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Bébé tarde à venir

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Suite à un long combat pour avoir mon bébé, j'ai écrit un livre"Bébé tarde à venir : témoignage d'une maman" aux éditions PUBLIBOOK ; en espérant qu'il pourra aider d'autres femmes : Voici un extrait :

 

"Le chemin est parfois long quand on doit se lancer dans la Procréation Médicalement Assistée. Surtout, nous le rappelons, qu'il n'y a pas de promesse de grossesse au bout, simplement un espoir auquel il faut s'accrocher de toutes ses forces.

 

Accepter le diagnostic :

 

 Il faut savoir accepter le diagnostic : lorsque le médecin nous annonce suite à diverses investigations, que nous allons connaître des difficultés à "enfanter" , c'est le choc, l'incompréhension.

 On est même tenté d'aller voir d'autres gynécologues pour qu'ils démentent ce diagnostic, mais le vagabondage médical est à éviter.

 

 Pour ma part, la sentence est tombée et a été sans appel. Pourquoi moi ? Je me suis effondrée en pleurs et me suis demandée à quoi servait mon ventre…

 J'ai alors commencé à comprendre qu'il allait y avoir un long délai d'attente entre mon désir d'enfant et sa réalisation.

 Ce délai d'attente est comme une blessure qui risque de devenir intolérable si on ne le gère avec soi-même, son compagnon et enfin avec son médecin (éventuellement aussi avec un psychologue).

 En effet, il faut dans un premier temps calmer sa crainte de ne pouvoir jamais arriver à faire un bébé : rester optimiste, croire aux traitements actuels, en soi-même, en la volonté que l'on va mettre en cet objectif désormais devenue prioritaire : faire Bébé.

 

 

Espérer sur le long terme, ne pas baisser les bras trop tôt :

 

 Il est très rare que le traitement subi, stimulation ou F.I.V. (ou autres…) aboutisse à une grossesse lors du premier cycle.

 

 Lors de chaque cycle, après avoir subi des piqûres quotidiennes pendant plusieurs jours, des prises de sang, des échographies, des rapports avec son conjoint "sur commande" (pour la stimulation) et que les règles surviennent au bout de quinze jours de délai d'attente, la déception est aussi grande que l'espoir que l'on avait mis dans ce traitement.

 C'est l'anéantissement…puis de nouveau l'espoir : recommencer.

 

 Pour ma part, heureusement que mon mari et mon médecin me motivaient.

  "Ca va venir" me disait mon médecin. Oui mais quand ? Impossible de savoir, c'est au cas par cas.  

 Mon gynécologue m'a alors expliqué qu'il ne fallait pas prendre chaque stimulation individuellement comme un échec. Chacune potentialisait le fait d'avoir un bébé et qu'il fallait en moyenne six stimulations pour que cela réussisse. Sinon d'autres traitements seraient envisagés.

 Partant de ce principe, j'ai arrêté de pleurer tous les mois, de me lamenter sur mon sort et je me suis donné un an de délai d'attente et de traitements pour me désespérer. J'en ai profité pour mettre à profit ce délai pour sortir en amoureux avec mon conjoint, bref pour profiter de la vie à deux.

 Certes, j'ai quand même été déçue à chaque fin de cycle, au moment de l'arrivée des règles, pendant un an et demi. J'ai également eu mal en voyant des femmes dans mon entourage tomber enceinte facilement, mais je me suis obstinée : le test de grossesse a fini par être positif !

 

 Il faut savoir espérer sur le long terme, ne pas baisser les bras trop tôt.

 Dans tous les cas, même si l'on est à bout après un certain nombre de tentatives infructueuses, il faut voir le bon côté des choses : nous avons développé une très forte envie d'être mère, nous nous sommes battu pour l'être de toutes nos forces et nous pourrons toujours l'être d'une autre manière, par l'adoption.

 

 Moi-même, j'étais prête à stopper tous ces traitements avant la grossesse et tourner une page de ma vie. Mais attention je me serai tourné vers l'adoption non pas par déception mais par une autre conception de la maternité.

 Aujourd'hui après avoir eu mon bébé "naturellement" , j'ai plus que jamais envie d'adopter car il y a longtemps que j'ai fait cette démarche de mère dans ma tête.

 

Avoir une grande disponibilité :

 

 Quel que soit le traitement de PMA subi, il y a un besoin certain d'être très disponible.

 Déjà, on est obnubilé par les heures des piqûres quotidiennes, par le jour de l'échographie et de la prise de sang (parfois répétées en cas de prolongement de traitement) , par le jour du déclenchement de l'ovulation…Quel que soit son métier, il faut se débrouiller pour respecter le planning médical, et ce n'est pas toujours facile !  

 Tout ça peut engendrer des difficultés professionnelles tant l'énergie de la femme est entièrement dirigée vers une potentielle grossesse… ().

 

Gérer les conséquences sur le physique :

 

 L'administration massive d'hormones par cachets et par piqûres quotidiennes n'est pas dénuée d'inconvénients et d'effets secondaires sur le physique : prise de poids, nausées, douleurs abdominales, seins qui gonflent…soit les inconvénients d'une femme enceinte sans les avantages puisque le déclenchement de l'ovulation se fait en général par l'administration d'une hormone de grossesse.

 N'oublions pas non plus de préciser que malgré la surveillance médicale, une hyperstimulation est toujours possible.

 

 Par conséquent ces effets secondaires éprouvants peuvent nécessiter la mise au repos de la femme, voire un alitement donc des arrêts maladie.  

 

 Préserver son couple :

 

 Autre point très important : savoir autant que faire se peut préserver son couple. En effet, c'est le couple qui s'engage dans la Procréation Médicalement Assistée : c'est un combat à deux. Le conjoint doit absolument être impliqué. D'ailleurs, à ma première consultation au centre PMA, le médecin m'a demandé qu'aux consultations suivantes et aux réunions d'information le conjoint soit présent.

 

 Certes le couple souffre beaucoup : les rapports sexuels dans une stimulation ovarienne sont en quelque sorte programmés ;  

 Pour ma part, chaque rapport s'apparentait à une fécondation éventuelle… (…)  

 

 Dans les moments de crise, mon mari et moi-même prenions une pause dans les traitements, planifions un beau voyage,   (…).

 

 Mais avec beaucoup d'amour dans le couple, tout est plus facile. Nous n'oublions pas que si initialement nous avions décidé de faire un bébé, c'est parce que nous nous aimions.

 Certes c'est difficile, on aurait préféré concevoir un bébé dans les trois mois, comme la majorité des couples, "naturellement" dans la chambre à coucher et avec beaucoup de romantisme.

 Mais la vie ne nous laisse pas toujours le choix : la vie nous impose une épreuve, à nous d'avoir beaucoup de courage.
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16586
b
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