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j'ai vécu avec un étranger qui m'ignorait complètement

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Avant que je commence les examens, je pleurais à chaque fois que j'étais réglée. Et à chaque fois, il me rassurait "c'est pas grave, ça sera pour le mois prochain… ". J'étais persuadée qu'il y avait un problème et qu'il venait de moi : 10 ans à prendre ma pillule n'importe comment, 1 an d'arrêt de pillule et aucune grossesse. Je lui avais fait part de mes doutes à mon égard.

Au bout des 1 ans, pour le premier examen, le… est aperçu que ses spermatozoides ne bougeaient pas. Il fallait faire un spermogramme. Alors là, le gynécologue me fait tout un blabla sur la façon dont je devais annoncer ça, prendre des gans, blablabla… J'avais qu'une envie c'était de lui dire "c'est bon, c'est mon mec, ça fait 10 ans que je suis avec, je le connais", et puis de toute façon il le voulait aussi cet enfant, non ? Le soir quand je suis rentrée, je lui ai annoncé. On s'est disputé, il ne voulait pas y allé. J'ai insisté lourdement jusqu'à temps qu'il me dise "ok, c'est le premier et le dernier, il n'y en aura pas d'autre". Il avait une bactérie, en attendant qu'elle soit soignée, je poursuivais les examens de mon côté. La gynécologue m'avait dit en juillet "si pas de grossesse au mois d'octobre, et si vous n'avez rien de votre côté, on se penchera sur le cas de Monsieur en analysant une deuxième fois par spermogramme".

Mes exammens ne révèlent rien de mauvais, et octobre arrive…

Bizarrerment il enchaine les examens sans trop râlé contrairement à ce que j'aurai pu m'imaginer. Il a l'air de les assumer, il arrive même à en plaisanter ("il faut que mes petits poissons prennnent des cours de natation avec Laure Manaudou") , il est encore sous traitement, les spermatozoîdes ne bougent toujours pas.Il ne me fait part d'aucun doute, pas de tristesse en particulier.

Bizarrement à la même période, il commence à rentrer tard, alors forcément on se dispute, il commence à boire alors qu'il est sous traitement. Il boit de plus en plus et je finis par en parler à ses parents.Les disputes sont de plus en plus régulières, novembre, décembre arrivent, les réconciliations deviennent souvent inutiles et elles ont le goût amère des disputes précédentes.

Tout doucement, je finis par ne plus entendre des discours du genre "quand j'aurai des enfants, ils feront ci, ils feront ça… ".

En décembre, premier rendez-vous en clinique d'infertilité, "Madame, vos résultats ne sont pas mauvais, Monsieur, vos spermatozoides ne bougent pas, vous avez déjà fait un examen clinique, Non dites-vous ? Bien passé à côté et baissez votre pantalon… ".

Le biologiste nous annonce qu'il n'est pas sur que nous puissions concevoir un enfant naturellement, il nous faut une assistance médicale ou rien. On est reparti. Il m'a pas parlé de ce qu'il venait de se passer, limite s'il était sorti du supermarché ça lui aurait fait le même effet.

Il continue de boire, il devient distant et froid. Janvier arrive, autre spermogramme. Son comportement change, je suis en train de le perdre, je le vois bien, je sais plus quoi faire et je ne suis pas sure de savoir pourquoi je le perds…

Il ne rentre plus sans avoir bu, il rentre saoul.

J'ai des doutes sur le fait que peut-être il supporte mal ses examens, j'essaye de lui en parler, mais je suis face à un mur.

Jusqu'au soir, où il rentre toujours aussi tard, il est saoul, je ne dis rien, je lui fais une remarque et là il part au quart de tour, il jette les chaises par terre et tout ce qu'il y a sur la table…

Mais qui est cet inconnu ? Qui est-il ? Je ne le reconnais plus, je ne sais plus qui est la personne avec qui je partage ma vie, je ne comprends plus rien. De ce jour jusqu'au moment où j'ai découvert le message téléphonique, j'ai vécu avec un étranger qui m'ignorait complètement, qui ne me parlait plus et qui avait l'air de me detester.

Le soir où j'ai su et que je suis partie, j'ai eu le sentiment de voire de la satisfaction sur son visage. Il avait tellement l'air soulagé que je sache, et tellement satisfait que je prenne enfin mes affaires pour partir, qu'avec ce que je venais d'apprendre, je me suis dis "mais t'es vraiment trop… ma pauvre, tu t'es imaginé qu'il était malheureux de ce qu'il lui arrivait, et en fait, il s'en tapait une autre, et il se débarrasse enfin de toi comme un paquet d'ordures ménagères que l'on jette à la poubelle… T'es vraiment débile… " Je suis tombée de haut, de très haut…

Avant de claquer la porte, je lui ai demandé depuis combien de temps ça durait, il m'a répondu "ça fait 5 ans, t'as compris ? , ça fait 5 ans alors maintenant, c'est bon, prends tes affaires et pars".

Quand on s'est revu, il m'a dit que je ne pouvais pas se remettre ensemble parce que je ne pouvais pas lui pardonner ce qu'il venait de faire. Il m'a demandé de trouvé quelqu'un d'autre, que je finirai par être heureuse ailleurs, que je trouverai quelqu'un qui me donnerait une famille, et qu'il m'avait trompé pour que je parte… Il m'a répétée ça pendant plusieurs jours, et au moment où j'ai voulu repartir, il m'a demandé de revenir avec lui.

On s'est beaucoup parlé, et de le voir pleurer comme il le faisait me déstabilisait. Je ne l'avais quasiment jamais vu pleurer, il a toujours été positif, à foncer et aller de l'avant. C'était moi la chochotte habituellement, pas lui.

Durant le premier rapport que nous avons eu après cette histoire là, il m'a dit en pleurant "qu'est-ce qu'il nous est arrivé ? Qu'est ce qu'il nous est arrivé ? ", et au moment de terminer il m'a dit en continuant de pleurer "tu vois, je voulais juste que les choses se passent comme ça". J'étais complètement stoïque.

Je ne sais pas véritablement à quoi il s'attendait avec cette femme, elle était mariée. Mais peut-être qu'il s'est vu chef de famille, j'en sais rien.

Par moment, il se peut que certaine lectrice de cette discution voient un manque d'objectivité. Mais mon histoire je la raconte telle que je l'ai vécue. D'autre se diront que je minimise son acte ou encore que je lui donne des excuses en expliquant son problème d'infertilié. Je ne fais qu'écrire ce qu'il m'a dit et ce qu'il s'est passé. Si tout allait bien à ce moment, je l'aurais préciser mon incompréhension de la même façon. Maintenant, je sais très bien que ce qu'on a vécu était un coup dur pour un couple. Pourtant ça n'excuse en rien l'acte de trahison, et la peine qu'il me fait.

Alors par moment, je suis partagée entre 2 sentiments : l'envie de le croire, de tout recommencer, que ce qui est arrivé nous rende plus fort et nous lie d'avantage, et par moment tout plaqué parce que la peine et la douleur sont trop lourdes au quotidien et que peut-être un jour tout recommencera…
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54113
b
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