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Don d'ovocytes

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
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Mon épouse et moi sommes mariés depuis 1989. Nous avons fait toutes les démarches possibles en France (Cholet, Poitiers et Tours) pour pouvoir avoir un enfant (IAC, FIV sans résultats). La conclusion est que mon épouse ne peut pas avoir d'ovocytes.Nous avons fait une demande de dons d'ovocytes à Tours il y a environs 2 ans. Toutes les démarches administratives ont été faites, tout est ok.N'ayant pas de donneuse possible dans notre famille ou nos amis, nous sommes sur une liste d'attente. Nous avons tous les deux 35ans et nous savons que pour mon épouse le temps est compté.

Le don d'ovocytes est notre dernier espoir médical.

Nous recherchons un donneuse, nous attendons avec impatience une réponse positive de votre part.

Nous sommes en contact avec Nathalie de l'association Maia.

MERCI.

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Ci dessous le témoignage de Nathalie qu'elle a bien voulu que je diffuse. Nous espérons que nous connaîtrons le même bonheur, merci à toutes. Corinne et Benoist.

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Nathalie : y croire jusqu'au bout.

Mon histoire est celle d'une jeune femme, qui a toujours rêvé d'être entourée d'une ribambelle d'enfants .

Ce rêve vire au cauchemar quand j'apprends, à 20 ans, que je n'aurais jamais d'enfant. Après 5 interventions chirurgicales très lourdes, le chirurgien doit m'enlever les ovaires.

Je me suis laissée mourir de chagrin : anorexie, je perds 30 kgs.

Je lis un jour un article sur le don d'ovocytes (je n'en avais jamais entendu parler) , et je décide de relever le défi : motiver une donneuse.

Je fais 5 tentatives, avec 2 donneuses différentes, entre 1992 et 1993 . Je réalise ces tentatives en France, le don direct est alors autorisé. Malheureusement, les échecs se succèdent …

En 1993, notre couple se sépare, je retombe dans la dépression, je perds toute envie de vivre.

Trois ans plus tard, je rencontre mon mari actuel. J'ai la chance de retrouver une nouvelle donneuse, mais nouvelle catastrophe : une loi de bioéthique a été votée en 1994. Cette loi nous interdit le don direct en France, elle impose que les embryons soient congelés 6 mois avant d'être transférés dans l'utérus, congélation qui diminue de moitié les chances de grossesse .

Autre problème : on me demande d'amener une donneuse, qui donnera pour une autre femme, tandis que moi, je recevrais les ovocytes d'une donneuse amenée par une autre femme. Même si ma donneuse donne 15 ovocytes d'excellente qualité, je ne recevrais que 3 embryons maximum. Je désapprouve complètement cet " échange " car je sais à quel point il est difficile de motiver une donneuse, de la trouver, de la rassurer. Qui me dit qu'une autre femme infertile saura motiver une donneuse pour moi ? Pire, je n'ai aucune certitude du délai dans lequel j'aurais un don, alors que j'ai une donneuse ! Je pense qu'il est profondément injuste de pénaliser une femme qui a réussi à motiver une donneuse. Ce point fait d'ailleurs l'unanimité parmi les participants à la loi de bioéthique qui défendent le don direct .

Je partirais 4 fois en Belgique pour des dons d'ovocytes .

1) le 1er don échouera car au moment de la ponction, le médecin s'aperçoit que l'ovulation a déjà eu lieu.

Le choc est rude. Deux mois plus tard, je rencontre une jeune femme de 20 ans qui accepte de me suivre à Bruxelles .

2) Septembre 2000 : on repart en Belgique. On obtient 15 ovocytes, on est fous de joie, mais la malchance continue. La fécondation ne donne qu'un seul embryon, qui ne s'implantera pas .

Heureusement, ma donneuse accepte de recommencer une stimulation et de repartir en Belgique .

3) Mai 2001 : nous recommençons le protocole de stimulation de ma donneuse, je vivrais cette stimulation dans un état de stress intense, la peur au ventre de ne pas avoir assez d'ovocytes. Ouf ! Enfin, la chance tourne.

Nous obtenons 11 ovocytes et 10 embryons. C'est l'euphorie totale, nous sommes enfin confiants, heureux. Le médecin réimplante 3 embryons et congèle les autres.

L'attente des résultats est un cauchemar, ces 11 jours à attendre sont un supplice. La prise de sang est négative, je suis dégoûtée, je n'y crois plus, car je sais qu'avec des embryons congelés, mes chances de grossesse sont très faibles.

4) Octobre 2001 : j'ai retrouvé la force et l'énergie de tenter un nouveau transfert d'embryons. Cette fois ci, juste avant le transfert, je me dope avec un suppositoire évitant les contractions utérines.

Pour la 1 ère fois de ma vie, je vais vivre un transfert sans douleur. L'attente interminable commence. Au 9 ème jour, je craque et je fais un test urinaire …. Positif ! Je file au laboratoire vérifier par le prise de sang. Incrédule, je découvre que je suis enceinte.

Les premiers mois de grossesse vont être dur car nous avons du mal a nous habituer au faite que je suis enceinte et puis, j'ai peur de perdre le bébé et en janvier nous avons un gros accident de voiture mais je m'en sort bien et le bébé est toujours accroché.Cinq mois de grossesse, le gynécologue nous annonce que c'est une petite fille, mes yeux sont pleins de larmes mais je n'arrive pas a croire que je suis enceinte et le gynécologue pour avoir la paix me met sous monitoring, alors chaque semaine je peux écouter son petit coeur.A 6 mois, je passe une prise de sang (diabète) et je dois me piquer à l'insuline et faire un régime car si la petite prends trop de poids, on risque de gros problème a la naissance très grave.mon gynécologue ne prévoit pas de date pour l'accouchement car il croit que je vais avoir des contractions et un col très court qui va s'ouvrir mais il se trompe et 8 mois de grossesse il décide de faire une césarienne.C'était le 15 juillet, Eric est arrivé de très bonne heure, nous sommes descendu ensemble puis il a été m'attendre dans une piece.J'étais seule et j'avais peur, puis il m'ont installé et fait la péridurale et puis après quelques plaisanteries il m'as dit la voilà et je me suis retrouvée nez a nez avec une petite bouille toute blanche, les larmes sont arrivées, je l'ai embrassé et il l'ont emmené.Je me suis mise a la chercher partout mais elle était vers mon mari. Pendant plus d'une semaine a chaque fois que je la regardais, j'éclatais en sanglot, elle était si belle, si fragile.je ne regrette rien, ni l'argent qu'on dépensé, ni les pleurs, ni la souffrance, quand je vois le résultat je me dis, on recommence en septembre 2003 avec les trois tec qu'il nous reste et puis si ça ne marche pas et bien on recommence avec une donneuse en Belgique.Surtout n'abandonnés pas, battez vous et votre rêve se réalisera.naty et oriana deux mois et demi.
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51660
b
Moi aussi !
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