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allergies et diversification

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Il y a beaucoup d'antécédents chez moi aussi et je n'ai commencé la diversification qu'à 8 mois et à 13 mois mon fils ne mange pas encore de tout : blanc d'oeuf, moutarde, lait de vache (je l'allaite) …

Voilà un article interessant :

Le 16 octobre 2000 a lieu la Première journée mondiale de l'allergie.

Il s'agit d'une initiative de l'O.M.S. Et de l'Académie internationale d'allergologie et d'immunologie clinique (IAACI) à laquelle se sont joints des organismes officiels et des associations de patients de nombreux pays.

Dans le monde entier, on commence à prendre conscience de l'importance des maladies allergiques, de leur impact sur la vie des personnes qui en sont atteintes et de leur coût pour la société. Depuis plusieurs années, la Fondation pour la prévention des allergies a entrepris d'informer le public et les responsables politiques et de promouvoir des initiatives allant dans le sens de la prévention. Le thème choisi pour cette première journée mondiale est la rhinite allergique, comprenant le rhume des foins, c-à-d une des maladies chroniques encombrantes mais pas encore des plus graves.

Parallèlement, nous avons voulu profiter de cette première journée mondiale pour mettre l'accent sur la prévention de l'allergie chez les tout petits nés dans des familles avec antécédents allergiques, thème retenu comme prioritaire par le comité scientifique de notre association lors de sa création en 1989. En 1992, l'Académie européenne d'allergologie a, lors de son congrès à Paris, diffusé des recommandations pour la prévention des allergies chez les bébés à "risques". L'année suivante, la Fondation pour la Prévention des Allergies lançait une grande campagne d'information sur le sujet et diffusait vers les médecins un numéro spécial d'Oasis Allergies sur l'allergie aux protéines du lait de vache, une affiche et des dépliants à distribuer aux patients concernés. La brochure pour les parents a connu plusieurs adaptations et est toujours disponible.

Il restait à réaliser une video, plus accessible au grand public. C'est chose faite grâce à la sponsorisation de l'UCB Institut de l'Allergie. Il s'agit d'un travail collectif auquel ont participé deux associations de patients (la FPA et l'Allergiepreventie) , des pédiatres, ainsi que l'Office de la Naissance et de l'Enfance et son homologue néerlandophone, Kind en Gezin, organismes qui sont chargés, en Belgique, de la prévention dans le domaine de la petite enfance. Une telle collaboration par delà les clivages linguistiques et idéologiques est exceptionnelle. Elle témoigne de l'urgence qu'il y a à diffuser et à encourager les mesures de prévention de l'allergie. Nous comptons sur vous pour nous y aider.

Signé : Suzanne Van Rokeghem, présidente de la Fondation pour la Prévention des Allergies.

Un constat.

L'allergie est devenue un problème majeur de santé publique :

* par l'importance de la population concernée : une personne sur quatre dans les pays industrialisés.

* par son impact sur la qualité de vie des allergiques.

* par son coût pour les malades et pour la société.

Fréquence des allergies.

Deux études épidémiologiques internationales en cours sont venues préciser l'importance des maladies allergiques.

* L'étude ECRHS (European Community Respiratory Health Survey) concerne l'asthme et a été menée auprès d'adultes résidant dans l'Union européenne et ayant entre 20 et 45 ans.

* L'étude ISAAC (International Study of Asthma and Allergies in Childhood) est internationale. Elle a été menée auprès de 700.000 enfants dans 50 pays. Elle concerne cette fois les enfants (6-7 ans) et les adolescents (13-14 ans) , tous types d'allergie confondus.Dans un second temps, elle a également pour but de définir les facteurs de risques de ces affections.

Qu'en est-il en Belgique ?

* L'asthme : La prévalence de l'asthme est de 4 à 7 % chez les adultes et de 9 à 14 % chez les enfants. L'asthme concerne surtout les enfants et sa fréquence est en augmentation. Malgré cette progression, la mortalité due à l'asthme est restée faible, sans doute grâce à l'existence d'un consensus international qui permet d'évaluer le degré de gravité et d'unifier les traitements.

* La rhinite allergique touche 10 % de la population. Elle atteint surtout les adolescents entre 13 et 19 ans et va souvent de pair avec des symptômes oculaires (démangeaisons, gonflements des yeux…). Dans 23 % des cas, l'asthme est associé à une rhinite.

* La dermatite atopique : 10 à 12 % des nourrissons sont concernés. Son augmentation depuis 30 ans est considérable. 10 à 15 % des dermatites atopiques du nourisson perdurent après la puberté. L'asthme y est associé dans 41 % des cas.

* Les allergies alimentaires sont également en nette augmentation et provoquent de plus en plus fréquemment des accidents allergiques graves même chez les tout petits (choc anaphylactique, oedème laryngé…).

Les symptômes d'allergie peuvent varier au cours de la vie. On parle parfois de triade atopique pour désigner l'eczéma, la rhinite et l'asthme qui apparaissent successivement ou parfois simultanément chez une même personne.

Impact sur la qualité de vie des allergiques.

Même s'il s'agit rarement d'une maladie mortelle, l'impact des allergies sur la santé et la qualité de vie des personnes qui en souffrent est important. Les symptômes sont loin d'être insignifiants : si les souffrances liées à l'asthme (respiration difficile, sifflements, sentiment d'étouffement, angoisse…) sont évidentes, celles provoquées par l'eczéma sont tout aussi réelles et pénibles, particulièrement lorsqu'il s'agit de tout petits bébés : démangeaisons insupportables qui provoquent des grattages parfois jusqu'au sang, mouvements de reptations spasmodiques dans le lit ou le berceau, perte de sommeil, boulimie, pleurs et gémissements. Il y a aussi les coliques, les crampes, les diarrhées…

Chez les plus grands, les éruptions d'eczéma suscitent souvent la nervosité parce qu'on ne peut pas toujours se gratter en présence des autres, la honte, le manque de confiance en soi, la peur d'être rejetés… bref un malaise profond qui entraîne chez les jeunes une difficulté à affirmer leur identité et rend plus ardue encore une prise en charge autonome. Ils sont au sens propore comme au sens figuré " mal dans leur peau ".

Il y a aussi ces troubles qui paraissent bénins mais perturbent grandement la vie quotidienne : les éternuements en cascade, les yeux qui chatouillent au point qu'on voudrait parfois se les arracher, le nez qui coule sans arrêt rendant impossible le moindre travail nécessitant l'usage des mains. Tout le monde a un jour eu un rhume et peut imaginer ce que c'est que de souffrir de tels symptômes plusieurs mois par an…

Bien sûr, on se soigne. On s'efforce d'éviter les allergènes auxquels on se sait sensibilisé. Et cela entraîne restrictions et contraintes dans la vie de tous les jours : il y a les endroits qu'on ne peut pas fréquenter parce qu'il y a des tapis, un chat, des fumeurs invétérés. Il y a les aliments à éviter, les médicaments à prendre régulièrement, la trousse de secours qu'il faut avoir sur soi si l'on voyage, les produits courants, shampooings, savons, essuies, à prévoir dans tous ses déplacements lorsque l'on souffre aussi d'allergies de contact… bref une vigilance de tous les instants même à l'hôpital où les risques induits par les médicaments, les désinfectants, l'iode, le latex… vous guettent. Les allergiques sont, dès l'enfance, interdits d'insouciance !

Et la société ne fait pas grand chose pour leur faciliter la vie : l'étiquetage des aliments est insuffisant, les écoles accueillent animaux et moquettes, l'interdiction de fumer dans les lieux publics est rarement respectée, il est très difficile de trouver des endroits de vacances adaptés… Les conséquences personnelles et familiales Chez les bébés, l'allergie entraîne des hospitalisations à répétition, retards de croissance, carences alimentaires… Chez les plus grands, l'asthme est la première cause d'absentéisme à l'école entraînant échecs et retards scolaires.

Face à ces problèmes, les parents sont souvent désemparés : nuits perturbées, angoisse, courses sans fin chez le médecin, le kiné, peur de confier son enfant à quelqu'un qui ne connaît pas le problème… Cela se termine parfois par l'abandon de la profession pour la maman et par des problèmes dans le couple.

L'allergie, un problème social.

L'allergie est aussi un problème social. Le traitement est coûteux et contraignant : médicaments, consultations, hospitalisations, mais aussi adaptation du mode de vie (éviction des acariens, aménagement du logement, régime, modification des habitudes tabagiques…). Plusieurs études montrent que le coût du traitement de l'asthme, par exemple, fait qu'il est moins bien suivi, surtout lorsque la famille éprouve des difficultés financières. Paradoxalement, la pauvreté augmente le risque d'hospitalisation pour asthme chez les enfants alors que c'est une solution qui coûte plus cher à la famille et à la société qu'un traitement de fond :

* Dans une enquête réalisée en 1994 par la Fondation pour la prévention des allergies, les dépenses régulières liées à l'allergie (consultations, médicaments, kinésithérapie…) restant à charge des familles représentaient 2.168 BEF par mois et par personne. Suite à cette enquête, les Drs Casimir et Godding ont étudié le coût pour la société que représentent les journées d'hospitalisation pédiatrique aigüe pour asthme en 1996 en Belgique. Il a été évalué à 473.142.600 BEF. Ces données ne tiennent pas compte des coûts indirects liés à l'absentéisme scolaire ou professionnel.

* En 1997 le coût des maladies allergiques dans l'Union européenne était évalué à 10 milliards d'Euros.

Quelles sont les causes possibles de l'explosion des allergies ?

* La pollution croissante de l'habitat due aux conditions actuelles de chauffage et d'isolation entraîne une augmentation des moisissures, des acariens, des allergènes d'animaux au moment où que nous passons de plus en plus de temps à l'intérieur des logements, écoles, bureaux, etc.

* La pollution atmosphérique : le rôle des particules émises par les moteurs diesel a été mis en évidence par plusieurs études. D'autres études menées en Ile-de-France montrent une augmentation des crises d'asthme lors des épisodes de pollution par l'ozone.

* La modification des habitudes alimentaires, le recul de l'allaitement maternel et la diversification alimentaire précoce chez les bébés.

* La baisse de la fréquence des infections au cours de l'enfance qui aboutit à un changement dans le système immunitaire.

* Le tabagisme passif.

Facteurs de risque héréditaires et non héréditaires.

L'atopie est une prédisposition à fabriquer des anticorps de type allergique (IgE) vis-à-vis de protéines de l'environnement qui sont inoffensives pour la plupart des gens. Les antécédents héréditaires jouent un rôle important dans l'allergie et conditionnent l'apparition du terrain atopique. Cependant, le rôle de l'environnement est tout aussi décisif. Au cours des dernières années, diverses études ont mis en évidence des facteurs de risque ou au contraire, de protection par rapport aux maladies allergiques. Les premières années de la vie sont une période particulièrement vulnérable. Plus tôt l'allergie se manifeste, plus le risque d'asthme et d'hyperréactivité bronchique à l'adolescence est élevé.

Facteurs de risque reconnus :

* tabagisme maternel pendant la grossesse.

* contacts fréquents avec un chat ou un chien dans la première année de la vie.

* forte concentration en acariens dans l'habitat.

* exposition à un habitat humide.

* pollution atmosphérique.

* certaines infections virales.

* absence d'allaitement maternel.

Des habitudes de vie sont impliquées :

* maisons surchauffées et mal ventilées.

* accumulation de textiles (tissus décoratifs, moquettes, tapis).

* température trop basse de lavage du linge de literie.

* séchage du linge à l'intérieur.

Les familles de milieux socio-économiques défavorisés cumulent les facteurs de risque : tabagisme plus fréquent, allaitement maternel plus rare, présence d'animaux, logements humides, voire insalubres, situés dans des zones industrielles ou de circulation automobile intense (pollution). De nouveaux éléments qui pourraient influencer la progression des allergies dans les pays industrialisés font l'objet d'étude : recul des infections précoces et excès de l'hygiène ; modifications de la flore intestinale des nouveaux-nés en rapport avec l'abandon de l'allaitement maternel et avec l'utilisation fréquente d'antibiotiques ; exposition à des substances chimiques plus nombreuses.

Que faire pour prévenir l'allergie chez les enfants "à risque" ?

Les conseils de prévention découlent de ces constatations et ont été validés par des études menées dans différents pays. Ces recommandations sont connues depuis plusieurs années mais n'ont pas encore fait l'objet de campagne d'information comme celles qui ont été menées à l'égard d'autres maladies. Les conseils de prévention sont repris en conclusion de chacun des spots qui composent la vidéo.

Lorsque l'enfant paraît :

L'allergie est une maladie à caractère génétique : on peut donc prévoir l'allergie en identifiant les familles à risque dès les premières consultations prénatales. L'intervention du gynécologue peut être décisive pour préparer les familles à adopter des mesures de prévention. L'allergie est aussi une maladie plurifactorielle liée à l'environnement, au mode de vie. En protégeant le bébé " à risque " des contacts précoces et répétés avec les principaux allergènes, il est possible de retarder et même d'éviter l'apparition des symptômes. Le comportement ne modifie pas le risque génétique mais peut le contrecarrer ou, au contraire, l'amplifier.

L'alimentation du bébé.

La supériorité de l'allaitement maternel est universellement reconnue pour tous les bébés. Elle est particulièrement nette lorsqu'il existe un risque d'allergie car :

* cela permet au système gastro-intestinal du tout petit d'arriver à maturation avant d'être confronté à des protéines étrangères.

* le lait maternel est une source importante d'immunoglobulines. Ces anticorps limitent la pénétration d'allergènes à travers la muqueuse intestinale et aident le bébé à résister aux infections. Il contient aussi du zinc et des acides gras-poly-insaturés à longues chaînes qui contribuent au développement du système immunitaire.

* l'allaitement maternel modifie la flore intestinale et la rapidité du transit, ce qui pourrait également jouer un rôle dans l'apparition d'allergies (études en cours).

Lorsque l'allaitement n'est pas souhaité, des laits spéciaux appelés hydrolysats peuvent être prescrits. Ils permettent de diminuer le risque de réactions allergiques mais ils ne le suppriment pas complètement. La diversification alimentaire est repoussée au delà de 5 mois, toujours pour la même raison : attendre la maturation de la muqueuse intestinale afin d'éviter le passage des protéines étrangères. On évite au cours de la première année les aliments qui sont reconnus comme étant les principaux allergènes alimentaires chez les bébés : les produits laitiers, l'uf et l'arachide qui sont omniprésents (attention aux biscuits ! ) , le poisson, les fruits à coques (noix, noisettes, amandes). Des allergènes " nouveaux " ont fait leur apparition : moutarde, kiwi et fruits exotiques. De nouvelles allergies alimentaires sont à mettre en relation avec l'augmentation de la consommation de ces aliments.

L'environnement du bébé :

* Le tabac est l'ennemi numéro un. Fumer pendant la grossesse augmente la quantité d'IgE (immunoglobulines E : anticorps spécifiques de l'allergie) déjà présentes chez le bébé à la naissance. Fumer en présence d'un enfant multiplie les risques de maladies respiratoires (allergiques ou non) et amplifie les symptômes d'asthme.

* Les acariens sont aujourd'hui bien connus, tout comme les moyens de limiter leur prolifération. Leur abondance dans le logement augmente le risque d'asthme.

* Les moisissures représentent aussi un risque réel. Certains bébés réagissent directement par de l'eczéma ou des problèmes respiratoires à la présence de moisissures dans le logement.

* Les animaux à l'intérieur du logement (chat, chien, hamster…) : des études ont montré que le risque d'allergie et d'asthme était lié à la présence d'animaux dans les deux première années de la vie de l'enfant. C'est pourquoi les familles d'allergiques devraient éviter d'en avoir. Des précautions d'hygiène strictes sont recommandées pour chaque membre de la famille lors de contact avec des animaux à l'extérieur (d'abord changer de vêtements et se doucher avant d'entreprendre une autre activité à l'intérieur).

Lorsque l'allergie apparaît :

Les symptômes allergiques chez les tout petits peuvent être divers :

* problèmes digestifs (diarrhée, vomissement, colique).

* problèmes de peau (eczéma).

* problèmes respiratoires (asthme, rhinite, otites à répétition) , etc.

Les causes d'allergie les plus fréquentes :

* 5 aliments sont à l'origine de 82 % des allergies alimentaires chez l'enfant : l'uf, la cacahuète, le lait, la moutarde, la morue. L'allergie alimentaire est responsable de la dermatite atopique chez 80 % des bébés de moins de un an et d'environ 30 % des DA chez les enfants plus grands.

* les acariens, les animaux, les moisissures sont impliqués dans un grand nombre d'allergies qu'il s'agisse de rhinite, d'asthme, d'eczéma…

* les allergies de contact peuvent apparaître très tôt : d'où la prudence à avoir avec les crèmes cosmétiques ou les médicaments topiques. Les produits contenant des substances figurant dans la liste des allergènes alimentaires les plus fréquents sont en tous cas à éviter (huile d'amande, arachide, sésame…).

* l'allergie aux pollens se manifeste rarement avant l'âge de 2 ans.

Il est important d' identifier rapidement l'origine des problèmes et d'y faire face :

* en interrogeant les parents sur les antécédents familiaux et sur les signes d'allergie déjà remarqués dans le passé :

* en pratiquant des tests d'allergie sans attendre. On a cru longtemps que ceux-ci n'étaient pas utiles chez les tout petits. Même s'ils ne sont pas fiables à 100 %, ils permettent souvent d'identifier la cause du problème et d'intervenir rapidement en évitant ainsi une aggravation.

* en proposant des solutions sans attendre : éviction des allergènes, traitement des symptômes.

* en recommandant des mesures de prévention vis-à-vis d'autres allergènes fréquents auxquels l'enfant risque de se sensibiliser.

* en donnant aux parents une information complète : lorsqu'ils ont compris ce qu'est l'atopie, ils peuvent mieux mettre en place les mesures d'éviction indispensables. Il est particulièrement important pour eux de comprendre que c'est la fréquence des contacts qui amplifie le risque de sensibilisation. Ainsi, remplacer un aliment par un autre sans en réduire la consommation n'est pas une solution acceptable à long terme pas plus que garder un animal tant que l'enfant n'y est pas allergique. Au besoin, le médecin peut faire appel à un diététicien ou à un conseiller en environnement.

" L'Education du patient ", une solution possible ?

L'éducation du patient se base sur une relation de co-responsabilité entre l'enfant ou l'adulte atteint d'asthme, sa famille et le médecin. Ce partage des responsabilités exige tout d'abord un partage de l'information nécessaire. L'" éducation " permet à l'enfant et à sa famille de devenir des partenaires actifs et responsables, de connaître et d'éviter les facteurs déclenchants, de prendre les traitements régulièrement en comprenant à quoi ils servent, de réagir sans panique en cas de crise. L'éducation du patient, déjà considérée comme efficace dans le domaine de l'asthme, devrait être élargie aux autres pathologies allergiques.

Les initiatives de l'ONE.

L'allergie a été retenue par l'ONE comme programme de santé prioritaire pour les 5 années à venir. Une fiche de conseils a été réalisée et diffusée auprès des médecins et des TMS (travailleurs médico-sociaux). Une enquête va être réalisée auprès d'un échantillon de TMS afin de déterminer l'ampleur du problème dans le public suivi et les moyens d'y faire face. Un plan d'action sera ensuite mis en uvre.

Conseils de prévention.

* Allaitement maternel exclusif jusqu'à 5-6 mois.

* Diversification alimentaire progressive et prudente à partir de 5-6 mois.

* Eviter au moins jusqu'à l'âge d'un an :

O les produits laitiers.

O les oeufs.

O le poisson.

O l'arachide (cacahuète, huile d'arachide).

O les fruits exotiques (kiwi, papaye…).

O les fruits secs (noix, noisettes, amandes…).

O biscuits contenant des oeufs et/ou du lait.

O la moutarde (attention aux mayonnaises).

* aménagement de la chambre :

O Sol lavable à l'eau (éviter moquette et tapis).

O Matelas neuf en mousse. Si les risques d'allergie sont importants, il vaut mieux prévoir en plus une housse anti-acariens.

O Literie lavable à 60 .

O Eviter les jouets en peluche.

O Rideaux lavables.

O Pièce sèche ; taux d'humidité entre 45 et 50 % (pas d'humidificateur pour éviter la prolifération des moisissures).

O Température : 18-20 C.

O Aérer tous les jours.

O Ne jamais condamner les bouches d'aération.

O Ne pas fumer pendant les périodes de grossesse et d'allaitement ou en présence d'un enfant. Au besoin, fumer à l'extérieur de l'habitation.
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