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Spasmes du sanglot, comment agir et réagir

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Je suis actuellement en plein déménagement, mais vers une destination que je ne voulais surtout pas, aux antipodes de là où je voudrais vivre, donc super stressée et surbookée. L'ambiance est électrique à la maison, avec des soucis et je suis plus qu'épuisée. Venderdi soir, comme on coupe ici, je n'aurais plus de net durant un bon moment… j'ai peu de temps pour magic, mais ce soucis de spasme (encore arrivé cet aprèm) m'oblige à prendre le temps de venir demander aide et conseils.

 

Pour ce qui est des pédo-psy…

Bah, justement, c'est aussi une partie de mon sentiment que tout est de ma faute :

Lorsque j'étais enceinte, ayant derrière moi 17 ans de dépression grave et souffrant de phobies invalidantes, j'avais signalé mon soucis et ma fragilité émotionnelle, c'est à dire crise d'angoisse et phobies, afin d'être respectée, comprise et accompagnée durant la grossesse et au moment de l'accouchement si besoin… Si l'accompagnement a été fabuleux avec la SF durant l'accouchement, la suite a viré au cauchemars.

J'ai des contre-indications médicales strictes pour beaucoup de choses, et on m'avait filé un médoc qui donne des chutes de tensions. Or, je fais déjà en temps ordinaire des chutes de tension (toujours à 10 péniblement, je chute à 8 ou 6  !). Après un accouchement, + des médoc qui influent pour faire baisser la tension (ceux qui sont senser couper le lait qu'on m'a donné étaient des hypo-tenseur dont l'effet indésirable à dose +++ était de diminuer le lait, ça a fait que le 3ème jour, avec la chute hormonale et le fait que je ne pouvais brutalement plus m'occuper de mon bébé assaillie par les malaises vagaux, j'ai paniqué. Baby blues + malaises, j'étais en larme, j'ai bipé l'infirmière, SF chef du service ce jour là… affolée de ne pas pouvoir me lever et d'être si mal. Elle avait lu mon dossier de fragile émotionnellement, et a décrété qu'en réalité, j'étais trop anxieuse et qu'une mère angoissée comme moi, risquait d'être dangereuse pour son bébé voire dixit, de le jeter par la fenêtre !!!!!! Ça a fait rire tout ceux qui me connaissent, y compris mon ex-toubib qui m'avait suivie durant 12 ans : j'adore les enfants, raison de plus, je suis raide dingue, gaga des miens, et suis non violente au possible. Cette SF, elle a appelé d'office une pédo-psy en me disant qu'elle refusait de me laisser quitter la clinique avec mon bébé ce jour là !!! (jour de sortie).

Je ne savais pas que je pouvais sortir et j'ai subit de plein fouet tout ça. Entre temps, la gyné catastrophée m'avait arrêté le médoc, effarée que la SF en question m'ait collé ce médoc à prendre, totalement contre-indiqué alors que mon dossier médical était explicite ! Donc, les troubles de malaises se sont calmés ! Et la dite responsable du service s'était faite copieusement allumée par la gyné.  

 

La pédo psy s'est pointée suite à la dénonciation, et avait exigée de me voir avec mon bébé. Là, mon poussin dormait paisiblement dans son berceau. Elle a été presque surprise de le voir si calme. Naïvement et plutôt ravie, je lui ai dit que c'était génial, il a fait ses nuits dès la 1ère nuit avec du minuit 6h du mat !! … le rêve un bébé qui pleurait peu, se réveillait tranquille, dévorait, restait contre moi blotti calme, zen, je me disais que c'était l'hapto qui l'avait bien préparer à venir au monde aussi… et que j'avais un bébé calme.  

Mais la pédo psy m'a démoli et m'a alors objecté que mon bébé avait peut être en réalité un problème relationnel avec moi ! Qu'il n'osait pas pleurer pour réclamer auprès de sa mère et qu'il avait peut être un problème d'attachement avec moi, ou plutôt, moi avec lui (il prenait super bien ses bibs et dans la journée, et dévorait nickel !! ).

Elle m'a dit "Un bébé qui pleure peu, ça peut être en réalité qu'il a un problème d'attachement avec sa mère, un bébé qui pleure trop même chose", etc… et elle m'a sorti que les problèmes des bébés, sont souvent en réalité des problèmes relationnel avec la mère ! (même l'eczéma, etc…) Je me suis sentie super mal et coupable, du fait des mes souffrances et de mon coté fragile niveau angoisse, j'avais passé la grossesse très angoissée et m'en suis voulue atrocement. Elle m'a proposée de me faire hospitaliser dans son hosto mère-enfant… j'ai refusé, j'aime mon chéri, je voulais rester avec lui, avoir ensemble mes enfants, et ne me sentais aucun soucis avec mon bébé que j'adorais dès le début de sa conception tant voulue… et j'étais malade d'angoisse encore plus de ce qu'elle m'a dit du coup ! Mon ainé est je le précise un bon garçon super bien dans sa peau, loin d'être fragile nerveusement, ni traumatisé, plutôt joyeux et il m'a toujours connu comme ça.  

 

Bref, le fait que mon bébé fasse des spasmes du sanglot, la petite phrase entendue il y a quelques jours comme quoi ça devait être de ma faute, moi qui transmet mes angoisses… et ce souvenir de cette pédo-psy qui en gros dit "tout vient de la mère"… je suis démolie moralement à l'idée de faire souffrir mon bébé en lui transmettant mes angoisses qui me rongent actuellement.  

 

Mon bébé fait peu de spasme si je le gronde (1 seule fois, mais une porte avait claquée) il est surtout sensible aux bruits, et il en fait s'il prend peur, en cas de bruits brusque et violent, et quand il semble paniquer…  

 

Il joue énormément avec son grand frère de 13 ans 1/2, et entre eux, ce sont fous rire et jeux de cache-cache durant des heures. Il est adorable, pitre, éveillé, futés, espiègle, calin, mange super bien, tout va bien d'après la pédiatre, il est en pleine forme, et il est aimé de son papa, moi et son frère et chacun s'occupe de lui à sa manière.  

 

Mais là, je suis perdue. Tout à l'heure, quand il a fait son spasme, il paniquait d'étouffer le pauvre pitchou, battait des mains, se débattait à chercher à respirer sur le coup, puis bleu, et dans les pommes…  

 

La pédiatre, quand je lui en ai parlé, elle m'a dit qu'il faut quitter la pièce et le laisser devenir bleu sans s'en soucier, parce que de doute façon, ça n'est pas grave du tout… Mais moi, ça m'a atterrée. Je ne peux pas laisser mon bébé comme ça.

 

Je tente donc une fois qu'il a repris son souffle, de le laisser seul pleurer (il pleure énormément après durant de longues minutes) afin qu'il n'y voit pas un moyen de pression pour se faire dorloter, caliné, avoir des récompenses, nourritures, ou jouets, ou autre…  

Donc, je lui explique que je l'aime, mais qu'il a besoin de se défouler pour retrouver son calme, de continuer de pleurer si ça lui fait du bien, et de se calmer, que maman s'occupe de la maison et n'est pas loin. Je le laisse assis confortablement, et quitte la pièce, porte ouverte et fait autre chose en gardant un oeil dessus, jusqu'à ce qu'il se calme et là, je reviens le chercher pour passer à autre chose. J'essaie de ne pas lui montrer mon trouble mais… les émotions sont là… et la peur aussi.  

 

Je me sens donc très coupable de la situation et de ses spasmes. Actuellement, je suis épuisée physiquement, moralement et nerveusement, je pleure souvent et me sens super seule face à mes angoisses.

Alors, les spasmes qui se mettent à devenir fréquent, ça me renvoie à ma culpabilité perso et me donne le sentiment de lui tranmettre mon angoisse et donc, de ne pas lui apporter la sécurité dont il a besoin pour se sentir bien. Je me sens mauvaise maman alors que je voudrais le mieux pour mon petit que j'adore.  

 

Sans compter que c'est effrayant, et que ça me fait super peur quand même à chaque fois.

 

Le papa m'a demandé tout à l'heure si c'est un caprice quand il fait ça.

Pour le moment, il n'a rien de capricieux (et je le crois trop jeune) il est plutôt obéissant et sage pour ce qu'il peut à son âge ! Mais, il est très sensible aux bruits et aux ambiances (tension avec certaines personnes avec qui je suis mal dans la B-famille qui me méprise et me traite de façon glaciale = pleurs, voire après rencontre, crises de larmes terribles quand il était nourrisson, et désormais, c'est réactions sauvages de sa part) , et ce depuis le début (sa naissance)  

Mais, c'est vrai que je ne veux pas que ses spasmes ça devienne un moyen par la suite de repousser les limites des interdits et des NON… Pour le moment, je ne tente pas le surprotéger (je ne veux pas ! ) pour éviter les spasmes… je continue normalement et NON, c'est toujours NON. Je lui explique que c'est comme ça, qu'il doit apprendre les limites et ce qui est dangereux, et que je l'aime très fort. Mais, c'est surtout quand il prend peur et qu'il sursaute qu'il fait ça… pas facile…  

 

 
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61038
b
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