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Le protocole de conception assistée

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Déjà pour commencer je te souhaite bonne chance et surtout ai beaucoup de courage car la route est longue pour la conception assité ! (je suis en plein de dans ! ).

Le protocle de consception assisté est long du fait des nombreux examens à effectuer pour les deux conjoints !

Voici étape par étape de ce qu'il te faudra faire :

1/ Noter toutes les tes de vos dernières règles et les suivantes, ça vous serviras pour savoir à quel moments pratiquer certains exams !

2/ Prendre rendez-vous avec un génico, lui expliquer depuis combien de tmps vous désirez mettre en route un petit ! (ne pas hésitez à dire + d'un an, sinon les docs vous ferons attendre le délai de 2 ans pour une éventuelle grossesse spontannée).

Ce dernier vous recommandera auprès d'un confrère dans un CPMA (centre de procréatioin assisté) le plus de chez vous ! (regarder l'hopital ou clinique qui en on un et predre directement rendez-vous avec le génico du meme centre) ça falicitera toutes vos démaches ! Ou si vous pouvez voir un centre de procration privé !

Moi personnellement je vais dans un hopital qui a un CPMA et ils sont très bien !

3/ Prendre 1er rendez-vous avec un doc du CPMA, rendez-vous pendant lequel le conjoint est fortement conseillé de venir d fait des multipples questions d'ordres médicales ! Vous exposerez votre envie de faire un enfant, depuis quand vous essayez.

Le doc du CPMA vous prescrireras une batterie de test à faire pour l'un comme pour l'autre !

Nous ça nous à pris quelque mois pour tous les faire, voici ce que l'on demande et pourquoi ça dure si longtemps :

La première consultation, dite consultation de débroussaillage.

3.1.1. Linterrogatoire.

Il sadresse aux deux membres du couples +++

3.1.1.1. La femme.

État civil, âge, profession.

Vie génitale : date des premières règles, façon dont sest déroulée la puberté, régularité et durée des cycles, durée et abondance des règles, dysménorrhée, infections génitales (hautes ou basses).

Vie obstétricale : toutes les grossesses. De quel homme ? Ces grossesses ont-elles été obtenues facilement ?

Antécédents chirurgicaux : ayant porté sur labdomen et le pelvis, intervention ayant porté sur les trompes.

Antécédents médicaux : primo-infection tuberculeuse, diabète.

Habitudes : drogue, tabac, alcool.

3.1.1.2. Lhomme.

État civil, âge, profession.

Antécédents dordre génital : infection génitale orchite ourlienne.

Antécédents dordre obstétrical et notamment la notion de grossesse éventuellement induite chez une autre partenaire.

Antécédents chirurgicaux : hernie, ectopie testiculaire, torsion testiculaire.

Antécédents médicaux : diabète, hypertension artérielle.

3.1.1.3. Le couple.

Année de mariage ou de concubinage : depuis quand désirent-ils une grossesse ?

Vie sexuelle : fréquence des rapports, notion de dyspareunie, etc.

Contraception : à quelle époque ? Pendant combien de temps ? De quel type (pilule, stérilet, moyen mécanique, méthode naturelle) ? Quand a-t-elle été arrêtée ?

3.1.2. Lexamen clinique des deux membres du couple.

Il sert surtout à diagnostiquer les grosses anomalies (malformations de lappareil génital) et à faire les manuvres habituelles du dépistage (frottis, examen des seins).

3.1.3. Prescription.

Examens complémentaires.

Quatre paramètres de base doivent être explorés, ce qui permet dorienter le diagnostic dans 80 % des cas. Les 20 % restants, pour lesquels le bilan de base savérera intégralement normal, sont des stérilités dites inexpliquées au bilan de base (tableau 2).

Tableau 2 : bilan de base.

Etude de lovulation.

Analyse du sperme.

Hystérographie.

Test post-coïtal de Hühner.

3.1.3.1. Ovulation.

Elle se juge grâce à la confrontation de trois types dexplorations :

La courbe thermique : elle est nécessaire pour avoir des repères, mais elle ne doit pas être considérée de façon isolée car cela aboutirait à des diagnostics trop imprécis. Elle se réalise par la prise de la température matinale de façon quotidienne, en débutant dès le 1er jour du cycle, cest-à-dire dès lapparition des règles. La température est prise au moment du réveil avec un thermomètre médical et retranscrite immédiatement sur une courbe appropriée. Il est inutile que ce soit tous les jours à la même heure. Il suffit que ce soit dans des conditions basales, cest-à-dire après une période de repos suffisante, en pratique au moment du réveil avant toute activité.

Courbe de la Température Basal (CTB) : elle a été décrite, pour la première fois, en 1904 par Van Der Veeda. Cest une méthode très utilisée pour la détection de lovulation. Immédiatement avant lovulation, la température a une descente et ensuite une ascension (Zenith). Lascension de la température est leffet thermogénique de la progestérone produite par le corps jaune. La température doit être prise tous les jours, le matin (avant le lever) , dans la bouche, vagin ou rectum. Lenregistrement doit être fait sur un graphique propre. La courbe de température peut être normale ou avec plateau insuffisant ou anovulatoire.

3.1.3.2. Le dosage des estrogènes.

Au cours de la période pré-ovulatoire. Lévolution des estrogènes en période pré-ovulatoire est le reflet de follicule qui va ovuler.

3.1.3.3. Ultrasonographie.

Cette technique qui permet dans 90 % des cas, lors dexamens sériés, daccompagner laccroissement folliculaire et sa transformation en corps jaune, après lovulation, est une méthode trop chère pour être utilisée couramment, dans la confirmation de lovulation.

3.1.4. Létude du sperme.

Spermogramme avec spermocytogramme, qui permet létude de 3 paramètres essentiels : le nombre, la mobilité, et la morphologie des spermatozoïdes. Le spermogramme est un examen essentiel dans lévaluation du facteur masculin.

Pour la spermatogenèse, on conseille une période dabstinence des relations sexuelles de 2 ou 3 jours et la récolte totale du sperme doit être faite par masturbation, dans un récipient non spermatoxique.

Valeurs normales du spermogramme : selon lOMS (1992) les valeurs normales sont :

Volume > 2,0 ml.

PH 7,2-8,0.

Viscosité-liquéfaction dans 60 minutes.

Concentration > 20 x 106 spermatozoïdes/ml.

Mobilité > 50 % progressifs.

Morphologie > 30 % formes normales.

Vitalité > 75 % vivants.

Leucocytes < 1 x 106/ml.

Le spermogramme peut révéler :

Aspermie-absence de spermatozoïdes.

Hypospermie-volume inférieur à 2 ml.

Hyperspermie-volume supérieur à 6 ml.

Azoospermie-absence de sperme.

Oligozoospermie-diminution du nombre de spermatozoïdes.

Asthénozoospermie-diminution de la mobilité des spermatozoïdes.

Tératozoospermie-augmentation des formes anormales.

Nécrozoospermie-spermatozoïdes morts.

Dans le cas dazoospermie on doit vérifier sil y a ou non fructose. Ce sucre est produit dans les vésicules séminales. Quand le résultat est négatif, il traduit labsence congénitale des vésicules séminales ou une obstruction des canaux éjaculateurs.

3.1.5. Létude des trompes et utérus : hystérosalpingographie.

Outre le diagnostic de perméabilité tubaire, il faut interpréter cet examen en tenant compte de laspect de la lumière tubaire imprégnée par le produit de contraste radiographique. Lhystérosalpingographie (HSG) implique lintroduction dune substance de contraste dans la cavité utérine. Elle a comme contre-indications la grossesse et linfection.

LHSG peut révéler : une perméabilité tubaire (unilatérale ou bilatérale) , obstruction ou spasme.

Lobstruction peut être proximale ou distale (unilatérale ou bilatérale) et elle peut présenter des aspects typiques, comme dans les cas de tuberculose génitale (trompes en fil de fer, rosaire ou pipe).

Il peut y avoir des diverticules faisant suggérer lendométriose (salpingite isthmique noduleuse). Le passage tubaire peut ne pas exister, à cause dun spasme dans la portion interstitielle (répéter lHSG après prescription danti-spasmodique : nitroglycérine, glucagon ou autres).

LHSG peut suggérer des adhérences péritonéales (Facteur Péritonéal) , ainsi que des lésions dans la cavité utérine (Facteur Utérin).

3.1.6. Létude de la glaire cervicale et test post-coïtal de Huhner.

Il sagit de létude de la mobilité des spermatozoïdes dans la glaire cervicale après un rapport. En pratique, ce test nest interprétable que si la glaire est suffisante, cest-à-dire en période pré-ovulatoire. On demande au couple davoir un rapport la veille au soir ou le matin du jour où le test est prévu. Au laboratoire, un petit prélèvement de glaire est examiné au microscope entre lame et lamelle. Le test est dit positif si un certain nombre de spermatozoïdes se déplacent librement dans la glaire cervicale. Le test est dit négatif sil ny a pas de spermatozoïdes ou si ils sont tous immobiles.

Facteur cervical : la glaire cervicale est un gel glycoprotéique avec 2 attributs physiques très importants : lélasticité et la cristallisation.

Le test post-coïtal (TPC (Sims-Hühner) fait partie de linvestigation du couple stérile. Le TPC peut évaluer la capacité de pénétration et de survivance du spermatozoïde dans la glaire. Ce test est réalisé dans la période péri-ovulation (12 à 14 jour) , dans un cycle de 28 jours). Après une période dabstinence des relations sexuelles de 2-3 jours, le couple a des rapports sexuels sans lutilisation de quelconque produit dans le vagin ou dans le pénis, et lexamen est réalisé jusquà 12 heures après. La collecte du mucus cervical est faite avec une seringue ou cathéter. Le mucus est observé, pour vérifier son élasticité (8 cm ou plus) , son abondance et sa cristallisation en feuille de fougère. Ce score est coté au maximum 12/12.

.2. Deuxième consultation, dite consultation dorientation.

Une orientation diagnostique est prise vers lune ou lautre des étiologies possibles en fonction des données recueillies lors de la 1ère consultation et des résultats des examens complémentaires.

3.2.1. Anomalies de lovulation.

Elles pouvaient être suspectées si la puberté sest déroulée dans des conditions pathologiques, si le cycle génital est absent ou anormalement long et irrégulier. Elles sont confirmées par laspect plat de la courbe de température, labsence de montée pré-ovulatoire des estrogènes et des dosages de progestérone en 2 partie de cycle qui restent bas.

Il convient alors de rechercher la cause de ces anomalies de lovulation. Cela se fait par étude endocrinienne complète de laxe hypothalamo-hypophyso-gonadiqu e réalisée entre le 2ème et 5ème jour du cycle :

Dosages de FSH (Follicle Stimulating Hormone) et de LH (Luteinising Hormone).

Dosage de la Prolactine, dosage de lEstradiol, de linhibine B.

Testostérone, Delta-4 andostenedione, SDHA.

TSH.

3.2.2. La trompe.

Létiologie mécanique de la stérilité pouvait être suspectée sur la notion dantécédent dinfection génitale et de facteur de risque tels que rapports précoces, partenaires multiples, antécédents dIVG, de stérilet, antécédent de grossesse extra-utérine. Latteinte mécanique se trouve confirmée par lhystérographie.

Il convient alors de faire une coelioscopie afin de faire le bilan précis des lésions et de choisir ainsi la meilleure modalité thérapeutique (chirurgie percoelioscopique, microchirurgie, fécondation in vitro).

3.2.3. Létiologie masculine.

Elle peut être suspectée sur la notion danomalie congénitale (cryptorchidie) , ou dantécédent évocateur (orchite ourlienne). Elle peut se trouver confirmée par lexamen clinique (absence de testicules, présence dun seul testicule, testicules petits et mous). Surtout, cest le spermogramme qui définira limportance du déficit : oligospermie (diminution du nombre des spermatozoïdes) , asthénospermie (diminution de la mobilité des spermatozoïdes) , tératospermie (augmentation du pourcentage des spermatozoïdes anormaux).

Dosages hormonaux : TSH et T4, FSH, LH et Prolactine, Testostérone.

Caryotype : il est indiqué dans les situations dazoo-, doligo- ou tératozoospermie grave.

Imagerie : dans les cas sélectionnés (soupçon de varicocèle, lésions obstructives graves ou autres) , il peut être indiqué une ultrasonographie avec Doppler, une vasographie spermatique ou une vésiculographie séminale.

3.2.4. Test de Hühner négatif.

A condition que les techniques de réalisation soient satisfaisantes (test fait au bon moment du cycle) , il peut orienter :

Vers une anomalie de la glaire : insuffisance de sécrétion, ou sécrétion anormale (glaire infectée).

Vers une anomalie de mobilité des spermatozoïdes (qui sera confirmée par le spermogramme).

Vers une anomalie de linteraction sperme-glaire (ce qui conduit à rechercher la présence danticorps anti-spermatozoïdes).

3.2.5. Lexploration des 4 paramètres du bilan de base est normal.

Il sagit dune stérilité inexpliquée au bilan de base. Il convient de faire une coelioscopie afin de rechercher une endométriose, ou des adhérences pelviennes, ainsi quune hystéroscopie à la recherche dune endométrite ou dune autre anomalie endo-utérine (polype, fibrome, synéchie).

Voici quelque sites à visiter http://www.kinderwunschzentrum.ch/fr/act_ratgeber_f.pdf
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51030
b
Moi aussi !
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