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4 mois d'inactivite : 4 jours pour changer - chomage, inactivite : impact psychologique

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 31/03/13 | Mis en ligne le 12/06/14
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Bonjour à tous, Si je viens sur ces forums aujourd'hui, c'est car je suis en grand besoin d'aide. Avant de vous raconter mon histoire, sachez que j'ai 19 ans et qu'il est tout à fait envisageable que je finisse à la rue. C'est tout du moins ce qu'il me guette si je ne trouve pas une solution. Pour que vous comprenez bien la détresse dans laquelle je suis, je vais vous expliquer comment je suis arrivé la ou j'en suis… ça risque d'être long… Mon histoire commence il y a déjà un moment… Comme je l'ai dit plus haut, j'ai 19 ans et on pourrait presque dire que mes problèmes ont commencé il y a 19 ans, lorsque je suis venu au monde. En effet, je n'étais pas désiré et ma mère n'a cessé de me le montrer. J'ai donc grandi dans cette ambiance assez pesante une bonne partie de ma vie. Je n'ai jamais connu mon père, et la seule personne qui aurait pu avoir cette image pour moi était mon beau père, le petit ami de ma mère donc. Seulement c'était un ivrogne violent et le courant n'est jamais vraiment passé entre nous. Très vite, j'ai commencé à m'isoler : je n'avais pas d'amis, je passais des journées entières dans ma chambre sans oser en sortir et alors qu'à ce moment je n'avais même pas encore 10 ans, je pensais déjà au suicide, à fuguer… Tout cela n'a pas évolué de manière très positive. Vers mes 13 ans, j'ai commencé une longue, très longue chute aux enfers. Je suis arrivé à un moment ou je devais choisir mon orientation scolaire et ça ne s'est pas bien passé du tout : aucun but dans la vie, rien ne me motivait, je ne sais ni ce que je pouvais faire, ni ce que je voulais faire… J'étais perdu. Pourtant, je n'ai jamais vraiment eu de difficultés. J'ai même toujours été un assez bon élève. Chose qui agaçait. Qui agacait les élèves, mais aussi et surtout les profs… Il devenait habituel que je n'ai plus le droit d'intervenir en cours, pour ne pas empecher les autres de reflechir. Il devenait habituel que je passe des journées de 8h assis sur une chaise dans le silence. Le tout, pour finir par rentrer chez moi et à aller m'isoler dans ma chambre. Lorsque j'osais me plaindre, on me disait que j'exagérais. On en me comprenait pas… J'ai donc mordu sur ma chic. Mais j'ai redoublé. J'ai redoublé une première fois, puis une deuxième… Avant d'être dirigé vers une autre option. Jusque la j'étais en général et je me suis retrouvé en technique. On m'a fait changé d'école, à ce moment la j'ai 15 ans… Et je me suis retrouvé dans une école "poubelle". Une école ou les élèves n'ont pas envie de réussir, une école ou même les profs ont baissé les bras… Une école tout droit sorti d'un film sur les banlieues ou les bagarres étaient courantes. J'osais même pas y aller. Tous les matins, je me réveillais avec la peur au ventre, et tous les jours c'était la même histoire : j'étais la tête de turc. J'ai tenu environ 5 mois… Et puis, j'ai arrêté d'y aller. Du jour au lendemain, je me suis déscolarisé ce qui a mis ma mère hors d'elle. Depuis ce moment la, elle n'a fait que répéter qu'elle aller me mettre dehors, qu'elle attendait que ça, etc. En gros, elle m'expliquait chaque jour qu'à mes 18 ans, j'étais dehors etc. Le tout avec évidemment le soutien de son mec. Ce qui avait le don de me mettre hors de moi. Suite à des rendez vous avec des "psychologues", j'ai repris mes études l'année d'après dans une nouvelle école et une nouvelle option et tout se passait assez bien. L'option me plaisait, les cours me plaisait et même si je n'avais toujours aucun ami l'ambiance était pas mal. On me laissait tranquille. Mais malgré tout ça, j'ai fait une bêtise… Sans doute celle qui me coutera le restant de ma vie maintenant que j'y pense. En effet, j'ai commencé à secher les cours. Pourtant, tout se passait bien… Mais comprenez bien que c'était la 4ème fois que je voyais le même programme et que déjà la première fois, j'avais des facilités. J'avais plus vraiment de motivations, l'ambiance chez moi me pesait de plus en plus, d'autant que j'avais une épée de Damoclès au dessus de la tête : j'avais 16 ans et à mes 18 ans, j'étais dehors. J'ai donc commencé à sécher… Au point de ne même plus pouvoir valider mon année : pour la 5ème fois, j'ai raté. A mes 17 ans, j'ai repris tant bien que mal mes études… Même option, même école. Mais l'ambiance chez moi devenait de plus en plus oppressante. Et plus j'approchais de mes 18 ans, plus je sentais que j'allais être mis dehors. On pourrait croire que ma mère ne me menaçait pas vraiment, mais les menaces étaient réelles. Je le savais… Ce que je ne savais pas, c'était que j'allais m'en rendre compte plus tôt que prévu. Alors que tout se passe plutôt bien en cours (si ce n'est le fait que je m'ennuie terriblement) … Une violente dispute se déclenche chez moi entre moi et mon beau père. En soit, je ne suis pas quelqu'un de violent… C'est même tout le contraire à vrai dire. Mais à ce moment la, j'ai réussi à le mettre par terre et je l'ai tapé vraiment fort : comme pour extérioriser mes 17 ans de tristesse. Il était 21h… A 22h, les flics étaient dans ma chambre pour m'arrêter… Ma mère avait appelé la police. Je me suis donc retrouvé en garde à vu. Puis, devant un flic pour me justifier, pour m'expliquer. Je vous passe les détails… Mais ni mon beau père, ni ma mère n'a porté plainte, par contre, j'ai été mis dehors de chez moi. A 17 ans, j'ai donc du me débrouiller seul. J'ai lâché mes études, et j'ai oeuvré pour trouver une solution. Suite à la dispute et à ma mise en garde à vu, j'avais des rendez vous hebdomadaires avec le SAJ (Service d'aide à la jeunesse) obligatoires. Et suite à ces rendez vous, j'ai pris connaissance d'un système qui s'appelle la mise en autonomie. Un programme qui permet de mettre en autonomie des jeunes qui seraient aptes à vivre seul. J'ai donc passé des tests, remplis des dossiers… Et finalement eu l'approbation. Le principe de la mise en autonomie est simple : j'ai un projet et je reçois une aide financière pour le mener à bien. Mon projet à moi était simple : reprendre mes études et les finir. Il a été très vite accepté. Je recevais donc 800€ par mois du CPAS (pas exactement, mais je ne détaillerai pas). Pour continuer à recevoir cet argent, je devais très régulièrement tenir mon assistante sociale de l'avancement de mon projet (via mes bulletins de note) , évidemment, je devais tenir ce projet jusqu'à son terme et je devais aménagé dans la commune ou était situé le CPAS (j'habite à Bruxelles). Pour moi, tout cela me semblait normal, je n'ai eu aucun souci à me trouver un appartement, et à reprendre ma vie… Définitivement seul. A ce moment la, j'ai toujours 17 ans et on s'approche sans nul doute du moment de ma vie ou je me suis le plus approché du "bonheur". Pendant 1 an, j'ai donc repris mes études, et après 5 échecs démoralisants, j'ai enfin réussi à passer dans la classe supérieure. Ma 18ème année s'est donc plutôt bien passée comparée au 17 autres… (Ce n'était pas non plus la folie, je souffrais de plus en plus de cette solitude). C'est tout naturellement que cette année, donc, j'ai continué mes études. Nouvelle année, mais pas forcement nouveaux profs, ni nouveaux élèves. Ce détail à son importance, parce que cette année aussi… Alors que la matière était nouvelle, alors que je n'étais pas censé la connaitre, j'avais d'énormes facilités. Et comme toujours et assez paradoxalement, les profs ne me soutenait pas… Bien au contraire. Ils faisaient tout pour me couler : utilisation abusive des travaux de groupe pour justifier le fait de ne rien faire et m'obliger à donner cours à la place des profs (je comprends la matière et je peux faire les exercices, les autres voyant ça et travail de groupe oblige, ils se dirigeaient vers moi pour avoir des explications) , sanctions non justifiées à répétions afin de m'empêcher d'assister aux cours, etc. Cette année, j'étais majeur et les profs n'y allait pas de main morte : de toute évidence, ils ne m'aimaient pas (pas tous, certain de mes profs m'appréciaient vraiment, malheureusement, pas forcement mes profs principaux) … Je n'hesite pas à dire quand quelque chose ne me plait pas. Ce qui ne plait pas… Malheureusement, la situation est devenue vraiment très vite insupportable. J'ai très vite eu la majorité de mes profs sur le dos, et je n'ai pas pu assumer ça. Avant Noël, je me suis encore une fois déscolarisé… Sauf que cette fois, c'était plus grave : j'étais sous contrat, j'étais en mise en autonomie. Je le savais et j'avais peur des conséquences… Je me suis replié sur moi même, et pendant 4 mois je ne suis pas sorti de chez moi si ce n'est une fois de temps en temps pour aller chercher à manger… Pendant ces 4 mois, je pleurais très souvent, j'étais vraiment pas bien, j'étais perdu… Et pendant ces 4 mois, je n'ai parlé à personne, y compris mon assistante sociale. J'ignorais ses messages, je ne voulais surtout pas lui avouer. A ce moment la, j'avais peur que tout cesse d'un coup et cette peur a fait que je me suis enfoncé et que j'ai rendu le problème encore plus grave que ce qu'il était de base… Il n'y a pas si longtemps que ça, j'ai finalement répondu à un mail de mon assistance sociale et je lui ai tout avoué, tout expliqué. On s'est vu et on a cherché une solution… Elle n'a pas été capable de m'apporter l'aide dont j'avais besoin et m'a redonné un autre rendez vous le 4 avril. Elle veut que je lui apporte une solution (en fait, un nouveau projet) … Sous peine de suppression de mon dossier. Si mon dossier est supprimé, je perdrais l'aide financière, à savoir qu'à l'heure actuelle, je ne reçois déjà plus rien : mon dossier a été mis entre parenthèse jusqu'à nouvel ordre et que donc, je paye mes factures avec les économies de ces 2 dernières années. C'est pour cela que je suis ici. Cela fait 4 mois que je suis isolé de tout, et pendant ces 4 mois, j'ai développé une sorte de phobie sociale. Malgré tout, je dois trouver une solution et pour cela j'ai 4 jours. Je suis dans le flou, je ne sais pas ce que je peux faire… Je suis un raté qui a raté tout ce qu'il a entrepris… Reprendre mes études après 6 rudes échecs me semble être une perte de temps, dans le même temps, j'aimais vraiment les cours que je suivais et j'aurais aimé terminer mes études… (pour avoir enfin reussi quelque chose de ma vie, entre autre…). Que puis je faire ? J'ai pensé aux cours par correspondance, mais je ne m'y connais pas assez… Je ne sais même pas si je peux vraiment faire comme ça. Pourtant, de l'image que j'en ai c'est vraiment ce qui me correspondrait le plus je pense. J'ai aussi pensé au jury central. Mais même chose, je ne sais pas vraiment ce que c'est et si ce n'est une très brève idée générale je n'y connais rien. D'autant que j'en ai déjà parlé avec mon assistante sociale qui ne semblait pas emballée. Une autre solution serait de reprendre les études après avoir demandé à un médecin un certificat pour justifier ces 4 mois d'absence. C'est la solution que mon assistante sociale m'a donnée… Celle qui serait peut-être la plus simple à mettre en pratique. Mais pour bien des raisons, cette solution ne me semble pas viable : reprendre les études dans la même atmosphère que celle j'ai quittée, je n'aurais pas la force de tenir. D'autant plus si je dois bosser 4 fois plus afin de me mettre en ordre tout en avancer dans la matière. J'avais des facilités, mais à ce point c'est tout de même en demander beaucoup… Surtout que j'ai aussi l'appréhension du regard des autres, des questions, des rumeurs etc. Mais pas seulement… Le simple fait de sortir et de retourner en cours, outre les profs et les élèves me fait déjà peur en soit… La dernière solution a laquelle j'ai pensé serait de chercher un travail. Et bien que ce soit pas la solution que je préfère, je risque d'y être obligé. Effectivement, je paye mon loyer qu'avec mes économies… Ce qui va me permettre de tenir le mois d'avril (difficilement) mais pas le mois de Mai. Si d'ici la, je n'ai toujours aucun revenu, je risque de me retrouver à la rue et de tout perdre (y compris le peu d'espoir que j'avais et qui m'empêche de faire une bêtise…). Je sais que je suis le seul responsable et qu'au final, je n'ai que ce que je mérite… Mais j'ai vraiment besoin d'aide… De conseils… Que puis je faire ? Quelles sont les possibilités qui s'offrent à moi ? Je suis perdu et dans le flou le plus total… Et mes jours sont comptés. Vous êtes peut-être mon dernier espoir… Alors merci à ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre… Cordialement.
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531205
b
Moi aussi !
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