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Petit secret et conséquences

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Bonjour. Je voudrais simplement faire part de mon cas sur les "secrets de famille" . Rien de bien grave en ce qui me concerne mais les conséquences sur mon état psychologique sont surement plus importantes qu'elles n'y paraissent. Avant d'en venir au fait, je me dois de faire un aparté (un peu long j'en conviens). Je remercie d'avance ceux qui liront jusqu'au bout et qui voudront bien apporter leur point de vue sur mon histoire. Je suis un (jeune) homme de 29 ans. J'ai toujours été du genre réservé et timide à tel point qu'il a toujours été très difficile (pour pas dire impossible) pour moi d'avoir une copine. Un bisou quand j'avais 15 ans juste avant les vacances, sans la voir pendant 15 jours pour finalement entendre dès le retour au collège à 8h que finalement c'est impossible. Et puis rien jusqu'à il y a 2 ans. Je fais la connaissance d'une fille par l'intermédiaire d'un ami. Ami de qui j'étais très très proche, avec qui je partageais beaucoup de chose (mais rien de mes émotions ou de ma vie sentimentale, tout logiquement car j'en avais pas, et puis j'ai toujours été très complexé par ma virginité). Bref, je fais la connaissance de cette fille, très rapidement on s'entend "virtuellement" super bien (distance oblige) , puis vient l'occasion au cours de laquelle on se rapproche un peu plus physiquement, pour finalement prendre mon courage à deux mains et lui faire part de mes sentiments. Et là tout à basculer. Mon pote a en quelque sorte décidé que c'était pas une fille pour moi, il s'est mis à lui faire des tas de reproches, bref, à se mettre clairement entre elle et moi. (je passe sur la théorie plus que probable selon laquelle il était jaloux, ce n'était pas le propos du post). Donc avant même qu'il ne se passe quoique ce soit entre cette fille et moi c'était déjà très compliqué. Mais nous décidons quand même de tenter quelque chose elle et moi. Le tout début se passe plutôt bien, de mon coté je crois sincèrement et naïvement que tout est rentré dans l'ordre, elle part en vacances 1 mois pendant laquelle je ne la vois pas et a son retour nous partons une semaine en couples, elle, moi, notre pote et sa copine. Et là je me fais jeter dès le premier jour. Donc semaine affreuse, et les deux ans qui s'en suivent guère plus réjouissant. C'est la dernière fois que je l'ai vue, elle a toujours refusé de me parler, je me suis fâché avec le pote parce qu'en plus derrière il s'est mis a raconter un peu tout et n'importe quoi sur moi, le "groupe d'amis" qui splite, bref, voilà à pas mal de détails près le contexte. Suite à tout ça j'ai du déménager sur Paris, ou j'ai décidé en arrivant de consulter pour la première fois psy. J'avais besoin de comprendre ce qui n'allait pas chez moi, pourquoi il a toujours été impossible (et encore aujourd'hui) d'accoster une personne du sexe opposé, pourquoi quand ça m'arrive ça ne dure même pas deux mois, pourquoi tout s'effondre alors que j'ai toujours voulu que tout se passe bien pour les autres bien avant mon plaisir personnel, pourquoi en plus je culpabilise alors qu'on me fait du mal, pourquoi j'ai toujours pensé que jamais une fille ne pourrait tomber amoureuse de moi … Et pourquoi je n'arrive pas a oublier cette fille 2 ans après alors qu'elle s'est bien amusée avec moi. Alors très rapidement la source du problème est identifiée avec la psychanalyse (bien qu'identifié, le problème n'est pas encore résolu) : ma mère. Gamin et quasiment jusqu'à l'adolescence, j'ai entretenu une relation très fusionnelle avec ma mère, très tactile, … Aujourd'hui encore j'ai encore beaucoup de mal à me défaire de cette relation. Non pas que je n'en ai pas la volonté, bien au contraire, mais avec le recul (et avec l'analyse) j'ai compris que le besoin constant que j'avais d'être collé à elle c'est probablement elle qui l'a créé. Et qu'au final elle avait bien plus besoin de moi que moi d'elle. Et ça je le ressens toujours aujourd'hui. J'en viens maintenant au "secret" (enfin !!! ) puisque c'est de ça qu'il s'agit. Depuis plus de quinze ans (du plus loin que je me souvienne du moins) je me suis mis l'idée en tête que mon père avait été marié une première fois avant d'épouser ma mère. J'en étais arrivé à penser ça suite à une ou deux choses qu'on peut entendre par hasard puis par certaines déductions (car quoique j'en pense je ne suis pas si idiot que ça). Alors cette idée là je l'ai laissé de coté. Je n'y pensais pas tous les jours, pas le matin en me levant, pas le soir en me couchant, juste quelque fois, comme ça. Après tout, je devais me tromper … Finalement j'ai mis près de 6 mois pour arriver à en parler à ma psy. Je trouvais cette pensée tellement absurde. Moi qui avait une famille des plus "normales" . Pourquoi me cacher ça ? Aspect bénéfique de la psychanalyse (non non, je ne fais pas de pub) j'ai osé faire ce que je me refusais depuis toujours, fouiller un peu dans le passé dans mes parents. Et la réponse de la mairie est arrivée, le 23 décembre (Joyeux Noel !!!! ). Sur l'acte de mariage de mes parents est bien précisé qu'à ce moment là mon père était divorcé d'une précédente union. Donc voilà mon histoire. Long chemin d'un acte de mon père 10 ans avant ma naissance à ma difficulté envers le sexe opposé en passant par la relation étouffante de ma mère. Certains diront que c'est la solution de facilité que d'associer tout ça. Je n'en sais rien. Quoiqu'il en soit cela fait 4 mois que j'ai la preuve noir sur blanc que j'avais vu juste, que je ne suis pas fou, et pourtant je n'ai toujours pas réussi à en toucher le moindre mot à ma soeur (de 4 ans mon ainée). Si je poste aujourd'hui c'est aussi parce que j'ai stoppé ma psychanalyse depuis fin janvier (je savais en commençant que je devrais stopper 6 à 8 mois pour déménagement dans le cadre de mon boulot) mais je reprends en septembre quand je retourne à Paris. Et donc ça me fait du bien d'écrire tout ça. Difficile de faire semblant au quotidien que tout va bien. J'ai un boulot durant lequel j'ai beaucoup de mal a me concentrer mais qui pourtant me plait, des amis, plutôt loin mais sur qui je peux compter, des collocs sympas qui font que y a de la vie a la maison, … Et pourtant il reste un poids, un peu inexplicable, une solitude difficile à vivre, et l'impression que quelque chose ne tourne vraiment pas rond. Voilà, je vais arreter là, j'espère que quelqu'un prendra le temps de lire et c'est avec plaisir que je lirai tout commentaire. Salutations.
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268445
b
Moi aussi !
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