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La vie sans morgan notre petit ange

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Suite de mon histoire… Le médecin me demande si il peut regarder la couleur de ce qui sort de moi et pour ce faire, il me donne un coton. Il regarde et demande si nous pouvons contacter ma gynécologue pour avoir son avis. Au téléphone., il lui fait part qu'il y a comme la perte d'un bouchon muqueux et qu'il serait bien que je consulte rapidement. Elle lui répond que j'ai des contractions depuis le début de la grossesse et que je peux venir la voir à son cabinet dès que je serais de retour dans ma région (20 min de métro, 1h15 de train, + 5 min de voiture pour arriver chez moi). L'infirmière dit pourtant qu'il vaut mieux que j'aille à l'hôpital sur Paris et que malgré l'attente aux urgences je pourrai être rassurée. Ma gynéco campe sur ses positions et dit qu'il faut que je rentre par le 1er train. Le médecin dit alors à l'infirmière qu'il est hors de question que je prenne le métro donc il faut qu'elle me conduise à St Lazare. Je redescends à mon bureau afin d'éteindre mon ordi et de ranger mes affaires. Il est un peu plus de 12h, je dis à mes collègues qui m'attendaient pour aller déjeuner que je rentre et que l'on se revoit demain car je ne me sens pas bien. Je passe voir mon chef est lui explique, il me dit de faire attention et de le tenir au courrant. Je remonte à l'infirmerie où l'infirmière me donne un spasfon pour calmer les contractions. J'en profite également pour retourner au wc, bizarre, j'ai encore envie d'uriner alors que j'y suis allée il y a quelques minutes. Nous partons donc en voiture pour St Lazare, le trajet est une vraie torture. Durant cet interminable trajet, nous évoquons le cas d'une ancienne collègue qui a perdu les eaux vers 7 mois de grossesse dans notre cantine. Elle a accouché quelques jours après d'un enfant né sans vie. A l'évocation de l'histoire de Sandra j'ai un petit frisson. Elle était dans mon service. Depuis cette histoire, elle n'est jamais revenu travailler chez nous et a démissionné ensuite. L'infirmière me dit, que le boulot c'est bien mais la Santé de mon enfant et moi avant tout. Je lui promets qu'après cette aventure, je demanderai à ma gynécologue de m'arrêter jusqu'à l'accouchement. Arrivée à St Lazare, il est 12h50, l'infirmière me propose de m'accompagner jusqu'au quai. Je réponds que cela n'est pas nécessaire vu que le train vient de partir et que le prochain n'est que vers 14h. Il y a tout un tas de travaux en ce moment à St Lazare, les escalators ne fonctionnent pas j'emprunte donc les escaliers. J'en profite pour appeler Steph (mon chéri) , au téléphone je lui explique la situation, je souffle, j'ai du mal à monter les marches. Les larmes me montent aux yeux. Arrivée en haut des marches, je suis limite en pleurs au téléphone. Je croise 3 militaires qui me regardent (j'ai bien le droit de pleurer si je veux ? ). Et passent leur route. Je marche dans le hall, quand soudain, je sens un liquide chaud qui coule le long de mes jambes en pleine gare avec mon homme au téléphone. Je suis en pleurs au téléphone. De nouveau les 3 militaires, je demande à ce qu'ils appellent les secours, ils me regardent et continuent leur chemin (J'ai la haine à ce jour contre ces 3 individus censés nous protéger). Mon homme est en train de pester contre eux au téléphone. Je m'approche d'un kiosque à sandwich afin de demander de l'aide, le liquide continu de couler et moi je continue de pleurer. Je demande à une femme en train de faire la queue d'appeler les secours car je perds les eaux. Elle demande à la femme devant moi d'y aller et me dit qu'elle elle va rester avec moi car elle est médecin. Les secouristes (oui car ce ne sont que des secouristes) arrivent en courant, la femme médecin me tient. Nous nous dirigeons vers la cabine du poste de secours ou elle me demande de ne bouger sous aucun prétexte. Les secouristes pas habitués à ce genre de situation la laisse gérer. Elle prend mes constantes et me demande quelques renseignements. Stade de la grossesse : 20 semaines et 6 jours, si prise de médicaments… J'entends au loin les pompiers arriver. Elle se présente, leur fait un rapport. Je la remercie du fond du coeur et elle s'en va. Sur les 3 pompiers présent, un est au téléphone. Il me semble qu'il explique mon cas à un médecin afin de savoir quoi faire. Ils prennent de nouveau mes constantes (tension, température…). Le dernier raccroche au téléphone et me dit qu'ils vont m'emmener sur Lariboisière (Hôpital du Nord de Paris). Je suis toujours au téléphone avec mon homme et je ne sais pas ce qui me pousse à dire : "Je suis désolée" et je raccroche. Le pompiers me mettent debout (pourtant la femme médecin m'a dit de rester allonger). Ils m'amènent à leur camion. Je traverse un peu la gare St Lazare avec mon pantalon trempé et le liquide qui continue de couler. Je m'allonge dans leur camion et nous voilà sur la route de l'hôpital Lariboisière. L'hôpital, il n'est pas comparable aux Hôpitaux de Normandie. L'entrée aux Urgences Maternité n'est pas super propre. Il y a des gens partout. On me sort du camion afin que je rentre dans l'hôpital, je suis debout. J'inonde partout. On m'installe sur une chaise. Je continue de pleurer. Les gens me regardent… Une femme de l'hôpital passe et demande aux pompiers si c'est moi la dame qui a perdu les eaux. Ils répondent que oui. Elle demande un lit afin de m'allonger dessus. Il est temps car je crois que plus rien ne coule. Par contre sous la chaise, il y a une flaque d'eau. Je suis consternée de voir que des femmes viennent aux Urgences Maternité afin de faire des tests de grossesse, de faire des tests HIV, il sert également de planning familial. J'entends 2 jeunes filles heureuses car elles ne sont pas enceintes. 1 autre qui ne connaît même pas la date de ses dernières règles. 1 qui veut avorter or elle vient d'atteindre les 12 semaines… En 30 minutes, j'ai vu de tout. Ma colère et ma peine grandissent car je sais au fond de moi qu'il se passe quelque chose de grave.
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259583
b
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