17 ans. Là, je n'en suis pas encore totalement sortie. J'ai encore des crises de boulimie trop fréquente mais j'ai la chance d'être entourée de médecins qui font tout pour m'éviter l'hôpital. Je n'ai toujours pas vu de psy, parce que je déteste réellement ces gens. J'ai repris mes études correctement, et quitté tous mes "anciens amis", synonymes de ces moments horribles. Mon corps va mieux mais l'équilibre, surtout psychologique, reste fragile. J'espère que mon récit n'a pas été trop long à lire… Mais je tiens à attirer votre attention sur la dimension familiale et psychologique. Dans mon cas, la famille m'a mise à l'écart et encore aujourd'hui, il n'y a plus aucune confiance entre nous. C'est une épreuve très dure qui, sur des personnes qui au fond sont fragiles, peut faire des ravages. On peut vite ne pas s'en remettre. J'espère vous avoir aidées un minimum ?:) ?
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51701
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

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Commentaires pour cette histoire  Ajouter un commentaire

Par Gibson | le 17/02/11 à 02:09

Bonjour, je fais une recherche pour un cour et je voudrais savoir, comment à été l'annonce que vous avez du faire à vos proche et à votre partenaire? Pouvez-vous me répondre rapidement s'il vous plaît?

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