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Les angoisses d'une maman après l'accouchement

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Bonjour, j'ai 32 ans et maman d'1 premier enfant né au mois d'août. Après un accouchement éprouvant, vécu comme une véritable épreuve, sont arrivées les angoisses, les peurs et tout un tas de sentiments de crainte que je ne connaissais pas jusqu'à là (peur que mon conjoint décède ou qu'il ne tienne pas le coup les 1er temps -fatigue, stress des 1ers mois etc… - me laissant seule avec mon fils). La prise de conscience d'être parent et des responsabilités que cela entraîne ? Celle de la douleur physique, émotionnelle et morale que nous sommes parfois amenés à subir, tel que l'accouchement ? (j'étais sereine durant la grossesse et n'avait pas de pensées particulières sur cette étape à vivre). Bref, ce flot d'émotions, additionnés aux hormones qui se bousculent et les changements dans ma vie quotidienne apportés par l'arrivée de notre enfant font que j'ai beaucoup de mal à comprendre la confusion de mes sentiments pour mon fils. A savoir que j'ai beaucoup d'amour pour lui, je suis attendrie et pleine d'émotions en sa présence, mais en même temps je lui en veut d'avoir "bousculer" ma vie d'avant et en particulier les repères que j'avais qui faisaient que je savais où j'allais, ce que j'avais à faire et qui me permettaient de trouver ma place en me rassurant, sans me poser de questions. Je me sens tellement mal d'avoir ce type de pensées ! Ce 1er mois à été difficile : un départ délicat comprenant des coliques et des acidités gastriques qui lui faisaient mal, un problème alimentaire qui n'a rien arrangé ni pour lui, ni pour moi (je l'allaitais ; cela m'avais paru une évidence et tout se passait bien jusqu'à l'apparition des douleurs gastriques où mon bébé hurlait et pleurait sans arrêt, je passais des heures avec lui au sein jusqu'à ce qu'on me demande de le faire patienter entre 2h30 et 3h entre les tétées ; il ne dormait que 5/6h sur 24. Résultat : la fatigue et le stress sont apparus -pour moi comme pour mon mari qui était présent tout le 1er mois-, le lait s'est tarit sans que je m'en aperçoive -montées de lait présentes et bébé tétait parfois + 1 heure de suite- et j'ai ainsi affamé mon fils les 10/15 premiers jours de sa vie ! Malgré une amélioration aujourd'hui, je continue aujourd'hui à être décalée par rapport au quotidien. Je n'arrive pas à trouver de nouveaux repères et j'ai parfois l'impression que je n'ai pas envie non plus. Tout me paraît insurmontable, difficile à réaliser, trop compliqué. Rien que l'organisation de la maison me terrasse. J'étais plutot maniaque et de ne pouvoir faire les choses comme avant me donne un sentiment de frustration terrible. Attention, je précise que je m'occupe de bébé et répond à ses attentes, je pense dans de bonnes conditions et avec un certain plaisir. En même temps, lorsque que je me retrouve seule et que je pense à ma vie à ce jour, j'ai l'impression que tout est contrainte (même m'occuper de lui) , presque une corvée, qu'il me dérange presque alors que je suis si contente de le retrouver et le voir lorsqu'il appelle ! Je ne me suis jamais sentie aussi partagée dans mes émotions, je suis incapable de prendre une décision quelle qu'elle soit ou encore de m'intéresser et/ou avoir un avis sur une situation quelconque (même concernant bébé ; lui qui commence maintenant à avoir quelques repères au niveau de son sommeil, de ses horaires pour manger etc… me bloque complètement dès qu'il change quelque chose dans son rythme de la journée et m'amène à rester incapable de décider quoi faire). Je souhaite préciser que le papa, qui a repris le travail depuis quelques jours, a été très présent. Dans les débuts, me voyant déboussolée et souvent en pleurs, il s'occupait toute la journée, voir la nuit, du petit (changes, bain, biberons etc…) et moi je lui déléguais avec plaisir et aussi remords tous ces moments, peut-être à tord finalement ? De par sa reprise du travail, j'ai repris les rennes et finalement m'en sort pas si mal seule. Des échanges et des liens se créent avec bébé, même s'ils sont encore moindres (il continue à être un bébé qui pleure beaucoup, qui hurle ses mécontentements -le biberon qui n'arrive pas assez vite, le change trop long, une arrivée trop tardive à son réveil, l'avant et après bain, le coucher et l'endormissement, etc… - il peut-être aussi "hystérique", l'oeil hagard, non réactif à l'extérieur (regards que nous essayons de capter/fixer, bruits, tentatives pour lui parler et le calmer, tentatives dans les bras pour l'apaiser etc… dans ces moments là, rien n'y fait ! ).

A tous ceux et celles qui vont me lire, ne pensez pas que tout ceci repose que sur un éventuel baby blues. Je pratique l'introspection depuis longtemps et je pense être capable d'être lucide sur mes défaillances, le fait que je fonctionne comme tout le monde avec des hauts et des bas. Malgré tout, je continue à m'interroger car ce "mal être", ces "interrogations" et ce manque d'intérêt pour les miens et les choses qui m'entourent persistent ; la preuve, je ne serai pas là à vous "parler" si tout allait bien et que je pouvais m'en sortir toute seule. Quant à mon bébé, a t-il souffert de cet accouchement si long et pénible (il n'a pa réussi à se tourner seul au niveau du bassin - position postérieure sur mes reins au dernier moment) ? A t-il souffert de "notre" allaitement si brusquement interrompu ? A t-il souffert des émotions que j'ai pu ressentir en sa présence ? Suis-je et serais-je être une bonne mère et répondre à ses attentes, ayant l'impression de ne le pouvoir et de le faire uniquement par obligation et responsabilité aujourd'hui ? Et pourtant je l'aime et l'ai tellement désiré cet enfant. Je n'aurai pu et ne peux concevoir une vie sans lui et pourtant je continue à lui en vouloir de bousculer mes habitudes, mes repères et tout ce qui faisait ma vie jusqu'à son arrivée. Son arrivée m'a peut-être confrontée à moi-même et le fait que je n'ai peut-être pas régler mes propres soucis liés à l'enfance et à ma relation conflictuelle et passionnée avec ma propre mère ? Je m'interroge et trouve des excuses et des parades à toutes ces questions, mais sans les résoudre ou m'apporter un soulagement quelconque. Bref je tourne en rond et j'ai peur que tant que je serai dans cet état d'esprit, bébé n'arrivera pas lui-même à être plus cool, moins agité, exigeant peut-être aussi et/ou colérique ?

Si vous avez vécu des expériences similaires ou si vous pensez pouvoir m'apporter une aide, une "écoute" sans jugements ou mauvais conseils, je serai très heureuse de vous lire à mon tour.

Je pense que nous sommes nombreux à vivre et à passer par ces étapes, je le vois à travers les témoignages présents, mais j'ai rencontré trop peu de mamans qui auraient pu avoir le genre de sentiments que j'éprouve, des débuts et relations difficiles avec bébé, mauvais conseils donnés par les pédiatres pour l'alimentation etc…
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30907
b
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